Zazabenji · 26 mars 2018 à 17:58 · 633 photos 86 messages · 5 participants · 7 081 affichages | | | | J8 / suite
Vers 15h30 nous descendons sur le front de mer. Les enfants rentrent de l'école.
Sur la place de l'église, les femmes papotent.
Sur le front de mer, peu d'activité. Les barques ont du mal à briller par leurs couleurs sous ce plafond bien bas.
Les hommes jouent, inlassablement.
Nous repérons le resto pour ce soir, la Caleta, à la façade turquoise.
Marie avait donné des infos sur une boulangerie artisanale, nous partons à sa recherche. Le point de repère c'est le rond-point de la prison, ensuite, prendre à gauche de la maison bleue.
On arrive alors dans cette ruelle, le boulanger est à la porte rouge... C'est un boulanger bien plus artisanal qu'on ne le pensait ! On y passera demain matin.
La couleur reste omniprésente sur les façades ou dans les parcs
Un fin crachin s'est installé et, couplé au vent, il fait bien chuter la température. Nous rentrons à la chambre. Nous ne ressortons qu'en toute fin de journée, la météo semble un peu meilleure, les rues s'animent à peine. Nous avons réservé à la Caleta pour ce soir. Ce resto sur le front de mer est réputé et il est impératif de réserver, c'est complet tous les soirs !
Nous sommes à l'étage avec une jolie vue sur la mer.
Le repas est absolument parfait. On a ici le mariage des saveurs capverdiennes et le raffinement de présentation et de service européen. On a adoré ! au menu pour nous, poisson sauce mangue et salade de poulpes. Tout est très frais, gouteux et délicatement présenté.
Au rez-de-chaussée les musiciens se sont installés, comme tous les soirs. Belle ambiance quand nous quittons le resto.
Nous rentrons tranquillement à la chambre, dans la fraicheur de ce village de bord de mer.
En résumé...Sentier : 212Distance marchée : 18.6 kmDurée déplacement : 5h10Dénivelé enregistré : D+ 947 / D- 970
En quelques mots
- Rando incontournable sur l'île de Santo Antao. Longeant en grande partie la mer, elle offre de superbes points de vue. La traversée des villages est un plus également.
- La section "Cha de Igreja - Cruzinha" n'apporte pas grand-chose en terme de paysages. Les plus pressés pourront réduire le tracé. Cruzinha offre également quelques possibilités de logement et est desservie par les aluguers et taxis depuis Ponta do Sol.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | les tongs au quotidien c'est seulement si tu marches à la capverdienne!!! faut les voir crapahuter et courir dans les chemins en tongs quand nous on se tord la patte avec nos grosses godasses et qu'on souffre comme des cochons!! hihi!!! D'ailleurs avec le temps j'ai appris à me méfier des temps indiqué par les capverdiens pour aller d'un point à un autre. On peut facilement multiplier par 2 ou 3!!! Merci, je te suis avec plaisir dans ce...pèlerinage et chemin de croix!! ;O) | | | Salut Isabelle, Tes tracés, et détails de temps, km et dénivelés sont très intéressants. une chose m'intrigue. tu n'es pas la première à mentionner D+900/D-900 sur la rando Cruzinha-PdS, alors que la carte indique 500/500. en général elle est assez juste mais là, je me demande.... je n'ai pas d’instrument pour faire ces mesures, mais vu les mesures des autres, je me pose des questions. Ta sensation? Vraiment du 900 à monter et descendre en cumulé? Je me suis jamais tellement posé la question en faisant le chemin. | | | Salut Marie,
Tu vois, j'ai encore pensé à toi dans cette rando !
Ce truc des dénivelés est assez fou en fait. Les données que j'inscris sont celles que me donne le logiciel Base Camp qui récupère les infos depuis mon GPS Garmin (Etrex 30). Quand je charge mon tracé sur le site Visugpx, (pour le partage avec les autres randonneurs, et l'insertion du lien vers la carte dans mes articles) les données sont différentes, alors qu'à la base ce sont les mêmes fichiers GPX qui sont utilisés. Donc, mystère pour moi... J'avais lu quelques articles sur le GPS Garmin et il s'avère que le mien aurait gagné en fonctionnalités mais perdu en précision d'altitude lors des évolutions du produit. Incroyable pour un GPS, mais véridique ! Mon mari a une montre Garmin, avec GPS et enregistrement des tracés (mais pas de visuel carte) et, sur des randos l'été dernier, nous n'avions pas les mêmes données d'altitude.
