Bonjour Jipi
Mon année à Mada remonte à 2005-2006. Je n'avais alors aucun projet professionnel lié au tourisme. C'est à la suite de cette année que j'ai décidé de trouver un métier qui me permettrait de revenir un jour... Car, au fond, arrêtons de nous cacher derrière des excuses humanitaires, la seule chose qui nous pousse à faire toutes sortes de projets de tourisme équitable, solidaire et autres (attention, ne vous méprenez pas, je suis tout à fait POUR ce type de démarches), c'est notre envie de revenir à
Madagascar, c'est notre amour pour ce pays. Alors que beaucoup de malgaches rêvent d'Eldorado européen, nous, vazaha, avons de grands projets pour le développement de leur pays. Ne sommes-nous pas tous à la recherche de ce que nous n'avons pas ?
Je ne sais pas... j'ai beaucoup de doutes...
Ne devrait-on pas laisser les malgaches décider de la façon dont ils doivent gérer le tourisme dans leur pays ?
A ce que j'ai entendu, Mada est en train de construire de nombreuses infrastructures hôtelières. Evidemment, ce n'est pas ce genre de tourisme (masse) que l'on souhaiterait voir arriver là-bas. Mais peut-on en vouloir au gouvernement de choisir les gros profits et de mépriser les "sacs à dos" ? Après, je pense que certaines personnes (malgaches et autres) ont un rôle à jouer dans ce développement. Un rôle de régulateur pour que les bénéfices du tourisme se répercutent sur la population au maximum (douce utopie), pour empêcher la détérioration du paysage... Je ne voudrais pas retourner à Mada et ne plus la reconnaître.
Evidemment, j'aimerais que le pays sorte de la misère mais je commence à douter que le tourisme puisse régler tous les problèmes. Je crains même qu'il en apporte d'autres.
Je ne suis pas très optimiste en ce moment. Mais je garde espoir et j'attends de mûrir, d'acquérir plus d'expérience dans le milieu pour y voir plus clair. Je ne pense pas qu'on trouvera un jour la solution miracle. Mais, tant que des gens réfléchiront à la question, monteront des actions, alors on avancera.
A bientôt Mada, tu me manques.