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Vendredi 12 mars 2010
HAMA / APAMEE / LES VILLES MORTES / ALEP
Après une bonne nuit sans soucis malgré mes craintes dues à l'appel à la prière, juste un petit "réveil" et hop rendormie, nous nous éveillons vers 6 h 30. Comme d'habitude tout est prêt pour ne pas être en retard au petit déjeuner et surtout pour que je puisse faire des photos de dernière minute. Je photographie la ville de Hama, ses mosquées, ses norias à la lumière matinale, du balcon de notre chambre. Les valises sont dans le couloir et hop ! petit déjeuner.
Avec une autre passagère avec laquelle j'ai sympathisée, Yvette, nous partons faire un tour dans les alentours de l'hôtel.
Aujourd'hui c'est vendredi donc c'est notre dimanche à nous, il n'y a pas de circulation sur le grand boulevard qui passe tout près de l'hôtel
- Nous sommes interpellées par des enfants qui se précipitent pour traverser le boulevard et venir nous voir. Ils sont cinq ou six. Ils sont beaux avec des grands yeux noirs. Ils veulent que nous les prenions en photos. Ils prennent la pose et nous faisons des photos de toute cette petite famille qui a traversé la route au grand damne de la maman qui de l'autre côté fait des signes de mécontentement à ses enfants. Ils veulent à tout pris voir leurs photos sur l'écran de nos numériques. Ils sont fou de joie de se voir mais nous ne pouvons leur en donner un exemplaire. Nous nous proposons de les faire traverser cette route dangereuse mais ils sont déjà partis retrouver leur mère !
De retour à l'hôtel les bagages attendent le bus sous l'oeil vigilant de Bernard, déformation professionnelle ! je crois d'ailleurs qu'il a été le seul du groupe à avoir des échanges avec le conducteur de notre bus, un homme très réservé, conduisant bien et entretenant son bus avec sérieux.
Tout le monde est fin prêt pour aller faire une petite promenade pédestre aux Norias.
Nous prenons le bus qui va nous déposer le long d'un grand boulevard tout près de l'Oronte.
Ce fleuve a un rôle capital pour l'irrigation des cultures tout le long de son cours. Il prend sa source dans la plaine de la Bekaa au
Liban, C'est un fleuve avec un fort courant et à Hama il actionne les norias qui sont des roues en bois avec des godets alimentant un aqueduc. Ce fleuve et ses norias ont inspiré
Maurice Barrès dans son livre "Un Jardin sur l'Oronte". Le fleuve entre ensuite en
Turquie et au bout de 570 kms se jette dans la Méditerrannée au niveau de la ville d'Antioche.
Nous longeons le fleuve et nous passons sous un aqueduc, au-dessus du fleuve la plus grande des norias, 21 m de diamètre. Nous longeons de petites rues dont une ou se trouve le palais Azem. Nous arrivons aux deux norias que nous avions face à l'hôtel. Elles sont en réparation donc ne tournent pas, dommage, mais elles sont très usagées par l'eau donc il faut faire des travaux pour conserver ce patrimoine car avant il y en avait 32 maintenant 17 tournent encore l'été ! il faudra revenir !!! pour entendre "pleurer les norias"
La mosquée est toute proche et de sa cour on peut voir le fleuve. Elle est surmontée d'un minaret carré et de petits domes blancs. Tout le groupe veut prendre la meilleure photo et pas facile car toujours des personnes devant l'objectif. Enfin en trainant un peu je vais y arriver.
Notre ballade est terminée, nous apercevons notre hôtel de l'autre côté de la rive.
Notre bus nous attends, la circulation est un peu plus importante mais il n'est que 9 h et c'est vendredi donc personne ne travaille. Notre périple vas nous mener le long du fleuve dans une plaine fertile jusqu'à un site antique, en pleine campagne, d'un calme incroyable, le très beau site d'Apamée.
Nous quittons la ville de Hama, où nous nous arrêterons déjeuner à notre retour de Palmyre, et le paysage est verdoyant. Il y a de nombreuses cultures dans cette vallée très bien irriguée. La terre est rouge et malgré la présence du fleuve les agriculteurs font un arrossage important de leurs champs.
