4yne · 8 janvier 2019 à 17:29 · 494 photos 97 messages · 22 participants · 10 661 affichages | | | | Sydney, Australie, jeudi 22 novembre
A 5h50 nous sommes déjà en vue du Harbour Bridge.
Le bateau accoste à Circular Quay, la meilleure place à Sydney, au cœur de la ville. Nous pouvons prendre notre petit-déjeuner sur la terrasse extérieure entre Harbour Bridge et l’Opéra. Que demander de mieux ?
Pour descendre à terre la compagnie nous a remis un ticket « transit » qui nous servira de sésame pour la journée. Nous connaissons la ville pour y avoir déjà séjourné plusieurs jours à plusieurs reprises et les émotions se bousculent en mettant le pied à terre. Notre programme est donc juste une petite visite dans les endroits que nous aimons. Nous commençons par le tour de Circular Quay pour rejoindre l'opéra.
L’opéra, le matin avant la foule, quand les quais désert lui donnent encore plus d’élégance, est un délicieux moment.
Les Royal Botanic Gardens au bord de la baie sont toujours aussi beaux. Il n’est pas possible d’accéder à la Government House, qui se visite, les chemins sont condamnés pour travaux.
Dans les jardins le temps se couvre en quelques minutes et nous essuyons une belle averse qui nous oblige à nous abriter sous un arbre. Elle s’en va aussi vite qu’elle est venue, c'était juste pour le plaisir de nous arroser et de nous tremper les pieds.
Ces curieux oiseaux sont en liberté dans le parc et dans d’autres.
Nous ne retrouvons pas le chemin que nous cherchions, beaucoup sont fermés, nous arrivons rapidement vers une sortie.
La cathédrale Sainte-Marie, si imposante, et magnifique à l’intérieur se trouve à l’emplacement de la première chapelle catholique de toute l’ Australie.
En traversant Hyde Park nous rejoignons le centre et retrouvons le « Strand » les anciennes et très belles arcades de Sydney au charme victorien.
à suivre... | | | Sydney, Australie, jeudi 22 novembre (suite)
Quelques pas plus loin nous arrivons à Darling Harbour. Le monorail a disparu et libère de l’espace visuel. De grands travaux sont en cours, de très beaux bâtiments s’élèveront bientôt au milieu d’un large espace paysagé.
Le ciel est à nouveau menaçant.
Pour échapper à la pluie nous prenons un ferry (7AUD/pers) pour retourner à Circular Quay.
Devant le musée maritime est amarrée une réplique de l’Endeavour, le navire du Captain Cook avec lequel il découvrit l’ Australie.
Le ferry est un excellent moyen de revoir toute cette partie de la baie par la mer et déjà le soleil est revenu, sans que le ciel ne nous soit tombé sur la tête. Le temps est d’une grande instabilité il change à une vitesse phénoménale.
Nous continuons par une promenade dans les Rocks. Quartier historique de Sydney, au pied du Harbour Bridge. C’est là que se sont installés les premiers colons en 1788. Ce quartier a longtemps été le plus malfamé de la ville. Aujourd’hui sa face commerciale s’est considérablement développée au détriment de son authenticité d’il y a encore quelques années. Ce ne sont que boutiques, galeries d’art et commerces de bouche.
D’étroits passages débouchent sur de petites cours aménagées en restaurants.
Après avoir bien marché ce matin nous embarquons à 14 heures pour une croisière de deux heures dans la baie au départ de Circular Quay.
Tout au long de la côte de très belles maisons sont construites. Les terres encore sauvages sont maintenant protégées et inconstructibles.
Nous avons été très éventés et sommes saoulés de vent, nous sommes contents de remonter à bord du Noordam. A 17h le Drill pour la seconde partie de notre croisière. | | | En mer vendredi 23 novembre
Ce matin la mer est fascinante. Le vent souffle et balaye la surface de l’eau écumante en soulevant des nuages d’embruns. La mer est presque blanche, c’est très beau. C’est la mer de Tasman telle que je l’imaginais. Il est aussi difficile d’écrire que dans une voiture qui roule et le bateau gîte légèrement.
