4yne · 8 janvier 2019 à 17:29 · 494 photos 97 messages · 22 participants · 10 660 affichages | | | | Bonjour Catherine  Me voici de retour pour lire avec grand plaisir et grand intérêt le récit de vos aventures  . Sans doute n'irai-je jamais dans ces contrées lointaines (trop d'heure de vol pour mon mari  ) mais, grâce à vous, j'ai un bel aperçu  Merci ! | | | Bonjour Jany,
Merci, et venez, la suite est pour tout de suite.
Wellington, dimanche 11 novembre 2018
Quelle chance ! Il ne pleut pas ! Le soleil joue à cache-cache derrière les nuages et il n’y a pas de vent. Tous les ingrédients sont là pour une belle journée dans cette ville que j’attendais avec impatience. La dernière fois que nous sommes venus il faisait un temps épouvantable, pluie, froid et vent glacé.
L’arrivée est prévue à 10h mais à 8h45 nous sommes à quai.
Des navettes sont prévues pour nous emmener au centre-ville. Elles sont fréquentes tout au long de la journée et très bien organisées avec plusieurs arrêts possibles à divers endroits de la ville.
Le temps est magnifique, nous commençons par profiter des quais pendant que beaucoup dorment encore et nous laissent le champ libre.
Nous marchons jusque Oriental Bay, le point le plus éloigné de notre visite. De charmantes villas construites à flanc de colline bénéficient d’une vue imprenable sur la baie. Et de jolis pins de Norfolk bordent la promenade (merci Rodile, grâce à qui je connais maintenant le nom de ces très beaux pins)
Le hasard a fait que nous sommes à Wellington en ce jour particulier de commémoration du 100ème anniversaire de la fin de la grande guerre. Cent milles Néo-Zélandais ont participé à cette guerre sur une population d’un million d’habitants à cette époque. Dix huit mille sont morts et quarante et un mille ont été blessés. Ils sont partis combattre, en bateau, à l’autre bout du monde.
La cérémonie se prépare et les canons sont installés face à la mer. Pour la sécurité des bouchons d’oreilles sont distribués... Cela parait risible, le bruit est dérisoire à côté des événements de l’époque...
A notre retour la foule est nombreuse et le passage fermé. En passant par derrière nous rejoignons le Te Papa Museum, le grand et réputé musée de Wellington. J’avais lu tellement de bien sur ce musée que j’ai été déçue. L’organisation à l’intérieur est assez confuse. Je ne trouve pas le calamar géant, ce secteur est en travaux. Ni la petite maison où est simulé un tremblement de terre, j’aurais aimé ressentir cet effet.
Une exposition temporaire est proposée sur le thème de la bataille de Gallipoli à laquelle participèrent de nombreux Néo-Zélandais. Aussi appelée bataille des Dardanelles, elle dura de longs mois contre l’Empire Ottoman et infligea de lourdes pertes humaines inutiles.
Depuis le jardin du Te Papa nous entendons tirer les canons, un nombre interminable de coups. Cent coups pour cent ans. Avec les personnes présentent nous pouvons nous hisser pour apercevoir la cérémonie. Le bruit, la fumée, l’odeur de la poudre, et nos pensées pour l’abomination qu’a été cette guerre rendent ce moment émouvant. Tout le monde s’est arrêté, en dehors des coups de canons, il n’y a pas un bruit. S’ensuit une minute de silence absolu.
Depuis le centre-ville un funiculaire monte aux jardins botaniques en quelques minutes. Celui-ci est historique et fonctionne depuis plus de cent ans. Le trajet est rapide, seulement quelques minutes, mais l’attente est bien longue et nous avons regretté de ne pas être monté à pieds, c’eût été plus rapide. Le jardin botanique surplombe la ville et offre un large panorama sur les collines de la baie de Wellington.
A suivre... | | | Wellington, dimanche 11 novembre 2018 (suite)
La roseraie Lady Norwood abrite de nombreux parterres de roses. La serre de Begonia House expose aussi des plantes tropicales et carnivores.
La descente à pieds depuis les jardins botaniques vers le parlement est un sentier au charme d’antan avant de retrouver la ville. Il traverse un très ancien cimetière verdoyant et fleuri intégré au milieu du paysage urbain et de la circulation, juste au-dessus de l’autoroute.
