Re-bonjour,
Je ne croyais pas si bien dire, Doumé est en verve lorsqu'il s'agit de parler Afrique.
Le sujet m'intéresse mais ne suis pas à la maison pour fouiner dans mes cartons où j'ai entassé des prospectus, factures, cartes et autres vieux papiers de mes premiers voyages en Afrique et ne pourrai donc pas en joindre quelques uns à ce message.
Le seul avantage de l'âge est celui de l'expérience ou du vécu.
Sans vouloir radoter "de mon temps", je peux quand même dire que j'ai traîné mes guêtres dans ces coins avant que le tourisme de masse ne s'en empare :
- L’
Éthiopie, tout d'abord, que j'ai découverte pendant une période un peu houleuse à
Djibouti où j'effectuais mon service militaire (1969/70). Ce pays m'avait tellement subjugué que j'y ai effectué mon premier voyage (3 mois) en 1973. J'y suis retourné plusieurs fois depuis la fin du régime "Rouge". Il reste mon chouchou même, si aujourd'hui son évolution débridée me déplaît beaucoup.
- L'
Afrique du Sud qui me titillait sérieusement pour avoir lu quelques bouquins consacrés aux Boers, aux guerres Anglo-zoulous et à l'apartheid. "On" ne comprenait pas bien, autour de moi pourquoi je désirais visiter un pays où régnait la ségrégation raciale. Le pays était tranquille, hors townships où il était interdit d'aller pour les étrangers. Le tourisme international n' existait pas encore, de plus, le contact avec les Noirs était pratiquement impossible (à mon grand désespoir). Ça m'a, tout de même, plu puisque j'y suis retourné plusieurs fois depuis !
- Le
Zimbabwe, ou plutôt la Rhodésie du Sud qui m'a tenté par son côté politique (colons blancs et Ian Smith, rébellion et Mugabé et son coté insolite). Je n'ai pas vu grand chose de tout cela mais ai découvert un pays fantastique (faune, flore et paysage et quelques rencontres). J'y suis retourné après l'indépendance.
-
Namibie : ce sont des timbres du Sud-Ouest Africain qui m'ont donné envie d'aller là où peu de touristes ne se baladaient. Nous y avons vagabondé plusieurs fois avant ou au moment de l'indépendance, un peu partout (sauf frontière nord,
Caprivi et Kaokoveld en raison de la guerre civile) sans jamais rencontré de touristes. La photo de
Grootfontein montre ce qu'étaient toutes les localités du pays. Par exemple, à
Sesriem et Sossuvlei, il n'y avait qu'un camping très basique où, en plusieurs jours, nous n'avons rencontré que 3 personnes : ça a bien changé aujourd'hui : on peut aller partout, la faune est plus riche et les gens plus accessibles, ce qui n'est pas toujours "bien" au niveau des Himbas.
Faute de photos ou de documents, voici quelques réflexions pour participer à la discussions de Dominique.
Bien cordialement.
Jacky.
"Moins faire pour mieux voir !"