Jour 8
Débarquement. Le jour le plus long.
Nous sommes allés prendre notre petit déjeuner au buffet à l’ouverture et même avant l’heure officielle, afin de ne pas tourner en rond à la recherche d’une table (gros sujet de contrariété sur cette croisière). Bonne idée, car 20 mn plus tard c’était déjà la cohue.
Retour cabine, dernière inspection des tiroirs, récupération des bagages à main, et installation au théâtre : nous devons normalement sortir parmi les premiers, ayant un vol à 15h à
Hambourg et 2h de route pour nous y rendre (transfert MSC). On nous annonce que les contrôles risquent d’être longs: est-ce parce que nous arrivons de
Russie ?
Nous verrons plusieurs fois le vidéo gag projeté sur l’écran, les procédures de sortie tardant à démarrer. Un quart d’heure de retard, puis une demi-heure, trois quarts d’heure...des vagues successives envahissent le théâtre au fur et à mesure des convocations, et toujours rien.
Enfin, notre couleur est annoncée par un animateur avec un micro sur la scène: bleu sans numéro. Mais comme tout le monde devrait déjà être dehors, et qu’il n’y a pas le petit rituel habituel : couleur sur l’écran, chanson arrivederci...tout le monde se précipite : des bleus, des jaunes des roses et j’en passe, c’est la ruée, certains courent en tirant leur valise à roulettes, poussent à qui mieux mieux (et les allemands à la discipline légendaire ne sont pas les derniers en reste).
Bref le poste de police de la gare maritime est submergé, et les procédures sont anormalement longues : les papiers d’identité sont longuement observés par les douaniers à chaque passage, ça n’avance pas, ni pour ceux qui débarquent ni pour ceux qui partent en excursion. Evidemment on a choisi la plus mauvaise file tout au bout, sans voir qu’une barrière disposée en biais y déversait bien plus de monde que sur les autres... On piétine pendant une heure, ça râle dans toutes les langues. Soudain les choses s’accélèrent, grâce semble-t-il à une intervention du personnel MSC inquiet du faible débit arrivant sur le parking pour les excursions. Il est presque midi quand on émerge de la gare maritime, on a déjà bouffé toute notre marge !
Au niveau des bus de transfert, c’est aussi la pagaille, des gens décollant plus tard que nous occupent déjà les premiers cars, tout ça dans un climat d’énervement extrême. On commence à douter de pouvoir attraper notre avion.
On arrive à prendre place dans le bus suivant, qui met quelque temps à s’extirper du parking complètement saturé, et nous voilà sur l’autoroute...bondée du fait des départs en vacances, et aussi à cause de nombreuses zones de travaux qui neutralisent certaines files. Circulation en accordéon, et même bloquée par moments.
On ne sait par quel miracle on atteindra enfin l’aéroport de
Hambourg 50 mn avant l’heure de départ, le dépôt des bagages se fera très vite au comptoir d’AF désert (nous nous étions pré-enregistrés pour être sûrs d'avoir des places voisines), le contrôle de police sera d’une rare efficacité malgré le passage par les fameux scanners corporels qui prennent un peu de temps. Et c’est complètement vannés qu’on arrivera en zone d’embarquement à 14h40.
1h30 jusqu’à
Paris, séparation du groupe familial dans un couloir à Roissy, re-contrôle de police (pourtant nous arrivons de l’espace Schengen et nous continuons sur un vol intérieur, mais ce sont les nouvelles mesures de sécurité).
Encore presque trois heures d’attente dans la chaleur du grand hall du terminal 2F, 55 mn de vol, bagages (pas en très bon état, mais ils sont bien là), taxi, à 21h30 on est enfin arrivés...