Zazabenji · 26 mars 2018 à 17:58 · 633 photos 86 messages · 5 participants · 7 079 affichages | | | | Hihi! oui Santo antao encore plus, mais je connais bien les autres îles aussi. Donc tout me fait plaisir!! Bravo pour la rando sur le plateau...zone en effet assez "paumatoire"... POur ce qui est des coups de soleil (même par temps couverts), moi j'ai résolu le truc, surtout que je n'aime pas me retartiner de crème une fois la peau terreuse et transpirante: je marche dorénavant avec pantalon long léger et chemise manche longue légère. Finalement vu les chaleurs, ça ne tient pas plus chaud, mais ça protège bien!! Je suis étonnée que tu n’aies pas vraiment utilisé les bâtons...surtout dans la descente de Bordeira! Chapeau! moi, sans bâtons, les genoux ne tiennent plus le choc!! La suite! la suite ! la suite!! ;O) | | | Annonce · Sponsorisé | | | Et bien vois tu, lors de ces longues marches, quand l'esprit vagabonde j'ai souvent eu en tête ta photo en manches longues et pantalon lors de ton "expédition" sur Boa Vista. J'avais lu ton CR avant de partir et m'étais dit que tu devais craindre le soleil. Maintenant, pour avoir testé ce soleil capverdien, je comprends l'intérêt de la chemise ML. Elle a rejoint la liste des "indispensables" ! Le pire c'est que j'ai l'habitude de la prendre en Asie, plus pour cacher les épaules que les protéger. ça m'apprendra à changer de garde-robe de voyageuse ! 
Je n'arrive pas à utiliser les bâtons, c'est bien ça le problème ! Je suis comme déséquilibrée, à contre rythme. Va peut être falloir que je prenne des cours avant la prochaine longue rando  . Sauf si je randonne en Bretagne, là c'est tout plat 
La suite... fin de semaine si tout va bien.... | | | hehe!! non je ne crains pas particulièrement le soleil....mais je préfère me protéger....pour protéger ma peau en premier, mais j'ai une fois, ado, sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, experimentée le mega coup de soleil sur épaules et pied en bord de piscine un soir...et la souffrance du lendemain dans les chaussures et du sac sur les épaules m'a marqué!!! Plus jamais! ;o) Puis au Cap vert (comme dans d'autres endroits), d'autant plus quand tu marches et que tu transpires, pour être bien protégée, il faudrait se crémer en 50 toutes les heures ou presque!! Donc pas pratique et pas économique non plus!!! ;O) Voilà pourquoi mon choix! Et pour les bâtons, c'est juste une question de pratique et d'habitude....il faut se forcer un peu au début et après ça vient!! J'ai des ligaments croisés pétés, donc j'ai bien dû m'y faire, alors que j'étais pas fan. | | | Mardi 13 mars : Cha de Morte - Alto Mira III
1/Montée au col de Forquinha - #302Le coq est bien matinal par ici. À 2h du matin il entame déjà son chant ! Autant dire que cela a sensiblement perturbé notre sommeil. Nous déjeunons vers 7h30, toujours en compagnie des autres Français présents chez Nelson. Thé et café, gâteaux secs, un peu de pain et de la confiture sont au menu. Il y a également du fromage de brebis et des bananes.
À 8h30 nous sommes les derniers randonneurs à quitter la maison, non sans avoir acheté des réserves d'eau pour la journée. Le programme est assez léger pour aujourd'hui ; sur le papier, seulement 3h de marche.
Le début du sentier est facile à trouver à la sortie du village. Ensuite, il suffit de suivre le chemin pavé.
Comme hier le sentier serpente, mais bien plus doucement qu'hier. Quand nous rejoignons le lit d'un ancien cours d'eau nous choisissons de le suivre en poursuivant tout droit, c'est cohérent avec la trace de mon GPS.
