| La Province du Hainaut à l'été indien Tomas3 · 14 septembre 2011 à 10:38 · 315 photos 37 messages · 5 participants · 7 219 affichages | | | | À: Raymond3 · 6 juillet 2012 à 10:10 · Modifié le 7 juil. 2012 à 7:33 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 21 de 37 · Page 2 de 2 · 2 357 affichages · Partager Binche, la belle endormie:
A 16 kms de Mons, à 14 kms à peine de la frontière française, Binche, ville romaine et médiévale tout-à-la fois, dort derrière l’intégralité (3,5 kms) de ses fortifications* heureusement conservées...
Si l’on vous parle de Charles Quint et de Marie de Hongrie, ne cherchez pas trop la belle demeure de la Princesse, de son château, il ne reste que pans de murs et fenêtres à meneaux à ciel ouvert pour vous rappeler la légendaire initiatrice du célèbre carnaval de Binche et de ses Gilles* à plumes d’autruches...
Le château comtal a laissé place à une belle pelouse* ombragée parsemée de transats...
Heureusement, la collégiale saint Ursmer a conservé de magnifiques christs* tourmentés baroques, torturés et sanglants comme des christs espagnols*: une admirable veillée au tombeau*, en pierre de Bray colorée, mérite que l’on s’attarde dans ce vieil édifice du XI ème siècle...
Si vous cherchez à vous restaurer après saturation de vieilles pierres et de patrimoine, n’attendez pas d’avoir fait le tour de la Grand Place et de ses multiples terrasses, affrontez le courroux du patron du Feu de Bengale (moules de Zélande le jeudi et le vendredi) pour déguster ses moules* en cocotte... Résistez à sa truculente méchanceté, il vous offrira café et pousse-café avant votre départ...
Si vous vous hasardez hors de la vieille ville pour gagner les faubourgs, ne manquez pas la place Art Nouveau de la gare de Binche: la Gare de Binche* (1910) rivalise avec la Gare de Metz en incongruité néo-gothique: dans son jus... le train* lui-même, reliant Binche à La Louvière mériterait d’être classé.
De beaux sgraffites* et quelques bow-Windows* aux façades de style bruxellois à la Vandevelde ou à la Horta...
Ah, la verrière* de la gare... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 9 juillet 2012 à 10:55 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 22 de 37 · Page 2 de 2 · 2 318 affichages · Partager Des Marolles au Sablon et plus si affinités:
Bruxelles, comme Paris, ne se découvre pas en trois jours...
Cette Capitale, car Capitale elle est, mérite d’être apprivoisée, itinéraire après itinéraire...
A pied si possible, surtout pas en voiture. Une façon parmi d’autres, encore qu’ici le parking n’est pas dissuasif, est de laisser son véhicule autour de la Porte de HAL, à proximité du quartier des Marolles...
C’est entreprendre Bruxelles des quartiers bas aux beaux quartiers situés sur les Hauts.
Remontez la rue Haute et contourner la cité HELLEMANS (curiosité architecturale) pour atteindre la Place du jeu de Balle... Là, sept jours sur sept, une brocante batignolesque, façon Tour de Babel, vous surprendra par l’hétérogénéité de ses produits: on y parle toutes les langues, on n’y déniche tous les produits (contrefaits ou non, style « cul du camion... ») de l’idole Soninké au portrait de l’ancêtre bruxellois, à la manière d’un « petit maître... »
On se pose chez Marcel ou à La Clef d’or, où pour quelques euros, vous dégustez de surprenantes tartines de fromages aux radis, des « stumps » à la viande ou des œufs au lard... tout en écoutant Jojo à l’accordéon...
Sortant de la Clef d’Or, vous remontez la rue Blaes et là, si vous êtes un tantinet amateur de vieilles choses ou de modernités, vous passez d’un antiquaire à un autre, vous êtes passé de brocantes et de « chines » populaires à de surprenants marchands à la « Fabius Frères... »
Des couples fortunés ont eu l’audace de descendre du Sablon (quartier huppé) pour débattre du prix d’une lithographie début de Siècle... ou d’un chiffonnier à la Van de Velde...
Amusez vous à dénicher la maison de Bruegel aux alentours de la Rue Haute...
