Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Jojoone1 · 14 août 2012 à 22:38 · 146 photos 151 messages · 25 participants · 31 389 affichages | | | | 14 août 2012 à 22:38 · Modifié le 25 nov. 2016 à 17:59 Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 1 de 151 · Page 1 de 8 · 12 104 affichages · Partager
Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants. Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes... Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques....
Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau ! | | | À: Jojoone1 · 15 août 2012 à 0:49 · Modifié le 25 nov. 2016 à 18:21 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 2 de 151 · Page 1 de 8 · 12 062 affichages · Partager SAMEDI 14/07/2012
Nous avons dormi avec un ventilateur pour seule climatisation. Pas étonnant donc de se réveiller en fin de nuit au son des coqs, des motocyclettes et des petits buffles qui appellent leur maman.
Lorsque le jour se lève, les hautes collines en face sont enveloppées de brume, l’humidité monte déjà au ciel. Le spectacle est envoûtant. Le petit-déjeuner est sympa, on nous sert des œufs pochés fort cuits, des galettes frites fourrées à la pomme, deux sortes différentes de mangues. Nous mettons du lait dans le café. Il s’avère que le café local, produit dans le sud, a un goût marqué de chocolat. Surtout certaines marques. Au début c’est sympa, au bout de trois fois, non merci, ça ira. Toute la journée sera consacrée à la promenade sur le lac Ba Be. On nous envoie donc sans formalisme à l’autre bout du village qui s’étire le long de la rivière sur un kilomètre vers l’endroit où nous prendrons le bateau. Cette simple marche tranquille à l’ombre avant huit heures du matin nous fait déjà transpirer par tous les pores de notre corps. Ce sera le cas toute la journée et chaque jour. 14 juillet mais 41 degrés. Nous prenons une embarcation qui fait environ 7 mètres de long pour 1,5 mètre de large avec un toit sommaire revêtu de tissu en guise de protection du soleil. Le moteur n’est pas excessivement bruyant ou alors la beauté des lieux nous le fait oublier. Nous paierons 550000 dongs soit environ 22 euros pour deux personnes de 8 h à 16h le tour du lac qui fait 8 kilomètres de long ainsi que la remontée d’une rivière. Le trajet et le panorama sont fabuleux autour de ce lac turquoise et sur cette rivière brune. La végétation est luxuriante tout autour du lac sur ces hautes collines. Dans et autour de la rivière, on croise buffles, oies, canards et cochons. On s’aperçoit déjà que le Vietnam est aussi un pays de libellules et de grands papillons.
Le parcours est agrémenté de trois arrêts-visite décevants. Il y a une énorme grotte d’une hauteur de 30 mètres, belle et spectaculaire. C’est bourré de chauve-souris et ça pue, ensuite il y a un petit lac supérieur totalement défiguré par les détritus et une pollution d’origine inconnue, et enfin une petite pagode sans intérêt. Heureusement, on est bien mieux sur le bateau car on se déplace et ça fait un peu d’air. Pas frais, mais moins chaud.
A midi, nous avons quitté le lac pour remonter la rivière et déjeuner chez la fameuse Pirate, réputée pour être l’une des meilleures cuisinières de la région. Pour l’instant l’endroit est assurément authentique. On entre dans une chaumière en bois et paille au fond de laquelle il y a une espèce de cuisine où le feu est constamment entretenu et d’où une épaisse fumée s’échappe vers l’extérieur. Pirate est tout en noir, d’un âge respectable, et veille sur sa cuisine en maîtresse de maison. L’accueil a été froid et on ne s’est pas occupé de nous avec un enthousiasme démesuré. Sans notre accompagnateur qui a fini par se décider à nous passer commande, aurait-on fini par nous servir ? Nous avons eu à déguster un beau plateau de nems, légumes et des espèces de roulés de viande cuits. La qualité était un peu supérieure à ce que nous avions pu goûter jusque là, mais pas de quoi tomber à la renverse. Avec quelques boissons, nous en avons eu pour 250000 dongs, soit 10 euros. Finalement un peu cher à notre humble avis. La chaleur là-dedans était étouffante avec un seul ventilateur sur pied pour toute la pièce. Nous avons vu en l’espace de quelques minutes sept personnes différentes tourner autour du gros réfrigérateur. Je regarde, je sors des boissons, je rentre des boissons. Il s’avèrera durant le séjour qu’en beaucoup d’endroits il sera difficile de trouver des frigos efficaces et des boissons réellement fraîches. Les vietnamiens mettent un maximum de glaçons, y compris dans la bière et le café. Pour nous, chaque glaçon est un risque virtuel, voilà le problème. Nous boirons plus d’une fois notre eau et notre coca tièdes, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Dieu qu’on a eu soif dans ce pays !
Près de chez Pirate, à quelques dizaines de mètres et en contrebas, un petit chemin dans la jungle mène à une cascade tumultueuse qu’on peut observer depuis un parapet. C’est un petit plus non négligeable dans le parcours.
Le trajet retour est aussi beau que l’aller. A l’arrivée, le gars qui s’est occupé de nous nous montre le chemin du retour et nous fait un au revoir du genre : cassez-vous, c’est fini. Nous serons souvent confrontés à ce genre de comportement. C’était tellement catégorique et marqué que ça m’a beaucoup amusé, même si au fond ce n’est pas vraiment drôle. Sur le chemin du retour, en longeant la forêt, nous apercevons dans sa toile une grosse araignée colorée du genre qu’on n’a pas envie de toucher.
La fin de l’après-midi est consacrée à une petite promenade dans le village. C’est rural et perdu, c’est comme autrefois, les scènes que l’on observe à chaque pas sont souvent drôles. Notre pension nous présente un repas du soir avec des pommes frites, franchement excellentes en plus. Surprise ! Comme la veille, on tombe comme des masses sous la moustiquaire après une douche ayant à peine pu rafraichir le corps. Boules quies de rigueur pour les personnes ayant le sommeil léger.
| | | À: Jojoone1 · 15 août 2012 à 10:03 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 3 de 151 · Page 1 de 8 · 12 010 affichages · Partager Ah un carnet de voyage (plutôt rare sur le forum Vietnam!) et en plus hyper précis et détaillé  !Surtout ne vous arrêtez pas en si bon chemin (même si ça fait beaucoup de boulot!) j'attends la suite avec impatience (et d'autres avec moi je pense, tout le monde ne se manifeste pas forcément!).J'espère que vous irez jusqu'au bout: c'est tellement utile le partage d'expériences quand on prépare un voyage...Bref merci et au plaisir de continuer à vous lire! | | | À: Alexval2 · 15 août 2012 à 19:03 · Modifié le 25 nov. 2016 à 18:18 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 4 de 151 · Page 1 de 8 · 11 976 affichages · Partager DIMANCHE 15/07/2012
Au réveil, on découvre une belle blatte de 5 centimètres bien portante sur la moustiquaire. Bon, au moins ça ne mord pas. Au petit-déjeuner, on nous propose des œufs pochés, des crêpes au miel et du nescafé. Sans plus. Le miel au Vietnam est de qualité médiocre et ultra coulant. On vous aura prévenus. Un dernier coup d’œil sur la rivière avec ses buffles, ses pêcheurs et ses cochons et il faut régler l’addition : 2 nuits, 2 petits-déjeuners, 2 dîners et quelques boissons : 1100000 dongs soit 44 euros. On a connu plus cher ! On a côtoyé des gens bien sympathiques et c’est le cœur léger que nous entamons avec Minh le trajet qui nous mènera vers Cao Bang. Petit à petit, la route s’élève; le paysage est continuellement beau et par moments carrément magnifique. Nous apercevons nos premières rizières en terrasses mais à cet endroit et à ce moment c’est clairsemé car on se situe entre la récolte précédente et le repiquage de la suivante. Au lieu du vert uniforme, le brun côtoie le vert, ce n’est pas plus laid pour autant.