Au bout d'un moment, je constate que notre tracé s'écarte de la trace enregistrée. Demi-tour donc, il fallait prendre à gauche à la bifurcation. Nous progressons ainsi dans le lit du cours d'eau.
Quand je jette à nouveau un œil sur le GPS, pas de cohérence avec la trace enregistrée. Zut. Mais où se trouve donc ce chemin ?! Cette fois je ne quitte plus le GPS des yeux et peu après la bifurcation je vois effectivement un étroit passage dans le talus de sable gris, et, en face, un sentier empierré. C'est bon, nous voici remis dans "le droit chemin".
Sans ce GPS je me demande si on aurait trouvé le sentier. La leçon que nous en tirons est qu'il faut régulièrement regarder au loin où passe le sentier, prendre une sorte d'azimut au cas où le chemin deviendrait un peu flou entre temps. Perte de temps d'environ 25' quand même !
Ça grimpe un peu à présent, parfois beaucoup. C'est qu'il faut bien l'atteindre ce col !
En face, le village de Cha de Morte où nous étions ce matin. On retrouve même le chemin emprunté.
Au loin nous commençons à deviner les dykes.
Paysage minéral à souhait, avec parfois quelques traces de vie végétale. La montée est parfois ombragée et le vent est très rafraîchissant.
Col en approche...
On y est !
Nous avons pris 300m de dénivelé sur 1.65 km de sentier. Nous atteignons le col de Forquinha après 2h25 de marche. Paysage magnifique au sommet. Cette nouvelle vallée nous enchante déjà.
2/Alto mira III
Nous attaquons à présent la descente, raide elle aussi. Nouvelle sollicitation de nos genoux...
Le sentier débouche sur la route qui dessert les villages d'Alto Mira. Il suffit à présent de la suivre jusqu'à Alto Mira III.
à suivre... | | | hehehe!! Comme quoi, au Cap vert on peut se perdre facilement si on n'est pas hyper bien préparé!! ;O) moi je n'ai jamais randonné avec gps et tracés et tous ces outils modernes. Je suis une grande fan des cartes papiers, de l'azimut sanglier et surtout une vieille de la vieille qui n'a encore ni smartphone ni gps! hahaha!! mais je vois que dans votre cas ça a été super utile pour retrouver le chemin. C'est pour cela que je reste toujours prudente quand les gens demandent si c'est facile de randonner seul là bas...et que je réponds: tout dépend de votre degré d'autonomie et de préparation! Certains font l'Himalaya en solo, c'est pas pour ça que tout le monde peut le faire! ;O) Certains se perdraient même en bas de chez eux!! hihi! Même sur un chemin réputé "facile" comme celui de Forquinha on peut facilement s'égarer. J'ai déjà par 2 fois remis des gens sur le bon chemin dans ce coin là, gens qui randonnaient avec les roadbook fournis par les agences.... (au passage: mon avis sur les roadbooks est très très mitigé....envoyer des gens dont on ne connait pas le niveau sur des chemins seuls, avec un bout de papier, je sais pas si c'est très raisonnables...mais bon...c'est un autre sujet.)
Mais contente que vous ayez trouvé votre chemin! et les photos sont superbes! Les contrastes et la luminosité sont saisissants! la suite la suite la suite! ;o) | | | C'était notre 1ère expérience de randonneur "en terre inconnue" si j'ose dire. J'avais préparé l'affaire, mais c'est sur qu'une fois sur place il y a toujours des trucs imprévus. Sans compter qu'on n'avait peut être pas les bons réflexes (garder toujours le chemin en ligne de mire), trop focalisés sur nos pieds sans doute.  Le GPS a quelque chose de rassurant, mais ça n'est pas une fin en soi. Les infos glanées sur les forums, les retours d'expérience en disent bien plus sur le tracé d'une rando. Tout n'est pas qu'une question de chiffres (dénivelé, distance, temps...), il y a aussi la nature en elle même qui nous joue parfois des tours.