« ils ont entassé là, pêle-mêle, tant qu’ils ont pu, des souvenirs de monuments sur des monuments de souvenirs... Ils ont empilé de l’assyrien sur du gothique, du gothique sur du tibétain, du tibétain sur du Louis XVI, du Louis XVI sur du papou...
« c’est tellement laid que cà en devient beau... » (Octave Mirbeau)
www.facebook.com/...rube/389008617794896 | | | À: Tomas3 · 10 juillet 2012 à 9:28 · Modifié le 10 juil. 2012 à 12:47 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 23 de 37 · Page 2 de 2 · 2 295 affichages · Partager Le Manneken Pis n’est pas effrayant du tout:
Lorsque vous avez contourné le Sablon pour rejoindre le Boulevard de L’Empereur, vous n’êtes plus très loin du fameux « Manneken Pis »...
A l’angle de la rue du Chêne et de la rue de l’Etuve, il vous compisse insolemment malgré les mètres de tissu dont il est recouvert (vous découvrirez que la garde-robe de ce petit personnage de bronze approche les sept cent quatre vingt costumes... (Musée de la Maison du Roi)
Ici, les paparazzi mitraillent l’idole païen, les japonais se font de plus en plus nombreux et l’ilot prend des allures de quartier Latin...
Les marchands de gaufres font fortune en proposant les garnitures et les formes les plus farfelues; de la gaufre bruxelloise aux fraises à la chantilly, à la banane, au chocolat etc...
Les files d’attente rue de l’Etuve prennent l’allure de files d’attente à l’ère soviétique...
Il vous faut désormais vous frayer un passage pour gagner les Galeries Royales ou Galeries Saint Hubert...
Ce n’est qu’à la troisième galerie que la foule devient moins dense. On se croirait dans les plus beaux passages de la Via del Babuino à Rome...
Les chocolatiers de luxe, les terrasses de café embourgeoisées, les maroquiniers raffinés, de belles librairies alternent avec d’incongrus marchands de dentelles...
On se surprend à imaginer les élégants et les élégantes promeneurs à ombrelles des siècles derniers, à l’époque où la Belgique était encore la quatrième puissance mondiale...
On change de siècle Boulevard de l’Impératrice quand on remonte au Mont des Arts en direction du Palais Royal: là, les immeubles Art Déco de la Bibliothèque Royale et du Palais des Congrès, le Palais des Beaux-arts et les Musées Royaux prennent des allures de Palais Victor-Emmanuel romain...
Quand on atteint enfin le Boulevard de Waterloo en Direction du Palais de Justice, on a l’impression d’avoir rejoint les Champs-Elysées parisiens, tant les Grands couturiers affichent leurs succursales le long du ring intérieur...
www.google.be/...ds3AGaXg&cad=rja | | | À: Tomas3 · 11 juillet 2012 à 9:08 · Modifié le 12 juil. 2012 à 6:31 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 24 de 37 · Page 2 de 2 · 2 268 affichages · Partager Où Bruxelles se souvient qu’elle avait un port (4)
Le quartier Sainte Catherine:
Au pied de la première enceinte (Ring intérieur Nord-Ouest) coule le Canal de Charleroi: bordé par le quartier Sainte Catherine où coule (coulait) puisque désormais entièrement enterrée, la Senne. (notre Bièvre parisienne)
C’est le quartier de l’ancien port médiéval où, jusqu’il y a peu de temps, se faisait l’arrivage des poissons.
Les quais au bois à brûler et les quais aux briques entourent de grands bassins, survivance de l’ancienne activité du quartier.
Place Sainte Catherine, on se dispute les dégustations de moules et de fruits de mer. La Brasserie de Jaloa est un de ces établissements (qui plus est, avec jardin intérieur) offrant plusieurs niveaux de gastronomie (à marquer d’une *)
On peut choisir plus simplement le cornet de moules sur les bancs de la place: c’est affaire d’économie...
On prend plaisir à suivre le bord des grands bassins où se reflète l’église sainte Catherine pour rejoindre la Tour Noire, fichée comme une excroissance incongrue, survivance des fortifications du XI ème siècle, entre deux immeubles contemporains.
A quelques pas de là, après le baroque de Saint Baptiste du Béguinage, on se surprendra à pénétrer dans les jardins de l’hospice, toujours en activité.