Notre chauffeur Minh nous propose en cours de route de nous arrêter chez des producteurs de tabac dans un village. Nous ne sommes absolument pas branchés sur les visites chez les producteurs et artisans, ce sont des choses que l’on subit à de multiples reprises dans les voyages organisés et on y perd du temps que l’on ne consacre pas à faire autre chose. Mais comme nous sommes entre fumeurs, nous faisons une exception. Nous voilà dans le grand hangar où sèchent les ballots de tabac, avec toute la famille qui nous regarde en rigolant alors que nous essayons de nous comprendre mutuellement avec plus ou moins de succès. Sauf la petite de 18 mois, absolument terrorisée par ces gens étranges avec les yeux tout ronds. Le chef de famille nous roule des cigarettes en cône en tassant le tabac dans...une feuille de tabac. La surprise vient du fait qu’en qualité, au-dessus, il n’y a plus que les bons cigares. Maintenant une anecdote : c’est au Vietnam, ce jour-là, que nous avons trouvé la réponse à une question que nous nous posions depuis quelques années. En effet, il nous semblait que nos cigarettes, en Europe duraient moins longtemps et n’avaient plus bon goût. Ce qui a d’ailleurs suscité des moqueries de la part de certains. Donc, le producteur avise mon paquet de cigarettes ramené de France, en sort une, la flaire et dit quelque chose à notre chauffeur. Nous lui demandons : qu’est-ce qu’il a dit ? Il répond : " il a dit, dans ta cigarette, pas beaucoup tabac " ! Nous n’avions pas rêvé, qu’il s’agisse de biscuits, de yaourts ou même de cigarettes, il devient de plus en plus flagrant qu’on nous met de moins en moins de produit dans les emballages et d’une qualité moindre par-dessus le marché. Nous promettons de repasser au retour et repartons. Nouvelle pause au sommet du col suivant. Il y a une espèce de bar-épicerie. Il s’y trouve quantité de bocaux d’alcool de mais et de riz. Ces bocaux de 40 centimètres de haut sont ainsi la dernière demeure de bien gros lézards mais aussi de beaux cobras que les gens du coin trouvent en forêt. Pour le reste de la journée, nous regarderons sur quoi nous marchons lorsque nous descendons du véhicule. A noter que, comme la veille, il y a quantité de nuages blancs dans le ciel, parfois quelques-uns bleu-gris. C’est un peu moins étouffant en altitude mais la température n’est probablement pas loin des 40 degrés. Même les locaux s’éventent.
Nous arrivons déjà épuisés à Cao Bang vers 15h30, malgré la longue nuit de sommeil réparatrice de la veille. Minh est fatigué mais ne le montre pas trop, la route lui réserve constamment des nids de poule, des creux et des camions qui arrivent en face en mordant largement sur la gauche. Nous nous installons à l’hôtel sélectionné par Larsay. Nous serons satisfaits de son bon choix. Puisque nous avons vu le marché en arrivant, nous décidons d’y faire une promenade. A chaque pas, c’est une scène inénarrable et chaque moment de chaque journée nous apportera son lot de photos. En cours de route, nous avons été importunés par deux pauvres gars du village, l’un comique, l’autre plutôt inquiétant. Cela a énormément amusé les paysannes se trouvant sur place pour vendre leurs produits. Tout s’est arrangé et nous avons poursuivi notre chemin après l’achat de petites bananes et de petits ananas à des prix ridicules. Ces fruits seront le délice de notre soirée.
Sur ce marché, et ce sera une constante, nous rencontrons parfois des odeurs horriblement désagréables. C’est une caractéristique des pays pauvres avec des températures élevées mais nos narines nous ont confié que le Vietnam en matière de puanteur sur les marchés n’est pas loin du record. En grande partie la faute aux poissons séchés.
Nous avons fini notre journée en nous postant à un grand carrefour où nous nous sommes régalés en observant la circulation, les gens et en complétant notre collection de photos.
| | | À: Jojoone1 · 15 août 2012 à 20:53 · Modifié le 25 nov. 2016 à 18:35 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 5 de 151 · Page 1 de 8 · 11 962 affichages · Partager LUNDI 16/07/2012
Devant l’impossibilité d’obtenir un petit-déjeuner occidental convenable et pour bien nous imprégner de la vie locale, nous prenons un pho dans la rue. Cette soupe aux herbes, à la viande et aux nouilles de riz est très bonne et nourrissante. Cela reste déconcertant pour qui n’en a pas l’habitude au matin. Nous retrouvons notre chauffeur Minh pour un aller-retour de 2 x 100 kilomètres de Cao Bang jusqu’aux chutes de Ban Gioc à la frontière chinoise, à l’extrême nord du pays. Sur les 10 premiers kilomètres, les paysages sont déjà beaux, nous longeons notamment pendant quelque temps une rivière à flanc de colline. Pour les 80 kilomètres restants, nous avons droit à une bien belle surprise. Nous nous retrouvons tout à coup dans une région que nous estimons être l’une des plus belles au monde. Ce n’est plus qu’une succession de collines et pitons recouverts de végétation qui surgissent de la plaine. Ce sont parfois des dômes, parfois des pyramides, parfois par rangées de dix. Avec des vallées verdoyantes recouvertes de riz vert, parsemées de bouquets géants de très hauts bambous, d’arbres exotiques avec d’anciennes maisons sur pilotis et de vieilles granges. Dans tout cela, le petit peuple des campagnes avec son chargement à pied, à vélo, en motocyclette ou en charrette.
Tout le temps des salut, des sourires, de la gentillesse. Et le plus fou, c’est que plus on avance, plus c’est beau. C’est l’endroit où nos vacances deviennent féériques, nous nous extasions comme des petits jeunes n’ayant jamais rien vu et tracassons constamment ce pauvre Minh pour de réguliers arrêts photo. C’est là que j’ai dit à ma femme : ce n’est pas des photos, ce qu’il faudrait, c’est une caméra, sortir le bras de la voiture et laisser tourner sur 80 kilomètres... Par contre, infaisable dans les conditions actuelles sans un deux-roues ou le 4 x 4. Tout le parcours est en réfection pour la construction d’une nouvelle route en vue de l’amélioration du commerce avec la Chine. C’est une suite perpétuelle de sections non bitumées avec des nids de poule et carrément parfois des nids de dinosaures. Le chauffeur est méritant, sa journée sera longue... Les chutes de Ban Gioc sont un bel endroit au fond d’une vallée et agrémentent convenablement le parcours. C’est assurément à voir, les chutes ne sont pas extrêmement hautes mais sont particulièrement larges. Le débit était convenable. Nous ne sommes pas allés sur le radeau au milieu de la rivière pour observer la chute principale d’en face, nous avons estimé que cette option était facultative et ne méritait pas la dépense. Finalement, nous avons préféré nous reposer quelques minutes sous un arbre pour admirer le paysage et donner 20000 dongs à une vieille mamie édentée issue d’une minorité qui tentait de louer des tapis en plastique à ceux qui désiraient s’asseoir ou pique-niquer.
