Rely23 · 23 mai 2010 à 10:07 · Une photo 118 messages · 24 participants · 13 109 affichages | | | | À: MengWan · 25 mai 2010 à 5:29 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 81 de 118 · Page 5 de 6 · 1 818 affichages · Partager Ayez aussi l'esprit un peu ouvert et ne soyez pas borné ! Les témoignages, non je les ai de personnes physiques dont je n'ai pas de raison de remettre en cause ce qu'ils ont vu.
Vous êtes contradictoire, vous dites qu'il y a probablement eu des bavures et en même temps vous dites
"il n'y a pas eu de "tirs dans la foule" ou de "gens innocents et non armés".
alors c'est quoi une bavure selon vous ??
Militaire, ce n'est pas un opprobre, c'est une fonction occupée par des gens dont le rôle est de parvenir à des objectifs assignés avec les moyens qu'on leur donne et en suivant ce qu'on appelle des "règles d'engagement".
En effet mais savez vous tout leur objectifs ? qui commande réellement ?
Vous savez pertinament que l'on ne peut comparer les militaires français aux Thais. | | | À: Rely23 · 25 mai 2010 à 5:45 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 82 de 118 · Page 5 de 6 · 1 812 affichages · Partager
Euh... j'ai l'impression que je suis loin ici d'être le plus "borné"... 
c'est quoi une bavure selon vous ??
C'est quand -entre autres- on tire ou qu'une balle ricochette sur quelqu'un qu'on ne visait pas a priori...
Cà peut être aussi une erreur d'interprétation d'un geste qu'on croit être menaçant
Enfin, vous n'allez pas me dire que vous ignorez le sens de "bavure" ? 
En effet mais savez vous tout leur objectifs ?
Les objectifs ont été rendus publics par le gouvernement au début de l'Etat d'Urgence ! Et si vous insinuez "des choses" sur des objectifs "secrets" qui seraient partagés par plusieurs centaines d'hommes de troupe, dont des conscrits ? LOL (si vous "croyez" ce genre de choses, c'est que personne ne peut vous confier un secret LOL).
qui commande réellement ?
C'est les petits hommes verts, qui sont gris et n'ont pas d'antennes, comme tout-le-monde le sait ! 
Vous savez pertinament que l'on ne peut comparer les militaires français aux Thais
Ah tiens, y aurait-il pour vous d'un côté des "bons" et de l'autre des "mauvais" ? LOL

PS:Les troupes devaient tirer sur le genre de "gus" qu'on voit sur ces vidéos :
| | | À: MengWan · 25 mai 2010 à 6:01 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 83 de 118 · Page 5 de 6 · 1 806 affichages · Partager En vous paraphrasant: vous en avez pas marre de raconter des conneries? Si vous aviez bouger votre posterieur de devant votre ecran de television ou de PC, que vous etiez venu a Bkk, discuter avec les divers intervenants, vous auriez peut-etre une petite idee de la realite des faits. Contrairement a vous j'etais sur place quand les militaires ont tire (j'ai pas choisi, c'est la ou je vis) et j'ai vu, comme d'autres, des militaires abattre des civils desarmes. Lorsqu'un journaliste se prend une balle, on peut appeler ca une bavure. Lorsqu'un militaire prend son temps pour viser et abattre un civil portant secours a un blesse c'est tout sauf une bavure.
Les ordres qu'avaient ces troupes étaient publics, et étaient de ne tirer que pour se défendreMais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire! Etes-vous naif au point de croire que les generaux vont annoncer publiquement leur intention d'assassiner des civils? Venez a Bkk et je vous organise un rdv avec un colonel de l'armee reguliere, fidel d'Anupong, et vous verrez quels etaient les ordres reels.
Vous mettez en doute l'histoire du temple. Tres bien. J'ai eu confirmation ce matin par un militaire de haut rang que l'armee avait procede a des mises en scenes filmees, notament celle du camion militaire transportant des armes qui comme par hasard se "perd" au milieu des manifestants (marrant ca, les militaires n'ont pas de radio ni de moyen de communication?). Vous aviez raison sur un point, il y a effectivement des acteurs mais pas du cote que vous pretendiez! C'est si facile de faire une petite video, de la balancer sur internet et de dire vous voyez comme ils sont mechants ces rouges! D'ailleurs il est logique que des terroristes capables de mettre le feu a des dizaines de batiments preferent bruler des fusils d'assaut plutot que de les utiliser contre les militaires... Lors des 3 journees de combats, il y a eu plus de 60 victimes cote civil alors que cote militaire, pas une seule. C'est tout de meme surprenant que 5000 terroristes armes de fusils mitrailleurs et de lance-grenades n'aient fait aucune victime militaire... | | | À: Similan · 25 mai 2010 à 6:24 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 84 de 118 · Page 5 de 6 · 1 800 affichages · Partager (je ne répond à vos élucubrations "jamesbondesques" que sur un point précis)
il y a eu plus de 60 victimes cote civil alors que cote militaire, pas une seule
C'est FAUX, il y a eu un "marin" tué et un nombre relativement important de blessés parmi les troupes !
D'ailleurs, il n'y a pas "d'équivalent" militaire de clip video où on appelle à tuer les soldats par tous les moyens possibles !