Béguines de Bruges ou Béguines de Bruxelles, ces braves femmes, qui ne pouvaient payer la dot exigée par les grandes congrégations, avaient trouvé là l’occasion d’exercer une activité d’assistance contre le gîte et le couvert.
Elles disparurent, balayées par la révolution française: le code civil français n’avait pas eu l’audace d’intégrer l’indépendance et l’autonomie des béguines, femmes libres et indépendantes avant la lettre et le droit.
www.google.be/...E89xnGFg&cad=rja Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 12 juillet 2012 à 6:57 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 25 de 37 · Page 2 de 2 · 2 242 affichages · Partager Bruxelles, capitale des Iguanodons? (5)
On peut flâner dans Bruxelles le nez en l’air, sans plan préconçu, on peut aussi marcher sur les traces de Bruegel ou de Roger de la Pasture, voire de Magritte, mais le plaisir le plus goûteux est de se laisser surprendre:
Pourquoi pas Bruxelles, capitale des Iguanodons?
En fait, la capitale de Philippe le Bon (mais, oui...) et cà, peu de monde le sait, est aussi la capitale européenne des dinosaures...
Le Muséum des Sciences Naturelles, non loin du Parc Léopold, ne contient pas moins de vingt squelettes complets de ces étranges bestioles de 5 m de haut et de 8 mètres de long...
Le visiteur du Musée est amené à réfléchir sur un tibia de 2 m de haut, surmonté lui-même d’un fémur de la même importance, quand il n’est pas happé virtuellement par la mâchoire d’un de ces monstres, ou quand il ne surplombe pas le dépôt argileux où ces bêtes furent découvertes en I878 (à Bernissart aux environs de MONS) par 300 mètres de profondeur...
Ce musée fait le bonheur des enfants qui sont amenés dans des ateliers de sable à retrouver les ossements de ces grands reptiles...
Parcourir les Musées de Bruxelles, particulièrement le Muséum d’histoires naturelles et les musées du Cinquantenaire, c’est aussi marcher sur les traces de HERGE, qui avait fait des collections de ces musées, un étonnant gisement d’idées et de trouvailles...
On pense à la momie de Rascar Capac dans les salles de l’Amérique précolombienne...
Un des grands plaisirs de tintinophile (mais c’est personnel) est de dénicher le célèbre fétiche « arum baya » (après les Sept boules de cristal, on passe à l’Oreille Cassée...) Ca vaut bien la recherche de l’ancien café-concert, jadis fréquenté par Rimbaud et Verlaine, et où ce dernier révolvérisa par deux fois son jeune amant...
Quiz? Où suis-je? Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 13 juillet 2012 à 8:55 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 26 de 37 · Page 2 de 2 · 2 227 affichages · Partager Tournai: Clovis ou Childéric?
J’ai longtemps associé l’image de Tournai à l’Histoire de France...Il s’en est fallu de peu que Clovis ne s’y fasse sacrer « roi »...
Son père, Childéric, avait choisi de s’y faire enterrer avec 21 chevaux, pas moins...et 300 abeilles d’or et de grenat...
Ces mêmes abeilles que l’on retrouve sur les manteaux d’apparat de Napoléon...
Les abeilles ont aujourd’hui disparu, elles ont été volées en I830, la tombe de Childéric aussi...
Heureusement pour les archéologues nécrophiles, les fouilles récentes du sol de la cathédrale ont mis à jour les tombes de deux évêques de l’an Mil: les deux squelettes reposent sous des plaques de verre à 2,5 mètres en dessous du niveau actuel du sol: l’un porte l’anneau épiscopal en or: il s’agit de Beaudoin Ier...
Tournai, à défaut d’être devenu la capitale d’un empire franc-salien, est aujourd’hui une aimable ville de province qui accueille le tour de France le premier week-end de juillet...mais aussi de magnifiques expositions au Musée Victor Horta.*
La municipalité a rendu piétonnes les voies sur berges de l’Escaut dans la limite des anciennes fortifications jusqu’au Pont aux trous.*
Le quartier médiéval, restauré, s’anime désormais derrière les berges tandis que la Grand Place, au pied du beffroi*, aligne ses maisons à pignons* entre Halle aux draps et brasseries...