Il y a maintenant un restaurant en dur au-dessus du site, ce qui vous évite désormais d’amener votre panier-repas. Nous ne saurions le recommander, ils profitent certainement de leur situation de monopole. Les prix sont prohibitifs et leur explication est que les produits sont ramenés de Hanoi, notamment la viande, particulièrement chère. Cela ne nous convainc guère, des poules, des canards et des cochons on en a vu tout le long du chemin. On nous facture donc 230000 dongs, soit près de 10 euros pour deux cocas, deux petites bouteilles d’eau et trois petits plats dont un seul de viande. D’ailleurs, l’un des fils de la maison est déjà un parfait petit businessman comme nous en avions déjà vu dans d’autres pays. Ce gamin de 10 ans est bourré d’assurance, connait quelques mots de chaque langue et est déjà à deux doigts de vous commander malgré ses 40 ans de moins que vous. Il a probablement de qui tenir. Lorsque nous avons manifesté notre mécontentement, tout le monde s’est bien foutu de notre gueule, y compris Minh, ce que nous n’avons pas du tout apprécié. Nous commettrons encore de temps en temps l’erreur de ne pas demander les prix à l’avance et systématiquement au Vietnam nous en serons châtiés. Le retour s’est fait par la même route, des paysages et des scènes inoubliables. Un peu de pluie s’est mise à tomber, mais allez, juste quelques gouttes pendant cinq minutes.
| | | À: Jojoone1 · 16 août 2012 à 18:30 · Modifié le 25 nov. 2016 à 18:39 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 6 de 151 · Page 1 de 8 · 11 917 affichages · Partager MARDI 17/07/2012
Au réveil à Cao Bang, nous avons constaté qu’il venait de pleuvoir en fin de nuit. Nous sommes chanceux pour l’instant. Mais cela a juste rendu l’atmosphère un peu moins lourde. Nous commençons à avoir plus soif que faim et en guise de petit-déjeuner, avec un café au lait concentré nous finissons de déguster ces sublimes ananas achetés la veille au marché. Le chemin du retour vers l’aéroport nous permet d’apprécier avec un autre œil les paysages de l’aller, ou d’autres inédits, avec le même plaisir.
Quand on aime les plantes, on se régale de contempler la végétation : hibiscus, arbres à pain, manioc, palmiers, splendides arbres du voyageur et d’autres non identifiés, dans toute la gamme existante du vert.
Comme prévu, nous sommes repassés chez le producteur de tabac rencontré quatre jours plus tôt et lui avons acheté 1 kg de tabac blond séché et très parfumé, la qualité supérieure, pour 80000 dongs, soit un peu plus de...3 euros ! En incluant dans le prix une quantité de feuilles de tabac pour faire les cigarettes et huit paquets de feuilles. Une affaire extraordinaire, les fumeurs apprécieront. Nous constatons depuis le départ que les gens, du plus petit au plus vieux, nous regardent comme s’ils n’avaient jamais vu un être humain. Ce n’est pas propre qu’au Vietnam, mais enfin nous avons bien deux bras et deux jambes. Un mot aussi sur les scooters et motocyclettes. Quand on les voit là-dessus parfois à cinq, dont un gamin de 4 ans et un bébé, dans une circulation où tout le monde zigzague allègrement, on a peur pour eux. Et ceci parfois sans casque, de nuit et même avec le conducteur qui consulte ses sms sur le portable. Notre chauffeur a eu un peu de mal à trouver notre hôtel du soir, le Bong Sen Airport Guesthouse, mais a fini par nous mener à bon port. Nous avions réservé sur Agoda pour 17 euros au lieu de 23. Rien de fabuleux. Le patron, très sympa, parle quelques mots d’anglais. Le lit, en revanche, ou plutôt la natte, s’est révélé franchement dur. Il parait que c’est comme ça lorsqu’ils sont neufs, mais n’étant pas spécialistes...Heureusement, comme chaque soir nous tombons de fatigue. Le bilan de ces cinq jours dans le nord-est est totalement positif. Nous dirons simplement que nous sommes désolés pour ceux qui n’auront jamais l’occasion de le réaliser. Même si notre chauffeur Minh a parfois inclus certaines de ses petites additions dans les nôtres, ce qu’ils font tous d’ailleurs, il a été d’une disponibilité, d’une patience et d’une prudence quasi parfaites. Une dernière fois, merci Jacques B. de nous avoir concocté ce si beau séjour.
| | | À: Jojoone1 · 16 août 2012 à 19:48 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 7 de 151 · Page 1 de 8 · 11 903 affichages · Partager MERCREDI 18/07/2012
Cette fois, au réveil, nous nous retrouvons livrés à nous-mêmes. Nous sortons de l’hôtel et nous arrêtons à la première gargote trouvée pour déjeuner d’un pho à la viande de bœuf. Nous la payons 30000 dongs et ici le coca ne fait que 10000 dongs. Plus tard, le taxi commandé la veille arrive pile à l’heure et nous emmène en quelques minutes à l’aéroport de Hanoi pour 60000 dongs comme prévu. Nous y prenons l’avion pour Nha Trang, d’où nous démarrerons notre remontée vers le nord. La réservation avait été faite deux mois plus tôt sur le site de Vietnam Airlines et nous a coûté 258,13 euros. C’est moitié prix sur d’autres compagnies comme Vietjetair, mais nous ne voulions pas courir le risque d’un vol retardé de plusieurs heures voire d’un jour. Le trajet prend 1h30 et certains stewarts ou hôtesses sont plus aimables que d’autres. C’est comme partout dans le pays : certains vous regardent méchamment, beaucoup vous dévisagent, quelques-uns sont sympas. Peu avant d’atterrir à Nha Trang, dès qu’on voit le sol de plus près, on se rend compte cash que c’est extrêmement beau et qu’il y a sur ces côtes bien du potentiel touristique exploitable. Pour éviter de payer trois à six fois plus cher, nous confirmons qu’il y a bien une navette vous conduisant au centre touristique. On ne peut pas rater le guichet, il se trouve juste à côté du tapis roulant où on récupère les valises, avant de franchir la porte menant au hall de l’aéroport. Le tarif a néanmoins nettement augmenté, il est désormais de 60000 dongs par personne. La seconde partie des 30 kilomètres menant à la ville vous fait déjà ne pas regretter le déplacement. C’est la belle mer, avec les belles collines, les belles plages et le beau soleil. Une totale sensation de vacances. On se sent mieux, il ne fait plus que 32 degrés. L’arrêt de la navette est tout proche du quartier routard, le plus touristique et pour 40000 dongs un taxi nous amène rapidement à l’hôtel 2 étoiles Sea Light Hôtel réservé pour 3 nuits pour 24 euros la nuit au lieu de 49 euros, encore sur Agoda. Il est en troisième rideau et la vue de la mer est partielle. Ascenseur, clim, deux grands lits à 2 personnes et petit-déjeuner inclus. Literie d’excellente qualité, déco assez soignée. Nous passons le reste de l’après-midi à déambuler sur la promenade le long de la mer en nous dirigeant vers le nord. Pour ce que nous aurons vu du Vietnam, cette fois-ci l’aménagement est très bien réalisé. Même les arbres sont taillés en ronds, carrés et triangles, il y a plein d’endroits sympathiques, c’est déjà une bonne surprise par rapport à certaines descriptions. Beaucoup de gens dont une majorité de locaux s’y baignent, s’amusent, y jouent avec leurs enfants ou y dînent. Ambiance très bon enfant. Cet endroit est carrément le top pour les familles ou les amoureux. Et surtout, oui, cette baie parsemée d’îles et entourée de montagnes est magnifique. Une caresse pour nos regards. Je signale en passant que c’est la deuxième fois en quelques jours que je donne des billets de 100000 ou de 200000 au lieu de billets de 10000 ou de 20000 et que la commerçante ou le chauffeur de taxi me le rend en me faisant remarquer que ce n’est pas le bon. Il fallait que ce soit dit. Après avoir beaucoup marché et cherché dans la mauvaise direction un restaurant du Routard que nous ne trouverons que le lendemain, nous voilà près du petit port juste après le grand pont le plus proche de la mer. Il fait nuit et choisissons un restaurant au hasard dans cette rue Cau Tran Phu au bout de laquelle on aperçoit les ruines de Po Nagar illuminées. Le destin nous mène au Doi Bo, numéro 4381, de guerre lasse. En effet, ce restaurant réunit tous les critères du piège à touristes : au milieu d’une file de restaurants accolés, lumières criardes partout, rabatteur, serveuses en minijupes flashy. Nous nous installons à la terrasse ouverte du deuxième étage et nous y dégusterons les meilleures nouilles sautées aux fruits de mer de notre séjour. Les plats pour 75000-85000 dongs sont très copieux et délicieux. Le petit jeune qui nous sert est tellement sympa que nous lui laissons un bon pourboire. Idem pour le chauffeur de taxi qui nous ramène. Décidément, cela commence bien, pourvu que ça dure ! | | | À: Jojoone1 · 16 août 2012 à 20:16 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 8 de 151 · Page 1 de 8 · 11 901 affichages · Partager bjr votre récit est très bien ecrit, mais je vous trouve un peu categorique pour la qualité du miel, je vous cite Le miel au Vietnam est de qualité médiocre et ultra coulant. On vous aura prévenus.