Le parlement surnommé "La Ruche" en raison de son aspect... pas de commentaire sur son apparence.
Il est le plus récent des trois bâtiments construits en enfilade dans le parc. Edifiés à des époques successives, la plus ancienne construction, date de 1870, le second bâtiment de 1920, et le dernier de 1970. C’est la juxtaposition de trois styles totalement différents.
Un rapide passage en ville nous permet rejoindre les quais.
Une dernière flânerie au bord de l'eau avant de rentrer.
Un amoureux des « pingouins » et artiste.
Et quelques oursins.
| | | Picton, lundi 12 novembre
Quel beau et grand soleil encore aujourd’hui ! La navigation dans le fjord avant l’arrivée est très belle.
Le bateau fait demi-tour dans un mouchoir de poche pour se stationner au quai en marche arrière, il y a vraiment très peu d’espace pour les manœuvres.
Nous partons le plus tôt possible, à 8 h, l’escale est courte, le bateau repart à 15 h. Nous devons prendre une navette pour aller en ville. Sur le port comme en ville, il n’y a pas un taxi.
Nous voulons louer une voiture. Il y a toute une série de loueurs mais presque tous sont fermés. Celui qui est ouvert ne fonctionne que sur réservation et nous redirige vers l’agence de l’I-site, c’est le passage obligé pour obtenir un véhicule. Il y a six personnes devant nous et c’est long, long... Quand nous partons il y a au moins trente personnes dans la file d’attente.
Ensuite il faut attendre que le loueur (Omega Rental) vienne nous chercher... et l’on recommence, papiers, permis, CB.... 95 NZ$ de location plus 50 NZ$ d’assurance pour une demi-journée de location. Le monsieur nous siffle superbement la Marseille et appelle un employé français qui nous renseigne où aller pour profiter au mieux du peu de temps dont nous disposons.
A 9h45, nous partons enfin ! Notre demi-journée de location se termine à 13h, sa durée est donc de 3 heures. Pas mal non ? mais on ne va pas se fâcher pour cela... Les touristes ont vocation à se faire plumer, toujours avec le sourire.
Au départ de Picton nous empruntons le début de la Queen Charlotte Drive en direction d’Anakiwa. Nous avons trop peu de temps pour aller plus loin. La route est très belle sous ce soleil resplendissant. Chaque virage offre de très belles vues sur la ville et ensuite de magnifiques tableaux sur la nature.
A Ngakuta Bay, on se croirait au paradis. Quelle merveilleuse sensation cette baie si paisible toute de silence et de couleurs fraîches.
Au fil des kilomètres et des lacets la route est toujours somptueuse.
A Aussie Bay de charmantes boites à lettres bordent la route.
Nous mettons 1h30 pour atteindre Anakiwa. Ici la route s’arrête et le Queen Charlotte Track commence. Cette randonnée peu faire jusqu’à 70 km en plusieurs jours.
Nous ne pouvons en faire que les premiers pas, dans une forêt de fougères, pressés par le temps... ici nous pèse la contrainte de la croisière, nous aurions tellement aimé nous attarder.
Le soleil maintenant haut dans le ciel et donne toute une panoplie de bleus éclatants à la mer.
Après avoir rendu la voiture il nous reste un petit moment pour découvrir Picton à pieds.
C’est une charmante petite cité balnéaire nichée entre les collines, il n’est pas long d’en faire le tour.
Sur le bateau nous profitons de la navigation dans le fjord à l’ombre, la température est très douce et le soleil brûle très vite.
Avant même la sortie du fjord la fraîcheur se fait sentir à mesure que les rivages s’écartent et que l’on approche de l’océan. Fini les tee-shirts, le toit de la piscine est refermé avant d’arriver en mer.
Ce soir nous est proposé un spectacle de danses maories, exécuté par le groupe Kahurangi. | | | Akaora, mardi 13 novembre
Le soleil se lève sur ce profond cratère rempli d’eau de mer qu'est la baie d'Akaroa.
Les chaloupes sont mises à l’eau dès 6h30 pour le débarquement dans ce petit port qui failli être français.
