Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers (France) Facteur4 · 17 mars 2007 à 13:08 · 1 838 photos 310 messages · 29 participants · 155 700 affichages | | | | À: Facteur4 · 14 avril 2011 à 19:52 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 81 de 310 · Page 5 de 16 · 8 245 affichages · Partager C’est avec fierté que je vous annonce la création dans ma ville de la première halte pour randonneurs sur la Voie Verte du canal latéral à la Garonne :
Située au bord du canal juste avant le port de Valence en arrivant d’ Agen, elle ouvrira au public pour Pâques. Très bien aménagée pour le pique-nique avec barbecue et plaque de cuisson, elle permettra de faire une pause agréable et de s’informer. La possibilité de prendre une douche sera offerte ainsi que celle de faire une sieste dans des couchettes. Hélas il ne sera pas possible d’y dormir. (photos à venir).
Mon rêve d’anciennes maisons éclusières transformées en gîte d’étape tout au long du parcours n’est pas prêt de se réaliser. En effet l’inconvénient du voyage à vélo quand comme moi on n’a pas le courage de transporter sa tente est que cela revient très cher.
Avec ses 5000 habitants Valence d’Agen vous propose :
www.valence-dagen.com/hebergement.php
Ainsi que son camping municipal où la location d’un bungalow peut-être intéressante pour un groupe : valencedagen.fr/tourisme/logement.htm Il est situé à côté de la piscine, du centre équestre et du stade de Rugby inévitable dans le Sud-Ouest. Plus exceptionnel l’anneau de vitesse de roller skating où ma commune a déjà organisé des championnats d’Europe et du Monde.
Vous connaissez mon aversion pour la compétition. Mais je dois reconnaître un côté séduisant à la course sur patin en ligne. Une certaine élégance et une sensation de vitesse quand les coureurs en file indienne pour une meilleure pénétration dans l’air passent tout prêt du public évoquant un train par le son des roulements et le courant d’air provoqué.
Pour la 25ème année consécutive, le Sud- Ouest de la France accueille, les 23, 24 et 25 avril le Trophée international des 3 pistes, la plus importante course au monde de roller en ligne sur piste. C’est à Pibrac, Valence d’Agen, et Gujan-Mestras que se retrouveront un millier de patineurs venus des quatre coins de la planète.
Images de la précédente édition :
www.vodemotion.com/...ere-journee-a-pibrac | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Facteur4 · 14 avril 2011 à 22:56 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 82 de 310 · Page 5 de 16 · 8 215 affichages · Partager Salut, je profite de ton dernier mail pour t approuver sur ta déclaration comme quoi la voie verte Bordeaux Lacanau est en effet assez rébarbative ; il est vrai que j avais trouvé la voie verte du canal assez monotone.La différence, c est que le canal est plus long. En ce qui concerne Valence d Agen, je souscris aussi au fait que c est une charmante bourgade, de surcroit à très peu de km de notre fantastique centrale nucléaire qui, comme chacun le sait, est super sécurisée et nickel chrome super propre, vu que nous en France on est les plus forts et qu il n y a jamais d accidents chez nous sauf AZF, le médiator (la sécurité sur les medicaments aussi forte que celle sur le nucléaire) et j en passe, mais ceci, n a rien à voir avec le cyclisme quoique............ Non mais c est vrai c est mignon Valence. | | | À: Facteur4 · 15 avril 2011 à 11:55 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 83 de 310 · Page 5 de 16 · 8 212 affichages · Partager ...Mon rêve d’anciennes maisons éclusières transformées en gîte d’étape tout au long du parcours n’est pas prêt de se réaliser. En effet l’inconvénient du voyage à vélo quand comme moi on n’a pas le courage de transporter sa tente est que cela revient très cher....
Ton rêve deviendra peut-être réalité avec le temps. En effet, il existe déjà un exemple pas très loin de Valence d'Agen. A Saint-Jean de Thurac, il existe une auberge appelée "La Poule à Vélo" installée dans une maison d'éclusier au bord du canal. Elle fait bar, restaurant, épicerie fine et gîte. Bien entendu, il faut réserver avant.
www.servimg.com/...i=265&u=11455007
Philippe | | | À: Ralevy · 24 avril 2011 à 12:30 · Modifié le 24 avr. 2011 à 12:53 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 84 de 310 · Page 5 de 16 · 8 188 affichages · Partager Merci Philippe de faire connaître cet endroit agréable. Je l'avais bien sûr repéré et espère y emmener déjeuner ma femme puisque la distance de notre domicile à La Poule à Vélo correspond à son autonomie aller-retour. Hélas cela ne correspond pas à mon rêve de gîtes d'étapes tout au long du canal entre les 2 mers dans les anciennes maisons éclusières. Car il s'agit bien d'un rêve : Couchage et sanitaires à disposition en libre accès pour 5 à 10 euros/pers laissés avant le départ dans une niche murale. Un peu comme dans certains campings municipaux ouverts hors saison sans personnel d’accueuil. En partant tu laisses ton règlement avec un petit mot de remerciement dans la boîte aux lettres.