Bien sûr, il serait dommage de quitter Tournai sans s’arrêter à la pâtisserie salon de thé du Beffroi pour y goûter « une bêtise » tournaisienne...
Les villes du Nord Picardie ont longtemps rivalisé par la taille et la hauteur de leurs beffrois, elles rivalisent aujourd’hui en trouvailles « pâtissières » qu’elles entendent classer au patrimoine immémorial de l’humanité...
www.google.be/...covkuFhw&cad=rja Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 14 juillet 2012 à 8:08 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 27 de 37 · Page 2 de 2 · 2 206 affichages · Partager Mariemont, Patchwork culturel au cœur du Borinage (7)
On se représente un parc de 45 hectares, peuplé d’arbres bicentenaires et d’espèces les plus exotiques, deux châteaux dévastés par le feu par trois fois (1554-1794-1960) au milieu de ruines romantiques, des Rodin (Les bourgeois de Calais)* des Bouddhas de Kamakura*...
Au cœur de ce parc à la Yellowstone, un Musée de béton armé d’une richesse inouïe... Tout çà légué par un descendant d’une lignée d’industriels du Borinage, mort célibataire à 47 ans, collectionneur compulsif et hétéroclite...
On peut choisir de flâner dans le parc et de suivre un circuit « arbres romantiques »*, on peut aussi choisir de visiter l’exposition temporaire (le loup dans tous ses états)* on peut aussi être attiré par les somptueuses collections d’antiques* ou de porcelaines* amassées par le riche mécène...
Les ombres de Marie de Hongrie et de Charles de Lorraine hantent encore les allées du parc, mais les formes de la statue fontaine de Lambeaux* (La source-1900) sont plus chaudes et sensuelles que les bronzes bleuis des Bourgeois de Calais...
Une étonnante collection de porcelaines de Tournai concurrence les idoles de la civilisation des Cyclades, des amphores à tableaux de figure noire, quelques kouroi archaïques...
Il n’est plus besoin de fréquenter les Musées bruxellois du Cinquantenaire...Waroqué, tel était le nom de l’industriel mécène, fut un monstre d’érudition, superbement conseillé...
Alors, MARIEMONT?, une adresse à 30 kms de Mons, à 40 kms de Bruxelles, au milieu d'hêtres pourpres*, de cèdres centenaires, de séquoias de 7 m de circonférence*, de ginkgos bilobas très Art Nouveau ou de colossaux pommiers d’amour?*... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 15 juillet 2012 à 8:25 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 28 de 37 · Page 2 de 2 · 2 180 affichages · Partager Le domaine du Château de SENEFFE (8)
Quand on sait que WATTEAU, CARPEAUX et MATISSE sont nés à moins de cinquante kilomètres de SENEFFE, on peut raisonnablement penser que le Château de SENEFFE, sa chapelle, son théâtre, et son orangerie, sont un bon compromis dans l’esprit des trois artistes...
La visite du parc du XVIII ème siècle mélange les genres du jardin à l’anglaise ( nature sauvage) et du jardin à la française ( allées, étangs, grands bassins, jardins de buis savamment taillés...)
Selon que l’on y accède par l’entrée Est ou la façade Ouest, l’image n’est pas la même..
L’EST est monumental et versaillais avec sa cour pavée et ses colonnades d’antiques*, La façade Ouest* est beaucoup plus anglaise, bordées de pelouses, de bassins à fontaines et de jets d’eau...
Le modernisme et la modernité apportent une touche d’incongruité le long des allées et des bosquets: des haut-parleurs perchés restituent des conversations de Marquis et de Marquise de Sévigné, au coin d’une volière ou au creux d’un bosquet...
On ne peut que se rappeler le Petit Trianon quand on découvre la volière ou le petit théâtre*:
Heureusement, l’Orangerie a perdu sa destination d’antan, c’est désormais un somptueux restaurant contemporain, de verre, d’aluminium et de béton...
Sans fausse note, on passe de la grande salle de bal de l’Orangerie, que l’on réserve encore aux noces et aux banquets, à une verrière très XXI ème siècle, qui ne déparerait pas le Guggenheim de Bilbao...