Je recopie ici les sous-titres "intéressants" de cette video :
Not only should these soldiers die, the government and army commander MUST DIE as well !
| | | À: MengWan · 25 mai 2010 à 6:31 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 85 de 118 · Page 5 de 6 · 1 798 affichages · Partager Ce que je deplore dans votre attitude c'est que vous etes retranche dans vos conviction sans meme admettre une quelconque once de verite n'allant pas dans votre sens, comme le dit Similan j'ai aussi un temoignage, c'etait pas du ricochet, c'etait clair et net et a moins que vous prenez tous ces gens pour des idiots qui ont mal vu il y a des faits que vous ne pouvez pretendre faux.
Vous parlez des objectifs, la encore comme le dit tres justement Similan, vous croyez vraiment que publiquement ils vont annoncer, "bon ben tirez dans le tas les gars !" evidemment je ne dit pas non plus que c'etait le cas mais toujours est-il qu'il y a eu des debordements, au final des deux cotes, vous croyez vraiment que les militaires sont irreprochables ??
Quand au soldats francais je dit qu'on ne peut pas comprarer tout simplement qu'ils n'ont pas le meme role ! j'entend par la qu'en France vous allez pas voir l'armee debouler quand il y a manifestation, vous n'allez pas voir l'armee dire au president de la republique "bon on veut plus voir ta sale tronche, degage !"
Les videos je les connais pas la peine de me les ressortir. Mais n'oubliez pas que l'image peut facilement manipuler l'opinion, regardez le vrai faux documentaire de William Karel "operation lune" vous comprendrez ce que je veux dire. Vous devriez savoir qu'on ne peut malheureusement pas tout prendre les images pour argent comptant, nombre de campagne marketing, pub, joue sur ca, est-ce vrai, est-ce un fake comme on se plait a dire ?
On est tous d'accord pour dire que "certains" rouges ont petes les plombs et depasser les bornes mais c'est comme n'importe quelle generalite, ne mettez pas tous le monde dans le meme panier et arreter de croire que les militaires sont de gentils bisounours au service de la nation... | | | À: Similan · 25 mai 2010 à 7:32 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 86 de 118 · Page 5 de 6 · 1 789 affichages · Partager Bangkok, mercredi 19 mai, 6 heures du matin. Quatre blindés — des APC équipés de mitrailleuses 12,7 mm — prennent position devant la principale barricade du camp des « chemises rouges ». Des dizaines de militaires se déploient en appoint, couverts par un feu nourri en provenance de la passerelle du métro aérien. Pendant deux heures, tirs de M16, gaz lacrymogènes et trombes d’eau pleuvent sur le carrefour stratégique de Sala Daeng. A 8 heures, les blindés arrachent les piques de bambou, puis percutent l’amas de pneus, de barbelés et d’engins incendiaires. Trois quarts d’heure plus tard, un, deux, trois soldats se risquent par la brèche. Ils reculent après un échange de tirs. Conciliabules, derniers préparatifs. A 10 h 25, l’assaut coordonné des APC et des soldats amorce la dernière phase de l’« opération Ratchaprasong », entamée six jours auparavant. Passé les bambous, un terrain désolé apparaît. Plus âme qui vive. L’armée opère néanmoins avec une grande prudence mêlée de nervosité. Ne reste-t-il pas des bombes artisanales au sol ? Des tireurs isolés ? Le parc Lumpini, à l’est, devrait être sécurisé par une opération simultanée. Est-ce bien le cas ? Les soldats démontent systématiquement les toiles de tente pour améliorer la visibilité. Et, avant de progresser, crachent des rafales d’armes automatiques le long du trottoir central de l’avenue Ratchadamri. Il y a un kilomètre et demi jusqu’à la scène où les dirigeants rouges continuent de s’exprimer devant les dernières centaines de fidèles. Avancées, pauses, redéploiements. Un rythme commandé par quelques tirs de résistants jusqu’aux-boutistes. Ceux des soldats s’avèrent, de loin, plus meurtriers. Deux cadavres sont recouverts de bandeaux rouges, et laissés derrière. A midi, au carrefour avec la rue Sarasin, huit hommes et deux femmes se rendent. Leurs mains sont attachées, leurs yeux bandés. Un moine, dans sa robe safran, demeure à leurs côtés. Les soldats s’arrêtent et prennent position dans la perpendiculaire. Ils ont parcouru un petit tiers du chemin. Les journalistes sont nombreux. Certains suivent le conflit depuis plusieurs semaines. D’autres ont atterri à partir de vendredi, depuis que les violences consécutives à l’assassinat du général Seh Daeng ensanglantent Bangkok . A 13 h 15 tombe la nouvelle que deux des principaux leaders « rouges », Natthawut Saikua et Jatuporn Promphan, vont se rendre, et annoncent la dispersion de la manifestation. Après neuf semaines de blocage, la force l’a emporté.