S'agissant de notre 1ère expérience de randos avec dénivelé, je ne saurais dire si on est plus sur du 500 ou du 900. Le fait est que je l'ai sentie passer cette rando ! Entre les chiffres divergent, ta condition physique (et mentale !) variable le jour de la rando, c'est dur d'évaluer objectivement la difficulté d'un parcours. Perso, je suis plus forte mentalement sur un secteur comme le Salto Preto que sur Santa Isabel. Dans le Salto, tu démarres la rando en début de journée, tu sais que c'est LE gros morceau du jour et qu'ensuite ça va dérouler tranquille. Sur Sta Isabel, tu démarres en grimpant et tu grimpes, tu grimpes, tu grimpes, sans vrai répit, avec un pourcentage de pente moindre mais sans arrêt. Pour moi, c'est plus épuisant.
à la prochaine.... à ton avis, quel sera le programme ? | | | ouais pas facile d'estimer en effet....et les appareils de mesure donnent des valeurs différentes.
Programme de ton jour suivant?? A part que j'ai noté que tu allais passer à la boulangerie artisanale, j'ai aussi gardé en tête le résumé de ton parcours que tu avais posté en tout premier message!! ;o))) Donc je me souviens que ta journée de repos n'en sera pas une!! ;O) | | | Trop forte cette Ptitortue  Mais franchement, comment pourrait on rester au repos sur Santo Antao ? | | | C'est pas faux!! Il y a tellement à faire et à voir, tellement de chemins de randos, chacun passant dans une vallée ou une autre!!! et des paysages très variés, même à quelques vallées d'écart seulement! vous avez eu bien raison d'en profiter au maximum!! | | | J9 / Samedi 17 mars : Xoxo
Excellente nuit mais grosse douleur au pied ce matin. L'ampoule me lance. Par chance, aujourd'hui est une journée dite "de repos", ce qui veut dire petite balade au programme, avec petit sac à dos, les gros restant à la chambre. Nous prenons un excellent petit déjeuner avant de quitter l'hôtel vers 8h45.
Rien ne presse vraiment aujourd'hui, le programme est léger. Nous descendons la rue et montons dans le 1er aluguer qui arrive, direction Ribeira Grande.
1. Ribeira GrandeLes travaux des routes sont un éternel recommencement.
Le chauffeur me demande où nous allons et quand j'annonce "Route de la Corde" il me dit que ça va être difficile de trouver un aluguer pour y monter car nous sommes samedi. Je n'y prête pas vraiment attention, y voyant un moyen de me "vendre" un aluguer privé ou un taxi pour y monter. Le fait est qu'après quelques minutes à arpenter la route où sont stationnés les aluguers pour la Cova, tout le monde me confirme que les aluguers montants sont rares le weekend. Un seul nous dit qu'il y monte à 11h, pour 200 CVE/pers. Nous ne sommes pas vraiment pressés, la météo est très brumeuse ce matin, et la rando prévue, courte. Ben propose qu'en attendant on aille faire un petit tour "en ville" avec l'espoir de trouver un aluguer qui parte plus tôt.
Il n'y a pas grand-chose à voir à Ribeira Grande, mais rien que pour ces 2 fresques ça vaut le coup de s'y balader 10'. Elles se situent sur la partie est de la ville.
Nous remontons vers ce qui ressemble à un centre-ville, autour de l'église. Petites maisons colorées, petites échoppes, ambiance sympathique et très locale.
Nous retournons errer sur la route des aluguers, toujours pleins d'espoir...
Un gars s'arrête avec à son bord un Gallois qui cherche lui aussi à emprunter la route de la Corde. Il m'explique qu'il est tout à fait prêt à partager son aluguer pour partager les frais ; la course pour Aguas das Caldeiras lui a été annoncée à 1700 CVE. Je lui explique qu'il y a un aluguer qui part à 11h et que nous préférons attendre. Il n'avait pas cette info, il descend donc de l'aluguer et attend avec nous.
