Bonjour à tous,
Je reviens d'un (trop) court séjour au
Togo et je voudrais faire partager quelques petits retours d'expérience sur des points pratiques, à propos desquels je m'étais moi-même interrogé avant de partir.
1. Visas : bien que j'aie pu lire le contraire ici ou là, il est parfaitement possible de prendre un visa pour le
Togo à la descente de l'avion à l'aéroport de
Lomé. J'ai pu le faire malgré l'heure tardive (atterrissage vers 23h) et cela m'a pris moins de 30 minutes, retrait des bagages compris. Il faut fournir une adresse au
Togo (adresse de la personne qui vous accueille ou d'un hôtel) et on m'a demandé 20 euros (ou 30000 FCFA). Il s'agit d'un visa de courte durée (valable 6 jours) mais on peut le faire prolonger en se rendant au siège de la gendarmerie. J'y ai ainsi déposé mon passeport un matin, on m'a demandé 4 photos d'identité (mais en pratique plein de gens passaient avec une ou deux photos seulement), 500 FCFA (0, 75 €) et j'ai rempli un formulaire (en 3 exemplaires) avec mon adresse sur place. On m'a convoqué le lendemain à 16h pour retirer le passeport, qui m'a été remis après environ 1h ou 1h30 d'attente.
2. Visa pour se rendre au
Bénin : je me suis rendu à la frontière
Togo-
Bénin en pensant pouvoir prendre un visa directement à la douane béninoise mais ce n'est plus possible, et je me suis donc fait refouler. Il faut désormais demander le visa à l'avance auprès d'un consulat du
Bénin (il y en a un à
Lomé) avant de se présenter à la frontière. Par contre, ça marche dans l'autre sens : si vous voulez vous rendre au
Togo depuis un pays voisin (
Bénin,
Burkina...) en passant par la route, vous pourrez obtenir un visa auprès des douaniers togolais (l'un d'entre eux m'a confirmé oralement que c'était possible). Plusieurs personnes au
Togo m'ont affirmé qu'un billet de 1000 FCFA m'aurait suffi pour franchir la frontière béninoise mais je n'ai pas voulu essayer...
3. En toute circonstance faites preuve de patience et de politesse. Perdre son calme n'avance à rien, surtout quand vous avez affaire aux autorités.
4. Le trajet en avion : mauvaise expérience avec Afriqiyah Airways : environ 2h de retard à l'aller, et plus de 4h30 au retour ! Je suis actuellement en train d'entamer une démarche pour obtenir une indemnisation (d'après ce que j'ai lu, on peut réclamer une indemnité de plusieurs centaines d'euros pour un retard supérieur à 4h sur un vol international; pour plus d'infos voir
ce document de la DGCCRF
). La prochaine fois, j'essaierai de prendre un vol direct, quitte à payer un peu plus cher (et encore, en s'y prenant bien à l'avance, le surcoût ne doit pas être trop important).
5. La langue : la plupart des gens parlent français (au moins un peu), mais ce n'est pas le cas de tous (notamment de ceux qui n'ont pas été à l'école) et quoi qu'il en soit, la compréhension de la langue locale est un avantage considérable. Les deux langues les plus parlées au
Togo sont l'éwé au sud et le kabyé au nord, mais il serait plus juste de parler de "familles de langues" car dans la pratique on utilise plutôt des dialectes. À
Lomé, en particulier, la langue véhiculaire est le mina (aussi appelé guin ou gengbe), dialecte de la famille de l'éwé. On trouve à
Paris quelques livres pour apprendre l'éwé mais à mon avis ils ne sont pas faciles d'accès (ce sont des descriptions savantes de la langue plutôt que des manuels de conversation) et de plus il existe des différences sensibles entre l'éwé et le mina. Pour apprendre le mina proprement dit, j'ai trouvé très peu de ressources : les deux seules références de livres que j'aie trouvées sont des manuels publiés l'un au
Bénin, l'autre au
Togo dans les années 1960 et absolument introuvables même dans les bibliothèques de la ville de
Paris... Si quelqu'un sur ce forum est en possession d'un tel manuel, je suis donc fortement intéressé !
Je terminerai en disant que si j'ai passé un excellent séjour, c'est avant tout grâce aux Togolais qui m'ont accueilli et très bien encadré sur place.