je ne suis pas du tout d'accord avec vous, dans le sud, j'en achete dans la region de ben tre et ce miel est excellent et tres parfumé, coulant d'accord mais très bon cdlt kaoua | | | À: Kaoua · 16 août 2012 à 20:36 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 9 de 151 · Page 1 de 8 · 11 899 affichages · Partager Bonjour, il est vrai qu'au fil du récit on pourra nous trouver tour à tour très élogieux ou très critiques. Nous nous sommes promis de tout retranscrire exactement comme nous l'avons vécu et ne pouvons pas parler de ce que nous ne connaissons pas. Nous nous sommes vus servir partout le même miel. Pour ma défense, sachez que je suis originaire d'Alsace et que sur les pentes des Vosges les producteurs font un miel de sapin très sombre, très dense et très goûteux, probablement le meilleur de l'univers. Ce qui m'a rendu bien exigeant... Merci à ceux qui nous encouragent, c'est une longue entreprise, nous le faisons pour les autres. | | | À: Jojoone1 · 16 août 2012 à 20:57 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 10 de 151 · Page 1 de 8 · 11 892 affichages · Partager probablement le meilleur de l'universah là ce n'est plus etre categorique, ça s'appelle du chauvinisme  comment peut on savoir que le miel d'alsace est probablement le meilleur de l'univers....... il existe de part le monde une multitude de variétés de miel, qui sont tous tres differents, mais de là a affirmer que le meilleur de l'univers est surement en alsace, je pense qu'il faut tous les gouter avant de tenir de tels propos.  cdlt kaoua | | | À: Kaoua · 19 août 2012 à 0:03 · Modifié le 25 nov. 2016 à 19:22 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 11 de 151 · Page 1 de 8 · 11 497 affichages · Partager JEUDI 19/07/2012 C’est un pays où rapidement on se couche plus tôt que d’habitude mais où on se lève donc également plus tôt. Nous arrivons à 6h30 à l’étage où est servi le petit-déjeuner à partir de 6h. Nous trouvons porte close. Dans l’ascenseur avec nous se trouvait l’employé chargé de s’en occuper, lequel était fort en retard. Du jamais vu. Nous aurons au fil du séjour de nombreux exemples de non-professionnalisme dans diverses branches d’activité. Le café au lait est bon mais les petits bouts de beurre et de confiture sont minimalistes et pas moyen d’avoir du rab. Les fruits utilisés pour cette confiture gluante et inétalable sont indéterminables. Nous partons directement à l'autre bout de la ville voir les tours Cham de Po Nagar, horaire 8h-17h et toujours 16000 dongs l’entrée. C’est un sympathique petit ensemble bien restauré, surtout la tour principale. Il est situé sur une butte, ce qui le met un peu en valeur. Agréable.
Malgré les 35-36 degrés sans nuages, nous décidons de faire le chemin du retour à pied, ce qui nous permettra de voir le quartier des pêcheurs et le marché. On traverse le deuxième grand pont, pas celui de la veille lequel est plus près de la mer.
Et nous voilà dans un vrai dédale de rues minuscules où nous nous perdons avec plaisir car dans ces coins là, c’est toujours de l’authentique. Plein d’enfants, des scooters qui ont tout juste assez de place pour passer et tourner, des petits vieux et petits vieilles qui se demandent tous mais qu’est-ce que ces deux viennent faire ici, des maisons en tôle, des résidences archi fleuries, un tout petit marché de quartier. Par la suite, nous tombons sur le grand marché de Nha Trang. Section fruits et légumes, section viande, section poissons séchés. Puis évidemment, une série d’ateliers de mécanique, de soudure, de menuiserie, de quincaillerie tout droit sortis des années cinquante voire parfois du 19ème siècle.
Plusieurs personnes croisées, pensant que nous nous sommes perdus, tendent le doigt pour nous montrer le chemin vers le quartier touristique. Jusqu’au soir, nous serons par endroits confrontés à des odeurs infâmes et à la limite du supportable. Mais tous les dix mètres, une personne ou un endroit à voir, à photographier, des situations à rire, à s’étonner. Après trois heures à musarder, malgré des arrêts boissons fraîches, nous n’en pouvons plus sous le soleil de plomb et finissons le trajet vers le restaurant en cyclo-pousse. Très sympa, malgré l’impression bizarre de se sentir comme un colon paresseux qui exploite le miséreux. C’est pourtant la seule fois que nous prendrons le cyclo-pousse, à plusieurs reprises nous aurions bien voulu les faire travailler mais au fil du séjour on nous a partout proposé un prix exorbitant, même après marchandage, ce qui fait qu’on a payé moitié moins en prenant le taxi...
Nous testons donc le Nha Trang Seafoods, cité très favorablement dans le Routard, et le recommandons franchement à ceux qui passeront là-bas. Nous sommes totalement affamés et commettons l’erreur de commander un hot-pot vapeur aux fruits de mer en plus du plat de 10 nems crevettes-poisson et du plat de nouilles sautées aux fruits de mer. Le hot pot, on vous chauffe sur la table dans une marmite plusieurs légumes et nouilles au riz avec un ensemble de crevettes, du poisson, des coques et des calamars. Quand vous avez fini, vous reste une soupe particulièrement délicieuse. Nous n’en pouvions plus après nos deux premiers plats servis avec générosité et c’est la gourmandise qui nous a permis de terminer. Dans un cadre plutôt propret, avec ce midi le restaurant pour nous seuls et quatre personnes pour nous servir qui se demandaient où on mettait tout ça. Boissons incluses, nous en avons eu pour un peu moins de 500000 dongs mais reconnaissons qu’à deux nous avons mangé en quantité pour quatre personnes. Evidemment, nous nous traînons comme de gros phoques à l’hôtel pas loin et tombons en léthargie pour deux bonnes heures. Du coup, le soir ce ne sera qu’ananas du marché et pop corn sucré. Les petits sachets de pop corn sucrés au goût d’autrefois que la petite marchande au coin de la rue vous vend 5000 dongs, rendez vous compte. En fin d’après-midi, nous voilà repartis pour une ballade dans le quartier routard : le lèche-vitrines nous a bien plu, il y a moyen de dénicher l’une ou l’autre fringue très bon marché dans les petits magasins d’habillement, sous les rires moqueurs, comme d’habitude, des petits vendeurs et vendeuses. Ce quartier n’est pas outrancièrement touristique par rapport à certaines descriptions que nous avions pu lire et ça ne représente qu’une petite partie de la ville. Contrairement à ce qu’on attendait, il n’y a pas à Nha Trang, à cette date, un grand nombre de touristes. Quelques français, quelques américains et majoritairement des russes. Tiens, les russes ont pas mal grossi ces dernières années ! Nous avons pris l’habitude de traverser les rues comme les locaux : surtout pas vite, surtout ne pas s’arrêter. Pour l’instant, nous sommes encore en vie !
| | | À: Jojoone1 · 19 août 2012 à 2:12 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 12 de 151 · Page 1 de 8 · 11 484 affichages · Partager recit interessant j'attends le prochain episode et je vous ecrirai mes critiques | | | À: Venissian · 19 août 2012 à 11:59 · Modifié le 25 nov. 2016 à 19:28 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 13 de 151 · Page 1 de 8 · 11 463 affichages · Partager VENDREDI 20/07/2012
Réveil un peu tardif, les jambes ayant été très sollicitées la veille. Du coup, petit déjeuner tardif et douche tardive. Les femmes de ménage entrent dans la chambre alors que monsieur est dans la douche et n’entend pas, puis monsieur sort de la douche et est freiné de justesse par madame qui lui crie de ne pas sortir, les femmes de ménage s’enfuient en rigolant...vous voyez comme un incident est vite arrivé ?