Dix minutes plus tard, un commando des troupes d’élite — cagoules noires, baskets plutôt que rangers — arrive sur les lieux. Une grenade explose soudain, peut-être à cent mètres. Une seconde, toute proche. Deux militaires et un photographe canadien sont grièvement blessés. Leur évacuation se déroule dans la confusion. L’armée n’ira pas plus loin. En dépit de sa victoire du matin, les « rouges » viennent de lui faire comprendre qu’elle ne pourra pas la savourer.Dans les heures qui suivent, une kyrielle d’incendies embrasent la capitale. Le plus spectaculaire, celui du centre commercial Central World, dégage une colonne de fumée noire idéale pour les « unes » du lendemain. Immense — un des plus grands d’ Asie du Sud-Est —, le mall faisait la fierté du quartier des affaires. Il n’est plus que cendres. La Bourse, la Metropolitan Electricity Authority, les bureaux de la chaîne de télévision Channel 3, parmi une trentaine de bâtiments, brûlent aussi. Et, comme un puissant retour de flammes, la traînée de poudre gagne la province : des édifices municipaux sont attaqués à Udon Thani, Khon Kaen, Chiang Mai, Mukdahan... A Bangkok, des milliers de personnes en colère débordent le rassemblement politique organisé pour demander la fin des tueries près du bidonville de Khlong Toei (Lire « A Bangkok, les émeutes font tache d’huile »). Devant l’ampleur du désastre, le Centre for Restoration of Emergency Situations (CRES) décrète le couvre-feu à Bangkok et dans 23 provinces.
Outre des dizaines de blessés, une quinzaine de personnes auraient été tuées durant l’opération. Un photographe italien figure parmi les victimes. La découverte de six corps sans vie aux alentours du temple Pathum Wanaram, situé dans le camp rouge, fait polémique. Ce lieu, dont le gouvernement avait assuré qu’il constituerait un havre pour les manifestants décidés à rentrer chez eux, accueillait aujourd’hui des milliers de personnes terrorisées, persuadées que l’armée allait se débarrasser d’elles. L’angoisse face aux snipers et aux militaires a été accentuée tout à la fois par le discours des dirigeants rouges et par le nombre considérable de tués (plus de 80 depuis le début des événements). Pour le gouvernement, pour la plupart des médias, pour une large partie de l’opinion publique, les manifestants constituaient une menace. Le premier ministre et dirigeant du Parti démocrate, M. Abhisit Vejjajiva, avait déclaré l’état d’urgence dès le 7 avril (les rouges venaient d’envahir le Parlement). Le 16 avril, après avoir confié la direction du CRES au général Anupong Paochinda, commandant en chef de l’armée de terre et à ce titre la plus haute autorité militaire du royaume, M. Abhisit avait utilisé les mots « terrorisme » ou « terroriste » cinq fois en douze minutes dans son adresse à la nation. Et quand, après avoir beaucoup hésité tout en maintenant ce cap sémantique, M. Abhisit avait proposé le 3 mai une « feuille de route » comportant des élections anticipées le 14 novembre 2010, les dirigeants « rouges » qui souhaitaient un accord n’avaient pu convaincre ni les leaders les plus déterminés, sur lesquels pesaient de lourdes charges judiciaires, ni la base du mouvement, qui considère le premier ministre comme un assassin.La colère rentrée d’une large partie de la population reste propice à la violence, sinon à la mobilisation. Les manifestants n’ont pas été entendus, ils n’ont pas été considérés. La difficulté à exprimer des options politiques progressistes, l’impossibilité de critiquer la monarchie nuisent à la formulation d’un discours revendicatif cohérent. La « jacquerie » rouge doit encore trouver le moyen de faire entendre le sien.
Ce n'est ni MengWan ni moi, ni le BKK Post ou The Nation qui l'écrit, c'est le Monde Diplomatique .Cela vous suffi? | | | À: Hmh · 25 mai 2010 à 8:23 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 87 de 118 · Page 5 de 6 · 1 780 affichages · Partager Bangkok, mercredi 19 mai, 6 heures du matin. Quatre blindés — des APC équipés de mitrailleuses 12,7 mm — prennent position devant la principale barricade du camp des « chemises rouges ». Des dizaines de militaires se déploient en appoint, couverts par un feu nourri en provenance de la passerelle du métro aérien. Pendant deux heures, tirs de M16, gaz lacrymogènes et trombes d’eau pleuvent sur le carrefour stratégique de Sala Daeng. A 8 heures, les blindés arrachent les piques de bambou, puis percutent l’amas de pneus, de barbelés et d’engins incendiaires. Trois quarts d’heure plus tard, un, deux, trois soldats se risquent par la brèche. Ils reculent après un échange de tirs. Conciliabules, derniers préparatifs. A 10 h 25, l’assaut coordonné des APC et des soldats amorce la dernière phase de l’« opération Ratchaprasong », entamée six jours auparavant. Passé les bambous, un terrain désolé apparaît. Plus âme qui vive. L’armée opère néanmoins avec une grande prudence mêlée de nervosité. Ne reste-t-il pas des bombes artisanales au sol ? Des tireurs isolés ? Le parc Lumpini, à l’est, devrait être sécurisé par une opération simultanée. Est-ce bien le cas ? Les soldats démontent systématiquement les toiles de tente pour améliorer la visibilité. Et, avant de progresser, crachent des rafales d’armes automatiques le long du trottoir central de l’avenue Ratchadamri. Il y a un kilomètre et demi jusqu’à la scène où les dirigeants rouges continuent de s’exprimer devant les dernières centaines de fidèles. Avancées, pauses, redéploiements. Un rythme commandé par quelques tirs de résistants jusqu’aux-boutistes. Ceux des soldats s’avèrent, de loin, plus meurtriers. Deux cadavres sont recouverts de bandeaux rouges, et laissés derrière. A midi, au carrefour avec la rue Sarasin, huit hommes et deux femmes se rendent. Leurs mains sont attachées, leurs yeux bandés. Un moine, dans sa robe safran, demeure à leurs côtés. Les soldats s’arrêtent et prennent position dans la perpendiculaire. Ils ont parcouru un petit tiers du chemin. Les journalistes sont nombreux. Certains suivent le conflit depuis plusieurs semaines. D’autres ont atterri à partir de vendredi, depuis que les violences consécutives à l’assassinat du général Seh Daeng ensanglantent Bangkok . A 13 h 15 tombe la nouvelle que deux des principaux leaders « rouges », Natthawut Saikua et Jatuporn Promphan, vont se rendre, et annoncent la dispersion de la manifestation. Après neuf semaines de blocage, la force l’a emporté.