Les belges, bons enfants, en ont fait une de leurs haltes préférées lors de leurs circuits en vélos et des pelotons de cyclistes chamarrés dégustent des pintes de bière à l’ombre des pots à feu Louis XVI... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 16 juillet 2012 à 8:52 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 29 de 37 · Page 2 de 2 · 2 155 affichages · Partager www.google.be/...biw=1350&bih=578
Le Grand Hornu, où comment transformer une friche industrielle en Musée d’Art Contemporain (9)
L’image de la Wallonie est à ce point écornée par l’effondrement des Charbonnages et du tissu industriel du Borinage que construire sur une friche industrielle du premier quart du XIX ème est un remarquable challenge...
Cette friche n’était pas aussi erratique que çà: Monsieur De GEORGE, le paternaliste concepteur du site, avait du FOURIER et du Nicolas LEDOUX à la fois...
Il suffit de traverser ce qu’il reste des salles des machines des anciens bâtiments industriels pour les confondre avec les ruines d’un cloître romano-gothique..
La grande colonnade qui sépare le « château DEGEORGE » des ateliers n’est pas banale non plus...
Pierre HEBBELINCK, l’architecte du projet en 1989, a conservé le bâti existant, murs de briques et colonnades, pour y faire éclore, pierres bleues au sol et enduits blancs, un ensemble dédié aux Arts contemporains de toute beauté...
Les expositions les plus variées, destinées aux publics les plus divers, trouvent ici un cadre somptueux, que ce soit l’orfèvrerie brésilienne, le photographe Jacques François ou des spectacles-vivants pour enfants...
L’installation dans les lieux de deux niveaux de restauration, une cafeteria et un restaurant gastronomique, une librairie au fond de livres et de reproductions artistiques dignes des Musées Nationaux, ajoute au site des attraits indéniables...que ce soit pour les grands ou pour les petits...
Grand Hornu a le double mérite d’être sur un parcours d’un sentier de grande randonnée et d’une piste cyclable: on peut aussi le découvrir à pied ou à vélo après avoir affronté les pavés du Nord et le décor des cités minières d’autrefois: une curiosité incongrue...
www.google.be/...biw=1350&bih=578 | | | À: Tomas3 · 17 juillet 2012 à 8:11 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 30 de 37 · Page 2 de 2 · 2 141 affichages · Partager Pourquoi Blankenberge? (10)
Sur les 67 kms de bord de mer belge, il y a OSTENDE, ZEEBRUGGE, LA PANNE, DE HANNE, alors pourquoi Blankenberge ? À quelques kilomètres de Bruges...
Pour Mania, la marchande d’Art, qui s’est retirée dans une maisonnette de pêcheurs à Parkstraat ? Pour l’immense plage de 3,3 kilomètres de long et son front de mer très béton?
Pour le PIER? Ce chalet en bout de ponton qui sert de succulentes soupes de poissons?
Pour le parcours Art Nouveau d’une station balnéaire qui eut le bonheur d’être la coqueluche des bruxellois à l’aube du XX ème siècle?
Blankenberge a des charmes secrets: il faut laisser le front de mer aux touristes entre le Casino et le PIER pour s’égarer Elisabetstraat dans le quartier Art nouveau...
Ca ne vaut pas Ixelles ou Saint Gilles, mais c’est un avant-goût de tous les sgraffites et autres explosions de ginkgo bilobas de verres ou de céramiques belges...
On est ici à l’abri de cette terrible bise qui vous rend très vite inhospitalier le front de mer...
Heureusement, les plagistes blankenbergois ont réussi de belles trouvailles en matière de mobilier de plage: les couleurs des cabanons, alliées à celles des transats donnent des allures de Hampton ou de Key West à cette grande station populaire...
On y parle flamand, mais le français est partout parlé et compris. Choisir un établissement où les moules seraient meilleures qu’ailleurs, et que les blankenbergois affectionneraient particulièrement: derrière le port de plaisance, au bout du chantier de radoub, une adresse confidentielle, très prisée des locaux, où il convient de réserver...