Les Français de Cha de Morte avaient justement un roadbook avec topo détaillé de leurs chemins. Ils semblaient dire que c'était plutôt clair. Le fait est, que ce roadbook sera le même quelque soit le niveau du randonneur, et c'est là que ça peut coincer.
Perso je suis un peu déçue des photos. Nous avons l'habitude de partir avec un Réflex, et là, réduction de poids oblige, nous sommes revenus au bon vieux compact, couplé à nos smarphones parfois. J'ai eu des gros moments de frustration quand dans certains cas je ne pouvais jouer avec la luminosité ou les zones de netteté, mais tellement de soulagement quand ni Ben ni moi n'avons du le porter pour grimper le Salto notamment ! Le choix, toujours le choix... quoi que tu fasses tu es confronté à des choix. L'appareil photo en était un.
Bon c'est pas de tout ça, faut que je termine mon article... | | | J5/ suite
Nous arrivons alors à notre étape du jour. Il est 11h30. Nous avons donc mis 3h pour cette rando, dans les temps, malgré notre erreur de navigation en début de journée.
Nous nous installons chez Amadeu. La maison est superbe et toute neuve. De toute évidence c'est un bâtiment qu'il a fait construire spécifiquement pour l'hébergement des voyageurs. C'est très coloré, un peu arboré, très propre, et spacieux. La salle de bain est partagée entre 2 chambres. Bref, c'est parfait.
On a même une petite terrasse avec vue, et quelle vue !
Comme hier, douche et lessive pour commencer. Voyant qu'il y a un grand fil à linge devant la chambre, j'en profite pour laver un peu plus que le minimum. Tout devrait être sec d'ici quelques heures.
Nous pique-niquons sur la terrasse, à l'ombre. Il fait encore très chaud aujourd'hui, 30° annoncés... La sieste au frais s'impose d'elle-même.
Nous passerons le reste de l'après-midi en terrasse, avec thé, wifi -très peu puissant, lecture ou écriture et irons faire quelques pas dans le village, repérant le départ de demain...
À 19h le repas est servi. Très copieux ce soir et délicieux. Nous retrouvons les aliments de base (poisson, viande et légumes) mais la préparation est différente d'hier, plus cuisinée, un régal. La compotée de bananes en dessert sera plus qu'appréciée !
Encore un coucher de bonne heure ce soir, demain s'annonce "corsé".
En résumé...Sentiers : 302Distance marchée : 8.6 kmDurée déplacement : 3hDénivelé enregistré : D+ 600/ D- 466
En quelques mots
- Courte rando, mais très belle rando. A la montée comme à la descente les paysages sont variés et intéressants.
- La montée au col de Forquinha est plutôt raide et la descente est du même profil, attention aux genoux !
- Physiquement nous aurions facilement pu poursuivre jusque Alto Mira I, mais souhaitant passer par le Salto Preto demain, cette étape s'imposait.
| | | J6 / Mercredi 14 mars : Alto Mira III - Figueiras
1- Montée du Salto Preto - #303 + 214Excellente nuit, excellente étape. Le soleil se lève et éclaire doucement les sommets en face de notre chambre.
Nous quittons Amadeu à 8h30. L'objectif du jour est la montée du Salto Preto. Il fait moins chaud, un peu nuageux, c'est parfait pour grimper. La vue sur l'Alto Mira est magnifique.
A chacun son activité matinale...
Le paysage est aride et pourtant les parcelles cultivées ne manquent pas.
Au fur et à mesure que nous montons les terrasses se découvrent. La grimpette s'intensifie assez rapidement.
Le chemin est plus ou moins pavé, et parfois ce n'est que du gravillon. Plus on avance plus on a l'impression que la pente s'accentue. On est vraiment sur une rando type montagne. Le sentier est toujours tracé mais il nous faut un peu trouver notre voie entre les blocs de roche.
On aperçoit le chemin que nous avons emprunté plus tôt dans la matinée.