En 1840 des colons français arrivèrent à Akaroa quelques jours seulement après que les Britanniques eurent planté leur drapeau au Green Point. Ayant parcouru un si long voyage, ils ne sont pas repartis. Aujourd’hui ce charmant petit village, met en avant l’image de la culture française.
Sur le quai de nombreux tour privés proposent leurs services. Ayant déjà un tour réservé pour la fin de la matinée, nous en réservons un second pour l’après-midi, justement, proposé par un jeune français.
En ce début de matinée nous commençons par découvrir la ville qui s’éveille doucement. Beaucoup de « streets » sont des « rues », nous trouvons une « boulangerie », une « boucherie », un restaurant « Ratatouille » et de nombreux drapeaux tricolores disséminés un peu partout affirment l’ambiance française.
De son passé baleinier Akaroa a gardé ces anciennes bassines où était fondue la graisse des baleines.
Nous sommes à la recherche du petit cimetière français, sur la colline. Mais il n’existe plus. Déplacé en 1925, il est réduit à un simple monument aux morts avec le nom des défunts inscrit dessus. Aucun charme, peu d'intérêt.
A suivre... | | | Akaora, mardi 13 novembre (suite)
Nous avons réservé un tour en bateau dans la baie à 11 heures avec Black Cat Cruises pour 85 NZ$ par personne pour deux heures de croisière. Le départ se fait avec un petit peu de retard. Il faut partager l’unique quai entre tous les usagers et les chaloupes des bateaux.
Nous longeons les rives pour observer les nombreux oiseaux qui nichent sur la falaise. Les grottes creusées dans la roche renvoient un fort écho. La mer est devenue émeraude.
Les petits dauphins Hector arrivent... il viennent nager autour du bateau.
Ce dauphin est le plus petit de la planète, il est endémique de Nouvelle-Zélande et vit à proximité des côtes. De couleur claire, ses extrémités sont noires et sont aileron dorsal arrondi.
Sur l’autre rivage, ce sont des otaries qui se prélassent au soleil. Les dauphins ne se lassent pas de venir nager autour du bateau.
Le tour de l’après-midi nous le faisons en mini-bus avec Pohatu Penguins Tour (65 NZ$ par personne pour 2 heures). C’est la jeune femme néo-Zélandaise du français rencontré ce matin qui est notre guide. Le tour est en anglais, dommage, nous sommes 6 francophones pour 3 anglophones.
Ce tour se fait dans une propriété privée. Les points de vue depuis la route qui monte sur les collines sont somptueux.
La ferme se trouve située, après plusieurs kilomètres de chemins de terre, au fond d’une crique, en bordure d’une petite plage sauvage.
Des moutons nous accueillent mais ceux que nous sommes venus voir sont les «little blue penguin», les manchots pygmées en français. Ce sont les plus petits manchots au monde, ils mesurent environ 30 cm et leur pelage est bleu, très timides et craintifs ils sont en mer la journée pour se nourrir et regagnent leur nid le soir.
La propriété s’est engagée dans un vaste plan de préservation de cette espèce et a aménagé 400 nichoirs pour aider à la reproduction de cette espèce qui pond deux œufs à la fois. Les parents se relaient pour couver pendant 35 jours. Ils ont ensuite bien du mal à nourrir les deux petits affamés qui réclament.
Notre guide ne soulève que très brièvement le couvercle d’un nichoir pour nous permettre d’apercevoir un petit manchot, afin de ne pas trop le déranger. 041
L’environnement sous ce si beau soleil est enchanteur mais bien différent nous dit notre accompagnatrice, en hiver, dans le brouillard, le froid, et sous la pluie quand les journées sont si courtes. De retour à Akaroa nous profitons du wifi de la bibliothèque puis nous terminons l’après-midi en marchant jusqu’au phare.
Cette petite ville est ravissante et très fleurie. Comme partout en Nouvelle Zélande les habitants sont très accueillants. Nous sommes très contents d’avoir choisi de rester à Akaroa et de n’avoir pas fait les kilomètres jusque Christchurch. | | | Quelle belle escale  un régal ! Merci Catherine | | | Port Chalmers, Péninsule d’Otago, Dunedin, mercredi 14 novembre
La chance continue, c’est encore un grand soleil qui brille ce matin. L’arrivée à Port Chalmers au petit matin est un enchantement avec sa panoplie de couleurs douces.
