Pendant que la mémoire reste vive:
J9 et 10: toujours au
Swaziland, nous quittons le
parc de Hlane pour rejoindre celui de Mlilwane non loin de la capitale.
Hlane ne nous a pas enchanté, c'était bien mais sans plus. Le genre de chose à faire une fois mais qui ne vaut pas la peine (pour nous) d'y revenir.
Au lieu de prendre la route principale pour rejoindre Mlilwane, nous décidons de faire un détour par le nord et passer par Pigg's Peak et là, grand bien nous en a pris! Après avoir quitté le bitume, nous nous engageons sur des pistes de terre rouge, tantôt bien cabossée, tantôt bien carrossable. Nous traversons des forêts (essentiellement eucalyptus), descendons, remontons, serpentons mais jamais à fond! Les paysages sont splendides et nous sommes seuls au monde: pendant presque 30 km, nous n'avons rencontré aucune voiture, que des vaches! Heureusement que "Pétasse" s'est mise au diapason car j'avoue que la multitude de petites pistes nous aurait enduit avec de l'erreur!
Bien sûr, pour cette partie de piste c'est votre serviteur qui a pris le volant et de main de maître, a montré toute sa maestria lors de la négociation des passages difficiles (bon ok, ce n'était pas aussi dur car la Nissan Micra s'en est sortie sans égratignures!)
En tous cas, aucun regret d'avoir emprunté cette piste. Arrivés à Pigg's Peak, le paysage n'est pas mal non plus et on attaque la descente vers
Mbabane où l'on y arrive par une espèce de raccourci fait de piste. Très sympa là aussi.
Nous traversons la capitale, très active (ça fait super bizarre après avoir été pendant des heures le seul véhicule sur la piste) et on rejoint le parc de Mlilwane non sans nous arrêter auparavant dans un centre commercial pour y boire un petit coup: le meilleur jus de pommes frais que j'ai pu boire de ma courte existence! Au diable l'avarice, je m'en vide trois d'affilée car il fait très chaud.... à 15 rands le verre, j'aurais pu faire déborder la vessie.
Premiers constats de cette partie du
Swaziland: il fait chaud, les centres commerciaux sont impressionnants (presque disproportionnés par rapport au pays!!!!), et on a l'impression que le niveau de vie est plus élevé: beaucoup de grosses voitures neuves, les gens sont habillés très fashion mais les prix restent très bon marché.
Une fois passée la voie principale de la vallée d'Elzuwini où se trouvent concentrés ces temples de la consommation (rien de péjoratif, nous-mêmes y avons été trois fois... le jus de pommes

), nous retrouvons un
Swaziland plus "conventionnel".
Nous prenons possession de notre hutte à Mlilwane et partons pour une balade en voiture dans le parc. Ce dernier peut se parcourir en voiture, à pied, cheval ou vélo car il n'y a pas d'animaux dangereux (sauf hippos et crocos mais il faut juste ne pas sauter dans l'eau) et est vraiment charmant: c'est bcp plus vert qu'à
Hlane et plus grand. On peut monter au sommet des montagnes et au coucher du soleil, c'est tout un spectacle. Ce parc est une excellente destination familiale.
Nous dînerons au resto du parc pendant ces 2 jours pour un prix toujours raisonnable.
Le deuxième jour, on s'inscrit pour une rando d'une heure à cheval (1ere fois pour moi) dans le parc et c'est de justesse que j'évite "smelly horse" le cheval qui pète plus vite que son ombre

. Aussi, précis qu'une horloge
suisse, le canasson nous lachait une monstrueuse flatulence toutes les 26 secondes!!!! Selon les délires de ma femme, il semblerait que le cheval et moi ayons cette caractéristique en commun..... bon, bref vous l'aurez compris, ça m'aurait embêté de chevaucher une bestiole qui dégaze plus que moi!!!!
Et je fus donc sauvé par mon... poids ou plutôt mon surpoids. En effet, le ranger qui attribuait les chevaux aux participants était en pleine hésitation et avait même commencé à pointer du doigt la brave bête quand cette dernière lâcha un grand éternuement suivi d'un pet cataclysmique, le tout arrosé d'une immonde diarrhée à noyer un phacochère! Verdict: il n'était pas en forme et mes 90kg ne l'auraient certainement pas remis d'aplomb. Je n'ai jamais été aussi fier de mon enrobage! Nous faisons donc une balade super sympa.
On va en ville pour déjeuner et re-jus de pommes et on en profite pour visiter Swazi candles et le craft market. C'est pas mal du tout.
C'est notre dernière nuit au
Swaziland et on choisit parmi le personnel celui qui a l'air le plus sympathique pour lui refiler la glacière et les qqes denrées qu'on avait acheté et qu'on ne peut ramener. Le seul problème c'est qu'ils se ressemblent tous! Après une observation minutieuse et discrète des faits et gestes de chacun, on a tout donné au premier qu'on a croisé!
J11: Retour sur Jobourg et ce sera notre étape la plus longue: 370 km et de la route monotone. Le passage à la frontière n'est qu'un détail et nous retrouvons notre station radio préférée.
Longue route parsemée de travaux et beaucoup de vent jusqu'à
JNB où nous passerons la nuit à Aero Guest Lodge tout près de l'aéroport. J'avais réservé et payé depuis bien longtemps et quelle ne fut pas notre surprise en arrivant: aucune trace de nos résa et paiement!!! Même pas les mails que nous avions échangé. Il s'est avéré que leur système informatique s'était planté il y a peu et heureusement qu'ils ont retrouvé trace du paiement dans leurs classeurs. Ah, le bon vieux papier!
De plus, il reste une chambre de libre. De toute façon, la lady nous rassurait en nous disant que même s'il n'y avait plus de place dispo, il était de sa responsabilité de nous caser ailleurs!
Le temps de faire laver Turtle Frog, lui remplir la panse, on mange un bout le soir (le coin est correct mais pour la bouffe il y a mieux) et le lendemain on est prêt pour rentrer chez nous.
J12: On rend la voiture sans chichi, pas de pb, ça va vite. On arpente les boutiques du duty free jusqu'à ne plus avoir assez de mains pour porter les sacs et on prend l'avion pour le retour. Je pense que le pilote devait avoir une sacrée envie puisqu'on est parti un peu plus tard et on est arrivé avec plus de 20 mn d'avance!
On retrouve notre petite île, nos enfants, les chiens et on apprend les nouvelles pendant notre absence: un chien qui s'est fait avaler par un requin, une prise d'otage au
Kenya, un tireur fou à
Washington, la
France qui gagne l'euro de basket, les roues de la voiture à changer et les deux courrriers de notre poto Trésor Public qui, à l'instar des pets de "smelly horse', sont d'une ponctualité peu commune!
Le bilan: on a vraiment adoré. Tout: les paysages, les gens, les animaux, les jus de pommes. On s'est vraiment fait plaisir à tous les niveaux et financièrement, on s'en sort très bien. Avec le niveau de change actuel, la destination vaut vraiment le coup. Le
Drakensberg, c'est sûr on le refera, cette fois-ci avec les enfants. Le
Swaziland, je ne sais pas: j'attends de voir le
Lesotho avant de me prononcer.