L’opportunité de faire du canoë sur la rivière ne nous a pas échappé...Rien de tel que 3 heures de « pagayage » cool, sur le fil de l’eau avec le guide local à qui causer.
Question causette on était aux 1ères loges...question paysage aussi !
On peut même faire une incursion sur la rive sud-af.
(petite remarque : la conservation de la nature n’est pas encore gravée dans le marbre. Exemple : au bout de la descente, on débarque pour se faire ramener en voiture au lodge (pour une fois ce sera nous les passagers dans le bakkie !). Traînent quelques bouteilles plastiques et en verre à cet endroit...qu’ils fréquentent presque tous les jours. C’est quand même nous qui les récupéreront pour la prochaine poubelle !).
« Anton » ! On ne me la fait plus...C’est bien évidemment son european name...Il est vrai que son african name est vraiment, pour le coup, imprononçable.
C’est un Damara /
Okavango...Qui parle surtout Damara. Sa fiancée est de la bande de
Caprivi...Leur seule langue commune est...l’anglais.
Comme il lui faut 2 jours pour y aller (ce qu’il va faire prochainement et pour voir ses beaux-parents pour la 1ère fois)...ce n’est pas souvent.
Les beaux-parents sont cools...La Lobola peut se payer en plusieurs fois...en bétail...10 vaches (à noter que si sa femme le quitte, il récupère la Lobola).
Le lien avec la
France...Le foot !
Thierry Henri est toujours un dieu vivant. Il connaît tous les résultats de la Ligue des Champions.
L’
AFS lui fait peur... Il est certain de se voir agresser à
Joburg s’il y va. Choqué par les mouvements xénophobes. En fait, il est très conservateur. Le mariage. La loi. L’Ordre. Le gouvernement (lui aussi espère beaucoup du nouveau président). N’aime pas trop les allemands.
En arrivant, on a bien vu le township...Qui apparaît bien misérable. En plein soleil, sans vraiment d’électricité, avec des maisons pour la plupart en roseaux, certaines sans toit. Sur le terrain sec...Les vignes ont plus d’eau et une meilleure implantation.
Et oui...Tous ces serveurs souriants et proprets...Anton...Viennent de là et vivent là. Mine de rien, ce sont 15 000 personnes qui vivent ici !
On discute...Ma femme a dit « le pauvre village »...Cela l’a fait tiquer ! « pauvre ??? ».
Donc le village est en majorité en roseaux. Pas d’électricité, l’eau en citerne avec des points d’accès...évidemment pas de toilettes...Une école et une garderie.
La partie la plus éloignée, la plus en hauteur...bref la moins bien, c’est la partie Ovambo. Les toits sont plats « les Ovambos ne savent pas faire les toits pointus ! ».
La partie toits en pente = la partie
Okavango / Capriviens. Les 2 parties sont clairement séparées. Ils ne parlent d’ailleurs pas la même langue ?
La « rue » commerçante (« qui ne vend que des produits venus de
Chine ! ») est faite de petites « boutiques » avec de nombreux Shebeen.