A 8h précises nous sommes dans le terminal, nous avons réservé un Rav4 (ou équivalent) depuis longtemps chez Pegasus. L’avantage de cette agence est que la voiture nous est livrée au terminal de croisière et nous la laissons le soir, au même endroit, ce qui est très pratique. Le monsieur nous voit mais se fait attendre parce qu’il discute...
Déception, la voiture n’est pas du tout celle que nous avions réservée. C’est une petite catégorie A, sans prise USB avec des amortisseurs en (très) fin de vie et une direction qui ne passerait pas un contrôle technique. Il fait si beau que nous ne voulons pas nous gâcher la journée à cause de cela, ni perdre de temps à aller réclamer. Direction la péninsule Otago.
Nous choisissons de commencer par les plages les plus sauvages et les moins fréquentées sur la côte sud de la péninsule.
Nous prenons le chemin de de Boulder Beach mais avec une telle voiture qui n’a que 10 cm de garde au sol, sur des routes gravelées puis dans un chemin de terre, avec de grosses ornières, nous ne pouvons pas passer.
Nous laissons la voiture sur le bas-côté et continuons à pieds jusqu’à voir la vue sur la plage mais elle est encore bien loin, et fermée.
L’arrêt suivant est tout proche, Sandfly Bay. Ici l’accès est facile, un parking est prévu pour le stationnement et il y a même des toilettes. Ce pays est un bonheur, il y a toujours des toilettes propres même dans les endroits les plus reculés. Ici elles sont « portables » et solidement arrimées au sol avec des sangles à cause du vent. Il suffit de regarder les arbres pour comprendre la force de ce vent. Aujourd’hui nous avons beaucoup de chance il n’y en a pas.
Le sentier qui descend à la plage devient vite abrupte. Il est très glissant mais nous arrivons jusqu’au sable des dunes sans chuter. Les dunes sont couvertes de fleurs qui embaument.
Depuis le haut de la pente on aperçoit les traces laissées par les manchots dans le sable pour aller se cacher et nicher dans la végétation. Sur cette plage ce sont des manchots à yeux jaunes que l’on peut voir, mais l’heure n’est pas appropriée, il faut venir tôt le matin ou au coucher du soleil.
La plage est sauvage et magnifique, nous sommes seuls c’est un moment magique et merveilleux. Nous aurions aimé naturellement rencontrer quelques animaux sur cette plage mais nous ne voyons rien.
Seulement, il y a cette odeur que nous reconnaissons qui est significative et qui nous intrigue. Et en cherchant, au bout de la plage, il y a quelque chose, recouvert de sable. Quand on s’approche, on peut reconnaître une queue, puis des palmes et de l’autre côté un museau, c’est bien un lion de mer qui dort mais il finit par bouger.
La remontée depuis la plage vers le parking est bien plus facile que ce qu’elle ne le laissait penser, et c’est si beau qu'on ne se lasse pas de regarder.
à suivre... | | | Port Chalmers, Péninsule d’Otago, Dunedin, mercredi 14 novembre (suite 1)
Nous continuons notre chemin vers Allan Beach.
Après des déviations et encore des détours qui nous contraignent à faire une grande boucle, l’accès est impossible, la route est fermée.
Encore des travaux et des déviations pour rejoindre Victory Beach. Nous sommes détournés jusqu’à emprunter une partie de la Portobello Road sur la rive nord de la péninsule et ensuite ce sont des kilomètres de route gravelée.
Nous arrivons à Okia Flat où nous pouvons laisser la voiture pour rejoindre Victory Beach à pieds. Nous sommes sur le chemin des pyramides.
Sur ces pyramides se retrouvent les mêmes formations rocheuses qu’à la chaussée des géants en Irlande.
Après quelques marécages, le sentier nous mène vers les dunes qui après un déboisement total dans les années 1800 sont en phase d’être rendues à la nature. Elles seront dans leur état originel d’ici une centaine d’années, selon les panneaux explicatifs.