On est à présent dans la dernière partie, nettement plus raide et vraiment casse-pattes. Marie (Ptitetortue) me l'avait dit, elle n'avait rien exagéré ! Les lacets se devinent en suivant la courbe des murets de pierre.
Devant nous ces mêmes murets nous donnent une idée de ce qui nous attend...
La vallée de l'Alto Mira est toujours visible, derrière nous. Le sentier parcouru se devine au 1er plan.
Pour la 1ère fois je remarque une petite marque rouge et blanche sur le sentier, façon GR.
Nous ne sommes pas mécontents d'arriver au sommet après 3h de montée. La partie vraiment pentue s'étale sur 1.5 km et nous aurons mis 1h20 pour la parcourir.
à suivre... Images attachées: | | | genial!! Bravo!!! non je n'avais pas exagéré (merci++)!!! C'est un belle montée mais bien raidasse, et il faut mettre un bon coup de cul comme on dit chez moi!! ;O) La petite marque rouge et blanche est surtout utile depuis en haut quand tu vas pour descendre salto Preto...car repérer le chemin dans ce sens là est moins facile que de l'attaquer et le suivre à la montée depuis Alto Mira. | | | J6 Suite
2- Dans la vallée de Figueiras #215De l'autre côté changement radical de paysage. Fini le gros dénivelé, tout se fait en douceur le long de vallons herbeux.
Après une petite erreur de navigation vite rectifiée nous retrouvons un sentier en pente douce. Nous rejoignons ainsi ce qui apparaissait comme une route sur la carte mais qui est un fait un chemin terreux emprunté par quelques véhicules.
Une petite maison en bord de route et quelques arbres apporteront l'ombre indispensable pour notre pique-nique.
Ces pique-niques quotidiens sont de plus en plus sommaires sans que cela ne nous gêne. Nous avons acheté des boites de thon à Mindelo et je pensais les compléter par du pain et des tomates achetés dans les mercearia des villages, mais pas de pain, pas de tomates. On se limite donc au thon et banane en dessert. Nous avons toujours une bouteille de coca pour nous réhydrater le midi ; un indispensable selon nous. Egalement, j'ai emporté de France des petits sachets de ce que les Américains appellent du Trail Mix. C'est un mélange de fruits secs (amandes, raisins secs, banane séchée et coco râpée) qui permet de reconstituer nos réserves au fil de la marche.
Passé ce festin nous reprenons notre marche. Le chemin de terre laisse place au chemin de pierre, puis nous retrouvons les lacets qui font tant de bien aux genoux...
Nous arrivons sur la zone de cultures de Figueiras de Cima
Nous arrivons à Figueiras de Cima où Nelson nous a réservé une chambre chez Joana. On se renseigne mais personne ne connait de Joana ici et plusieurs personnes nous indiquent qu'elle se trouve à Figueira de Baixa, à 4 kilomètres de là. Le seul hic c'est qu'elle n'est pas vraiment sur notre trajet de demain...
On a une autre "cartouche", loger à Meio de Espanha chez Adalberto. Nelson a tenté de le joindre par téléphone, sans succès. Pour ma part j'avais son nom dans ma liste d'hôte possible sur le secteur, donc pourquoi pas. En nous renseignant si Adalberto habite bien à Meio, le gars nous indique qu'il est justement là, devant nous. Je lui demande s'il peut nous héberger ce soir. Il me répond "bah c'est comme tu veux". J'avoue que sa réponse me surprend un peu. Ben et moi nous demandons s'il s'agit bien de l'Adalberto de Meio... Meio étant sur la route de Figueira de Baixa nous continuons notre chemin.
Arrivée sur Meio
À Meio les gens nous confirment qu'Adalberto habite bien ici mais qu'il est parti pour quelques heures, il sera là dans 30'. On se pose sur sa terrasse en attendant. Il est 15h. au bout de 45', ne voyant toujours personne à l'horizon, nous décidons de pousser jusque chez Joana qui, on le sait, a bien une chambre pour nous.