Le commandant nous informe des conditions météorologiques que nous allons rencontrer dans la matinée et appelle à la prudence. Il me semble avoir compris que les ponts extérieurs sont fermés et là, c’est justifié.
De quart d’heure en quart d’heure la mer se creuse, le spectacle est de plus en plus impressionnant, nous y assistons depuis le salon panoramique à l’avant du navire pour mieux en profiter.
Certaines vagues éclatent sur l’étrave du bateau jusqu’au pont 10 où nous sommes. Quel spectacle ! Nous n’en n’avions pas eu de si beau depuis notre traversée de la mer de Bering en septembre 2013.
Ce midi un repas indonésien au restaurant est offert aux passagers qui enchaînent cette croisière à la suite de celle la Nouvelle Zélande. Pendant le repas alors que la vaisselle vole par terre et que les verres glissent tous seuls sur la table, le commandant nous annonce qu’au vu des conditions météorologiques nous ne ferons pas escale à Port Arthur. C’était prévisible, en plus du retard accumulé, le débarquement se fait en tenders à Port Arthur.
La mer se creuse encore dans l’après-midi et les vagues éclatent sur les fenêtres du pont 2, c'est très beau.
En remplacement de cette escale supprimée nous arriverons plus tôt à Hobart. Aussitôt une excursion est mise en place pour les passagers désirant se rendre à Port Arthur en bus. Une assistance est proposée aux passagers ayant réservé des tours privés.
La réception du commandant pour la soirée de Gala qui doit se tenir ce soir est annulée. Le commandant reste à la passerelle. | | | Hobart, Tasmanie, samedi 24 novembre
Toute la nuit le vent a soufflé et sifflé, le bateau a cessé de taper sur les vagues quand nous avons atteint les côtes de la Tasmanie.
Puis la mer s’est calmée au fil des heures, il ne reste des vagues que dans la piscine. Le bateau ralentit son allure à mesure que nous approchons d’ Hobart.
Nous accostons à 16h précises, comme annoncé. Il pleut. Nous tentons tout de même une visite au jardin botanique, bien triste sous cette petite pluie fine et désagréable.
Nous faisons cette sortie avec un couple de canadiens et nous réservons à quatre le taxi pour le lendemain pour aller à Port Arthur. | | | Bonsoir Catherine,
Je te suis avec toujours autant d'intérêt  La météo semble avoir été très changeante sur ce parcours. A bientôt pour la suite. | | | Merci Valérie d'être si fidèle !
La météo là bas n'a rien à voir avec les dépressions et anticyclones qui se succèdent ici au dessus de nos têtes d'une façon assez régulière. La météo est plutôt instable et capricieuse, très contrastée, le ciel se couvre ou se découvre en quelques minutes, et l'on passe de glacial à brûlant encore plus rapidement. | | | Hobart, Port Arthur, Tasmanie, dimanche 25 novembre
Départ à 8 h, il y a peu de circulation sur la route, c’est l’avantage du dimanche. La pluie tombe finement par intermittence.
Nous roulons jusque Eaglehawk Neck, un isthme étroit de 30 m de large qui est le passage obligé pour rejoindre Port Arthur. A cet endroit a été établi en 1832 la Dog Line, un poste militaire qui a abrité jusque 25 soldats. Son objectif était d'empêcher les détenus de s’échapper du centre pénitencier de Port Arthur. Comme son nom l’indique cette ligne était tenue par des chiens féroces. En nombre suffisant ils occupaient toute la largeur des dunes de sable. Leurs aboiements alertaient les gardes de tout mouvement. Des chiens sur la terre, des chiens sur des plateformes en mer, des méduses mortelles et des requins dans la mer, il était très difficile pour les condamnés de s’échapper.
