Dimanche 30/05/10 28 + 60 km à vélo et 485 km en train
Bonjour les amis,
Me voici de nouveau sur ma Voie Verte préférée. Toujours très agréable de rouler sur l’ancien chemin de halage du
canal latéral à la Garonne transformé en piste cyclable. Peut-être un peu moins quand on s’est couché à 2 h (pour fêter un anniversaire) et levé à 6.
Il est déjà 7h30 et les 2 h que j’ai prévues pour gagner la gare d’
Agen depuis mon domicile de Valence d’Agen me semblent soudain un peu courtes. Pourtant 2 h pour faire 28 km même avec un VTT chargé auraient du largement suffir. C’était sans compter avec le vent de Nord-Ouest (vent dominant qui remonte la vallée de la Garonne). En quittant ma ville j’hésite presque à faire demi-tour et à demander à ma femme de m’accompagner en voiture (ce quelle m’avait proposé et qui m’aurait permis de dormir 1h30 de plus mais qui est contraire à mes principes) car comme d’habitude je me suis trop couvert et j’ai déjà perdu du temps à retirer un vêtement.
Mais ce vent de face n’est pas si fort et en appuyant plus sur les pédales j’arrive en avance après avoir quitter le canal un peu plus tôt pour gagner 1 km et éviter la passerelle piétonne au-dessus des voies de la gare d’
Agen. Je peux même boire un thé et manger un chausson aux pommes brûlant au buffet.
Je demande au personnel SNCF où se trouve le wagon à vélo alors que le train arrive et que je ne le vois pas. Les grands dessins de vélo blanc ont été remplacés par des petits sur fond bleu !
Toujours aussi difficile de monter dans un ancien wagon corail (étroitesse de la porte et hauteur des marches). Heureusement un agent m’aide quand les sacoches coincent et que je peine à monter les 2 marches.
Le TER (gratuit pour les vélos) m’amène à
Bordeaux où mon VTT monte plus facilement dans le TGV pour 10 €. Est-ce un hasard ? L’unique autre cycliste a la place assise à coté de la mienne. Cela nous permet de discuter. C’est un jeune belge qui vient de descendre en
Espagne et qui à l’habitude de voyager à travers l’Europe. L’envie me prend de lui demander comment il finance d’aussi longs voyages mais je n’ose pas. Peut-être la barrière de la langue ? Car il ne parle pas parfaitement le Français.
Parti d’
Agen à 9H, me voici à 13h30 à
St Pierre des Corps (Tour) après 485 km de train.
Je trouve assez rapidement la
Loire que je vais longer jusqu’à
Blois où j’ai réservé pour la nuit. En ce début d’après midi de dimanche cette petite route n’est pas trop fréquentée et je découvre le dernier fleuve sauvage d’Europe. Etonnant ces bancs de sable qui se font et se défont au rythme des crues et la végétation et les oiseaux qui s’installent sur ces îlots.
Toutes fois des digues appelées levées ont été dressées sur une grande partie de son cours pour empêcher les inondations de villages en canalisant la montée des eaux jusqu’à des déversoirs judicieusement placés sur la levée. Ici on craint les crues océaniques (longue période pluvieuse venant de l’Ouest) et les crues méditerranéennes ou cévenoles (l’eau évaporée au-dessus de la Méditerranée provoque de fortes précipitations sur le
Massif Central) Mais surtout les crues mixtes (superposition des deux phénomènes possible au Printemps ou à l’Automne). Comme en 1866 où elle atteint 7m sur l’échelle de crue (règle graduée fixée sur une berge ou une pile de pont et étalonnée de part et d'autre à partir de la côte normale du cours d'eau, comme un thermomètre à partir du zéro).
Avec Amboise déjà les premiers châteaux et les premières caves. Je n’ai pas l’intention d’acheter de vin (à vélo) ni même de déguster. Mais je m’arrête sans hésiter avant Mosnes dans celle creusée dans le tuffeau (roche calcaire que la
Loire a entaillée pour faire son lit et dont il apparait comme une petite falaise) qui propose du chèvre. Le sandwich et la bière achetés en gare de
Bordeaux sont déjà loin. Je demande si on peut me vendre du fromage et un verre de vin.
Le viticulteur m’en fait goûter 2 et me sert du fromage sans accepter que je le paie.
Le voyage en bicyclette permet des contacts sympathiques, ce sera mon premier bon souvenir.
Pour 9 € je visite le
château de Chaumont sur Loire. Voilà une première journée bien remplie, bénéfice d’un levé matinal.
Après 60 km je parviens à
Blois. C’est là qu’entre en action mon GPS EVADEO (de l’Institut Géographique National) en mode vélo. J’ai du mal à le croire lorsqu’il m’invite à prendre un chemin très pentu qui ressemble à une voie privé. Mais comme il insiste je gravis la Sente aux Anes. Un riverain me confirme que je suis tout près du Centre Régional Jeunes et Sport :
www.creps-crjs-centre.fr/...on.html?s=6&r=48
Comme j’ai réservé par téléphone (sans payer) j’ai reçu par courriel le devis et le code de la grille ainsi que celui d’accès au bâtiment qui me permet de bénéficier de ma chambre alors que l’accueil n’est pas encore ouvert. Génial !
Pour 31 € j’aurais le droit au dîner, à la chambre et au PDJ. Alors qu’à l’hôtel il faut 40 ou 50 € pour uniquement dormir.
Le CRJS de
Blois accueille des classes pour des stages sportifs mais aussi pour la visite des châteaux.
Ce soir à la cantine il n’y aura que 3 couples qui comme moi bénéficient de cet agréable centre dans le cadre de la
Loire à Vélo. Je les retrouve au petit déjeuner et leur dis que leur remorque à 2 roues ne serait pas très pratique sur les sillons des chemins du
canal du Midi que je les invite à découvrir en remettant ma carte à la dame qui organise leurs randonnées.
« Ah ! C’est vous Facteur 4» me dit-elle pour avoir suivi les discussions auxquelles je participe sur Voyage Forum.
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