C'est cette phrase qui m'a interpellé : « Avec Geoffrey Oryema, pré-Apartheid ».
L'apartheid étant né au moment où Peter Gabriel poussait son premier vagissement (et sa mère de s'écrier : « tu seras chanteur, mon fils ! »

), ce concert avec Geoffrey Oryema est donné
pendant l'apartheid et c'est pourquoi nous sommes à
Londres. Tu écris
pré-apartheid parce qu'on parle de post-apartheid, bien sûr. L'ironie tragique étant que, au nom d'une
conscience noire, Steve Biko rejetait l'aide des Blancs progressistes dans la lutte contre le pouvoir ségrégationniste.
Sans rien enlever à Peter Gabriel, un musicien de haut vol qui aimait aussi se frotter à d'autres cultures, du Malien Ali Farka Touré aux cubains du Buena Vista Social Club : l'américain Ry Cooder.
Il me semble qu'ils étaient plus entre pairs que dans une configuration où la star occidentale
s'efface devant des « talents du monde ».
Talking Timbuktu, pour ta prochaine traversée du désert.