Dix minutes plus tard, un commando des troupes d’élite — cagoules noires, baskets plutôt que rangers — arrive sur les lieux. Une grenade explose soudain, peut-être à cent mètres. Une seconde, toute proche. Deux militaires et un photographe canadien sont grièvement blessés. Leur évacuation se déroule dans la confusion. L’armée n’ira pas plus loin. En dépit de sa victoire du matin, les « rouges » viennent de lui faire comprendre qu’elle ne pourra pas la savourer.Dans les heures qui suivent, une kyrielle d’incendies embrasent la capitale. Le plus spectaculaire, celui du centre commercial Central World, dégage une colonne de fumée noire idéale pour les « unes » du lendemain. Immense — un des plus grands d’ Asie du Sud-Est —, le mall faisait la fierté du quartier des affaires. Il n’est plus que cendres. La Bourse, la Metropolitan Electricity Authority, les bureaux de la chaîne de télévision Channel 3, parmi une trentaine de bâtiments, brûlent aussi. Et, comme un puissant retour de flammes, la traînée de poudre gagne la province : des édifices municipaux sont attaqués à Udon Thani, Khon Kaen, Chiang Mai, Mukdahan... A Bangkok, des milliers de personnes en colère débordent le rassemblement politique organisé pour demander la fin des tueries près du bidonville de Khlong Toei (Lire « A Bangkok, les émeutes font tache d’huile »). Devant l’ampleur du désastre, le Centre for Restoration of Emergency Situations (CRES) décrète le couvre-feu à Bangkok et dans 23 provinces.
Outre des dizaines de blessés, une quinzaine de personnes auraient été tuées durant l’opération. Un photographe italien figure parmi les victimes. La découverte de six corps sans vie aux alentours du temple Pathum Wanaram, situé dans le camp rouge, fait polémique. Ce lieu, dont le gouvernement avait assuré qu’il constituerait un havre pour les manifestants décidés à rentrer chez eux, accueillait aujourd’hui des milliers de personnes terrorisées, persuadées que l’armée allait se débarrasser d’elles. L’angoisse face aux snipers et aux militaires a été accentuée tout à la fois par le discours des dirigeants rouges et par le nombre considérable de tués (plus de 80 depuis le début des événements). Pour le gouvernement, pour la plupart des médias, pour une large partie de l’opinion publique, les manifestants constituaient une menace. Le premier ministre et dirigeant du Parti démocrate, M. Abhisit Vejjajiva, avait déclaré l’état d’urgence dès le 7 avril (les rouges venaient d’envahir le Parlement). Le 16 avril, après avoir confié la direction du CRES au général Anupong Paochinda, commandant en chef de l’armée de terre et à ce titre la plus haute autorité militaire du royaume, M. Abhisit avait utilisé les mots « terrorisme » ou « terroriste » cinq fois en douze minutes dans son adresse à la nation. Et quand, après avoir beaucoup hésité tout en maintenant ce cap sémantique, M. Abhisit avait proposé le 3 mai une « feuille de route » comportant des élections anticipées le 14 novembre 2010, les dirigeants « rouges » qui souhaitaient un accord n’avaient pu convaincre ni les leaders les plus déterminés, sur lesquels pesaient de lourdes charges judiciaires, ni la base du mouvement, qui considère le premier ministre comme un assassin.La colère rentrée d’une large partie de la population reste propice à la violence, sinon à la mobilisation. Les manifestants n’ont pas été entendus, ils n’ont pas été considérés. La difficulté à exprimer des options politiques progressistes, l’impossibilité de critiquer la monarchie nuisent à la formulation d’un discours revendicatif cohérent. La « jacquerie » rouge doit encore trouver le moyen de faire entendre le sien.
Ce n'est ni MengWan ni moi, ni le BKK Post ou The Nation qui l'écrit, c'est le Monde Diplomatique .Cela vous suffi?
Voilà, ça c'est fait. merci pour cette article | | | À: MengWan · 25 mai 2010 à 8:28 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 88 de 118 · Page 5 de 6 · 1 778 affichages · Partager Citation : PS:Les troupes devaient tirer sur le genre de "gus" qu'on voit sur ces vidéos :
Tirer sur des "gus" comme vous dites si élégamment, cela s'appelle une exécution, sans sommation de sucroît ! | | | À: Hmh · 25 mai 2010 à 9:51 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 89 de 118 · Page 5 de 6 · 1 766 affichages · Partager Chat-lut,
On voit la qualité du "Diplo", donc çà peut pas être de moi...