Le seul bâtiment qui subsiste de la période d'occupation militaire est le quartier des officiers. Sans l'histoire, cet arrêt n'aurait pas d'intérêt, l'intérieur est celui d'une maisons vide, abandonnée, et rongée par l'humidité.
Sur la plage de l’isthme les vagues viennent éclater sur le sable en grosses vagues blanches. Bien que le ciel soit bas, le paysage est très beau.
Plus loin nous atteignons les falaises, la côte à cet endroit est abrupte et très découpée.
A l’extrémité du cap, Blow Hole est un grand trou dans la roche au pieds des falaises dans lequel la mer s’engouffre et fait de belles gerbes d’eau. (Et, même pas mouillée !)
A 10h nous arrivons sur le site de Port Arthur. Le prix de l’entrée est de 39 NZ$, comprenant une visite guidée de 40 minutes, sans intérêt. La tablette explicative en français est très bien faite, et donne les mêmes explications que la guide, sans la contrainte de suivre le groupe. Dans le prix est aussi compris une mini croisière dans la baie, sans débarquement sur les îles. Nous ne l’avons pas faite à cause du temps pluvieux.
Établi en 1830 comme chantier forestier, Port Arthur devient en 1833 une colonie pénitentiaire. Après la guerre d’Indépendance américaine l’ Angleterre ne peut plus envoyer ses bagnards en Amérique et les envoie dans les colonies australiennes. Les prisonniers de Port Arthur sont les prisonniers récidivistes, ils ont été condamnés pour des crimes qui sembleraient anodins de nos jours, principalement le vol de nourriture, de petits objets ou de bétail, mais la politique britannique était de traiter ces récidivistes très durement.
Les bagnards envoyés à la Terre de Van Diemen se trouvaient être le plus souvent de pauvres jeunes des régions rurales ou des bidonvilles des grandes villes. Une personne sur cinq était une femme. Parfois de très jeunes garçons, 9 ans pour le plus jeune, y ont été enfermés. Les peines allaient de deux années à l’emprisonnement à vie. Les prisonniers devaient s’y réformer par le travail, la religion et l’éducation. Un bon nombre d’enfants étaient également transportés avec leurs parents. Bien peu sont rentrés chez eux. Aujourd’hui le site est un vaste parc qui intègre plus de trente bâtiments historiques, des ruines, et des maisons reconstituées de l’époque qu’il est possible de visiter.
Après la visite le taxi nous propose de rentrer en passant par le village de Richmond. L’ayant déjà vu la semaine passée cela ne nous intéresse pas. Mais nos compagnons de voyage veulent voir ce village ancien et semblent y tenir. C’est donc à regret, que nous en prenons la direction.
J’aurais préféré prendre le temps de marcher jusqu’à la Tasman Arch et aller voir Remarkable Cave qui ne sont pas très loin. C’est l’inconvénient de faire des visites à plusieurs.
En arrivant sur le parking de Richmond Village, nos "amis" s’aperçoivent qu’ils ont déjà visité le village avec une excursion du bateau !!!  Après un arrêt dans une grande boutique de produits alimentaire locaux, nous rentrons à Hobart.
Il est encore tôt quand nous arrivons en ville, nous profitons d’une dernière promenade avant de rejoindre le bateau. Salamanca Place est devenue vivante à cette heure-ci. Dans la falaise se cachent de jolies boutiques, des placettes et de belles galeries d’art.
Dans cette cour, c’est un énorme géranium qui tombe en cascade.
Ces femmes à l’entrée du port rejoignent certainement la Cascade Female Factory, la prison de femmes d’ Hobart.
| | | Adelaïde, Australie, mardi 27 novembre
Ce matin de gros et beaux nuages plombent le ciel. Notre arrivée est prévue à 12h30.