Voici les photos promises pour ce week-end d'ouverture de la halte de repos de VALENCE d'AGEN. Félicitations à l'équipe municipale. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 27 mai 2011 à 20:00 · Modifié le 13 juil. 2011 à 21:42 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 85 de 310 · Page 5 de 16 · 7 971 affichages · Partager J1 26/05/11
Bonjour les amis me voici de nouveau sur ma Voie Verte préférée. Vous vous dites : Ca y est, il radote voir page 3 30/05/10 Pourtant c’est le même scénario qui se joue : vent de Nord-Ouest pour gagner la gare d’ Agen en longeant le canal latéral à la Garonne. Mais cette fois-ci, je suis parti un quart d’heure plus tôt (en oubliant blouson écharpe bonnet et gants qui pourraient peut-être m’être utiles). Parti de Valence d’Agen à 6h45 après 9 km je quitte mon département du Tarn et Garonne pour celui du Lot et Garonne. A seulement 13 km mon genou droit me rappelle que j’ai le vent au nez et que mon VTT est lourdement chargé. 4 kg pour la sacoche de guidon qui en plus du portable, de l’appareil photo et du GPS se voit emmener pour la premierère fois un Netbook ou PC de 10 pouces pour 1,3 Kg plus son chargeur qui stupidement à lui seul fait 300 g de plus (On se passerait bien de sa prise 16 A et de son énorme câble 220 V). 2 sacoches VAUDE (réputées étanches) chargées également à 4 Kg. A ces 12 Kg s’ajoutent les 17 du vélo et celui du bidon d’eau nous amène à 30 et sans faire de camping ! Heureusement pour mes 1,82 m je ne fais que 55 Kg ce qui fait un poids total roulant (cela en fera rire certain) de 85 Kg somme toute raisonnable. Je parviens à la gare à 8h15 après 27 km sans une goutte d’eau malgré les orages annoncés sur le Sud-Ouest. Ayant échappé à l’appréhension de louper l’unique train journalier Agen Nantes de 8h57, j’ai le temps de m’acheter sandwich boisson et dessert avant d’affronter la montée dans le wagon corail que je redoute davantage. Merci à la SNCF qui dote cet Intercité de 3 wagons qui acceptent gratuitement les vélos (seulement 2 crochets par wagon) malgré la faible longueur du train. C’est le dernier wagon qui s’arrête devant moi et je choisis de monter dedans car il comporte un petit logo vélo blanc sur fond bleu. Hélas beaucoup de voyageurs ont fait le même choix car il stationne devant l’accès des voyageurs au quai. Cela rend furieux le surveillant qui doit retarder le départ du train. Je me glisse dans la foule, ma sacoche de guidon en bandoulière pour monter mes 2 sacoches de porte-bagage. Puis redescends à contre-courant et attends que tout le monde soit monté pour hisser mon vélo à travers l’étroite porte et les 2 grandes marches. Le bouchon évacué, le train s’ébranle alors que je ne parviens pas à suspendre la roue avant. L’ouverture du crochet est trop étroite. Il me faut forcer soulevant le VTT à bout de bras. Heureusement que mes sacoches ne sont plus solidaires du porte-bagage comme lors de mes premiers voyages. Je parviens à le suspendre mais je crois que cela serait impossible avec des pneus à gros crampons.
Me voici en rail pour les canaux de Bretagne : www.canaux-bretons.net/pages/presentation.htm C’est François 1er qui en 1539 autorise à canaliser la Vilaine qui traverse Rennes et y rejoint l’Ille. Déjà utilisée par l’abbaye St Sauveur de Redon en 830 comme axe d’échanges commerciaux, la Vilaine faisait de Redon un port fluviomaritime. Les travaux se heurtent aux digues des pêcheries et aux chaussées des moulins. Les écluses à sas et doubles portes n’existaient pas. Les embarcations qui s’engageaient dans l’ouverture de porte marinière à un seul vantail prenaient de grands risques. Mais en 1542 on accueille en grande pompe à Rennes venant de Redon le premier bateau chargé de vin. La Vilaine est capricieuse et ses sautes d’humeur destructrices. De nombreux entrepreneurs venant de Flandres, d’ Italie se succèdent en vain. Ce n’est qu’en 1575 qu’apparaissent les premières écluses à sas. En 1784 commence un immense chantier sur la Vilaine entre Redon et Rennes avec la mise à disposition d’un régiment de 800 hommes. Pour échapper à la misère autant d’hommes viennent s’offrir notamment des paludiers habitués à creuser des canaux. Ils sont nourris de seules céréales auxquelles se substitue une bouillie de châtaignes ou de glands en période de disette. C’est en 1804 que commencent les travaux du canal d’Ille et Rance qui relie Rennes à Dinan la navigation se poursuivant sur la Rance jusqu’à St Malo. La navigation fluviale entre la Manche et l’Atlantique est effective en 1832.
