Notre halte c’est donc le Namtib.
C’est une ferme. De la taille du
Lichtenstein donc 16 ha (+/-...). Elle a un bien extrêmement précieux, une source...Quasiment la seule entre
Lüderitz et
Windhoek...Ce qui en a fait d’ailleurs un site occupé par les San.
San qui ont disparu...Le dernier est mort dans les années 50.
Occupé par la Schutztruppe (de sinistre mémoire), au début du siècle.
Ici, une bonne année il tombe...90 mm d’eau...90 ! Ce qui est juste suffisant pour élever des moutons, quelques vaches, des chevaux et des games (essentiellement springboks et gemsboks). Cette année c’est sec...30 mm seulement. Le fermier a vendu, fort à propos, ses moutons estimant que ce ne serait pas une bonne année. Ouf. Il conserve donc ses games (ceux qu’on voit au bord de la route).
Les games, c’est de l’élevage extensif, évidemment...Ils broutent, se reproduisent et tous les ans c’est l’abattage pendant quelques semaines. Sur place, pour la viande et le cuir. Renouvellement du stock en 1 an.
Les moutons...2 options.
Option 1 : élevage traditionnel, mises bas, abattage des agneaux élevés 6 mois à 1 an dans un abattoir. Renouvellement donc sur 1 an avec tous les aléas de l’élevage.
Option 2 : abattage dès 12 à 24 heures des agneaux pour leur cuir...Rotation bien plus rapide et moins d’aléas, moins de frais...
Pourquoi pas des autruches ?
En
AFS, l’élevage d’autruche est ancien...pour les plumes à le Belle Epoque...désormais pour le cuir (pour l’automobile) et pour la viande. Ces exploitations ont trouvé leurs créneaux, leur stabilité.
Dans les années 2000...Cholestérol et maladie dite de la vache folle ont créé une forte demande pour la viande d’autruche. En
Namibie, certains ont cru à une nouvelle ruée vers l’or. Construction d’abattoir, mises en place d’élevages...
Patatras...Finalement le cholestérol, ce n’est pas si mauvais...la vache folle c’est fini. Les abattoirs ont fermé, les élevages ont disparu.
Mais il ne faut pas oublier que le tourisme reste indispensable pour la survie économique de l’exploitation.
Le proprio fait tout avec sa femme et quelques employés qui habitent à côté. Il prend son dîner et son petit-déjeuner avec les guests, entretient la conversation, fait partager et connaître leurs vies.