La pluie tombe drue à l’heure de sortir aussi nous reportons la visite de Port Adélaïde prévue cet après-midi et décidons d’aller visiter des musées à Adelaïde. La gare est au pied du bateau, 42 minutes de train* sont nécessaires pour arriver au centre d’Adelaïde. *10 AUD par personne la carte pour la journée permet d’utiliser tous les transports en commun de la ville.
Le temps d’arriver et la pluie a cessé. Nous commençons par l’Immigration Museum qui n’est qu’à quelques centaines de mètres de la gare. C’est un petit musée gratuit qui retrace l’histoire de l’arrivée et les conditions de vie des premiers colons mais qui traite aussi des problèmes de la mixité des cultures des nouveaux arrivants. Les conditions d’admission se sont durcies au fil du temps comme dans tout pays sensé.
Quelques pas plus loin nous entrons dans le très beau South Australian Museum fondé en 1856.
Il abrite la plus grande collection au monde d’objets relatifs à la culture aborigène d’ Australie sur deux grands étages. Le temps nous est compté car le musée ferme à 17h. Nous privilégions la partie réservée aux Aborigènes. C’est une très belle exposition sur leur mode de vie, la pêche et la chasse. De belles vitrines exposent une immense quantité d’objets du quotidien, des outils et des armes. Cette exposition met en valeur leurs connaissances, leur habileté et leur savoir-faire époustouflant.
Ce très beau musée a en plus l’avantage d’être gratuit.
Le soleil étant revenu, sur le chemin du retour nous faisons une halte à Port Adélaïde, mais ce que j’avais oublié, c’est qu’ici aussi, il est plus de 17h, et nous arrivons dans une ville morte.
Nous marchons jusqu’au Light house, au bord de la rivière. Les quais sont déserts, il n’y a aucune activité ni présence humaine. Un seul bar est ouvert avec deux ou trois personnes à l’intérieur.
C’est assez sinistre, nous ne nous attardons pas plus et rentrons au navire. | | | Merci de nous faire partager vos voyages dans ces pays si lointains Que jamais je ne pourrai y aller. | | | Bonjour Mireille, Merci à vous de me me lire. Je suis contente si je peux vous apporter un peu d'évasion en partageant toutes belles choses que nous avons eu la chance de voir. | | | Adelaïde, Australie, mercredi 28 novembre
Nous renouvelons notre carte de transport et retournons ce matin à Adélaïde. Après le train nous prenons le Tram, la ville dispose d’un excellent réseau de transport en commun, très simple à utiliser. Nous voulons nous rendre à Glenelg, une petite station touristique en bord de mer fréquentée par les citadins.
Pour 15 km de distance, c’est encore 40 minutes de voyage. Cela nous permet de découvrir la ville, puis la banlieue. Il n’y a pas une construction en hauteur mais des milliers de petites maisons juxtaposée et accolées les unes aux autres, parfois si près les unes des autres que les toits se touchent presque. Curieux pour un pays qui dispose de tant d’espace...
Le Tram s’arrête à quelques centaines de mètres du bord de la mer. Une jolie plage et une belle promenade sur le front de mer, beaucoup de magasins et quelques hôtels.
Le temps est frais et il y a beaucoup plus de vent qu’en ville. Des activités sportives sont organisées sur la plage, de la course à pieds d’un côté de la jetée et des courses en zodiac de l’autre.
De retour à Adélaïde nous descendons du Tram à Victoria square, une très grande place à proximité de laquelle se trouve Central Market. C’est marché qui propose de nombreux produits frais, de très beaux fruits et légumes et même de la viande de kangourou, je ne sais pas si c’est pour les habitants ou pour les touristes...
En direction des jardins botaniques nous remontons une rue piétonne très animée en cette période de fin d’année avec toujours les mêmes grandes enseignes que partout ailleurs. Et aussi une traversée avec des arcades victoriennes.
Rapidement nous arrivons au Botanic Garden, un havre de paix au cœur de la ville, où résident de nombreux oiseaux.