Comme chaque jour, le ciel est bleu sur Nha Trang, avec de rares nuages blancs, ça fait mine de se couvrir dans l’après-midi puis ça y renonce. La chaleur est encore écrasante. Nous nous offrons une petite bronzette et baignade à la plage. C’est calme, peu de vagues ; l’eau est bleue-verte et claire, avec une température de 24/25 degrés. La plage est relativement propre.
A midi nous déjeunons au restaurant Kirin, recommandé par l’un ou l’autre membre du forum. La décoration est assez réussie, le patron semble bien veiller sur la bonne organisation de l’affaire. La cuisine a un goût, disons familial. Nous aurons les moins bonnes nouilles aux légumes que nous ayons testé à ce jour, un porc sauce aigre-douce très moyen mais par contre un excellent riz aux fruits de mer servi dans un ananas. Notre sentiment global est mitigé, ce n’est pas une adresse inoubliable.
Bref passage à l’hôtel, nous nous souviendrons de ce monsieur vietnamien à qui nous disons bonjour dans l’ascenseur et qui nous fait un bien vilain regard. A l’étage, sa famille rentre dans l’ascenseur et nous bouscule franchement alors que nous en sortons. Il y a régulièrement ce genre de comportement et nous ne nous en vexons pas trop dans la mesure où la lecture de ce forum nous en avait prévenus.
Dans l’après-midi, nous prenons le taxi pour aller voir à la périphérie de la ville, côté ouest, la pagode de Lang Son et l’énorme bouddha blanc perché 25 mètres au-dessus. Comme pour chaque trajet en ville, tarif entre 40000 et 55000 dongs. Ce fut un moment magique que la découverte de ces lieux, pas du fait de l’entrée gratuite, mais en raison de l’atmosphère de sérénité ressentie. Nous avons adoré l’esthétique de l’extérieur ainsi que de l’intérieur de la pagode. Une fois l’entrée franchie, on fait face à la grande shiva dorée aux multiples bras dont chacun tient un objet. Assez spectaculaire. Au fond de la pagode, l’autel chargé en objets et en fleurs est très joli aussi. Aux plafonds de l’entrée, jolis dessins de la vie de Bouddha. Une odeur d’encens omniprésente, de temps en temps des chants sacrés venant d’on ne sait où.
On sort, on monte quelques marches et à mi-chemin entre la pagode et le Bouddha géant, on rencontre un grand bouddha couché et dans un kiosque une énorme cloche qu’un moine fait sonner de temps en temps en la percutant avec un gros rondin de bois attaché. Atmosphère...
Quelques marches et un litre de sueur plus haut, nous voilà tout petits sous le big bouddha blanc. De l’autre côté, juste en-dessous, une série de très longs murs parallèles. C’est en fait un cimetière pour urnes funéraires. On y voit les photos d’une grande partie des défunts, certaines datant de plus d’un siècle. C’est intéressant et mélancolique. Juste sous le bouddha nous observons des baraques en tôle ondulée où habitent des gens n’ayant probablement pas grand-chose. Un gamin tout mignon, tout souriant et tout sympa vient nous voir et nous dit : Miam, miam en faisant le geste qui va avec. Sur le coup, ça nous arrache le cœur mais nous ne savons pas s’il a faim ou s’il fait le coup à tout le monde. Madame part avec lui à la plus proche boutique et il se choisit deux paquets de friandises. On lui donne aussi un des stylos qu’on a ramenés et qui ont la particularité, lorsqu’on appuie sur leur extrémité, de faire petite lampe de poche. Evidemment, il rameute ses deux frères (ou copains) et sa sœur. Ouf, on a plein de stylos. On leur précise bien que c’est : for school. Ils repartent drôlement contents et nous aussi.
Encore un petit billet glissé à un pauvre gars sans avant-bras à l’entrée de la pagode et cette fois les courageux repartent à pied vers le centre ville.
Ce qui ouvre encore l’appétit et le soir venu retour à la valeur sûre qu’est le Nha Trang Seafoods, les nems au crabe et à la crevette ayant trop un goût de reviens-y. En revanche, nous n’essaierons plus les crabes. Bien qu’accompagnés d’une sauce délicieuse, ils ne sont pas grands, il faut les décortiquer et au final on n’y trouve pas grand-chose à manger. Pour les amateurs de langouste, selon le type et la taille de la bête, les prix vont de 1,2 à 2 millions de dongs. Ailleurs, soit on n’en trouve pas soit le prix monte à 4 millions facile. Mieux vaut donc, semble-t-il, les déguster à Nha Trang.
Coucher tôt, car demain une nouvelle destination. | | | À: Jojoone1 · 19 août 2012 à 13:43 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 14 de 151 · Page 1 de 8 · 11 457 affichages · Partager j'imprime, je lirais dans les transports demain, ça pourrait me conseiller | | | À: Grigou28 · 19 août 2012 à 16:25 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 15 de 151 · Page 1 de 8 · 11 440 affichages · Partager SAMEDI 21/07/2012
Nous avions fait réserver par l’hôtel les billets de bus pour Quy Nhon. Le prix ne fut pas les 90000 dongs annoncés par le Routard ou les 110000 dongs vus sur un blog internet mais 150000 dongs pour 5 heures de trajet et 240 kilomètres. Cela dit, une navette vient directement nous chercher à l’hôtel et ça compense dans notre esprit les 40000 dongs que nous aurions dépensés en taxi pour nous rendre à la gare routière. En pourcentage, la commission prise par l’hôtel est plutôt conséquente mais cela représente une petite somme. La navette arrive dès 6h30, il faut vite payer, il faut vite sortir. A la gare routière, il s’avère que le prix est bien de 115.000 dongs.
Nous partons tout contents à bord du bus vert Mai Linh, admirons le beau paysage avec satisfaction et après plus d’une heure de route, catastrophe et sueurs froides : dans l’empressement du départ à Nha Trang, nous n’avons pas récupéré nos passeports et les employées de l’hôtel n’ont même pas pensé à nous les rendre. Nous avions bien remarqué qu’elles n’assuraient qu’à moitié, sauf pour ce qui est d’encaisser toute somme due et pour rigoler à la moindre occasion. Mais un peu trop insouciants et décontractés, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Il a fallu lutter pendant les premiers instants contre l’affolement. Il a été bien difficile de faire comprendre au chauffeur que nous devions sortir à la prochaine gare routière, laquelle se trouvait heureusement à moins d’un quart d’heure de route. Au guichet Mai Linh, il a aussi fallu faire comprendre la situation à l’employée, et de même au téléphone cette fois avec les employées de l’hôtel. Celles-ci ont décidé d’envoyer les passeports par le bus de l’après-midi puisqu’il n’y en a que deux par jour. Evidemment, il a fallu réserver deux nouvelles places dans le même bus. Résultat : cinq heures perdues en attente et 230000 dongs.