Ce journaliste ne doit pas avoir reçu le bon conditionnement idéologique !
| | | À: Clavdia · 25 mai 2010 à 10:00 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 90 de 118 · Page 5 de 6 · 1 760 affichages · Partager Citation : PS:Les troupes devaient tirer sur le genre de "gus" qu'on voit sur ces vidéos :
Tirer sur des "gus" comme vous dites si élégamment, cela s'appelle une exécution, sans sommation de sucroît !
Ben, alors la guerre est une succession d'exécutions, car le boulot du soldat est de mettre l'ennemi "hors de combat" i.e. le tuer comme on dit !
C'est affffrrreux, ma bonne dame, mais c'est la guerre...
(les "sommations" ont été faites il y a x jours déjà, l'Etat d'Urgence déclaré, la peine encourue par les contrevenants annoncée -2 ans- des bus gratuits mis à disposition de ces gens pour qu'ils rentrent chez eux etc etc, 'scusez du peu !)
Vous souhaiteriez quoi, qu'avant de tirer un "gus" comme on en voit sur les vidéos, le trouffion s'avance et fasse "Hou hou, toi là-bas, je vais tirer !" ? C'est pas à Pattaya que çà s'est passé et ni les uns ni les autres n'étaient des katoeys 
| | | À: MengWan · 25 mai 2010 à 10:44 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 91 de 118 · Page 5 de 6 · 1 760 affichages · Partager Les gouvernements peuvent dire ce qu’ils veulent et en général ils ne sont pas tout blanc. Le gouvernement Thaïlandais est probablement plus noir que gris ou alors gris très, très foncé et il est le premier a mentir et manipuler la population (suffit de voir le nombre de film de propagande de 1-2 minutes qui passent tous les jours a la télé ou les remarques de certains politicien appelant la population a ne pas lire les medias etranger (c'etait il y a plusieurs mois)) alors on ne me fera pas croire que le gouvernement n’a pas également une part de responsabilité dans ce qu’il s’est passé. Ne fusse que ca responsabilité dans la justice à deux vitesses qu’il entretien! Le gouvernement c’est empressé de montrer les images des leaders des chemises rouges en prison, mais j’attends encore les images des leaders des chemises jaunes en prison!
Concernant l’armée, comme l’a mentionne quelqu’un plus tot il est tout simple aberrant que l’armée se permette de dire qu’elle soutien tel ou tel gouvernement ou refuse d’exécuter les ordres du gouvernement (celui-ci ou le precedant). Le rôle de l’armée est d’exécuter les ordres du gouvernement et de fermer sa gu***. Vous imaginez le chef des armées française dire a Mitterrand quand il s’est fait élire : « non, on ne t’aime pas donc on ne va en faire qu’a notre tête ! » | | | À: MengWan · 25 mai 2010 à 14:07 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 92 de 118 · Page 5 de 6 · 1 735 affichages · Partager "L'histoire" du Temple est suspecte, et sous investigation actuellement, auriez-vous "trempé" dedans ?
Allez, senateur Mc Carthy, coucouche panier... Vos liens internet foireux sont censes prouver quoi? Le premier est particulierement degueu, un petit plumitif aux ordres qui tente de "mouiller" les gens du Research Center for Peace Building de l'universite Mahidol. Ils ont essaye d'intervenir comme mediateurs pour eviter le bain de sang, et se voient du coup accuser d'etre "l'aile universitaire des Rouges". Ce genre de mise en cause correspond bien a votre style de petit Pinochet scotche sur internet. Meme Rely23, qui est pourtant de votre bord, est oblige de prendre ses distances avec votre "prose". | | | À: Mastya · 25 mai 2010 à 14:24 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 93 de 118 · Page 5 de 6 · 1 726 affichages · Partager Meme Rely23, qui est pourtant de votre bord, est oblige de prendre ses distances avec votre "prose".
Je ne suis pas à proprement parlé "pro gouvernement", ni ""pro rouge en passant, il faut savoir faire la part des choses mais Mengwan ne veut pas voir ce qui va à l'encontre de ses convictions, cela ne sert à rien de défendre à ce point, car entre les "vrais" pro rouge qui vont jusqu'à jubiler pour les dégâts occasionné en disant "c'est bien fait !" et Mengwan et sa position archi gouvernemental il y a un juste milieu. Je comprend le pourquoi de défendre le premier ministre c'set un bon PM quand même, intelligent, bien élevé tout ce qu'on mais le gouvernement ne se résume pas à une seule personne... | | | À: Hyponeros · 25 mai 2010 à 14:33 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 94 de 118 · Page 5 de 6 · 1 722 affichages · Partager Concernant l’armée, comme l’a mentionne quelqu’un plus tot il est tout simple aberrant que l’armée se permette de dire qu’elle soutien tel ou tel gouvernement ou refuse d’exécuter les ordres du gouvernement (celui-ci ou le precedant).
Je n'ai jamais dit que l'Armée (son chef !) n'avait aucun reproche à se faire...
Par contre, l'assommer de critiques justement au moment où elle fait "son boulot", c'est de la mauvaise foi manifeste !
| | | À: Similan · 25 mai 2010 à 16:33 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 95 de 118 · Page 5 de 6 · 1 699 affichages · Partager Contrairement a vous j'etais sur place quand les militaires ont tire (j'ai pas choisi, c'est la ou je vis) et j'ai vu, comme d'autres, des militaires abattre des civils desarmes. Lorsqu'un journaliste se prend une balle, on peut appeler ca une bavure. Lorsqu'un militaire prend son temps pour viser et abattre un civil portant secours a un blesse c'est tout sauf une bavure.