Il nous reste un peu de temps et nous retournons au South Australian Museum. Je voulais voir la partie sur la faune australienne. Cette faune que l’on ne rencontre pas tous les jours, puisque ce pays regroupe les créatures les plus dangereuses et les plus venimeuses de la planète. Mais aussi des animaux que nous n’avons pas l’habitude de voir sous nos latitudes. | | | Bonsoir, Comme quelques personnes sur ce forum, je lis avec beaucoup d'intérêt votre CR car c'est très probablement un endroit du monde où nous n'irons pas car nous souhaitons aller (d'abord) dans d'autres coins de la planète et ni le temps ni les moyens ne sont extensibles... Votre "récit" est extrêmement vivant, émaillé de nombreux renseignements pratiques, vos photos sont magnifiques, c'est un vrai plaisir de vous lire. Lors de votre visite à Glenelg, j'ai été surprise de voir sur les photos mais surtout la 3e, des arbres que je nommerai "conifères" alors que nous sommes en bord de mer... mais peut-être n'est ce pas des conifères ? Ce paysage de plage avec ce type d'arbres m'a surprise. Merci encore de nous faire voyager  Très belle soirée, Nadine | | | Bonjour Nadine
Merci de me lire et merci de vos propos qui me font très plaisir.
Les pins de Norfolk dont vous parlez sont bien des conifères. Ils sont originaires de Norfolk Island, une petite île à mi-distance entre la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie. Ils sont peu rustiques (-3°C) et se plaisent dans des sols riches et sablonneux ce qui explique qu’on les rencontre très souvent en bord des plages dans ces pays volcaniques. En France on ne les trouve que sur la côte méditerranéenne. Tout au long de notre voyage nous en avons très souvent rencontrés et ils sont magnifiques. Pour votre plaisir, encore quelques-uns de ces beaux pins à Port Lincoln ( Australie) :
| | | Penneshaw, Kangaroo Island, Australie, jeudi 29 novembre
Kangaroo Island est une petite île située à une centaine de kilomètres au sud d’ Adélaïde. Découverte au début du 19ème siècle par l’explorateur britannique Matthew Flinders, cette île tient son nom de l’abondance de kangourous qui l’habitaient. Elle a été épargnée par l’introduction des renards et des lapins et n’a donc pas eu à subir les ravages de leur prédation. Les scientifiques ont profité de cette situation pour établir des populations sauvages de koalas et d’ornithorynques aux côtés des animaux naturellement présents sur l’île.
Cette escale fait partie de celles que j’attendais le plus. Kangaroo Island est une île protégée qui abrite la plus grande variété d’espèces animales d’ Australie.
Avant le départ j’ai cherché à réserver un tour privé mais les prix étaient excessifs, encore bien plus chers que les excursions du bateau, et les horaires ne concordaient pas avec ceux de notre escale. C’est pourquoi j’ai réservé l’excursion qui me plaisait, bien longtemps avant le départ, et j’ai bien fait, celle que j’ai choisie était complète dès le début de la croisière.
Le débarquement se fait en chaloupe à 7h15. La ville est minuscule et je n’ai vu aucune offre de tours privés à terre. Les personnes qui n’avaient rien réservé n’ont rien fait d’autre qu’un tour à pieds.
Notre premier arrêt est au Seal Bay Conservation Park sur la côte Sud de l’île, la baie héberge plus de 500 lions de mer australiens qui se prélassent sur le sable blanc et dans les dunes. La visite est très encadrée, c’est uniquement accompagné d’un guide que nous pouvons entrer dans la réserve. Un escalier permet d’accéder à la plage. Les animaux vivent sous, et dans, la végétation des dunes.
Un jeune lion de mer pas farouche et très joueur nous accueille dès notre arrivée.
Dans sa jolie robe claire, il fait un très amusant numéro de séduction à quelques mètres du groupe, et prend de nombreuses poses avant de gagner la plage.
