Merci pour vos sympathiques messages et désolé pour ce démarrage un peu poussif! Je m'y remets...

1b) Afrique du Sud - Cape Town (30 mars-4 avril 2018)
Jeudi 30 mars, 20h45. Nous montons – à cinq, donc – dans l'appareil de la compagnie Condor. L'ambiance n'est pas à la fête, avec trois personnes en rade à
Francfort. Mon père, très organisé et prévoyant, vérifie une fois de plus les documents en sa possession: les certificats de naissance ne sont mentionnés nulle part.

L'avion décolle bientôt et plus aucune communication n'est possible. Nous nous sentons impuissants.
Mais ruminer ne sert à rien! On essaie de se détendre un peu, même si Condor ne nous aide décidément pas beaucoup. D'abord, l'espace pour les jambes est vraiment restreint, pour un long-courrier, et je m'attends à souffrir avec mon mètre huitante-huit (oui, je parle
Suisse! déjà que j'ai mis "un peu" et pas "la moindre" en début de paragraphe

). Ensuite, deux de nos cinq écrans ne fonctionnent pas. Enfin, seuls deux films sont disponibles gratuitement, dont... le deuxième épisode d'une trilogie – Le Seigneur des Anneaux – que tout le monde a déjà vue. Sans commentaire.

Le repas? Je ne m'en souviens pas: c'est plutôt bon signe.

Nous atterrissons vers 9h, aussi impatients qu'inquiets de connaître l'évolution de la situation. Ce que nous ne savons pas encore, c'est qu'une véritable opération de sauvetage s'est mise en branle dès notre décollage. Ma sœur, depuis
Francfort, mon filleul resté en
Suisse, sa copine et la famille de cette dernière ont fait des pieds et des mains pour nous sauver la mise.
A 9h38, le premier message que nous lisons est le suivant: "On a trouvé une solution (presque) 😅 mais on doit attendre cet aprèm pour confirmer!" Ouf. Pourtant, l'option postale n'a rien donné. En ce Vendredi saint, un envoi international prendra au moins deux jours. Trop long!
Mon filleul, pris par ses études, ne pouvait pas nous accompagner en Afrique. Heureusement, serais-je tenté de dire! Car le week-end pascal lui donnait tout de même l'occasion de passer quatre jours à
Bordeaux, avec sa copine et sa belle-famille... avec un départ en début d'après-midi depuis l'aéroport de
Genève-Cointrin. Notre seule chance: convaincre un passager pour
Francfort d'emmener la précieuse enveloppe et de la remettre à ma sœur, en main propre.
Et... c'est ce qui s'est passé au final! Heureusement que tout le monde ne suit pas les recommandations d'usage, exhortant à ne jamais rien accepter d'un inconnu.

Dire que le passager en question, en plus de refuser tout cadeau (pourtant mérité) pour service rendu, n'était normalement qu'en transit à
Francfort: hop, une douane et un contrôle de sécurité en bonus... contre notre reconnaissance éternelle, il va sans dire!

Ce n'est qu'à 13h45 que nous avons confirmation de l'imminent départ des certificats... et à 17h48 de leur arrivée à bon port. En plus, ma sœur a pu dénicher trois billets pour le soir-même via
Windhoek, avec Air Namibia.

Pendant ce temps, nous avons récupéré bagages et valises, pris nos quartiers dans la banlieue résidentielle de
Cape Town et rejoint le centre-ville.
Biscuit de bienvenue au Chaston Manor, notre hébergement pour les cinq nuits à venir.
Mon beau-frère et ma grande nièce s'amusent à Greenmarket Square. 
Les retrouvailles sont prévues pour 10h, le lendemain. Le voyage va pouvoir enfin commencer.