Salut à tous !
Comme promis, après les quelques questions que je vous ai posées pour organiser mon voyage, la moindre des choses est de vous raconter comment ça se passe.
Contexte : je suis un Français de 22 ans dont la seule expérience de vie à l'étranger était jusqu'à présent...
Bruxelles, pour 5 mois. Autant dire que l'Asie, c'était juste un vague concept pour moi. Je n'avais strictement pas la moindre idée de ce à quoi m'attendre et en fin de compte je ne me renseignais pas tellement, pour que le plaisir (ou le contraire) de la découverte soit authentique.
Après deux semaines ici, il apparaît que je suis adaptable. Ce n'est pas le scoop du siècle mais c'est toujours agréable de le confirmer.

Bref, mon séjour (qui va durer 5, 5 mois) commence très bien, j'aime bien
Phnom Penh dans sa diversité d'odeurs (il y a des odeurs que j'apprécie moins que d'autres, certes, mais bon), d'architectures, de gens... J'adooooooooore monter derrière un moto-dop et louvoyer entre les voitures. Je m'achèterais bien une moto mais je tiens quand même à la vie et je n'ai pas les moyens, je me contenterai d'un vélo. Le sourire des Khmers est aussi agréable, même si c'est difficile de voir ce qu'il cache. On le sait sincère chez quelqu'un qu'on commence à connaître ou chez celui qui explose de rire quand il entend notre accent de barang qui tente comme il peut de dire bonjour en khmer, mais autrement c'est assez difficile. Mais déjà ils sourient, et après une semaine à
Paris, ça fait presque un choc.

Evidemment, la nourriture khmère est délicieuse, voire mieux encore. J'ai la chance d'avoir un collègue khmer qui m'emmène le midi dans des cantines où les Occidentaux vont assez rarement, c'est excellent. Et mes intestins tiennent le choc, ce qui est également appréciable. Hier soir j'ai testé la tarentule grillée et j'ai pu réapprendre que les préjugés sont vraiment une chose stupide : c'est très bon ! Enfin je n'en mangerai pas des dizaines d'affilée, mais j'en remangerai.
Je n'ai pas encore visité les monuments de la ville, je suis juste passé devant (en prenant au passage mon premier coup de soleil depuis juin), mais c'est au programme. Et évidemment une fois que ce sera fait je ne resterai pas cloîtré dans la capitale, la poussière et les gaz d'échappement commencent déjà à me souler. Je suis déjà allé à la campagne "pour le travail", et ça fait vraiment du bien, donc je compte remettre ça dès que possible. Sieam Reap attendra avril et le nouvel an khmer, mais d'ici là je ne resterai pas les bras croisés.
La prochaine étape ça reste quand même d'acheter des vêtements, un vélo, quelques draps et de l'insecticide (j'ai des xylophages dans mon armoire, grrr, les vêtements à la sciure c'est assez désagréable). Et peut-être aussi un baume du genre "Apis" pour apaiser les piqûres de moustiques. Les premiers jours j'étais tranquille, mais ça y est, les autorités sanitaires moustiquiennes m'ont déclaré propre à la consommation.
Ah et il faudra aussi que je m'habitue au rythme de vie khmer. Samedi j'ai rendez-vous "à 6h" au Monument de l'Indépendance. Moi qui pensais que la grasse matinée était une loi universelle...

C'est dur, je préfère marcher en pleine chaleur et dormir le matin que dormir en pleine chaleur et marcher le matin... Finalement ici ce n'est pas forcément le décalage horaire, le plus difficile.

Bon voilà c'est tout !
Ah oui, mes aventures sont racontées de manière un peu plus précise sur
rahan-l-ensarien.blogg.org
, si ça intéresse quelqu'un.
Au revoir (je sais le dire en khmer mais pas l'écrire :p "djemriep lieuh", plus ou moins...)
J'ai pas trop progressé, le seul nouveau mot que j'ai appris c'est "riz". Mais bon comme ça coule de source d'avoir du riz quand on mange quelque part, c'est un peu inutile... "Mouche" aussi, je sais dire. Il faut bien commencer par quelque chose...
Merci à tous ceux qui m'ont aidé ici !
Guillaume