A terme, ca va ce concrétiser comment ? quel est le but final exactement ?
moi je n y comprends absolument rien, a ce projet, comment des farangs peuvent se subsituer aux thais du TAT.
et je crois que ça existe déja voire ce long texte....
NONSIRI Petschri
Le développement du tourisme rural en Thaïlande. De la spécificité aux transferts d’expériences entre la France et la Thaïlande.
L’objectif de cette étude est de comparer les modèles de développement du tourisme rural thaïlandais et français, en vue de les évaluer en termes d'efficience et afin d'opérer des transferts réciproques dans un processus de recherche-action en tenant compte des contextes touristiques différents.
Etat des lieux
Le tourisme rural en
Thaïlande est le produit de nombreuses initiatives prises par divers acteurs du territoire. Au cœur du système, les communautés rurales transforment leurs identités culturelles en produit touristique. Elles sont relayées par les prestataires privés (les tours opérateurs, les agences de voyage, les hébergements, les restaurants thématisés, les partenaires commerciaux, etc.).
L’Etat et les provinces sont chargés d’inciter le développement des territoires locaux, qui est le principal objectif des communautés rurales. Dans le cadre de la nouvelle phase de décentralisation elles ont acquis des compétences renforcées. Le tourisme est un moyen pour la communauté d’améliorer sa compétence en matière de « travail collectif », de valoriser les produits agricoles et aussi de mettre au goût du jour les modes de vie locaux. Ainsi, dans les années 2000-2004, il y a eu un nombre accru de collectivités ayant le même but, à savoir de ramener les activités touristiques dans leur territoire pour une raison plutôt sociale (recherche de contacts, de rencontres, d’ouverture sur l’extérieur tout en encourageant ‘le travail collectif’) mais aussi pour créer des revenus supplémentaires.
Nous étudions ainsi l’exemple de la communauté de Samut Songkhram qui a commencé à accueillir les touristes depuis 1999, dans un esprit communautaire. Les vingt-cinq propriétaires de maisons traditionnelles à Tambon Plai Phong Phang ont formé une « Association d’Ecotourisme » qui est devenue le modèle de la communauté d’hôte (homestay) pour la
Thaïlande. Depuis quelque temps, la demande touristique incite les propriétaires privés à modifier leurs logements. Ce processus a initié des investissements externes, comme l’hôtel de luxe de « Baan Amphawa Resort and Spa ». De même, beaucoup de modes de vie anciens ont été réhabilités pour devenir plus ou moins de purs produits touristiques. C'est l'exemple du marché flottant d’Amphawa, ou de la fabrication du sucre de noix de coco ‘Tao Tan’.
Dan le cas de la communauté de « Koh Yao Noi », dans la province Phang-Nga, la concurrence entre deux groupes des commerçants locaux dans le domaine du tourisme attise les tensions qui risquent de dégénérer en un conflit ouvert. On peut remarquer qu’il y a eu beaucoup de changements - notamment dans le domaine culturel et dans les modes de vie - avec la venue des touristes. Ces changements provoquent l’inquiétude des responsables du développement touristique tels que les partenaires touristiques et les acteurs administratifs locaux. Ces-derniers craignent que le commerce touristique puisse perturber profondément les anciens modes de vie et la culture des communautés. Le processus s’inscrit au-delà du principe de développement du tourisme durable. C'est cette marchandisation qui pose la question du modèle touristique approprié pour un développement durable.
Contrairement à la
Thaïlande, le "modèle" français se caractérise par la prédominance d'un aménagement individualisé (chambre d’hôte ou gîte rural), dans un environnement protectionniste (spécificité du secteur agricole) parfois hors considération de viabilité et de plus en plus associé aux processus de développement local.
Hypothèses
A la lumière de cette problématique les questions de départ qui sous-tendent ce projet de recherche peuvent être posées de la manière suivante :
Quel est le modèle de développement touristique rural actuel en
France et en
Thaïlande ? Pour obtenir ce modèle touristique, il est nécessaire que l’on étudie les composantes territoriales qui forment le système touristique. Autrement dit, quels sont les facteurs constitutifs du territoire local sur lesquels s’appuient les processus de mise en place du développement touristique ? Ces territoires sont autant des espaces physiques que des espaces sociaux, économiques et mentaux. Nous examinerons, non seulement leurs éléments touristiques mais nous considérerons aussi les rôles et/ou les rapports entre ces éléments, afin de définir le modèle du développement de tourisme rural en
France et en
Thaïlande.
Afin de comparer les modèles touristiques ruraux français et thaïlandais, deux questions se posent :
- Quels sont les indicateurs permettant d’évaluer la situation touristique, économique et sociale ?
- Quelles sont les conséquences du tourisme sur le développement territorial local ?
Trois hypothèses principales peuvent ainsi être formulées :- Quels sont les modèles de développement du tourisme durable en Thaïlande et en France ? Dans la pratique, est-ce qu’ils s’inscrivent dans le cadre du principe du développement durable ?
- Est-ce-que ces modèles peuvent sont interchangeable?
Thaïlande = Le travail collectif Le travail individuel
= ?
France = Le travail individuel Le travail collectif
- Si oui, quels sont les moyens de leur interchangeabilité ? Rappelons-nous que la Thaïlande est un pays émergent dont l’ensemble du fonctionnement est se différencie fortement de celui de la France.
Dans le cas contraire, pourquoi ? Quels en sont les obstacles ou les problèmes ?
La formation des hypothèses constitue une phase essentielle dans la réflexion. Dans ce cas, elles s’appuient sur deux études préalables ; une étude documentaire et un travail de terrain.
Méthodologie de la recherche
Cette étude se nourrit simultanément de deux types d’informations, celles dont nous disposons à travers diverses sources documentaires (données secondaires) et celles que nous allons nous-mêmes récolter et traiter directement par notre présence sur le terrain (données primaires).
Dans un premier temps, nous allons constituer un corpus des données secondaires. Celui-ci sera basé sur une analyse critique du modèle d’administration du tourisme utilisé par les partenaires touristiques au niveau national, régional et surtout local. Cette analyse nous permettra d’obtenir une compréhension du système touristique local, tant du point de vue de la politique locale, des partenaires locaux, de leurs rôles, des liens entre eux que des stratégies territoriales de développement touristique.
Dans un deuxième temps, qui a débuté cette année, et puisque nous travaillons sur un
« échange d’expérience» de développement du tourisme rural entre la
France et la
Thaïlande, il nous faut donc travailler sur deux terrains : en
Thaïlande et en
France. Nous visitons les communautés d’accueil en
Thaïlande pour observer la gestion des activités touristiques en milieu rural selon la méthode «
d’observation participante » et aussi pour effectuer des entretiens approfondies en nous constituant un modèle de travail de terrain. Ensuite nous retournons en
France pour une étude documentaire approfondie suivie d’un travail sur le même modèle que celui effectué en
Thaïlande.
La méthode de travail de terrain inclura en particulier l’observation participative, basée essentiellement sur l’examen de la vie sociale organisée autour du tourisme, de la gestion touristique des acteurs publiques locaux, du travail individuel/collectif des propriétaires privés et de la stratégie spatiale de développement territorial. De plus, l’entretien sera mené par le biais de questions semi directives au cours d'ateliers qui nous fourniront des informations approfondies, introuvables à partir des données documentaires, comme par exemple les opinions des responsables du développement du tourisme rural et les éventuels conflits de compétences.
Article de présentation de la thèse de NONSIRI Petschriau début de l’année scolaire 2006- 2007.
Document validé par le directeur de thèse Philippe Bachimon