Nous devrons demander plusieurs fois notre chemin pour trouver la maison car Joana habite en fait à Lombo de Galinha.
3- Soirée capverdienne pur jusElle nous accueille avec son grand sourire. Sa maison est toute simple mais on sent bien qu'elle est heureuse d'avoir de la visite.
Elle nous montre la chambre, la salle de bain et comme à notre habitude nous allons rapidement nous doucher.
Ici point d'eau chaude, ce sera une douche rapide mais efficace ! Trop peu de pression d'eau pour se laver sous la douche, j'opte pour la technique du broc à se renverser sur la tête. La fraicheur est saisissante, mais quel bonheur de se sentir propre. Petite lessive ensuite. Joana ira me chercher sa bassine qu'elle remplit au réservoir installé sur sa terrasse. Je ne veux abuser de cette eau si précieuse pour eux et évite le rinçage du linge. Joana en est toute surprise et insistera pour que je remette le tout à rincer ! Séchage en terrasse, au soleil et au vent, qu'espérer de plus avec une telle journée ?...
Elle nous offre un thé, bien agréable après cette belle journée. Nous allons marcher un peu autour de sa maison, notamment jusqu'à la mercearia pour reconstituer nos stocks d'eau. Ici, faute d'approvisionnement facile (pas de route, tout se fait à dos d'âne ou d'homme), les tarifs sont plus élevés. La patronne n'est pas très souriante et même si elle propose aussi des chambres, je ne regretterai pas de loger chez Joana.
Les volets bleus de Joana
En rentrant chez Joana nous rencontrons une jeune française qui voyage avec un Capverdien. Nous échangeons sur les randos, la vie au Cap-Vert. Finalement ils ne resteront pas dormir ici, le jeune homme trouve le logement trop cher (1500 CVE/p en demi-pension).
À 19h le repas est servi. Cachupa au menu, mais pas que. Joana nous a préparé un tas de petits plats, des patates, du manioc, du riz, des pois chiches avec œufs durs... C'est pas mauvais du tout et surtout super copieux. Elle semble ravie de nous voir manger de bon appétit.
Vers 20h elle nous branche le générateur pour qu'on ait un peu de lumière dans la chambre. On ne la laissera pas longtemps fonctionner, autant se coucher tôt, il fait frais ce soir et bien meilleur dans nos draps de soie.
En résumé
Sentiers : 303 (en partie) - 214 (en partie) - 215a (en partie) - 216 (en partie)Distance marchée : 17.4 kmDurée déplacement : un peu moins de 7h !Dénivelé enregistré : D+ 1059 / D- 1478
- Je savais que la montée du Salto Preto était costaud et je n'ai pas été déçue ! L'effort est intense mais relativement court (2h) et il se fait en début de rando donc plus facile à gérer. Une fois ce gros morceau passé nous savions que le reste de la rando serait plus facile.
- Loger sur ce secteur est compliqué, avec une offre limitée. C'est difficile de réserver depuis la France, mais sur place on trouve toujours quelqu'un pour appeler. Ne pas hésiter à aller faire un tour dans ces vallées reculées, où seul l'âne circule mais où la vie continue, paisiblement.
- Côté ravitaillement : à Figueiras de Cima chez Fatima, à Lombo.