Cinq heures à meubler sous pas loin de 40 degrés. On a tué une partie du temps en allant juste à côté sur le grand marché local de cette bourgade dont on ne saura jamais le nom. Plus authentique, tu meurs. Ont-ils jamais vu un étranger ? C’est comme si nous étions verts avec les oreilles carrées. Nous nous sommes arrêtés chez une marchande pour boire un délicieux jus d’ananas pressé. Bien sûr, nous sommes tombés sur une forte en gueule qui a rameuté toutes ses collègues. Deux, trois mots basiques de vietnamien et trois quatre grimaces plus loin et c’était parti pour le fou rire généralisé. C’est clair que partout on se paye votre tête. A vrai dire, on rigole bien en France de ces japonais ou chinois avec leurs dégaines improbables et leur obsession de faire des photos de tout et de rien. En même temps, on ne leur rigole pas franchement à la figure en leur disant des phrases alors qu’on sait bien qu’ils ne les comprennent pas. Allez, nous aussi parfois on rigole des vietnamiens...
Nous revenons près de la gare routière et déjà le besoin de boissons fraîches se fait ressentir. Nous nous attablons à l’ombre chez une dame qui fait épicerie et qui a juste le temps de nous servir avant de s’endormir sur sa chaise. C’est là que soudain apparaît dans notre champ de vision un cul de jatte. Un pauvre petit bonhomme assis sur sa planche en bois avec des roulettes, avec ce qui lui tient lieu de jambes complètement replié derrière son séant et qui avance péniblement dans cette fournaise avec ses deux patins en bois fixés aux mains. Impossible de décrire comme nous avons eu mal au cœur. Le gars a visiblement eu l’impression de rêver lorsqu’il a pris le billet de 20000 dongs que lui tendait ce gars étrange en short, lunettes de soleil américaines et casquette à l’envers. Ma femme s’endort ensuite sur mon épaule, comme c’est mignon, sous la bâche protectrice et près du ventilateur que la marchande avait gentiment amené pour nous. Je regarde la circulation sur ce carrefour, c’est toujours un spectacle. Passe devant nous une motocyclette dont le passager arrière porte un coq vivant dans un bras. La motocyclette suivante, pareil, sauf que le conducteur porte lui aussi son coq en conduisant.
Après une éternité, le bus arrive et nos passeports avec. Mais en raison de la réservation tardive, nous avons les pires places : tout à l’arrière du bus. Et la route de Nha Trang à Quy Nhon n’est pas faite pour ceux qui ont des problèmes de dos. Ou des problèmes de vessie. Quand il y a un rare arrêt toilettes, en général ce sont des WC turcs. Il ne faut pas être très regardant et quelquefois il vaut mieux avoir le rhume... Heureusement le paysage est beau tout au long du trajet. Il faut noter que les 30 derniers kilomètres au sud de Quy Nhon sont véritablement fantastiques. Une sorte de côte d’azur inexploitée. Plages de sable fin, rochers, îles, escouades de bateaux de pêche colorés. Il y a du potentiel, du gros potentiel. Un étudiant, qui chose rare parle le français avec un accent peu marqué, nous explique que les chauffeurs de camion faisant le parcours Hanoi- Saigon racontent que ces 30 kilomètres sont la plus belle partie du trajet. L’arrivée à la gare routière est tardive, le jour tire à sa fin. Nous demandons à un taxi de nous amener à l’hôtel Thang Long mentionné dans le routard. Comme souvent, le chauffeur ne connait pas bien les lieux et a du mal à trouver. Enfin arrivés à destination, nous rentrons dans le hall de l’hôtel avec nos gros sacs, la porte étant grande ouverte. Deux jeunes hommes qui regardaient la télé se lèvent stupéfaits et nous demandent ce que nous faisons là. Après discussion, il s’avèrera que l’hôtel a fermé depuis un an. Tout le monde se marre bien et cette fois on comprend pourquoi. Un rapide coup d’œil au Routard et on opte pour l’hôtel Hoi Ha, catégorie prix moyens. Bon, comment dire, ça fait hôtel pas cher du routard des années 70, la moitié de la pièce est constituée de hautes baies vitrées masquées par des rideaux dont certains sont à moitié décrochés, le frigo ne fonctionne pas, la salle de bains et les draps de lit sont à la limite du pas clean. Par contre, le bar au rez de chaussée et l’espace karaoké au 1er étage sont quasi neufs. Il fait nuit, on est fatigués, on a faim, on n’a pas d’autre adresse et à pied avec deux gros et deux petits sacs à dos, rien n’est facile. Nous posons donc nos affaires en se disant qu’on avisera le lendemain et nous sortons dîner, au petit bonheur la chance, après nous être fait indiquer la direction de la plage.
Nous choisissons un restaurant où ne se trouvent que des locaux, le Bien Xanh au 118 Xuan Dieu. 3 boissons et 2 plats de nouilles sautées aux fruits de mer pour 169000 dongs. On voit bien qu’on n’est pas en zone touristique. C’était très bon et ces plats étaient généreusement pourvus en matière de fruits de mer et de légumes. Une bonne adresse parmi bien d’autres apparemment sur cette longue avenue du front de mer. Cela nous aurait juste arrangés que les serveuses rient un peu moins longtemps et moins ouvertement de nous. Derrière nous il y a une tablée complète de vietnamiens qui se font amener des cartons entiers de bière. Tout ce qui peut gêner à table, ils le jettent par terre sans se poser de questions. Partout sous les tables, sauf la nôtre, c’est la mini décharge.
Au retour nous passons devant un hôtel 3 étoiles situé tout près du nôtre et allons nous enquérir du prix pour la soirée du lendemain. A notre grande surprise, c’est plus luxueux et pourtant moins cher que le notre. Nous nous rendons compte petit à petit que le guide du routard pour le Vietnam est très dépassé pour ce qui est des tarifs et assez contestable pour une partie des hôtels et des restaurants. Sur ces 25 dernières années, il nous avait systématiquement habitués à mieux. Il nous semble d’ailleurs, compte tenu de nos observations, qu’il tende à être supplanté par le lonely planet, dont apparemment certains utilisateurs ne sont pas totalement satisfaits non plus. Arrivés à notre hôtel, mauvaise surprise ! Le karaoké a démarré à fond les manettes. Là, on sait qu’on n’est pas près de dormir. On ne traine pas, on descend illico avec tout notre barda et on leur explique qu’on est décidés à partir de suite. Ils nous relâchent contre 100000 dongs que nous récupérerons en fait sur la facture moins élevée de l’hôtel suivant. Nous traînons nos bagages sur 200 mètres jusqu’à l’hôtel Y Linh où nous étions allés nous renseigner auparavant. Stupeur, le sympathique réceptionniste avait oublié de nous informer que c’était complet le soir même. Il nous sauve malgré tout en nous envoyant quelques centaines de mètres plus loin dans ce qui semble être leur hôtel de délestage, le My Linh au 88 Xuan Dieu qui au final se révélera être un des meilleurs rapports qualité-prix de notre séjour. Nous nous posons enfin après cette fatigante journée à rebondissements et finissons notre soirée en contemplant les rats gambader sur les toits des commerces et restaurants en-dessous. | | | À: Jojoone1 · 20 août 2012 à 2:47 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 16 de 151 · Page 1 de 8 · 11 381 affichages · Partager je suis d'accord avec ces recits malheuereux concernant les hotels. c'est pourquoi parfois il vaut mieux voyager avec un guide/ami local.. moi par exemple je coneille souvent les touristes que je rencontre, ainsi que certains forumistes qui m'ont rendu visite. mais au fait pourquoi avoir choisi QuyNhon? moi j'adore QuyNhon mais c'est pour des raisons privees, pas pour faire du tourisme | | | À: Jojoone1 · 20 août 2012 à 12:29 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 17 de 151 · Page 1 de 8 · 11 358 affichages · Partager Et oui penser à recuperer le passeport deposé à la reception, on a tendance à n eplus y penser j' ai failli me faire pieger deux fois.
