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Jours 8, 9, 10 : Las Vegas (première partie)
Las Vegas on adore ou on déteste...
Nous on adore...
On est bien conscient que c’est un scandale écologique en soi, mais on ne peut s’empêcher d’y retourner et d’y découvrir avec plaisir chaque fois les luxueux nouveaux hôtels-casinos ouverts depuis notre dernier passage.
On y est allé 5 ou 6 fois... on ne s’en lasse pas... et... on y retournera (si Dieu nous prête vie et santé....).
La première fois, c’était en 1980... 35 ans déjà...
Si
le strip commençait à se développer déjà à l’époque, le centre de gravité initial et encore majeur à l’époque était
Fremont Street.
Las Vegas a bien changé depuis.
En 1980, c’était purement la ville du sexe et du jeu, sans beaucoup de compromis. Les propositions « commerciales » à caractère sexuel (via panneaux publicitaires, dépliants toutes-boîtes, sollicitations en rue,...) étaient très pressantes.
Les enfants n’y avaient guère de place (voire pas du tout)
Les années ont ensuite fortement modifié l’approche des « business men » locaux et une évolution significative et spectaculaire s’est produite depuis.
Si le jeu demeure aujourd’hui toujours très très présent (
bien entendu), l’industrie du sexe très frappante et très présente à l’époque est beaucoup moins apparente aujourd’hui.
Cela ne veut pas dire, bien entendu, que cette industrie du sexe n’existe plus...
Au fur et à mesure du temps, il nous est clairement apparu que la ville s’est vraiment policée et le client type recherché a manifestement largement évolué de l’adulte venant s’encanailler au travers du sexe et/ou du jeu dans « la ville du péché » vers une clientèle plus familiale et la mise en valeur
également de thèmes plus familiaux, culturels ou festifs dans les nouveaux casinos.
C'est devenu également un gigantesque shopping center et toutes les galeries marchandes des hôtels-casino du Strip regorgent littéralement de commerces de luxe en plus des outlets et autres malls
C'est devenu également une ville de grands spectacles, de conventions et de sport.
Nous sommes retournés cette année à
Fremont Street, centre de gravité historique qui vivote et tente de survivre. Le spectaculaire ciel animé placé il y a quelques années sur Fremont St y a aidé.
La nouvelle attraction constituée de harnais permettant de parcourir Fremont à toute vitesse juste sous ce ciel n'apporte guère de valeur ajoutée me semble t il. Cela d'autant plus que les trois massives stations supportant l'attraction sont placées au milieu de la rue et nuisent, selon nous à l'esthétique globale.
Mais bon, ce n'est qu'un avis...
Si il y a deux ans, on logeait au Caesar Palace, cette année nous avons fixé notre camp de base pour 3 nuits au Eastside Cannery Casino and Hotel. Il s’agit d’un hôtel récent et très correct, un bon rapport qualité/prix et à tarif raisonnable (moins de 70$ fee compris).
L'évolution des prix des « grands » hôtels-casinos, l’application (assez maladroite selon moi) de fees artificiels... finira, je pense, par leur nuire...
Le principal défaut de cet hôtel casino est d’être un peu décentré (proche du croisement de
Boulder hwy et
Tropicana ave). Mais bon la voiture est disponible et est de toute façon absolument indispensable pour se déplacer
efficacement dans
Las Vegas.
Notre premier arrêt « laundry » sera à
Las Vegas.
Nous, on adore les coin-laundry.
Pour ceux qui y seraient peu familiarisés, ce sont des laveries en self-service équipées de machines à lessiver et séchoirs à pièces de monnaie. Il y en a partout aux
USA (comme chez nous d’ailleurs....).
Les laundry, c’est d’abord évidemment un besoin hygiénique; faut bien après un certain temps laver son linge sale avant de poursuivre...
Mais les laundry constituent aussi un étonnant laboratoire social où, pendant 1h30 ou 2 h00, vous partagez la vie des habitants du coin.
Ce ne sont, en général, pas des bourgeois (eux ont des machines à la maison) mais souvent une population locale moins favorisée et beaucoup d’immigrés, de latinos ou d’indiens en fonction des quartiers ou des différentes villes.
Comme vous, ils attendent.... que cela lave et que cela sèche... alors... on sympathise
Les enfants courent, les mères s’agitent...
On les regarde faire et vivre...
Quand elles s’arrêtent et attendent comme vous, on discute un peu si les gosses en laissent l’occasion.
On oublie alors la chaleur dégagée par les machines et l’odeur obsédante du savon qui règne.
Un vrai laboratoire social...
Quand ils apprennent que vous venez de si loin, je comprends que, parfois, certains s’étonnent quand même que vous veniez du bout du monde... tout cela pour laver votre linge sale comme et avec eux !!!
Puis,... pour eux comme pour nous,... quand le linge est propre et sec... on remballe et... c’est reparti, vite fait, vers d’autres horizons...
...
Allez,... la suite de
Las Vegas,... la prochaine fois....
Logistique documentaire
Nous classons tous nos documents «
papier » dans 3 fardes avec chemises en plastique :
La première :- Elle comporte
TOUS les documents sensibles (sauf hôtels) du voyage définis plus haut mais également toutes nos références, contrats et conditions générales synthétiques d’assurances (assistance mondiale, assurance annulation, assistance juridique, couverture caisse soins de santé en Europe,...)
- Les N° de téléphones, adresses et caractéristiques utiles lors de problèmes à l’étranger (Ambassades, consulats aux
USA,
Mexique et
Colombie, famille,...)
- L’alphabet OTAN (eh oui,... très utile pour épeler au téléphone avec des correspondants dont vous parlez mal la langue) et des photos d’identité de réserve (au cas où des documents officiels devraient être refaits,...
Remarque : beaucoup de ces listes et documents se conservent de voyage en voyage (avec actualisation).
La seconde caractérisée "hôtels":- Reprend une impression « papier » de toutes les réservations d’hôtels ainsi qu’une impression de leur situation « google map »
- Un récapitulatif
La troisième reprend le solde à savoir tout ce qui reste et qui n’est pas sensible.
Les deux premières fardes demeurent en permanence dans le sac à dos (de taille moyenne) que je conserve
en permanence avec moi et qui ne me quitte pas (même pour aller prendre le petit déjeuner le matin...).
Mon épouse conserve les passeports dans son sac « banane » de taille qui ne la quitte pas.
L’entièreté du contenu des 3 fardes est également stocké sous format électronique (en PDF essentiellement) sur une robuste et discrète clé USB de 16 G fixée au trousseau de clés qui ne me quitte pas et une copie de cette clé est laissée à un proche au pays.
Nos smartphones et PC sont chargés
de tout ce qui n’est pas sensible ainsi que de lexiques (culinaires et autres...) et d’autres infos pouvant être utile.
Joseph