| | | oui le pain et certains légumes frais dont nous avons l'habitude pour les pic-nic (types tomates) sont denrée rares voire inexistantes dans les endroits très reculés et inaccessibles....J'ai donc pris l'habitude dans ces endroits là du tupperware en demandant les restes du repas, et/ou en payant un pic-nic plutôt du type salade de pâtes, salade pois chiches etc....ça me tient mieux au ventre que la boite de thon!! hahahaha!!! | | | Etrangement cette petite boite suffisait pour nous caler jusqu'à l'arrivée. Souvent nous avions un petit creux vers 16.30-17h et un petit thé était bienvenu. Mais autant te dire que le repas du soir était trèèèèès attendu ! Nous n'avons jamais manqué de quoi que ce soit, tout a toujours été très copieux. Avis aux gourmands !! | | | tu as raison!!! les repas sont souvent trèèèès copieux!! et si on est prêt à manger la cachupa au petit dej c'est top!! Mais le pain peut parfois nous manquer, à nous franchouillards!! Pas à moi... -pas parce que je ne suis pas franchouillarde ! je dois bien l'être par certains côtés! mais ça doit être balancé par mon coté chuiche!! hihi!! - ni même parce que je suis une super méga fan de cachupa ! c'est même l'inverse. bizarrement ce plat à la fois du quotidien ou offert aux hôtes avec grand fierté, j'ai perso un peu de peine à le manger, alors que j'aime tout ce qui le compose....etrange. -mais parce que je mange très peu de pain (même ici) et surtout que je peux manger poisson frit et manioc au petit dej, ce qui n'etait pas le cas de mes parents qui faisait grise mine en me voyant finir les reste de la veille!!! hahaha! Ils se sont rabattus sur le riz!!
et même au resto les plats sont en général copieux. pas besoin d'entrée si on a un appétit normal. | | | J7 / Jeudi 15 mars : Figueiras - Cha de Igreja
Levés à 6h30 nous sommes au petit déjeuner dès 7h. comme je l'avais déjà lu il n'est pas rare que les Capverdiens déjeunent avec les "restes" de la veille. Nous n'y échappons pas ce matin. Joana nous apporte la cachupa d'hier sur laquelle elle a rajouté des œufs frits. Nous retrouvons également les patates auxquelles elle a ajouté du poisson.
Un festin en soi, mais nous avons vraiment du mal à manger ainsi le matin. Les œufs frits feront merveille avec les patates. Point de thé ce matin, juste le café. Je me contenterai d'un peu de jus de fruits. À 7h30, le sac est sur le dos, nous quittons Joana et nous mettons en route, direction Cha de Igreja.
1-Rejoindre Cha de Igreja
Notre étape d'hier soir étant prévue sur Figueiras de Cima, j'avais chargé l'itinéraire démarrant plus haut dans la vallée. Par chance, nous pouvons facilement rejoindre la trace initiale depuis Figueiras de Baixo. D'abord un peu de descente, rapidement suivie par de la montée. Le tempo de la journée est donné : une succession de montées et descente...
Nous descendons dans la Ribeira Alta
Remontée de la Ribeira Alta
Nous commençons à apercevoir la mer au fond de la vallée. Nous allons nous en approcher un moment avant de repiquer dans les terres.
Cette montée depuis la Ribeira Alta est particulièrement éprouvante : longue et pentue par endroit, elle me tue !
Fin du gros dénivelé. On apprécie le paysage !
Cruzinha apparait au loin
A Chupador nous avons l'impression de nous trouver dans une petite oasis qui s'étale jusqu'à la mer. C'est ici que nous devons traverser la fameuse plage de galets.
à suivre... | | | J7 suite
Le Français de Cha de Morte nous en a dépeint un tableau assez catastrophique et j'avoue appréhender ce passage. Quand la mer est haute la totalité de la bande de galets est recouverte, ne laissant aucune zone de passage. Il faut alors calculer le rythme des vagues pour envisager un passage, et répéter l'opération à plusieurs reprises sur la plage. Stressant. Quand nous arrivons sur cette plage, la marée n'est pas haute et la zone découverte est correcte. Pour une fois j'ouvre la route, Ben prend son temps, le lieu semble l'inspirer pour ses photos... Je presse le pas, l'idée d'avoir les pieds mouillés ou d'être fauchée par une vague ne me tente guère.
Cette plage me parait interminable. Elle fait en fait 1km. Pas mécontente de retrouver le chemin qui va nous mener à Cha de Igreja.