D’où l’origine de la devinette des prénoms M. et Mme sinmaloalanagesépadelatarte ont un fils : ferdinand. Après ça, il faut mieux que je fasse un petit somme. J’utilise mon masque et mes bouchons d’oreille. Efficace puisque je ne constate le passage du contrôleur que par la présence d’un petit trou dans mon billet que j’avais pincé dans la fermeture de la tablette du siège. 20 € pour 512 km, c’est valable grâce à un billet PREM’S. Surtout à comparer aux 0,27 €/Km prix de revient final de ma précédente voiture. Même si le trajet dure prés de 6h en raison d’un arrêt de 20 mn en gare de Bordeaux (le temps de rallonger le train). C’est dans cet intervalle que j’ai entendu le pouêt-pouêt de la trompe fixée à mon cadre lors de la montée de voyageurs.
A 15h je quitte la gare de Nantes après avoir démarré mon GPS qui peine toujours à me localiser après un long (même très long) arrêt. Je parviens à le programmer pour Nort sur Erdre (3O km) où j’ai réservé au gîte de Vault. La sortie de Nantes est pénible car je n’entends pas toujours les consignes du GPS en raison de la circulation et parce que j’ai renoncé à regarder l’écran en plein soleil (voir page 1 09/06/08 inconvénients et avantages de mon EVADEO). Elle se poursuit par une départementale qui devient momentanément interdite aux bicyclettes sans que mon GPS (en mode vélo) le sache. Heureusement je m’offre une pause gourmande avec vue sur le port de plaisance de Sucé sur Erdre. Après 39 km et un détour par Intermarché (Taboulé, crevettes grises, tomate et 2 tartes normandes pour le PDJ), j’arrive à un ancien moulin aménagé de 8 lits superposés au RDC et de 10 en mezzanine avec sanitaires, cuisine et garage à vélo. Pour 8,45 € la nuit, l’accueil est sympathique le confort suffisant et l’équipement très complet. Seul un service public peut offrir un tel rapport qualité prix. Je garderai un très bon souvenir de ma première nuit en gîte d’étape d’autant que j’étais seul à dormir à l’étage et 2 au RDC (heureusement car les lits métalliques grincent et il y avait déjà un ronfleur). Images attachées: | | | À: Facteur4 · 28 mai 2011 à 7:17 · Modifié le 25 juin 2011 à 16:08 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 86 de 310 · Page 5 de 16 · 7 943 affichages · Partager J2 vendredi 27/05/11 Vault 7h30 Redon 15h30 76 km.
Je suis réveillé tôt par le chant des oiseaux. Non pas qu’ils chantent plus fort au lever du jour que le reste de la journée mais les turbulences atmosphériques étant encore très faible, l’air est plus propice à la propagation du son. A 6h15 après avoir gratté avec mon ongle quelques reliquats d’un repas d’ hier, je tente de faire bouillir l’eau pour mon thé dans la casserole sur la plaque électrique. Mais le fond déformé permet de réchauffer davantage l’air que l’eau. Dans le petit matin frileux ce n’est pas très grave. L’été c’est stupide. Je préfère placer ma lampe frontale et mon GPS au fond d’une sacoche soulageant ainsi le poids sur le guidon. Je n’aurai besoin ni de l’un ni de l’autre. Mon objectif étant de longer le canal de Nantes à Brest, le superbe guide que j’ai obtenu auprès de l’ office du tourisme de Rennes suffira amplement : fr.calameo.com/...00001315a4af9c366225 En fait le canal ne part pas de Nantes pas plus qu’il n’arrive à Brest. Les bateaux naviguent d’abord sur l’ Erdre (que l’on ne peut pas suivre à vélo. Un chemin de halage n’ayant jamais existé, un service de remorquage a été mis en place dès la fin du XIXe). Ce n’est qu’à Quiheix que commence le canal. Pour le rejoindre il me faut retraverser Nort sur Erdre. Vous aurez peut-être remarqué qu’hier j’ai fait une première photo du canal. En effet je n’ai pas résisté à la tentation en passant au-dessus par la route qui m’amenait au gîte.