A noter que les chauffeurs d'aluguers ont un tarif officiel pour les trajets "aluguer privé". Celui-ci est variable selon votre arrêt sur la route de la Corde. De mémoire, pour aller jusque Cha de Mato c'est 1700 CVE.
Ben continue sa série de photos. L'école se situe juste dans la rue des aluguers, un spectacle à elle seule...
Il y a les petites boutiques pour acheter des friandises
la sortie entre filles
À 11h notre aluguer nous fait signe, enfin. On croyait qu'avec un simple demi-tour nous prendrions la route, que nenni, il retourne près de l'église pour charger quelqu'un. Encore 15' d'attente. Gardons le sourire. Nous prenons enfin la route, il est 11h25.
2. Cha de Mato > XôxôLa brume est toujours là, la visibilité sur cette route pourtant magnifique est très moyenne. Dommage.
Par les vitres entr'ouvertes nous sentons la température plus fraiche en altitude. À midi nous sommes déposés à Cha de Mato, point de départ de notre rando. Nous trouvons très facilement le départ du sentier 203 qui va nous mener au village de Xoxo.
Ambiance montagnarde avec une végétation de résineux très verte. L'atmosphère est très particulière, la brume y contribuant largement.
à suivre... | | | J9, suite
Nous devinons les terrasses verdoyantes, le chemin en crête
La descente est très tranquille. Ne pas avoir à porter de -gros- sac change vraiment la donne.
Nous faisons notre petite pause pique-nique juste avant l'arrivée sur Losna. C'est ce petit oasis tout vert en fond de vallée.
La luxuriance de cette vallée n'est pas un mythe !
1er sentier balisé par quelques marques rouges. ça rassure, mais sur ce secteur il n'y a quand même pas grand risque de se perdre...
Nous remontons de l'autre côté de la vallée.
Chacun vaque à ses occupations dans cette vallée. L'habitat est très clairsemé.
Le soleil est vraiment timide. Nous avons Xôxô en vue ; son piton est reconnaissable de loin.
à suivre... | | | J9, ça continue...
Les photos fusent plus nous nous approchons de Xoxo. La verdure rencontrée sur ce secteur contraste radicalement avec l'aridité des paysages des jours précédents.
A Lombo de Pico, petite pause dans une trapiche. Elles sont nombreuses dans cette vallée et il faut oser s'y aventurer. Les gars sont ravis de nous montrer leur installation.
Nous rejoignons la route après 6km de descente.
3. Retour sur PdSNous pourrions essayer de choper un aluguer mais les jambes nous portent encore très bien, nous marchons donc tranquillement sur cette route bitumée qui descend sur Ribeira Grande. Là c'est franchement une rando facile !
Le soleil est à présent sorti. Un peu frustrant...
Séquence coiffure !
Il est 16h50 quand nous arrivons à Ribeira Grande. Nous n'avons aucun mal à trouver un aluguer pour Ponta do Sol. Il n'est même pas nécessaire de chercher, quand un capverdien vous voit il vous demande où vous allez et d'office fait signe au 1er aluguer venu. Trop fastoche ! Nous embarquons également d'autres Français avec qui nous engageons la discussion.
Notre recherche d'aluguer ce matin ayant été compliquée, je sais déjà que nous n'aurons d'autre choix que de prendre un aluguer privé pour monter à la Cova demain. Je demande donc à tout hasard s'ils montent à la Cova demain. Bingo ! Nous convenons donc de nous retrouver devant leur hôtel demain matin. Ils ont un chauffeur qui les transporte régulièrement, nous bénéficierons donc de ses services. | | | J9 / fin...
Retour à notre hôtel pour un peu de repos. Nous croisons le groupe de musique local !
C'est match de foot ce soir et nous avons pleine vue sur le stade depuis l'étage supérieur de l'hôtel !
Nous faisons une petite balade en ville puis sur le front de mer. La luminosité est très particulière, les photos sont surprenantes.
Nous dinons à la Caleta ce soir encore. Toujours excellent. Tartare de thon ou poisson au curry pour ce soir.