Sur le bord de la route il y a de nombreux marchands ambulants et nous rencontrons pour la première fois nos amis.... les ovins.
Youssef nous explique que les bédouins sont des semi nomades et qu'ils ont la majorité du cheptel ovin de Syrie. Ils sont partout où il y a un peu d'herbe. Ils vivent encore sous les tentes faites de peaux de chèvres mais sont de plus en plus sédentarisés dans des villages construits pour eux. Nous allons en rencontrer partout sur notre route. Pour la transhumance certains sont équipés de camion et il n'est pas rare de voir des moutons dans des camions avec le berger faisant la route avec ses bêtes.
Nous traversons quelques villages. Un de ceux ci est surplombé par une citadelle imposante. Nous prenons tout à droite et la route s'éléve assez fortement. Nous sommes en pleine campagne. l'herbe est verte et abondante et les montons sont là avec leur berger. Soudain stop nous sommes arrivés ! Site antique d'Apamée ! en pleine nature. Il fait un superbe soleil et devant nous, nous avons une étendue de verdure et au beau milieu une ville antique avec des fleurs, des papillons, des...abeilles et des gens entrain de couper du fourrage, les moutons entrain de paître, la ville antique n'est pas morte, elle vie !!!
Nous pénétrons sur le site, l'enfilade de colonnade semble infinie. Le cardo fait 2 kms. Donc 2 kms a marcher sous un soleil qui se fait de plus en plus chaud ! Bernard a trouvé un copain, Roger, pour se mettre à l'ombre d'une colonne. Un gamin vient leur proposer des cartes postales sans succès. J'arpente cet endroit dont je n'ai découvert l'existance voilà très peu de temps comme d'autres endroits dans ce pays qui est le berceau de notre civilisation la Syrie.
Nous découvrons les colonnes à cannelures torses actuel emblème de la cité. Nous avons une superbe vue sur la citadelle de Qalaat El Moudiq devant laquelle nous sommes passés en montant vers le site. Les moutons sont toujours là entrain de paitrent tranquillement dans un merveilleux décor.
Après 2 kms nous arrivons à la civilisation actuelle, une route et quelques maisons. C'est un café et une dame vends des souvenirs. La basse cour est importante et un coq "cocorico" s'offre à mon objectif !!!
Notre bus est là et je suis bien heureuse de pouvoir me poser ! pas une bonne marcheuse la fille ! mais que ne ferait-elle pas pour découvrir plein de choses !!!!!
Nous reprenons notre route en traversant des cultures et des bourgs où se tiennent le long de la route des réunions de locaux : jeunes en motos, hommes en longues robes nores et keffieh.
L'heure a tournée et il n'est pas loin de midi, nos estomacs ont une petite faim. Notre conducteur nous arrête devant un grand restaurant avec une....Tour Eiffel. C'est là que nous allons déjeuner.
Nous rentrons et sommes accueillis par des personnes parlant assez bien le français. Il y a pas mal d'agitation dans ce restaurant qui est important et dont les cuisines sont à la vue des clients. Il y a du monde aux fourneaux !!!!
Nous trouvons facilement des places avec nos amis de voyage de Chalon sur Saone
Aujourd'hui nous avons droit.... à la même chose qu'hier mais avec du fromage excellent et des....olives noires !!! elles sont extras. J'adore les olives mais celles ci sont vraiment très bonnes. Le plat de résistance arrive dans un grand récipient, c'est quoi ???? Je me lance, viande hachée avec des tomates, des poivrons et des pommes de terre ! pas mauvais dommage les quantités ne sont pas en proportion de nos trois hommes bien charpentés que nous avons a notre table mais on ferra avec surtout que les frites arrivent et à volonté. Alors je ne vous fais pas de détail.
Le repas terminé j'ai remarqué un homme entrain de fumer un narguilé, je lui demande la permission de la photographier. Il accepte gentiment.
Nous reprenons notre car et là nous partons à la découverte des villes mortes.
A tout à l'heure.
Capucine 18