Rapidement je tombe sur un stop sans indication de direction, je tente ma chance par la gauche mais après 3 km sans panneau, je commence à regretter l’EVADEO. Je rattrape un jeune homme à vélo qui vient de s’engager sur la route. Avant qu’il n’ait débuté sa conversation téléphonique, je lui demande si je suis sur la route de Nort. Il me le confirme et nous rentrons rapidement dans la ville. Il fait 10°C et il est en tee-shirt. C’est peut-être la tenue des gens normalement constitués mais ayant oublié ma veste, je porte une triple épaisseur de vêtements synthétiques à manche longue dont un sous-pull à col roulé que j’ai bien fait de prendre vu que j’ai oublié mon écharpe. Une chose m’étonne tout de même. Pourquoi les gens ne se couvrent pas l’été alors qu’à la même température, ils le feraient l’hiver. Bien sûr je le sais. C’est parce qu’ils attendent une élévation dans la journée. Pour ma part lorsqu’il fait froid je me couvre et inversement. D’autres poussent la clim au maximum l’été alors qu’ils mettent le chauffage à fond l’hiver. Cela me dépasse !
Après avoir parcouru 7 km dans la direction de Blain je parviens à l’écluse N° 4 du canal de Nantes à Brest. En effet l’écluse N°1 St Félix est à Nantes, sur l’ Erdre. Le chemin de halage est jaune sable est comporte de petits gravillons. Il est agréable à rouler et le parcours est balisé de beaux poteaux de bois. Il y a même l’indication de changer de rive. Mais après avoir rencontré quelques pêcheurs et un seul cycliste je trouve le revêtement moins bon et suis surpris que le canal s’offre le luxe d’avoir un chemin carrossable des 2 côtés. Evidemment l'herbe étant toujours plus verte chez le voisin, j'ai l'impression que l'autre côté est meilleur. Je comprends grâce aux indications qu’il y a sur une partie une rive réservée aux cycles et piétons et l’autre aux chevaux. Le paysage évoque vraiment la campagne avec beaucoup de verdure et des vaches. Après 22 km, le clocher du village La Chevillais m’attire avec ses toits d’ardoise pentus comme celui des maisons. Les murs de pierre rappellent que le massif armoricain est proche. Au pied de l’église je trouve bien sûr le bar et la boulangerie. J’avale avec délectation 2 croissants et un « grand « chocolat chaud, seul client sur la terrasse. Plus loin je m’arrête pour photographier un déversoir également en pierres. Il permet d’évacuer les surplus d’eau. Arrive alors un néerlandais et nous échangeons quelques mots d’anglais. Il file sur Roscoff prendre un bateau pour l’ Irlande à raison de 140 km par jour. Il s’éloigne à environ 20 Km/h alors qu’un 18 me suffit sur ce passage. Il est relativement couvert et cela me rassure. Ce n’est qu’à 11H que je quitte l’une de mes triples épaisseurs car un vent de face a commencé rapidement à souffler annulant l’effet du réchauffement de l’air.
Après avoir vu un premier héron cendré et une première crêperie (trop tôt pour y goûter ou 2 croissants trop tard) je m’arrête à Guenrouet
La galette à l’andouille de Guéméné est rendue trop acide à mon goût par la moutarde et la crème fraiche. Déjà petit j’aimais l’andouille et je me souviens en avoir commandée avec mes parents au restaurant de Boos (aérodrome de Rouen). Lorsque la serveuse a apporté l’assiette en demandant : « l’andouille » j’ai dit : c’est moi ! Il n’y a pas que mes goûts qui n’ont pas changés.
J’appelle un gîte de groupe situé près de Redon avec le N° extrait du guide du canal. L’homme me répond qu’il ne m’accueillera pas seul. Cela perturberait sa mise en place pour le groupe de samedi. On est loin du service public, je ne suis pas rentable. Il m’apprend qu’il faut dire Guenrouet et non Guenroué alors qu’hier quand je demandé la route de Vault on me disait Vau. Va comprendre Charles ! Je parviens à Redon contre un vent qui forcit mais toujours avec le soleil. Devant un plan de la ville, je ne parviens pas à me localiser car elle est le carrefour entre le canal est la Vilaine. 2 jeunes n’y parviennent pas plus. Il faut dire que le « logo vous êtes ici » est introuvable (comme bien souvent). L’adolescente ajoute qu’en plus elle est une fille. Cela stimule le garçon qui parvient à m’indiquer le centre-ville. L’ office de tourisme m’apprend qu’il n’y a que 3 hôtels à proximité. A ma demande me remet un dépliant du musée de la Batellerie sans me préciser qu’à cette saison ce n’est ouvert que le week-end.
