Bonjour Anne,
Quand même, pour beaucoup d'habitants de la région de
Barcelone, l'effet de mode doit être assez difficile à vivre.
Ne parlons pas des
Baléares où on en est à louer des matelas sur les balcons pour les saisonniers.
Récemment à
Séville, un type m'à demandé comment ça se faisait qu'il y ait soudainement autant de français dans sa ville. J'imagine que c'est par effet de mode, avec un effet soudain comme l'évoque Voyageur plus haut. Et ces effets de vagues, avec leur côté instable, c'est peut-être un peu économiquement compliqué.
L'
Espagne à toujours été la deuxième destination touristique, mais il me semble que ce dont on parle dans le sujet c'est cette nouvelle forme de tourisme, liée directement aux bas coûts du transport aérien, qui vient se rajouter à celui plus traditionnel et plus stable.
Même si ce n'est que 10% du territoire (à mon avis plus en nombre d'habitants touchés par les hausses de l'immobilier), on peut plaindre ceux qui ne peuvent plus se loger ou boire leur verre en centre ville.
Personellement, en
France, je suis une sorte de réfugié économique victime du tourisme. En quelques décénies, la région de mon enfance est devenue très appréciée des étrangers à niveau de vie plus élevé. Le prix de l'immobilier à été multiplié par 5 à une certaine époque.
J'ai toujours rêvé d'y avoir une petite maison, mais ça n'est plus envisageable.
Ce n'est pas trop grave car mon activité professionnelle me permet de vivre dans une autre région.
Mais j'imagine que beaucoup d'habitants de
Barcelone ou
Séville n'ont que le choix de rester sur place pour travailler. Alors leurs conditions d'existence se dégradent (pas seulement de façon conomique, pour un barcelonais d'origine, ça doit être dur d'avoir perdu l'âme de sa ville).