Les groupes de visiteurs ne doivent ni se disperser ni approcher les animaux. Il en est de même pour les visiteurs individuels qui sont obligés de rejoindre un groupe pour accéder à la plage. Nous sommes restés une heure sur cette plage sans voir le temps passer.
Petit stop à Vivonne Bay élue comme l'une des plus belles plages d' Australie. La vue sur la baie est effectivement magnifique. L’eau transparente et turquoise enchante le paysage même sans le soleil.
Les roches de la jetée sont très acérées, comme des aiguilles.
Notre arrêt suivant est une pause « casse-croûte » à Hanson Bay Wildlife Sanctuary, toujours au Sud-Ouest de Kangaroo Island, au milieu de 2000 hectares de bush.
Le kangourou de Kangaroo Island est plus petit, plus foncé et plus poilu que celui d’ Australie. Pendant la journée, il se repose souvent sous la végétation et sort brouter tôt le matin et en fin d’après-midi. Il vit en liberté dans de nombreuses zones de l’île.
Après notre pause nous partons à pieds dans le parc vers une large allée d’eucalyptus.
à suivre... | | | Penneshaw, Kangaroo Island, Australie, jeudi 29 novembre (suite 1)
C’est ici, dans ces eucalyptus que vit à l’état sauvage toute une population de koalas et il n’y a qu’à lever la tête pour admirer ces adorables peluches vivantes qui mènent leur vie tranquille en toute liberté dans le haut des arbres. Les koalas ont été introduits sur l’île en 1920 dans le but de les préserver. N’ayant aucun prédateur sur l’île ils se sont rapidement adaptés et multipliés.
Sur la côte sud de l'île dans le Flinder's Chase National Park se trouve le site de Remarkable Rocks. C’est un ensemble de blocs de granit sculptés par l'érosion, le vent et le sable au sommet d'un dôme énorme qui plonge dans l'océan. Il a fallu 500 millions d'années à la pluie, au vent, au sable et aux vagues pour sculpter cette formation rocheuse hors du commun.
Les rochers sont glissants par temps humide mais nous avons de la chance le soleil nous accompagne et a bien séché toutes les surfaces.
Les couleurs sont incroyables. Le contraste entre les roches recouvertes de lichen orange, la mer d’un bleu éclatant et l’écume blanche des vagues est superbe, admirable, remarquable...
Ces énormes rochers posés sur le sol comme des petits cailloux tombés du ciel, sont incroyables.
Notre arrêt suivant est cinq kilomètres plus loin à Admiral Arch. Cette fois encore le soleil et le ciel bleu sont un écrin pour le panorama. C’est un paysage à couper le souffle que nous découvrons. Une mer d’un bleu intense et profond et des vagues qui s’écrasent sur une côte particulièrement découpée.
Un chemin d’accès mène aux meilleurs points de vue. C’est ici que vit une colonie d’otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande, elles s’ébattent joyeusement dans les vagues qui se fracassent sur les roches...
à suivre... | | | Penneshaw, Kangaroo Island, Australie, jeudi 29 novembre (suite 2)
Au bout du chemin nous découvrons l’arche, qui offre un cadre ciselé au paysage qui se découpe en arrière-plan dans des couleurs extraordinaires.
Dernier arrêt de confort au Visitor Centre du Flinders Chase National Park avant d’entreprendre la route du retour, très belle d’un bout à l’autre. Sur cette route nous avons croisé un kangourou écrasé comme il y en a tous les jours. Les bus sont pourvus de gros pare-chocs à l’avant pour se protéger des collisions.
Le guide et le chauffeur du bus nous offrent un arrêt supplémentaire non prévu à Pennington Bay. Accessible par une route graveleuse, c’est un panorama aux couleurs éclatantes au-dessus d’une plage sauvage que nous découvrons.
