Salut,
La difficulté ne se situe pas tellement au niveau du mal des montagnes mais plus au niveau de l'effort physique. En effet, en général, les programmes sont faits de telle sorte qu'un temps d'acclimatation est pris en début de séjour de façon à s'habituer à l'altitude. Ensuite, il est bien de réaliser des paliers pour pouvoir monter plus haut avec moins de risques. ex. pour franchir un col à 5000m, on fait 2j avant une marche de 4000 à 4500 puis on redescend dormir à 4000 et la veille, on fait une marche de 4500 à 5000 et on redescend dormir à 4500m. L'avantage du
Pérou, c'est qu'il est constitué de hauts-plateaux et que beaucoup de villes (comme
Cuzco) sont déjà à une altitude élevée.
Les agences de trek respectent ces principes, en tout cas les agences françaises comme Club Aventure, Allibert,... Elles font même emmener par leurs guides caisson de décompression et bouteille à oxygène. En revanche, il faut se méfier des agences locales qui souvent sous-traitent les prestations à une autre agence qui elle-même sous-traite,... et finalement on ne sait plus trop qui fait quoi, à qui va l'argent et si on part vraiment avec un guide et dans quelles mesures de sécurité.
Pour en revenir à l'effort physique, il est clair qu'il faut un bon entrainement pour réaliser des dénivelés de telle nature en une journée. Mais l'entrainement peut très bien se faire à vélo même sur du plat, en nageant,... et pas forcément en randonnée alpine même s'il est préférable d'avoir des expériences de randonnée en montagne. Ca se passe aussi beaucoup dans la tête et qui a la volonté y arrive. Par contre, il faut savoir redescendre si on a des nausées, un mal de tête,...