Blankenberge a des charmes secrets qu’elle ne demande qu’à dévoiler... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 18 juillet 2012 à 11:43 · Modifié le 19 juil. 2012 à 18:51 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 31 de 37 · Page 2 de 2 · 2 093 affichages · Partager Blankenberge Art Nouveau (2) à la manière de Jacques Prévert:
chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied:
Des paons sur azulejos Un couple de pêcheurs Une cruche pas tout-à-fait verte Une cruche plus modeste
Une sirène sur un pot de fleurs Des guirlandes sur le vitrail Où se mire un paon au soleil levant
Des bourgeois festoient Au Bon Marché Delhaize Leurs dames sont aux courses
En fond, la jetée-promenade Et les bains de mer Les plages de ZEEBADPLAATS Déshabillez-moi
Sur un bon arôme de café Les clochettes de l’arc-boutant Narguent les fleurs de fer forgé
Plus loin, nénuphars et libellules Sur une double porte gravée de paonsUn cygne et une libellule conversent Sur des carrelages à l’ancienne Comme aux Jardins GUELLS Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 19 juillet 2012 à 7:28 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 32 de 37 · Page 2 de 2 · 2 076 affichages · Partager Les chaussées Brunehaut mènent toutes à BAVAY... (11)
C’est fou le nombre de chaussées BRUNEHAUT que l’on trouve entre ARRAS et COLOGNE...
La plupart du temps rectilignes sur des dizaines de kilomètres, elles revêtent en fait les anciennes voies romaines de l’Europe du Nord entre COLOGNE, AIX-LA-CHAPELLE, TRÊVES, BAVAY et ARRAS...
BAVAY, l’antique BAVACUM (à la frontière belgo-française) était au croisement de pas moins de sept voies romaines...plusieurs chaussées Brunehaut partent de cette paisible bourgade frontalière qui fut jusqu’au quatrième siècle de notre ère une des capitales régionales de l’empire romain...
La formidable basilique et le Forum n’ont été découverts que récemment à l’occasion de chantiers privés, ils n’ont d’ailleurs pas été complètement dégagés de leur gangue de terre: on imagine ce qu’il faudrait détruire de la petite ville pour restaurer l’intégralité des bâtiments de l’ancienne Bavacum...
Les ruines romaines de Bavay sont plus modestes que celles de OSTIA ANTICA, le port de Rome, mais en gardent les apparences architecturales: piliers de pierres bleues alternés de briques, larges dalles de l’antique forum et des via romana dégagées, on trouve encore des traces d’ enduits peints...
Le musée archéologique local a fait appel à toutes les techniques modernes de reconstitution informatique virtuelle pour transporter ses visiteurs dans le Bavay du I er siècle de notre ère...
La mode reconstitution « in vivo » vous permet de côtoyer dans le Musée des guides transformés en sénateurs en toge curule ou de belles servantes aux pieds nus...
Des ateliers d’initiation à la mosaïque ou à la fabrication de pigments naturels vous aident à retrouver les techniques et les procédés de nos lointains conquérants: nous avons gardé beaucoup de leurs savoir-faire...
B Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 20 juillet 2012 à 7:35 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 33 de 37 · Page 2 de 2 · 2 062 affichages · Partager Caillou qui bique: sur les traces d’Emile Verhaeren (12)
A 20 kms à l’Ouest de Mons, à cheval sur la frontière française, la Vallée et les gorges de la Honnelle: un nom de lieu-dit étrange : « caillou qui bique », et, nichée sous ce caillou, la résidence d’été du grand poète belge: Émile Verhaeren.
On a tous appris plus ou moins une strophe du poète des jours et des heures. Au fil du temps, on découvre que ses amis célèbres, Stefan Zweig, André Gide, Éric-Maria Remarque, lui ont rendu visite au fond de ce vallon..
On a envie de découvrir cet étrange « Ferney » du poète flamand. Le lieu ne serait pas célèbre à cause de la renommée de Verhaeren, il vaudrait par la rupture du rythme qu’il impose au « plat pays »...
On retrouve ici collines et escarpements, torrents courant au fond de gorges humides...Les estaminets et les guinguettes fleurissent de part et d’autre de la frontière et il faut se lever tôt le dimanche pour dénicher un coin de table au bord de la rivière...
On comprend l’attrait du poète pour ce pays de jonquilles, de prairies grasses et hêtraies denses aux odeurs de champignons.