Un dernier petit arrêt en arrivant sur les hauteurs de Penneshaw pour une large vue sur la baie où nous attend le Noordam.
| | | Port Linclon, Australie, vendredi 30 novembre
Grand soleil et température douce ce matin, nous partons à pieds vers le centre de la ville.
J’ai réservé un tour privé auprès du Visitor Information Centre de Port Lincoln. C’est un tour spécialement organisé pour les croisiéristes avec des horaires adaptés à ceux du bateau (129 AUD/pers).
Les excursions du bateau ne proposaient pas un tour si complet et leurs prix étaient bien plus élevés. Départ à 9h30 dans un bus de 20-25 places, un seul couple est extérieur au Noordam. Nous traversons une longue zone d’activité commerciale pour sortir de la ville. A Wanna Cliffs nous sommes en surplomb d’une baie, la côte est magnifique, sauvage et découpée. Les couleurs de la mer avec le soleil sont éclatantes.
Une seconde petite baie, toute aussi belle, est séparée de la première par une avancée de rochers dans la mer. En plus de la beauté du paysage nous respirons à plein poumons la bonne odeur de la mer.
Notre deuxième arrêt est à Lone Pine. Ici aussi c’est une baie et une vue à des kilomètres, à couper le souffle. Le ressac des vagues qui s’éclatent sur la roche est un spectacle dont on ne se lasse pas et nous avons suffisamment de temps pour en profiter pleinement. Quelle chance d’avoir ce si beau soleil !
Nous quittons la route asphaltée pour entrer dans le Whaler’s Way Santuary. Ce n’est plus une route mais une piste. Cape Whiles est encore plus spectaculaire. Un promontoire en pointillé, de gros pointillés quand même, qui s’avance sur la mer et de chaque côté des falaises à perte de vue.
En m’éloignant un peu pour avoir un autre point de vue, je fais une drôle de rencontre. Brrrrrrr... une bête noire... à deux têtes.... deux têtes ? je n’en n’ai jamais entendu parler. Je regarde (courageusement).... Ce ne sont pas deux têtes juste une seule, et une queue qui ressemble beaucoup à la tête. Comme, elle avait des pattes et comme, elle courrait moins vite que moi, alors, je n’ai pas eu peur. Mais je ne sais pas ce que c’est comme bête. Le guide ne nous l'a pas dit, il a juste été étonné qu'il y en ait ici.
Ici le point de vue des Pionniers qui offre une vue à l’infini sur le parc.
Sleaford Bay est notre arrêt suivant, toujours aussi beau et somptueux, il nous permet de descendre la falaise jusqu’au niveau de la mer par un escalier de bois. Cette baie a été découverte par Matthew Flinders en 1802. Seulement une année plus tard, elle a été investie par les chasseurs de phoques et de baleines. Plus tard des colons ont tenté d’élever des moutons sur ces terres mais ils ont dû y renoncer à cause du trop grand nombre de dingos.
Ce parc est encore sauvage, les routes restent des pistes, même si les endroits dangereux sont sécurisés. Des sentiers permettent de suivre la falaise en surplomb de la mer pour les randonneurs qui disposent de plus de temps que nous. Peu fréquenté, semble-t-il, nous n’avons rencontré personne en dehors de notre groupe.
A suivre... | | | Port Linclon, Australie, vendredi 30 novembre (suite)
Pour cette deuxième partie de la journée nous allons totalement changer de décor. Sur le bord de la piste que nous suivons, des émeus s’enfuient à notre approche. Nous roulons jusqu’à une grande propriété privée, Mikkira Station.
Le paysage est très aride et la terre colorée de rouge. Les grands espaces sont secs et dorés. De grands arbres desséchés et hirsutes s’élèvent vers le ciel. L’environnement est très calme, on entend le silence, brisé par les seuls bruits de la nature et des oiseaux.
Dès notre arrivée nous repérons les koalas sauvages dans les arbres.