Résumé : Sentiers : 203 + 204Distance marchée : 12.4 kmDurée déplacement : 4h25Dénivelé enregistré : D+ 237/ D- 1378
En quelques mots
- Randonner sans le gros sac à dos change vraiment la donne. Nous n'avons pas nécessairement marché plus vite, mais le physique est nettement moins éprouvé à l'arrivée.
- Rando superbe et facile. Une bonne option pour ceux qui randonnent en étoile, au départ de Ponta do Sol par exemple. Se faire récupérer par un chauffeur à Xoxo est possible. La rando ne couvre alors que 5.5 km (3h dans notre cas)
| | | eh ben!! jolie journée de repos!!! | | | J10 / Dimanche 18 mars : Val de Paul
1. En route pour la CovaNous rejoignons l'hôtel de nos amis Français rencontrés hier, pour un départ commun à la Cova de Paul. Jack, leur chauffeur, est déjà là. Il est 9h, tout le monde s'installe et c'est parti ! Arrivés à Ribeira Grande, nous croisons 2 jeunes touristes visiblement en quête d'un aluguer pour monter. Ayant eu bien du mal à en décrocher un hier, je demande aux autres s'ils sont ok pour les embarquer -avec participation, bien sûr. Tout le monde étant d'accord, nous voilà à présent 6 dans l'aluguer de Jack.
L'avantage de l'aluguer privé c'est qu'il peut vous arrêter là où vous voulez. Ici c'est encore mieux, on n'a pas à réfléchir, Jack nous fait le guide touristique et nous arrête dès que le point de vue en vaut la peine.
Nous descendons bien sûr à Delgadim pour quelques photos. Pour ma part je ne m'approcherai pas franchement du bord, le précipice est bien marqué !
À 10h nous sommes déposés à la Cova. 2. Rejoindre la route de PaulLes jeunes partent bille en tête sur le sentier, nous nous mettons en route plus tranquillement... Crème solaire, chargement du sac, casquette, bref, retour à nos bonnes vieilles habitudes de randonneur "avec sa maison sur le dos".
Nous avons de la chance, la Cova est complètement dégagée ce matin.
Il faut d'abord descendre un peu dans le cratère pour ensuite remonter de l'autre côté avant d'attaquer la fameuse descente aux 77 (?) virages.
Nous marchons avec nos amis Français, papotant, partageant nos expériences. Cela change radicalement de notre solitude des jours passés et c'est bien agréable.
Virages en vue ! enfin presque...  La Cova était bien dégagée mais nous entrons progressivement dans un banc de brume, comme s'il était accroché aux sommets. Quand nous ressortons, la vallée de Paul se dessine à nos pieds.
Beaucoup de randonneurs disent avoir souffert dans cette succession de lacets serrés. Pour nous tout roule aujourd'hui, aucune douleur à l'horizon !
C'est dimanche, on se fait belle !
Nous voici à la jonction avec la route de Paul (Chez Sandro)
C'est ici que nos chemins divergent. Nos amis optent pour le chemin le plus facile, par la route, alors que nous choisissons de prendre par le Pico d'Antonio.
à suivre... | | | J10 / suite
3. Montée au Pico do Antonio
Au début tout va bien, on alterne montées et descentes douces, on traverse des secteurs habités, on profite des sourires du Cap-Vert.
En face, la route du val de Paul et le village où nous avons quitté nos amis.
Parfois nous avons l'impression d'être dans une oasis.
La fontaine "municipale"
Mais cela ne durera que sur 2 km... Pause pique-nique avant d'attaquer le dernier tronçon. Notre compagnon du jour
Les choses sérieuses commencent ensuite. La montée au Pico est une vraie montée ! Ça tire dans les mollets, le cardio fonctionne à plein, nous retrouvons le plaisir de se faire mal. On se prend 250 m de Dénivelé sur 1 km de montée.
La route du Val de Paul est toujours visible au loin
Cabeiça de Figueiral en vue, youpi !
Elle n'était pas négligeable cette montée, mais que c'est beau là-haut !
Il semblerait que Dimanche soit jour de lessive sur le secteur
La pause boisson serait tentante chez Sandra, mais le GPS annonce encore 5 km et nous craignons que cela nous coupe vraiment les pattes. Repartir pourrait être douloureux...