Venez a Bkk et je vous organise un rdv avec un colonel de l'armee reguliere, fidel d'Anupong, et vous verrez quels etaient les ordres reels.
J'ai eu confirmation ce matin par un militaire de haut rang que l'armee avait procede a des mises en scenes filmees, notament celle du camion militaire transportant des armes qui comme par hasard se "perd" au milieu des manifestants (marrant ca, les militaires n'ont pas de radio ni de moyen de communication?).
donc vous étiez bien tranquillement là à regarder des rouges se faire exécuter par l'armée?, dommage que vous nous montrez pas vos films et photos. vous avez aussi semble-t-il des amis haut placés et colonel de l'armée thaïlandaise prêt à tout raconter les mises en scènes de l'armée et ordres de génocide au premier farang venu.
avec un tel scoop allez donc les interwiewer et mettez ça sur le net (où vendez-les les, vous allez faire fortune) | | | À: Hmh · 25 mai 2010 à 16:58 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 96 de 118 · Page 5 de 6 · 1 688 affichages · Partager Ce n'est ni MengWan ni moi, ni le BKK Post ou The Nation qui l'écrit, c'est le Monde Diplomatique . Cela vous suffi?Je ne vois pas tres bien pourquoi cela devrait me suffire. Parce que c'est le Monde Diplomatique? Ce journal est-il plus credible qu'un autre? Je ne vois la que l'expression d'un homme dont je ne connais rien. A-t-il une connaissance quelconque du pays, de son fonctionnement? Etait-il meme sur place ou s'est-il contente de faire une compilation de diverses depeches qu'il se serait procurees en y ajoutant quelques commentaires personnels? Bref ce n'est qu'un avis de plus parmi tous les autres. | | | Contrairement a vous j'etais sur place quand les militaires ont tire (j'ai pas choisi, c'est la ou je vis) et j'ai vu, comme d'autres, des militaires abattre des civils desarmes. Lorsqu'un journaliste se prend une balle, on peut appeler ca une bavure. Lorsqu'un militaire prend son temps pour viser et abattre un civil portant secours a un blesse c'est tout sauf une bavure.
Venez a Bkk et je vous organise un rdv avec un colonel de l'armee reguliere, fidel d'Anupong, et vous verrez quels etaient les ordres reels.
J'ai eu confirmation ce matin par un militaire de haut rang que l'armee avait procede a des mises en scenes filmees, notament celle du camion militaire transportant des armes qui comme par hasard se "perd" au milieu des manifestants (marrant ca, les militaires n'ont pas de radio ni de moyen de communication?).
donc vous étiez bien tranquillement là à regarder des rouges se faire exécuter par l'armée?, dommage que vous nous montrez pas vos films et photos. vous avez aussi semble-t-il des amis haut placés et colonel de l'armée thaïlandaise prêt à tout raconter les mises en scènes de l'armée et ordres de génocide au premier farang venu.
avec un tel scoop allez donc les interwiewer et mettez ça sur le net (où vendez-les les, vous allez faire fortune)
Moi je vois des gens prendre des balles j'hésite vraiment à sortir de chez moi hein ;) si ce n'est pour aller chercher un blessé..... Tout ce foin, mais des morts.... Je me pose vraiment des questions, je suis au milieu et je vous vois tous tergiverser, mais dans aucun "camp" on arrivera à voir clair. (enfin c'est ce que je pense...) D'un côté un Etat qui ne laisse pas trop de liberté en invitant les autochtones à ne pas regarder les médias étrangers, et des gens qui se font tuer, une désinformation totale traduite dans ce sujet de forum par, des militaires n'ont pas été tués, d'autres disent des militaires ont été tués....On ne sait plus voir clair dans tout cela. D' un autre côté des gens qui pour protester n'ont trouvé que la dernière solution, au départ si j'ai bien suivi, cela n'était que des manifestations qui ont tourné au campement. Si je plaçais les participants dans la même situation en France, il n'y aurait que des blessés légers mais là tout de suite il faut du mort. :- (Enfin c'est la vision que j'ai de certains pays malheureusement. L'histoire m'a appris qu'il faut parfois attendre longtemps avant de voir sortir la vérité, et je suis bien placé car j'ai un ancêtre qui est mondialement connu et pourtant la vérité n'a éclaté qu'il n'y a pas longtemps.....60 années pour connaître enfin le pourquoi du comment et les secrets de famille.... | | | À: Similan · 26 mai 2010 à 4:27 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 98 de 118 · Page 5 de 6 · 2 025 affichages · Partager Ce n'est ni MengWan ni moi, ni le BKK Post ou The Nation qui l'écrit, c'est le Monde Diplomatique . Cela vous suffi?Je ne vois pas tres bien pourquoi cela devrait me suffire. Parce que c'est le Monde Diplomatique? Ce journal est-il plus credible qu'un autre? Je ne vois la que l'expression d'un homme dont je ne connais rien. A-t-il une connaissance quelconque du pays, de son fonctionnement? Etait-il meme sur place ou s'est-il contente de faire une compilation de diverses depeches qu'il se serait procurees en y ajoutant quelques commentaires personnels? Bref ce n'est qu'un avis de plus parmi tous les autres.