En attendant ces dunes abritent les manchots qui viennent y nicher et elles dissimulent la plage jusqu’au dernier moment. La plage est superbe et seulement fréquentée par les oiseaux.
| | | Port Chalmers, Péninsule d’Otago, Dunedin, mercredi 14 novembre (suite 2)
Nous ne sommes plus très loin du Royal Albatros Centre et la route est toujours très belle.
Au bout de la péninsule des belvédères permettent de voir les falaises qui plongent dans la mer et les oiseaux qui nichent et couvent.
Les oiseaux s'installent un peu partout même au milieu des massifs de fleurs.
Pour voir les albatros dans ce centre, tout est très bien organisé, il faut payer, et payer très cher, 60NZ$ par personne. Autrement tout est bouclé, aucun accès n’est possible à l’extrémité du promontoire. Cela ressemble bien à un gros attrape-touriste, nous n’irons pas. Un sentier descend vers la plage mais pas, sur la plage, seulement jusqu'à une terrasse d'observation.
Il nous reste du temps pour un court arrêt à Dunedin. Pour nous y rendre, nous suivons la Portobello road la route basse de la péninsule qui longe la côte ouest.
Dunedin est la capitale de l’Otago, et s’est fortement développée à l’époque de la ruée vers l’or. En 1881 des migrants du monde entier sont venus tenter leur chance comme chercheurs d’or. Il y a eu jusqu’à 35000 chercheurs d’or dans cette ville de 60000 habitants.
L’Octagon est la place historique de Dunedin, comme son nom l’indique elle est octogonale entourée de bâtiments anciens. Aujourd’hui elle est encombrée de circulation et de bus, et n’est pas à son avantage.
La cathédrale St Paul au sommet d’un large escalier offre une vue dominante sur la place. La hauteur des voûtes, à l’intérieur, est impressionnante.
L’Otago Daily Time building est le siège du plus vieux journal du pays, sa façade est caractéristique de l’art déco des années 30.
Mais c’est surtout la gare que j’ai envie de revoir, nous y étions passés si vite la dernière fois. Si belle et si joliment décorée elle est un incontournable de la ville. J’y croise même deux charmantes voyageuses d’une autre époque.
De retour à Port Chalmers il n’est pas difficile de retrouver le chemin du port, le bateau est juste derrière le feu tricolore.
Aujourd’hui c’est le Solstice de Celebrity qui est stationné juste à côté du Noordam.
En soirée, c’est depuis le salon panoramique du Crow’s Nest, avec un très bon cocktail, que nous assistons à la navigation dans le chenal qui permet de rejoindre la mer.
Le spectacle du soir est un film animalier accompagné par l’orchestre des musiciens du bateau, amusant et dynamique grâce à la qualité de l’orchestre qui doit être parfaitement synchronisé avec l’image. Le résultat donne un film très drôle. | | | Fjords Lands, jeudi 15 novembre
Pour la première fois depuis 15 jours nous n’avons pas de bonne raison pour nous lever en 5 et 6 heures le matin.
Le bateau a un peu bougé toute la nuit, nous le sentons parce que notre cabine est à l’avant mais cela ne nous a pas empêché de bien dormir.
A 9 h la mer est un peu rugueuse et le vent souffle fort. La mer est bien pire qu’elle ne l’était en Afrique du sud et le bateau ne bouge pas.
A 9h15 nous arrivons dans le Dusky Sound. Le ciel est lourd et tourmenté mais il laisse passer la lumière et quelques rayons de soleil. La mer se calme dans le passage entre les montagnes, le vent reste fort.
Nous apercevons les premiers sommets enneigés et des otaries sur les berges et dans l’eau. Le passage très large au départ devient par moment très étroit, la température est agréable avec 14°C, pas une goutte de pluie n’est prévue ! La dernière fois nous avons fait cette navigation dans le brouillard, alors nous sommes ravis !
Dès la sortie du fjord nous retrouvons la mer agitée. A 12h45 nous entrons dans le Doubtful Sound.
Nous nous chauffons tranquillement au soleil quand le bateau change de cap, en une seconde le vent devient violent, il faut s’accrocher et ne rien lâcher. Quelques mouchoirs se sont envolés dans le ciel avant d’atterrir dans l’eau noire.