à suivre... Images attachées: | | | J10 / suite 2
Nous entamons donc la descente, avec des vues de plus en plus belles.
En bas, un peu après Quintal, match de foot très local !
Contre toute attente c'est à cet endroit que nous retrouvons nos amis Français. Ils se sont vite lassés de la route pavée et ont bifurqué à droite, sans trop savoir où cela les mènerait. Nous finissons donc la descente avec eux.
Dans cette vallée la canne est reine, la distillation bat son plein !
À 16h30 nous atteignons notre guesthouse située juste avant Vila das Pombas. Nos amis rentrent sur Ponta do Sol, ce sont donc de vrais adieux cette fois.
à suivre... | | | J10 / suite et fin
Notre logement est simple, tenu par un Italien un peu réservé, Misurino.
La chambre est simple, la salle de bain est partagée.
Douche et lessive avant de descendre à Vila das Pombas. On ne peut pas dire que ce village regorge d'animation. Nous en faisons rapidement le tour et repérons les restos pour ce soir.
En attendant 19h nous nous prenons un petit grogue à la buvette sur le bord de mer.
Nous dinons à la Casa Maracuja.
Très bon resto avec un service très souriant. Je prendrai du thon grillé et Ben du poulpe grillé. Le tout est servi avec frites ou riz. Nous rentrons repus à la guesthouse. Finalement point de voisins ce soir, ce sera donc salle de bain privée pour nous.
Résumé
Sentiers : 101 + 102Distance marchée : 13.5 kmDurée déplacement : environ 5h30Dénivelé enregistré : D+ 493 / D- 1800
En quelques mots
- La descente souvent redoutée de la Cova de Paul ne s'est pas ressentie dans les genoux. Le rythme plus doux de ce début de journée a du jouer.
- La montée au Pico d'Antonio est une vraie montée, mais aucun regret quand on pense au spectacle là-haut.
- Vila das Pombas est une très petite ville, mais on lui a trouvé plus de charme que Ribeira Grande.
- Ravitaillement possible à la jonction avec la route de Paul ou au Pico do Antonio
| | | Résumé
Sentiers : 101 + 102Distance marchée : 13.5 kmDurée déplacement : environ 5h30Dénivelé enregistré : D+ 493 / D- 1800
sur le même parcours j'ai rencontré des Suisses qui le prenait dans l'autre sens

Il faut aimer souffrir qu'ils disaient | | | oui c'est sûr que si tu montes du bord de mer au cratère en passant par Figueiral de Paul plutot que le Val de Paul, faut s'accrocher!!! Mais ce qui est possible de faire pour voir ce Figueiral magnifique, dans un niveau plus modeste, c'est de le monter et de descendre ensuite par le Val de Paul. Mais en itinérant comme Isabelle, c'est sûr que c'est carrément plus sympa de descendre de Cova en bifurquant comme ils l'ont fait sur Figueiral de Paul et Pico d'Anton, que de se taper la route pavée du Val de Paul. | | | J11 / Mardi 20 mars : Pico da Cruz - Mindelo !
1.Descente sur JanelaLa nuit fut fraiche malgré les 3 couvertures de Manuela. Le vent n'a pas faibli. Sans eau chaude la toilette matinale est rapide et à 7h nous sommes au petit déj'. Quelle vue depuis la terrasse !
Manuela nous a gaté ce matin encore : omelette, sucreries, petits pains, nutella local, pommes. Bref, on a de quoi prendre des forces pour la descente du jour. Ce 1er bon moment du jour passé nous récupérons nos sacs, passons prendre de l'eau à l'épicerie de Manuela et nous sommes prêts pour le #106.
Quelle n'est pas notre surprise en sortant de la maison de retrouver notre compagnon à 4 pattes qui avait totalement disparu depuis notre arrivée hier soir. Il est prêt lui aussi pour nous accompagner aujourd'hui encore.
C'est grand soleil ce matin mais très frisquet, nous gardons la polaire pour entamer la rando. C'est d'abord une portion de route pavée que nous empruntons, au milieu des conifères. La pente est douce, les muscles s'échauffent lentement.