2- Cha de IgrejaL'arrivée sur ce petit village est très jolie. Il y a tout d'abord le petit cimetière entièrement clos de murs, où une grande partie n'est occupée que par de petits amas de pierre. Il s'agirait de tombes d'enfants.
La verdure fait son apparition le long du chemin.
Et puis ce sont ces alignements de maisons colorées bordant la rue principale qui attirent l'oeil. Les habitants y laissent le temps s'écouler, lentement.
Nous logeons chez Mite e Banana.
L'accueil est discret mais souriant, et notre chambre est parfaite. Pas très grande mais confortable avec une petite salle de bain privative.
La vue depuis la chambre n'est pas négligeable non plus...
Rituelles douche et lessive du jour avant de traiter nos blessures. Une vilaine ampoule est apparue sur mon talon depuis hier et si je ne la traite pas les jours prochains vont être douloureux.
Quand nous ressortons vers 16h30 le village s'éveille à peine. Nous passons à la Mercearia faire nos provisions d'eau et nous y posons un moment car elle offre le wifi aux clients du Mite.
Les gamins s'amusent avec un rien. Ce saut dans le temps fait un bien fou.
à suivre... | | | J7 suite
Sur la place de l'église les locaux se sont installés au petit bar, les fidèles se pressent déjà pour les vêpres précédant la messe de 18h. Regarder cette vie de village est reposant.
La cabane à punch ouvre dans la foulée, nous nous y installons et dégustons un excellent punch coco. Les gamins viennent profiter du babyfoot.
À 19h l'heure du repas a sonné, nous rentrons au Mite. Une Française se joint à nous pour le diner. À côté, une grande tablée de randonneurs Français anime la soirée. Le repas est très bon ce soir encore. Poisson grillé, porc à la tomate, patates, riz et chou. La composition est assez classique mais tout est très gouteux et copieux. En dessert, une petite salade de fruits frais sera un régal.
Nous voilà parés pour une bonne nuit !
En résumé
Sentier : 215Distance marchée : 16.3 km Durée déplacement : 6hDénivelé enregistré : D+ 987m / D- 1201m
En quelques mots
- Cette rando n'est pas annoncée comme très difficile, je l'ai pourtant sentie passer ! L'effort n'est pas ciblé comme pour le Salto Preto, il est diffus, tout au long du trajet.
- Le passage de la plage de galets est à entrevoir sereinement, mais avec prudence toutefois. C'est une longue distance à couvrir (1 km) sur un terrain peu marchant (gros galets), avec le risque de voir la marée monter un peu trop vite. Se renseigner sur les horaires de marée est une bonne préparation pour cette rando.
- Le village de Cha de Igreja est vraiment un MUST pour moi. Etape incontournable pour tout randonneur au Cap Vert !
| | | aaahhhh!! Je croyais qu'on t'avait perdu en chemin à Figueiras!! ;o)) oui la rando Figueiras-Cha d'Igreja n'est pas une mince affaire. Comme tu dis, ce chemin monte te descend sans arrêt! Comme pas mal d'autres sur santo antao. Je me suis promis3 une fois d’écrire un poème ou une chanson qui s'intitulerait "sbi-txi", c'est à dire "monter-descendre" en créole!! Comme ça je pourrais la chanter en marchant pour me donner du coeur à la marche! hahahaha! Le passage de la plage de galet, cela ne m'est arrivé qu'une fois (sur 4-5) de devoir courir entre les vagues à marée haute. Mais j'étais accompagnée de 4 capverdiens/capverdiennes, ils ont pris mon sac et me criaient quand je devais courir et/ou arrêter!! Moi je suivais bêtement les ordres sans réfléchir. J'ai bien fait, car je pense que ne connaissant rien à la mer, en particulier la leur, je me serais toujours élancée trop tard, alors qu'il fallait anticiper de quelques secondes. Bref, déjà à marée basse, comme tu le dis, c'est pas le "chemin" le plus sympa à marcher, et à marée haute il faut être bien prudent....ou rebrousser chemin....ou attendre que la mer descende.... ou être accompagnés de ceux qui connaissent. Merci pour ces magnifiques photos en tous cas!!! Je me réjouis de voir la suite!! ;O) | | | Et bien, le fait est qu'un air estival s'est installé en France, et même en Bretagne ! et je n'ai pas résisté à l'appel du nettoyage des terrasses et des vitres et à la tonte de la pelouse !! 