Que de bons souvenirs à vous lire : j'ai rencontré le sympathique Minh meme si je n ai pas voyagé avec lui mais avec un de ses collegues. A 10 kms avant les chutes de Ban Gioc il ne vous a pas emmené visiter de fameuses grottes ?
Comment avez vous trouvé Qui Nhon ? le site est joli par contre beaucoup de masures en bord de mer. L'ont ils réamenagé ? J attends de lire la suite avec impatience.
Jean | | | À: Jeansellier · 20 août 2012 à 14:34 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 18 de 151 · Page 1 de 8 · 11 347 affichages · Partager Comment avez vous trouvé Qui Nhon ? le site est joli par contre beaucoup de masures en bord de mer.
Voici ce que j'ai écrit le 21 Septembre 2009: voyageforum.com/v.f?post=2884777;
J'ai payé un hôtel de vrai standing 4 étoiles pour 17 USD par nuit. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en profiter.
"La plage de la ville elle-même avec son sable sale et son eau trouble n'invite pas à la baignade. Mais elle regorge d'activités populaires étonnantes pour un touriste occidental: à 5 Heures du matin, gymnastique de groupe avec des gestes d'art de combat (la célèbre école d'arts martiaux qui a permis à Nguyên Huê, héros national de se débarasser définitivement de la domination chinoise et de la dépendance du pays, la plupart des habitants de la région de Qui Nhon pratiquent les arts martiaux), jeux de plage, baignade avec des mémés qui nagent avec leurs bouées, le soir c'est un lieu de promenade pour les uns où plein de marchands installent leur échoppe de boissons (jus de canne pressée, jus de cocos frais, milkshake de toute sorte de fruits), un endroit où l'on s'allonge sur le sable sous un ciel étoilé. La plupart des restaurants aux fruits de mer frais et peu chers sont regroupés sur la partie Nord de la plage.
Cela vaut le coup de s'offrir le luxe pour pas très cher à l' hôtel Saigon Tourist Quinhon: un vrai 4 étoiles au standard européen pour le prix d'une formule 1, de grandes chambres avec des lits king size de plus de 2, 4 m de largeur, une très belle et grande piscine et un petit déjeuner copieux au choix multiple d'une dizaine de plats, de fruits variés, et des petits fours etc... bien situé au centre de la ville et face à la plage.
Pour la pratique de la baignade dans une eau limpide et un sable presque blanc, il faut se rendre au port de pêche et prendre une embarcation de voyageurs pour se rendre à la presqu'ile en face (Hai Minh) (pix du trajet de 10 mn pour 10 000 dông), une fois sur l'autre rive, traverser le village dans des ruelles étroites en direction de la statue de Trân Hung Dao (un autre héros national), puis chercher un petit chemin qui conduit vers le bord de mer au nord est de la statue (le plus facile vous fait traverser des broussailles qui poussent entre les tombes). Il se peut qu'il y a des adolescents qui adorent s'y retrouver pour une partie de picnic. Il faut donc 30 mn pour s'y rendre afin de profiter de la plage qui (je le rappelle) au VietNam se trouve toujours à l'écart des grandes villes. Il existe aussi une très belle et grande plage (Qui Hoà) qui se trouve sur la côte Sud de la ville: longer la route du bord de mer et juste après le resort 5 étoiles de Hoang Gia Long, il existe une entrée payante qui conduit au restaurant et à la plage de la Reine, continuer la route pendant 2 kms et on rentre dans un enclos encore payant une deuxième fois de l'ancienne léproserie, une immense et belle plage vous attend.
Il serait aussi possible de louer une moto pour faire un boucle vers Tây Son (berceau des arts martiaux de Binh Dinh). Ici, on peut vouloir profiter du paysage et du romantisme en se rendant à la source Suoi Ham Mo ou faire une visite au musée dédié à Quang Trung (Nguyên Huê) et c'est là qu'on apprend une page de l'histoire du ViêtNam du XIXème siècle aussi intéressante que la guerre de 1954 et 1975. Ensuite on fait une traversée sur une route cimentée (comme souvent dans les villages du VietNam) et on cotoie la vie paysanne de la campagne en direction du village de Cat Tuong du district de Phu Cat (35 km au nord de Qui Nhon). il faut se renseigner pour se rendre aux ateliers familiaux qui fabriquent les meilleurs chapeaux coniques du VietNam (4 jours pour fabriquer un chapeau) qui sont vendus sur le célèbre marché de la région de 2 à 5 heures du matin.
3 jours c'est un minimum pour apprécier ce coin du VietNam où sont dispersés les tours de la civilisation Cham." Images attachées: | | | À: Abalone · 20 août 2012 à 18:27 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 19 de 151 · Page 1 de 8 · 11 301 affichages · Partager Messieurs, avant de poursuivre, une rapide petite réponse : nous avions absolument décidé de voir Nha Trang et l'étape suivante était Hoi An. Nous ne voulions pas prendre le bus de nuit et il fallait trouver une étape pour ne pas avoir 10 à 12 heures de bus de suite. Mon expérience de certains voyages précédents m'a appris que ce genre d'étape dans un endroit peu touristique mais où il y a quand même un certain nombre de choses à voir réserve souvent de bonnes surprises et laisse parfois de meilleurs souvenirs que des lieux archi connus dont on attend beaucoup et qui peuvent décevoir. Bien qu'étant simplement une ville-étape, Quy Nhon a tenu ses promesses. Avec le recul, nous y aurions bien passé un jour de plus, mais honnêtement nous sommes très satisfaits de notre parcours. Certains d'entre vous auraient fait mieux et connaissent des endroits plus intéressants sur place mais enfin c'est bien grâce à l'ensemble des contributions que nous avons déjà pu réaliser ce parcours pour nous si complet et nous ne pouvons décemment pas avoir de gros regrets. Pour la journée complète dans cette ville, il vous faudra patienter un peu puisque ce sera l'objet du prochain récit. Merci pour vos remarques, merci pour les encouragements. | | | À: Jojoone1 · 21 août 2012 à 0:00 · Modifié le 25 nov. 2016 à 19:43 Re: Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam Message 20 de 151 · Page 1 de 8 · 11 274 affichages · Partager DIMANCHE 22/07/2012
Comme prévu et promis au réceptionniste qui nous avait si aimablement renseignés la veille, nous posons nos bagages au Y Linh, 18 Nguyen Hue ; d’apparence plus luxueuse que le My Linh, les chambres sont un tout petit peu moins bien. Nous faisons tout de suite réserver nos places pour le bus du lendemain matin vers Hoi An. Il y a une commission de 20000 dongs mais ça nous évite de courir chercher une agence et la navette viendra nous chercher à l’hôtel, c’est confortable.
Cette journée à Quy Nhon, c’est le ciel bleu au matin, un panorama rappelant le Nice des années cinquante, une belle baie, une bien longue plage plutôt propre pour ce que nous en avons vu, les filets à poissons disposés dans l’eau, de nombreux bâteaux de pêche multicolores, beaucoup de ces fameuses petites coques rondes appartenant aux pêcheurs. Matinée pastel.