Au bout de 2 km environ, nous bifurquons sur le sentier et rapidement la visibilité chute pour devenir quasi inexistante.
Le vent s'est renforcé, avec de belles bourrasques. Les arbres chargés d'humidité déversent sur nous toute leur humidité lorsque le vent s'engouffre dans leurs branches. Jolie brumisation ! Je troque la polaire pour le coupe-vent. L'air est froid et le plaisir de la descente disparait très vite dans ces conditions. J'avais lu que cette rando était superbe, je suis un peu frustrée de ne pouvoir en profiter.
Nous marchons d'un bon pas, avec bien peu de pauses photos. Nous avons hâte de passer sous la couverture nuageuse pour retrouver de la visibilité et apprécier le relief mais nous y restons coincés un bon moment. Pas loin de 40' à "profiter" de conditions de rando peu agréables...
Les vallées sont enfin en vue ! Déjà 1h30 que nous marchons.
Pour les photos, Ben se concentre sur ce qui est à portée de vue
Avec cette humidité les plantes ont un vert vif, presque fluo, qui contraste franchement avec la roche assombrie par le ruissellement de l'eau.
La fin de la rando se fera au sec mais sans franc soleil.
à suivre... | | | J11 suite
C'est quoi cette masse bleue en haut de la photo ?.... du Soleil ? Là on apprécie la vallée !
Nous arrivons à Janela à 11h45.
Autant dire qu'on n'a pas trainé, sans vraiment le vouloir, juste pour échapper à la brume et au vent froid. En préparant le programme de cette journée je me demandais si nous arriverions à Janela suffisamment tôt pour choper un des aluguers qui rejoint Porto Novo pour l'arrivée et le départ des ferrys entre 14 et 15h. La question est réglée, nous avons 2h devant nous pour trouver un aluguer... ça devrait passer.
Nous pique-niquons donc sur la plage de Janela, toujours avec notre compagnon. Cela me fait mal au cœur de savoir que nous allons brutalement l'abandonner ici ; pas question pour lui de monter dans l'aluguer. Nos chemins vont se séparer ici.
Vers 12h45 un aluguer s'arrête et nous hèle depuis la route. Ayant fini notre "festin", nous le rejoignons et embarquons pour Porto Novo. Notre compagnon nous regardera partir sans comprendre. Un peu triste tout ça.
2.Porto-Novo30' de route et nous sommes débarqués en ville. Nous passons au terminal des ferrys pensant acheter nos billets mais tout est fermé jusque 14h. nous errons donc un peu dans cette ville sans véritable charme. Il fait bien chaud à présent ; c'est fou cette différence de climat d'un côté à l'autre de l'île.
Les maisons colorées animent un peu le centre-ville
Nous retournons au Ferry, achetons nos billets et patientons en "salle d'embarquement" jusque 15h40. Le vent est terrible aujourd'hui et rejoindre le ferry depuis le terminal est presque un parcours du combattant. Je crains une traversée mouvementée...
Le départ est ponctuel, c'est parti pour 50' de traversée qui s'avèrera être bien moins agitée que je ne le craignais.
3.MindeloÀ peine débarqués nous prenons le chemin de notre hôtel, esquivant les nombreux chauffeurs de taxi prêts à vous charger pour 1 ou 2 kilomètres jusqu'à votre hôtel. En 15' nous sommes au Basic Hotel. La jeune fille n'est pas là et s'excuse de son absence en arrivant, toute essoufflée, avec une bombonne de gaz. Nous retrouvons la même chambre qu'à l'arrivée. Un petit air de "chez soi" nous envahit. Bonne douche, mini lessive et nous descendons diner en ville, chez Elvis, comme à l'aller. Pour clore le repas, petite sucrerie à la patisserie voisine.
À 21h nous sommes encore en ville ; quel changement de rythme par rapport à ces 9 jours de rando ! C'est bon aussi...
En résumé... Sentiers : 106 Distance marchée : 10 km Durée déplacement : 4h Dénivelé enregistré : D+ 246 / D- 1743 Altitude Max : 1549 m (Pico da Cruz)
- Rando plutôt facile.
- Conditions surement pas optimales pour apprécier le paysage mais la flore semble être sa grande force.
- Pas de ravitaillement vu en chemin.
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