L’eau est très profonde et très sombre, presque noire, parce qu’elle est constituée de deux couches d’eau distinctes. La couche supérieure est de l’eau douce provenant des montagnes. Elle est brune, colorée par les tanins d’origine forestière. L’eau des profondeurs est l’eau de mer plus lourde parce que salée. Les deux ne se mélangent pas.
A l’approche du Milford Sound de gros nuages sont accrochés sur les sommets et le vent souffle à plein poumons. Mais au fur et à mesure de notre avancée dans le fjord les nuages se déchirent et laissent apparaître quelques rayons de soleil.
Le ciel bleu s’élargi et dessus se détachent des sommets à peine enneigés.
Dans ce décor grandiose le bateau rouge qui promène les touristes et le Milford Sound Airport paraissent minuscules.
Le spectacle est continu jusqu’à la cascade Lady Bowen tout au fond du fjord.
Tout doucement, le navire tourne sur lui-même laissant à chacun le temps d’admirer cet environnement impressionnant par sa beauté et ses dimensions.
Avant de rejoindre la mer nous passons à nouveau devant les Stirling Falls, elles aussi immenses. Pour mesurer l’échelle regarder le petit bateau jaune en bas à droite de la seconde l'image.
Aujourd’hui nous quittons la Nouvelle Zélande, nous avons eu énormément de chance avec la météo, surtout ces derniers jours. Nous avons pu voir tous ces paysages d’une nature exceptionnellement belle, sous leur meilleur jour. | | | Hobart, Tasmanie, Dimanche 18 novembre
Deux jours de mer ont été nécessaire pour arriver à Hobart. Deux jours où la mer était un peu agitée et même si le ciel était dégagé à certains moments la température était trop fraîche pour s’étendre dehors avec un livre. Le bateau est à quai dès 6h30. Nous devons nous soumettre à un « face to face » qui très bien organisé ne génère aucune attente.
Le port est désert à cette heure matinale un dimanche. Le ciel est gris mais il n’y a pas un souffle de vent. Nous longeons tranquillement le port à pieds jusque Salamanca Place en prenant le temps de déguster chaque instant.
Au milieu de cette longue ligne de bâtisses sur Salamanca Place nous empruntons les «Kelly’s steps», un escalier qui permet de rejoindre directement Battery Point, un quartier ancien, paisible, aux cottages typiques et aux maisons victoriennes.
Comme dans toutes les villes que nous avons traversées au cours de ce long voyage, ce quartier est très généreusement fleuri.
C’est à bord du Spirit of Hobart que nous embarquons pour une petite croisière d’une heure qui remonte la rivière Dervent et permet de découvrir l’autre côté de la ville.
Bellerive Village, sur l’autre berge de la rivière a des allures de petite cité balnéaire.
Le temps n’est pas désagréable mais les nuages restent accrochés au sommet du mont Wellington aussi nous préférons réserver une visite pour l’après-midi à Richmond Village et au refuge de Bonorong.
Richmond Village est un vieux village, si touristique qu’il ne reste pas grand-chose d’ancien. Dans la rue principale chaque maison est soigneusement restaurée et briquée, transformée en boutique, bar, restaurant, ou salon de thé.
Le très vieux pont de 1826 trône au milieu de pelouses parfaitement entretenues dans un cadre bucolique où les petits enfants viennent nourrir les canards.
Un peu à l’écart l’adorable et minuscule église St John est très chaleureuse. Elle date de 1836, époque de l’édification de la ville.
A suivre... | | | Hobart, Tasmanie, dimanche 18 novembre (suite)
Les jardins et les cours des maisons sont tous très fleuris et les oiseaux gazouillent partout à tue-tête.
Vingt minutes de routes suffisent pour arriver au refuge de Bonorong.
Ce refuge recueille les animaux blessés le plus souvent écrasés par des voitures ou agressés par des chiens. Ils restent en général plusieurs mois ou quelques années dans le refuge. C’est un cow boy local qui nous accueille avec un superbe accent du terroir, nous ne comprenons rien à ce qu’il dit, mais le parc dispose de fiches explicatives en français.
Les kangourous évoluent en liberté dans le parc. Ils sont si mignons et délicats pour venir manger dans la main.
Il est possible de voir divers animaux dans leurs enclos mais la plupart restent terrés ou tapis à l’abri des regards.