Le plaisir est de gagner à pied la maison du poète, soit en partant de Roisin, le village médiéval, fief des Baudry de Frameries... soit de ONNEZIES, au centre du Parc Naturel des Hauts Pays...
De Onnezies, part le circuit des Pierres Émile Verhaeren, parcours fléché et émouvant de quelques kilomètres où l’on marche, de stèle en stèle, sur les traces du poète. De loin en loin, des pierres gravées des vers de l’auteur.
Au retour, comme par hasard, on se surprend à relire ce poète oublié, en se remémorant qu’il fut, non sans raison, ami de Verlaine et de Rilke... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 21 juillet 2012 à 10:17 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 34 de 37 · Page 2 de 2 · 2 046 affichages · Partager Au-delà de Dinant coule la Meuse (13)
A 87 kms de Givet, au Nord de Dinant, si l’on remonte la Meuse au plus profond des Ardennes, une ancienne ville de garnison au passé tumultueux, Charleville-Mézières, s’enorgueillit d’être la ville Arthur Rimbaud, le poète aux semelles de vent...
Ce n’est plus le Hainaut, c’est désormais l’outre-Hainaut, au-delà d’Avesnes et de Fourmies.
On peut d’ailleurs choisir cet itinéraire-là, l’itinéraire Ouest, le long de la frontière, pour gagner Charleville.
On sera d’ailleurs étonné, si l’on arrive par une belle journée d’été, de trouver la ville du poète aussi belle, lui qui maudissait ses grisailles dans ses cahiers d’écolier.
La ville garde l’empreinte d’une architecture très XVII ème siècle, avec sa place ducale et la Meuse qui paresse le long de ses quais...
L’itinéraire Rimbaud jongle avec la maison d’enfance, le collège, la maison d’adolescence, le Musée et bien sûr, le cimetière où repose le poète sous de grands buis...
De cet itinéraire hétéroclite, on retient surtout la valise de cuir avec laquelle Rimbaud revint pour solde de tout compte et complètement gangréné de son périple à l’Ouest d’Aden, mais aussi la maison bourgeoise de son adolescence où le poète révolté fut couvé par Madame Rimbaud et sa sœur Isabelle.
Sous le Musée, coule la Meuse et ses sonnets...
Rimbaud, brûleur de vie, grand marcheur avant la lettre, repose aux côtés de sa tendre sœur Isabelle, sous des buis démesurés qui semblent avoir pris la mesure de sa courte vie.
Au Musée, une reproduction du célèbre « coin de table « de Fantin-Latour et le portrait d’Isabelle Rimbaud...au cimetière, une boîte aux lettres « Arthur Rimbaud », d’or et de rayons de lumière...
Au retour de ce périple, on relit Rimbaud avec plus de ferveur... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 22 juillet 2012 à 11:03 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 35 de 37 · Page 2 de 2 · 2 023 affichages · Partager Watteau, Carpeaux, Borloo, cherchez l’intrus...
On n’associe pas forcément ces trois personnages à Valenciennes...et pourtant, chacun a laissé des traces dans cette ville à la frontière du Hainaut occidental, ville chargée d’histoire et de patrimoine...
Des trois, Carpeaux, l’enfant du pays, a laissé ses plus belles œuvres (sculptures, peintures, dessins) au Musée qui porte son nom. On y prend conscience très vite qu’il fut un très grand sculpteur, dans la ligne des Canova, des Rude ou de Rodin...
Une tête de négresse ou l’empreinte du pied s’imprimant dans les chairs d’une naïade fléchie donnent à ces œuvres de pierre une impression de vie...on pense à certaines œuvres de la villa Borghèse...
La saga du chien Nero et de son maître, le fils de Napoléon III confirme cette intuition: Carpeaux anime ses œuvres, l’impression perdure dans une tête de jeune homme hurlant ou dans cette allégorie de vieillard, assis, nu et abandonné...
Ses contemporains ne s’y sont pas trompés: il laisse un très court passage (il est mort à 48 ans) dans l’histoire de l’art au XIX ème siècle, mais l’importance de ses productions compense sa disparition.