Nous allons voir le site Cham avec ses deux uniques et hautes tours. Le prix d’entrée est logiquement modique, ces tours sont en assez bon état. C’est un tout petit lieu de sérénité, avec un gazon très doux, quelques bancs, entouré de dizaines de grands bonzais, du genre 1,5 mètres de large sur autant de haut. Nous constatons de plus en plus que ces bonzais sont l’une des passions des vietnamiens. Nous en verrons des milliers et des milliers, absolument partout. Combien en aurions-nous rêvé d’emmener à la maison ! Quelqu’un nous a dit qu’ils étaient très bon marché. Il y en a souvent deux rangées de quatre ou cinq de chaque côté des portes d’entrée des maisons.
En raison du retard pris la veille, nous renonçons à prendre les bus T4 ou T6 menant au grand site cham situé à l’extérieur de la ville, à 25 kilomètres environ. La fatigue et la chaleur allégeront parfois notre programme de départ, mais ceux qui iront en juillet-août comprendront...
Nous faisons un bout de chemin à pied pour le retour, le spectacle dans la rue est toujours au rendez-vous.
Le premier taxi trouvé nous amène aux deux pagodes des rues Tran Thi Ky et Ham Nghi. Elles se trouvent à 400 mètres l’une de l’autre, dans des rues perpendiculaires. La première pagode est en réfection et en agrandissement. C’est en fait un petit complexe avec kiosque, pagode, tours, statues. C’est joli à voir, extrêmement coloré et dans un style kitsch flamboyant. La seconde pagode, par contre, nous réserve une sacrée surprise. On voit avant tout sa belle et très haute tour dont la portion du sommet est entièrement dorée. Le portail d’entrée en pierre semble très ancien. La pagode est de très grande dimension, les décorations, statues et boiseries et son fabuleux intérieur nous font très forte impression. Tandis que nous sommes en pleine admiration, ne sachant plus où regarder, nous entendons résonner le gong. Nous enlevons vite nos chaussures, nous précipitons à l’intérieur en espérant voir un bonze faire sonner le gong, ce que nous adorons évidemment. Et c’est à des moments comme ça qu’au milieu des vacances le hasard vous fait vivre des moments d’autant plus magiques qu’inattendus. Sans avoir le temps de réagir, nous nous retrouvons comme deux andouilles en pleine cérémonie religieuse. Nous sommes carrément hypnotisés par la vision de ces deux bonzes, avec le premier qui tient un micro et psalmodie régulièrement les mêmes mots, le second qui frappe son petit gong à intervalles réguliers et une quarantaine de religieuses vêtues d’une tunique bleu clair. Ils sont tous à la queue leu leu et font ainsi lentement le tour de tout l’intérieur de la pagode pendant de longs instants. Avec l’encens, les bougies, les statues dorées du bouddha, c’était si vrai et si beau. S’en est suivi une petite prière, nous avons voulu nous éclipser, certaines des vieilles religieuses nous ont fait signe de rester. Puis les bonzes sont partis, les religieuses se sont couchées par terre par groupes de deux à quatre pour discuter puis carrément pour faire une petite sieste. Il y a des moments gratuits qu’aucune visite payante du monde ne remplacera.
Mais le spirituel ne nous coupe pas l’appétit. Nous nous dirigeons vers la mer et tombons par hasard, près d’un grand carrefour, sur le Seafood 2000. Heureusement le Routard avait précisé qu’il se trouve derrière le Paloma, bâtiment nettement plus visible. Comme souvent à midi, il n’y a presque personne dans le restaurant, lequel se situe bel et bien au-dessus du garage à motocyclettes. Il est effectivement fidèle à sa réputation, le hot pot aux fruits de mer est bien complet, on n’est pas volés, tout est bon. Il y avait bien 2 ou 3 petites fourmis dans les légumes servis avec les fruits de mer, il n’est pas impossible que l’une d’entre elles ait fini dans la soupe, qui saurait le dire ?
Nous avons décidé, pour finir l’après-midi, d’aller sur la presqu’île de Phuong Mai, avec son village de pêcheurs Hai Minh, qui fait face à la baie. Il suffit de dire l’un de ces deux noms à un chauffeur de taxi pour qu’il vous amène à l’embarcadère. Odeurs maritimes et visages typiques assurés. Tout de suite, la femme d’un marin faisant la navette nous branche. Nous nous retrouvons sur un petit rafiot que le capitaine démarre vigoureusement à la manivelle. Le moteur fait teuf teuf teuf teuf, vous vous demandez si c’était une bonne idée, si vous en reviendrez vivants et c’est parti pour dix minutes d’une traversée mémorable. Il n’allait plus faire jour très longtemps, nous n’aurions plus le temps d’aller à la plage se situant de l’autre côté de la presqu’île. Nous passons juste à côté du village de pêcheurs et trouvons facilement le petit chemin pour monter en quelques minutes à la statue du guerrier qui fait bien ses dix mètres de haut. Et là, à ce moment précis, nous avons l’une de ces visions qui nous rappellent pourquoi nous partons en voyage : sur une bonne partie des 360 degrés autour de nous, nous contemplons toute la ville, toute la baie, la mer, les gros et petits bateaux, les collines. Un point de vue mémorable, à ne pas manquer. Le retour est tout aussi sympathique, c’est presque l’aventure, mais à la fin nos deux convoyeurs exigent un autre prix. Les quatre doigts que la femme m’avait montrés au départ se transforment en 200000 dongs. Nous discutons un moment, mais dans des langues différentes, ça s’envenime presque, un groupe de passagers locaux arrive, bien sûr vous ne trouverez jamais personne pour vous défendre. Vu qu’ils étaient habillés comme des miséreux et que nous ne voulions pas gâcher ce bon moment, vu que le gars avait pas mal poussé son bateau à l’arrivée, les pieds dans l’eau, pour que nous puissions accoster à sec, nous avons quand même lâché 150000 dongs. On peut considérer qu’on a payé presque quatre fois le prix, quant à nous, nous en retiendrons que ces moments heureux passés ensemble nous ont coûté six euros pour deux personnes. Pratiquement tous ceux qui nous ont arnaqués ne connaîtront jamais le luxe occidental que nous retrouvons à notre retour. Bien sûr, ce n’est pas une raison, on peut en polémiquer pendant des heures sans que rien d’utile n’en ressorte.
Pour la petite histoire, nous sommes morts de soif à l’arrivée et allons acheter des boissons dans une petite boutique. Cela faisait 15000 dongs et à part des billets de 500000 nous n’avions plus que 14000 en monnaie. L’épicière nous a fait grâce des 1000 dongs manquants, nous étions un peu gênés mais ça fait plaisir. En passant, il n’y avait plus de coca et je me suis rabattu sur une boisson dans une petite bouteille en plastique de la marque Vinamilk ou Vinasun. C’est comme ça que nous découvrons cette étonnante boisson à...l’aloé vera, avec des morceaux de fruit. Un pur délice, il est temps qu’on importe un truc comme ça, à notre avis les enfants adoreront. Ils en font une autre à l’artichaut que quelqu’un d’autre que nous voudra peut-être tester un jour.
Le soir, nous tentons un autre restaurant, le Nha Hang C.Ine au 94 Xuan Dieu, recommandé par certains. Ca fait un peu plus standing, la maître d’hôtel est stylée. Au vu de la garde-robe de certaines, une partie de la clientèle est aisée. On y mange bien, sans qu’on n’atteigne le sublime. Ayant pris un peu de temps pour observer, nous constatons encore une fois que les clients jettent les emballages et les canettes de bière vides par terre. Nous en voyons même un recracher au sol les parties des fruits de mer qui ne lui conviennent pas. Au Vietnam, à l’intérieur comme à l’extérieur, bien des restaurants en cours de soirée se transforment en porcheries. | Carnets similaires sur le Vietnam: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 12 006 visiteurs en ligne depuis une heure! |