Quelques émeus quémandent les granules des kangourous (qui leurs sont interdites). Comme les autruches, leurs petites ailes ne sont pas adaptées au vol. Leurs grandes pattes très musclées leur permettent cependant de parcourir de longues distances à une vitesse moyenne de 50 km/h, avec des pointes à 70 km/h. Nous en verrons des sauvages en Australie.
Un diable de Tasmanie nous fait l’honneur de sortir de son terrier. La nuit il chasse pour se nourrir et, le jour il se repose. C’est le plus grand marsupial carnivore d' Australie, sa mâchoire est si puissante qu'il peut mordre à travers les os. Il doit son nom de "diable" à ses cris si stridents qui, la nuit, peuvent donner la chair de poule.
Les mâles se battent férocement pour l'accès aux femelles. La maman diable de Tasmanie possède une poche pour porter ses bébés. Cette poche comporte 4 mamelles, mais la mère donne naissance jusqu'à 20 petits. Ce qui signifie que les bébés doivent se battre dans la poche maternelle pour avoir accès aux mamelles et ainsi seuls les quatre plus costauds et plus féroces survivent.
Les plus heureux sont les perroquets qui profitent du buffet en libre service, tout en restant en totale liberté.
Ce petit échidné couvert d’épines sur le dos n’a plus que trois pattes mais il détecte avec son bec les fourmis et les termites, puis les attrape avec sa longue langue visqueuse. S’il est menacé, il s’enterre mais laisse dépasser ses épines. Les échidnés sont seuls mammifères, vivants encore actuellement, à pondre des œufs. La femelle porte l’unique œuf pondu dans une petite poche abdominale jusqu’à son éclosion.
Nous sommes de retour sur le port à 5h et après un petit tour sur Macquarie Street, la rue principale fort déserte à cette heure, nous préférons rentrer, un vent froid et sec s’est levé.
Ce soir nous avons un très beau spectacle au théâtre donné par les Tasmania Police Pipe Band. Cornemuses et kilts d’apparat pour un très bon moment de musique et d’humour, dommage que nous ne comprenions pas tout... | | | Bonsoir,
Merci à vous de nous faire voyager et rêver à travers ce merveilleux récit et toutes ces superbes photos.
Bonne soirée. | | | Hobart....il m'a fallu un atlas Merci pour ces découvertes !! | | | Melbourne, Australie, mardi 20 novembre
Un jour de mer tranquille a été nécessaire pour arriver à Melbourne depuis Hobart.
Ce matin le ciel est menaçant et la température très douce.
Nous sommes à 4 km du centre, il est possible de prendre un bus ou le tram pour s’y rendre. Le pass pour tous les transports de la ville pour la journée est à 15 AUD par personne. Tout est très bien organisé dans le terminal, une ligne «109 spécial cruise » a été mise en place.
L’arrêt est devant l’Immigration museum. Et là, nous plongeons en une seconde dans l’horreur de la grande ville. Nous nous retrouvons au milieu d’une foule qui marche à pas rapides et visages fermés. Nous sommes agressés par le bruit de la ville, des voitures, des camions, des transports en commun. L’odeur de la pollution, des gaz d’échappement et du tabac se mêlent en un cocktail abominable.
Au milieu de cette foule qui avance comme un rouleau compresseur nous réussissons à atteindre la gare de Flinders street. La gare d’architecture victorienne érigée en 1854 est très belle. Sur sa façade neufs horloges indiquent les horaires des prochains trains.
Face à la gare, Federation Square. C’est une grande place, un espace culturel et de divertissement très populaire. Lieu est destiné à accueillir l’évènementiel saisonnier, tels que festivals, marchés, ou autres. Je trouve son architecture très moche et sinistre, en gris et noir.
St Paul’s Cathédrale, élégante, de style néo-gothique, étouffe entre les buildings. Une cérémonie d’enterrement est en cours, nous ne la verrons que de l’extérieur.
Nous échappons à ce quartier infernal en nous engageant dans Hosier Lane, la rue du « street art ». Enfin... « street art », ce n’est pas le nom que je lui aurais donné, cela n’a rien à voir avec celui de Valparaiso.... Même les poubelles n’y ont pas échappé.