Bonjour, Allez lire cet article de fin novembre 2009 du même journaliste. Il est doublement d'actualité. - Il s'agit de l'exposition de courts métrages au musée d'art moderne de Paris, dont celui d’Apichatpong Weerasethakul « Primitive ». Je comprends mieux maintenant pourquoi la palme d’or 2010 lui a été décernée.
- Il y relate aussi brièvement, mais de façon très claire, l’opposition atavique entre le peuple d’Isaan et l’autorité thaïlandaise.
Si le cœur vous en dit, c’est là . | | | À: Poyon · 26 mai 2010 à 10:56 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 99 de 118 · Page 5 de 6 · 2 003 affichages · Partager Bonsoir Poyon, Excellent éditorial:
We must not forget these days of turmoil By Kittipong Thavevong It was heartening to see Bangkok residents pitch in for the "Big Clean-up" on Sunday to remove garbage from the streets, scrub off the charred residue from burnt tyres and sanitise public facilities following the tragedy and weeks of turmoil that gripped their city. This spirit of volunteerism reflects the true quality of citizens and keeps any society from disintegrating or sinking into anarchy. This sense of caring for society must be promoted among all citizens and instilled deeply in younger generations.
Many of those volunteering in the clean-up were young, and people like them offer hope this society still holds a bright future. People concerned about society and imbued with a sense of public responsibility are less inclined to cause selfish damage to their own community.
Many people caught up in the riots and torching of buildings in the capital are angry about the damage caused to their property and belongings. Some of them blame politicians for jostling for power. These victims include shops and businesses, homeowners and retail tenants at fire-gutted shopping centres.
Just days later, there have been some calls to forget the tragedy so that we can move on. If we try to obliterate this tragic incident from our minds so soon, we will never learn any lessons that it has taught us.
We must not forget these saddest days of Thailand's political history. And we must not forgive the people responsible for crimes committed in the darkest moments. The authorities and any committees set up to investigate the incident must uncover the culprits behind the arson attacks and the killing and wounding of protesters, soldiers, journalists, medical emergency workers and passers-by. All of those found to be responsible - as well as the people who influenced their acts - must be prosecuted.
The red shirts, whose protests led to the riots, blame the soldiers for the torching and killing while the government points its finger at the red-shirt rioters and men in black armed with guns and grenades. The government also accuses a network linked to fugitive ex-premier Thaksin Shinawatra of bankrolling the two-month-long anti-government rally staged by the red shirts.
The government plans to spend several billions of baht to compensate and rehabilitate individuals and businesses hit by the turmoil. Their Majesties the King and Queen offered to cover the costs of medical treatment and funerals for those injured and killed. Funds have also been set up to raise money from the public for the victims. All of this money could have been spent on something else with good cause, if it not for this destructive protest.
We must not forget that this tragedy was caused by people with no sense of social responsibility - people who fired bullets and grenades at others and set the city ablaze. The lives lost are not their relatives' nor loved ones' and the buildings torched are not theirs. But it is Thais and the country as a whole that are being badly treated by their evil acts. Thais' good reputation for hospitality and peacefulness and Thailand's image as the "Land of Smiles" have suffered severely. And the perpetrators - if they are Thai and still consider this country home - will also be affected one way or another, unless they deceive themselves.
We must not forgive these people - and those behind their misdeeds - for turning our peaceful city into a hell on Earth and ruining our hard-earned reputation. | | | À: Hmh · 26 mai 2010 à 13:50 Re: Bangkok: le grand nettoyage! Message 100 de 118 · Page 5 de 6 · 1 986 affichages · Partager Il ne fait qu'epouser la these que tous les evenements sont dus a une poignee de malfaisants qu'il faudra poursuivre d'une main de fer... Rien de bien nouveau, mais je suppose qu'"excellent" veut dire qu'il reflete parfaitement votre point de vue. Le reportage du Diplo en revanche etait interessant. On a peu lu de vrais reportages dans la presse francaise. Hier, je voulais en poster un tire de The Independant (mais mon internet ne marchait plus). C'est un peu long et en anglais, mais il vaut vraiment le coup. Le journaliste a ete blesse quand le temple a ete pris sous le feu, et son compte-rendu de ces 48 h d'"enfer" est particulierement poignant.