Si l’on songe que Matisse était né à Cateau Cambrésis, qu’Antoine Watteau était aussi un illustre valenciennois, que Roger de la Pasture (Van der Weyden) était de Tournai, Roland de Lassus de Mons, on constate que cette terre du valenciennois a donné de grands artistes, sculpteurs, peintres, musiciens, dont la renommée a largement franchi les frontières du Hainaut et de l’Avesnois... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 23 juillet 2012 à 9:06 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 36 de 37 · Page 2 de 2 · 2 007 affichages · Partager Couleurs de l’impressionnisme:
« couleurs de l’impressionnisme », c’est le titre d’un atelier du Musée des Beaux Arts de Valenciennes. Parents et enfants sont invités à suivre un parcours à thème au hasard de salles d’exposition judicieusement choisies, puis dans les sous-sols du Musée, dans un atelier spécialement aménagé, découvrir et pratiquer les fondamentaux d’un art plastique...
Il peut s’agir de modelage en initiation à la sculpture d’argile, il peut s’agir de tachisme en initiation à un courant pictural ou à une technique de la palette...
En l’espèce, il s’agissait de l’impressionnisme: passionnant et convaincant...
On part ainsi d’une nature morte flamande « au jambon »* où l’on est invité à repérer et découvrir les techniques de base du peintre, à une marine où il faut découvrir les jeux de couleurs...
On est amené à admirer le portrait d ’une paysanne napolitaine (le parcours n'est fait que de chef-d’œuvres) pour terminer par une « jeune femme au bain »...ici, les couleurs priment sur le dessin, les formes s’estompent, le sfumato disparaît au profit d’une gouache raclée...
Dans quelques instants, tous autour d’une grande table de travail, armés de pinceaux et de gouache, le public attentif du groupe apprendra à combiner en jouant les couleurs primaires et les couleurs secondaires, puis à les mettre en pratique.
Plein de petits Signac et de petits Seurat vont apprendre sous l’aile tutélaire ou la main d’un grand (père ou mère) comment les petits ruisseaux font de grands fleuves...
Les chères têtes blondes repartiront avec leur rouleau de Velleda, tâché et coloré, les doigts pleins de gouache...
Certains parents oseront encadrer, comme un premier trophée, des dessins d’enfants inspirés... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 24 juillet 2012 à 9:39 Re: La Province du Hainaut à l'été indien Message 37 de 37 · Page 2 de 2 · 1 994 affichages · Partager Profiteroles à la flamande ou gaufres bruxelloises?
Quand on déguste, place aux oignons à Lille, chez le « vieux de la vieille », une profiterole à la flamande, on oublie gaufres bruxelloises ou liégeoises pour se concentrer sur sa kriek...
Certes la place aux oignons ne vaut pas les salons Meert, mais au moins, on ne fait pas la queue et on est servi avec célérité...
Le parcours gourmand lillois peut démarrer place Rihour, au café Leffe par exemple, pour se poursuivre à l’Huitrière, en snobant toujours les salons Meert...
Il est à l’image du vieux Lille: on se laisse surprendre par des arrière-cours où d’anciennes écuries sont transformées en « resto-épicerie fine »...
Des devantures art nouveau sculptent des annonces « pâtisserie-confiserie » ou « huitres-escargots-coquillages » qui forcent votre regard, vous obligent à vous arrêter, à résister ou ne pas résister...
Certes, les profiteroles à la flamande, à force de nappage de chocolat chaud, sont un peu écœurantes et vous font regretter le saupoudrage de sucre-glace de la gaufre liégeoise, mais le parcours Antoine Watteau sous de surprenantes HALLEKERKE vous remet rapidement en selle...
Lille est ainsi faite que cette mégalopole vous semble un gros village entre Collégiale Saint Maurice et Notre Dame de la Treille...
Contrairement à Bruxelles, elle n’est pas montueuse et les bicyclettes en raffolent, et, pour le confort des piétons, elle a su recouvrir ou faire disparaître ces affreux pavés inconfortables des villes médiévales de Flandre.
Alors un râble de lapin au Café Leffe ou des moules de Zeebrugge à l’Huitrière? Les flamands ne s’y trompent pas, les anglais non plus, ils sont nombreux à flâner entre la statue du petit Quinquin et les arcades de la Vieille Bourse, et les terrasses parlent toutes les langues du Nord... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | Carnets similaires sur l'Europe de l'Ouest: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 721 visiteurs en ligne depuis une heure! |