Nous suivons un plan de visite établi à l’avance. Au détour des petites rues nous arrivons dans Collins street, longue rue commerçante bordée de grands arbres. C’est la rue des belles boutiques et des enseignes prestigieuses.
Le parlement est en travaux et caché, seul un petit morceau est visible. Il y a une manifestation devant mais ils n’ont pas de gilets jaunes.  Nous arrivons ensuite dans le quartier chinois. Tout ou presque est fermé, le quartier se réveille. Son activité semble être plutôt nocturne, et ses des activités celles plus spécifiques à la nuit.
Sur Bourke Street Mall nous retrouvons les grandes enseignes de magasins sans intérêt, identiques dans toutes les grandes villes de tous les pays. Nous y trouvons cependant une utilité... des toilettes, nous ne sommes plus en Nouvelle Zélande, dans cette ville elles sont rares.
Bien discrète derrières des paravents de travaux nous trouvons l’entrée de Royal Arcades, un passage commercial couvert qui date de l’époque victorienne.
Noël approche, ce n'est pas mignon ça ? Qui ne rêverait pas de tels cadeaux ?
A suivre... | | | Melbourne, Australie, mardi 20 novembre (suite)
Quelques pas plus loin, Block Arcades est un autre passage encore plus richement décoré avec de nombreuses mosaïques, carrelages, fer forgé et verrières réalisés en 1892.
Les sols sont magnifiques tout en mosaïques et les voûtes ouvragées des plafonds sont splendides. Ils seraient encore plus beaux sans la pub....
A la sortie de la galerie se trouve un superbe salon de thé à l’ancienne, avec des serveuses en petits tabliers blancs et de la vaisselle en porcelaine, certainement très réputé parce que, totalement bondé. Il est possible de se régaler rien qu’en regardant les gâteaux présentés dans la vitrine.
Puis nous débouchons dans Degraves Street une ruelle où s’alignent fast food, cafés et restaurants qui exposent des milliers de sandwichs ou wraps. Dans cette petite rue sombre, même les parasols sont noirs.
Nous sommes à deux pas de la Yarra River. Les berges de la rivière sont plaisantes et aménagées pour la promenade. Une croisière sur la rivière (25 AUD/pers) nous offre un petit temps de repos.
Les bateaux sont très plats et très larges, on comprend vite pourquoi. Trois ponts sont très bas. A l’extérieur, il faut se baisser pour les franchir, enfin moi, presque pas.
La Yarra river est très sale et polluée. La ville n’apparaît pas plus belle sous cet angle, sans verdure, compacte, sans espace, et toujours des constructions noires...
Dans le terminal de croisière il n’y a pas de wifi, c’est la première escale où cela arrive, encore un point noir...
Melbourne est ma grande déception de cette croisière. Même dans les quartiers récents, l’architecture n’est pas belle, c’est noir, c’est sinistre, c’est moche. Seuls les anciens édifices sont très beaux mais étouffés par les nouvelles constructions agglutinées, sans espace et sans cohérence autour d’eux.
Nous reviendrons à Melbourne dans quelques jours et nous allons changer notre programme, nous ne consacrerons pas deux journées supplémentaires à cette ville.
Nous avons hésité à ressortir dans la seconde partie de l’après-midi pour une promenade sur la plage à proximité du quai où nous sommes accostés mais le courage nous a un peu manqué. Bien nous en a pris, en quelques minutes le ciel s’est noirci et un violent orage a éclaté...Bien noir | | | L'interet de Melbourne... c'est la nourriture! Avec les vagues d'immigration successives, ils ont le meilleur que chacun a pu apporter :-) Moyen Orient, Vietnam, Italie... c'est un plaisir gustatif! Je dis ca car habitant a Auckland depuis quatorze ans, il a fallut tout ce temps pour commencer a voir arriver les memes saveurs ici :-) | | | Bonjour Kévin,
Eh bien, ce n'est pas de chance pour nous, nous sommes passés à côté ! Nous n'avons pas mangé à Melbourne. J'imagine aisément qu'en Nouvelle Zélande il y a de l'avenir pour ceux dont la cuisine fait partie du patrimoine culturel. | Discussions similaires sur l'Océanie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 006 visiteurs en ligne depuis une heure! |