Les perroquets en grand nombre sont très bruyants dans cet océan de silence.
C’est dans ce cadre magnifique au milieu de nulle-part que nous est proposé un pique-nique dans le cabanon là-bas... Un très bon pique-nique à base de produits frais de qualité, et une dégustation d’huîtres locales.
Nous avons tout le temps d’admirer et de profiter de cet espace sauvage.
Une maman koala et son petit sont dans l’arbre juste à côté. Les perroquets volent bruyamment de branches en branches. La chaleur n’est pas encore écrasante mais l’on sent bien que le soleil brûle.
Après cette pause le bus quitte les pistes poussiéreuses et nous conduit au Lookout de Winter Hill au-dessus de la ville. La vue s’étend sur la baie et la ville de Port Lincoln d’un côté, et l’arrière-pays de l’autre côté.
Le dernier arrêt est à Glenforest Animal Park. Les animaux sont parqués pour que les touristes puissent se faire prendre en photo avec eux. C’est tout ce que je n’aime pas. Une dégustation de vin est offerte.
Ce sont les passagers qui insistent pour ne pas partir trop tard afin de regagner le navire. Le bus nous dépose au pied du bateau à 16h15 pour un « Tous à bord » à 16h30.
La journée a été magnifique et la température très agréable, c’est le premier jour depuis le début de notre voyage où nous avons pu oublier nos coupes-vents dans le sac à dos.
La journée s’est terminée magnifiquement avec un concert du pianiste Tian Jiang, un virtuose de renommée internationale. Un pur moment de bonheur. Cet homme, en plus de son immense talent, déborde d’un charisme, d’une énergie et d’une vitalité prodigieuse. | | | Excellents souvenirs revenus à la surface grâce à votre magnifique reportage photos. Merci | | | Merci Odile.
Melbourne, Australie, dimanche 2 décembre
A la suite de notre précédente journée décevante à Melbourne nous avons réservé une excursion pour sortir de la ville. Nous allons faire un retour vers le passé à la grande époque des chercheurs d’or, à Ballarat.
Ballarat est à 80 km de Melbourne. Depuis l’autoroute nous pouvons observer des kangourous sauvages dans les grands espaces qui bordent la chaussée, encore un est écrasé sur le bas-côté, et des panneaux indiquent le risque de voir traverser des koalas.
Notre premier arrêt est au Ballarat Wildlife Park, un parc animalier où certains animaux sont dans des enclos et d’autres circulent librement dans le parc. Certains kangourous se faufilent même dans la boutique !
Les animaux sont beaux et en bonne santé, le poil fourni et brillant. Nous pouvons voir que les repas leurs sont généreusement servis. Les petits suricates, tout à fait adorables sont craquants.
Nous pouvons voir un kangourou des arbres, je ne savais pas que cela existait. C’est une espèce menacée à cause de la déforestation. Ces marsupiaux vivent perchés dans les arbres. Sur le sol, ils sont plutôt lents et maladroits, alors qu'en haut ils deviennent souples et agiles.
Nous voyons des koalas bien entendu, des émeus,
des tortues, des diables de Tasmanie, dont un, nous montre sa redoutable dentition.
Beaucoup de bébés kangourous sont dans la poche de leur maman et un petit, sans doute orphelin, a trouvé une jeune maman d’adoption.
Le guide réveille (probablement) un wombat passif et docile. Il est de la famille des marsupiaux, c’est un animal nocturne qui cherche sa nourriture le soir et dort la journée, il est herbivore et se nourrit d'herbes, de racines et de mousse.
Une section avec une belle piscine est réservée aux Blue Little Penguins, ces plus petits manchots du monde, que nous avons aperçus à Akaroa.
Une autre section, beaucoup moins sympathique, est réservée aux énormes crocodiles d’ Australie. Beaucoup d’autres animaux sont visibles dans ce parc, très bien entretenu où les animaux sont bien traités, bien nourris et bien soignés.
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