www.independent.co.uk/...-temple-1977647.html
Eyewitness: Under fire in ThailandAndrew Buncombe reports from the streets of Bangkok which have become a lethal battle zone By Andrew Buncombe in BangkokThursday, 20 May 2010Close o Stumble Upon o Independent Minds
There was nothing for us to do but take cover, as the incoming fire sprayed and hissed. People lay flat, terrified, crouched behind cars, tried to squeeze themselvesinto the meagre protection offered by the wheel hubs. They took cover frantically, diving behind not just cars, but trucks, trees and even flower pots. This was near to the entrance of a Buddhist temple, a supposed oasis, a place of prayer. But we knew its sanctity had been fatally breached when the crack of rifles and the sound of bullets ricocheted close to the temple's souvenir shop. One after the other, the injured were carried, rushed and dragged inside the temple compound. On bamboo mats, blankets anything to hand, they were carried in bloodied and screaming. Fearless Red Shirt volunteers did what they could. They used towels, bandages and plasters to try to treat ugly bullet wounds that needed surgery, not first aid kits. The sign outside the temple says "apayatan" a word indicating that here in the centre of Bangkok is a safe zone – a haven. Yesterday afternoon, as buildings across the Thai capital blazed, thick black smoke billowing into the air, the streets outside the revered, 15O-year-old Buddhist compound had been transformed into an ugly, lethal battle zone from which no one could leave. Of those killed yesterday, several died directly outside the temple – and many, many more wounded. Those sheltering inside the temple were just as vulnerable. In one of the compound's buildings, seven bodies were laid out on the floor. Early yesterday, thousands of Red Shirt protesters fled the intersection that they had occupied for more than two months after government troops finally forced their way into the barricaded encampment and the protest leaders told them it "was all over". They moved to occupy the sprawling temple area, at the centre of which sits a series of gold-edged buildings. The mood was tense and anxious, but people believed – or so they prayed and hoped – that the troops would not turn their temple into a place of violence. "After the leadership told us to go home, we came here. They told us it was all over, " said one of the Red Shirts, a woman who had taken shelter within the compound. Another woman, Malee Ngaun Sanga, added: "As long as I have lived here I have never seen any government so evil." And then things rapidly changed. From the west, we could hear loud firing as troops advanced towards the temple area. Some reporters who had been outside said that a small number of Red Shirts were firing back with sling-slots, hand guns and petrol bombs. A photographer said he saw a man shot in front of him as he ran away from a line of soldiers, two bullets hitting him in the back and apparently exiting from the chest. The image that photographer had taken did not look good. Suddenly the firing intensified. The explosions grew louder and appeared to get nearer to us and the crack of weapons became more frequent, their cap-gun noises giving no clue as to their deadly capability. A bare-chested young man ran in. He had a large, ugly hole in the lower back. Was he struck as he ran or had he already been wounded when he came in? It was too frenetic, too chaotic to be sure. Either way, as soon as they became aware of his injuries, a group of medics ran to his aid, dragging him to what they hoped was safety. The medics turned him over on to his stomach, pressing down with bandages and towels. One woman in particular appeared utterly fearless. Soon afterwards, another victim was rushed in through the entrance to the temple. He appeared older, frail. It looked as if he had been shot in the shoulder. Once again, the volunteer medics rushed to his help. The man's moans were soft amid the ongoing clatter of gunfire. That's when I – one of just a handful of journalists still present at the temple – was hit in the outer thigh by what appeared to be several pieces of shrapnel. They later transpired to be large pellets from a shotgun that buried themselves deep – perhaps three inches – into the flesh. Where had this shooting come from? Were soldiers now deliberately firing at journalists or did they simply not care? The medics dived over, pouring cold water on the burning wound and pressing down bandages to stop them. It was effectively just a bad flesh wound but the fragments of lead burned and stung. There were countless people with wounds, but the medics – who had set up a pharmacy and emergency clinic amid the temple's lush, exotic foliage could have done no more. Precisely which positions the firing was coming from was unclear and why the troops would be shooting so widely, with so little caution, was unclear. Was it coming from snipers or from the regular troops? It seems almost certain it was coming from the troops. And who within the chain of command was ordering troops to fire so recklessly, so close to so many people, the vast overwhelming majority of whom were unarmed, unthreatening and who – as they had been asked by the authorities – had just left their place in the city centre. Had they had an opportunity to leave, safely, then they would have. Everyone recognised this was the end of their struggle, or at least this stage of it. Pressing, vital questions need to be answered by the highest levels. Last night, the temple, built during the era of King Rama IV when the surrounding area was lakes and canals rather than sky-scrapers and shopping malls, was a cross between a refugee camp and a hospital. As orange-clad monks chanted prayers, people went about the task of trying to find a place to sleep, laying down sleeping mats, trying to arrange something to eat. Most had the most meagre possessions, many washing their single change of clothes every day. The mood was one of anxiety and uncertainty. How long would they have to stay? The terrible irony was that a well-equipped police hospital – where staff had supposedly been preparing for this day for months in advance – was located just yards from the entrance to the temple. The road outside – now a deadly shooting gallery – was simply too dangerous to cross. What was incongruous was why the injured could not be moved to safety. Some of the Red Shirts said that hardcore elements were still firing at the troops, who they feared would respond with the heavy weapons which they had been firing all day. With an 8pm curfew imposed and people too petrified to move, there was little option but for us to be laid out on deckchairs, stretchers or mats. Some sat quietly, others moaned. There was a feeling of utter helplessness. Eventually, after the intervention of the office of Prime Minister Abhisit Vejjajiva – the man whom the protesters have been so desperately seeking to remove from office – some sort of ceasefire deal was brokered. Had the injured not included a foreign journalist whose Canadian colleague and translator made furious efforts to get help, would so many, high-level efforts have been made? Perhaps not. Either way, the Red Cross was able to send ambulances in convoy to the temple to take away the most badly injured. They said the injured women and children would be collected later today. The injured were removed, with priority given to those most badly hurt. The first to leave was the man shot in the lower back. Next was a man shot in the leg. As he was lifted on the stretcher and carried towards the ambulances, he moaned and cried. He pressed his palms together as if to say a prayer, perhaps both for himself and his country. A man who had been shot in the thigh and I were taken out in the final two ambulances. That man's name was Narongsak Singmae, he was 49 and from the north-east of the country. As he lay waiting to be taken away to hospital, he said: "I cannot believe they are shooting in a temple." | Discussions similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 058 visiteurs en ligne depuis une heure! |