La chaleur est partie, je peux reprendre mon écriture... La suite est un peu "cousue de fil blanc", mais on peut toujours avoir des surprises....
Allez zhou, un peu de sport pour terminer la journée | | | J8 / vendredi 16 mars : Cha de Igreja - Ponta do Sol
1.Le sentier côtierPetite déception au réveil ce matin : il fait tout gris. Une sorte de brume chapeaute le village lui absorbant ses jolies couleurs. Le petit déj est complet et excellent. Nous quittons Cha de Igreja vers 8h30. La longue balade côtière est au programme du jour. La distance annoncée est relativement importante (17 km) mais le dénivelé parait raisonnable.
Nous rejoignons le bord de mer et prenons la direction de Cruzinha, aperçu hier en arrivant.
Ouvrier ou pas, ici tout le monde répare les sentiers.
Cruzinha en vue
Après Cruzinha le sentier est assez peu photogénique. Sableux, il est en retrait du bord de mer. Dès que ce sentier se retrouve en à pic de l'océan, tout devient plus joli.
Le soleil reste très timide aujourd'hui mais quelques belles éclaircies nous permettent des clichés lumineux.
Le ciel sur Ponta do Sol est particulièrement chargé. Espérons que la suite de la balade reste sèche...
Nous croisons bien plus de marcheurs que les jours précédents. Très peu sont en formule itinérante, un petit sac à dos leur suffit pour la journée. Les plus sportifs ont opté pour une marche rapide, les plus anciens sont accompagnés d'un guide. À chacun son style et son plaisir, voilà bien la force de cette île.
Nous voici à Formiguinhas
Devant l'entrée du bar la petite mamie nous incite à entrer...
à suivre... | | | J8 suite
Le vent est de la partie aujourd'hui et peu de zones sont vraiment abritées. C'est finalement sur la terrasse d'un particulier à Corvo, petit village tout en terrasses, que nous trouverons à nous poser pour notre mini pique-nique. Il nous accueille avec le sourire et insistera même pour qu'on laisse nos quelques déchets en partant.
Sentier côtier ponta do sol
Sentier côtier ponta do sol
Remontée de l'autre côté de Corvo. Nous attaquons à présent un joli raidillon ponctué de tableaux bibliques reprenant la thématique du chemin de croix. Ce sera mon chemin de croix à moi !
Nous arrivons sur Fontainhas sous les nuages. Bien dommage. Ce petit village tout en couleurs mérite vraiment quelques rayons de soleil. Nous l'aurons un bon moment en visuel, guettant une percée du soleil nous devrons nous contenter de clichés "entre deux".
Le sentier touche à sa fin, nous arrivons à Ponta do Sol.
2.Ponta do SolUn élevage de porc en arrivant sur la ville. Quel accueil !
Il est 14h, nous arrivons au Miranda e Miranda hotel. Il est situé sur les hauteurs de la ville, un peu en retrait du front de mer. C'est un hôtel très récent, dans un style plus européen.
L'accueil est parfait et notre chambre donnant sur la mer est elle aussi parfaite. Je regrette un peu le coté aseptisé des lieux, mais rien à dire sur la qualité de cet hébergement très confortable.
Douche et lessive comme tous les jours, puis soins de mon ampoule. Elle se regonfle après chaque rando, la teigne ! Le top serait de pouvoir rester en tongs quelques jours ; compliqué ici...
à suivre... | Discussions similaires sur le Cap Vert: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 24 405 visiteurs en ligne depuis une heure! |