Ravie de t'avoir amusée

J'suis tout à fait d'accord avec toi, on fait partie de ces touristes et tous les touristes ne sont pas déplaisants, mais je t'avoue que quand tu es dans des temples et que des tonnes de touristes se baladent en parlant super fort, voire même en critiquant...j't'avoue que oui ça me saoule!
Il y a longtemps que je n'y fais plus guère attention, sauf bien entendu lorsque je surprends des touristes français à vouloir faire du judo sur les tatamis d'une salle de temple (authentique !). Et je comprends suffisamment de japonais pour savoir que les japonais eux-mêmes peuvent être des touristes extrêmement pénibles à l'occasion (faut se trouver derrière toute une classe d'ados qui se traînent lors d'une visite qui ne les intéresse pas, ou le contenu d'un car de "Obatarian" *, pour avoir une idée de l'enfer touristique). Et je ne parle pas du car de touristes "nouveaux-riches" chinois rencontrés à
Kyoto en 2009, qui se retenaient tout juste de cracher sur les trottoirs, poussaient et parlaient super-fort.
* Obatarian est un personnage de manga qui désigne des dames quadra-quinquagénaires tyranniques et sans manières, qui bousculent, passent devant tout le monde, marchent sur les pieds, râlent, bref, l'antithèse de la japonaise distinguée. On la reconnaît par exemple dans le métro à ce qu'elle n'attend pas que les passagers descendent pour entrer, se met devant la porte, gêne l'entrée des autres voyageurs, et reste là pendant 5 arrêts ! A sa descente, on entend un soupir général "Obatarian, néh !".
Donc en partant en dehors des vacances scolaires, ben t'as toujours des touristes, mais nettement moins (j'y suis allée en février et en juillet et je t'assure que j'ai vu une sacré différence), donc dans les rues et autres lieux, ben t'entends parler + japonais que anglais, français...
Après, chacun sa vision des choses!
Ma vision est qu'il y a certainement plein d'autres touristes occidentaux qui se plaignent que ma présence détonne sur la vraie japanitude de l'endroit, jusqu'au moment où ils ont besoin d'être dépannés, et là ils sont bien contents de profiter de ma connaissance du pays et de la langue, que je dispense d'ailleurs de bon coeur