Je choisis l’hôtel de France qui pour 39€ + (6 PDJ) m’offre un agréable accueil, sa cave pour mon vélo, le Wifi, confort et propreté. www.hotellefrance.com/index.htm La rue piétonne me permet un arrêt chez le pâtissier salon de thé. Et plus loin j’achète une tranche de terrine du pêcheur et de la piémontaise. Redon est restée marquée par son passé fluvial. Avec la réalisation d’un bassin à flot pour accueillir un grand nombre de bateaux à l’abri de l’influence des marées. Hélas très rapidement surdimensionné avec l’avènement du chemin de fer. Les vieux bâtiments en sont témoins, tels les greniers à sel parfois menacés lorsque la rivière était trop Vilaine. Elle doit son nom à la jeune fille de condition modeste qui désespérée de ne pas obtenir les faveurs d’un jeune seigneur lui donna naissance par ses pleurs. Je m'étonne de la présence de tant de jeunes dans les rues et aux terrasses des cafés et m'enquiers de la présence d'une faculté. On me répond que cela est uniquement dû au lycée catholique de l’abbaye St Sauveur. Ayant perdu son aura économique elle conserve l’intellectuel, le religieux j’en doute. J'ai connu quelqu'un qui suite à un accident s'est fait refaire le nez à l'hôpital de Redon. Il a développé une réaction allergique due aux plumes qui lui sortait du nez. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 29 mai 2011 à 7:31 · Modifié le 27 juin 2011 à 19:16 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 87 de 310 · Page 5 de 16 · 7 917 affichages · Partager C’est en 1804 qu’est donné le coup d’envoi au projet de navigation de Nantes à Brest. Relier 4 bassins fluviaux ( Loire-Vilaine-Blavet-Aulne), assurer la jonction de 8 rivières ( Erdre, Isac, Oust, Blavet, Kergoat, Doré, Hyères et Aulne) par 3 points de partage des eaux et une gageure pour l’époque. Malgré tout l’entreprise sera menée jusqu’à son terme. Y seront affectés des prisonniers de guerre espagnols et des déserteurs qui croupissaient au bagne de Brest et la population locale misérable. Tous y laisseront un lourd tribu. Mais en 1842 la voie d’eau de 360 km avec ces 236 écluses est ouverte à la navigation. Le canal de Nantes à Brest coule dans tous les sens. C’est comme un escalier d’eau que l’on emprunte pour monter, descendre, remonter, redescendre sur autant de marches qu’il y a d’écluses et de biefs.
J3 Samedi 28 Redon 9h Josselin 15h30 68 km
N’en déplaise aux Bretons qui voudraient Nantes et le mont St Michel. En mettant mes roues à Redon, je viens seulement d’entrer en Bretagne mais pour quelques km seulement en Ille et Vilaine puisque je vais pénétrer dans le Morbihan. Qui dit changement de région dit changement de revêtement, l’ocre devient gris et de balisage : Un petit vélo blanc sur fond vert marqué Canal Vilaine dans mon sens et inversement. Cela ne me rassure pas du tout. Et l’indication me donnerait plutôt l’impression d’aller dans la mauvaise direction (cela m’est arrivé de me tromper de sens pour prendre le canal de Briare à Montargis venant du canal d’ Orléans voir page 3 le 13/07/10). Je sors mon porte-clés sifflet thermomètre boussole acheté au Québec qui me confirme que je vais bien vers le Nord. Je regrette déjà les magnifiques poteaux de bois de la Loire Atlantique. Puis le halage disparaît m’obligeant à emprunter un moment la route. De retour sur le chemin un panneau du secteur ne me met pas en confiance en présentant l’enchevêtrement des cours d’eau témoin des travaux herculéens réalisés à l’époque. L’Oust et l’Aff communiquent avec le canal. Peu après je suis dans un champ qui se termine en cul-de-sac (sur la mauvaise rive). Condamné à faire demi-tour sur 3 km jusqu’au pont. De l’autre côté, des pêcheurs dont un à vélo presque aussi chargé que le mien avec son équipement. Un habitué a équipé une voiture à bras d’une tête pour boule d’attelage pour approcher le canal en auto puis faire rouler son matériel sur le halage. www.google.fr/...sp=14&ved=1t:429 Un jogger en me croisant me dit : « mauvais côté ». Je ne passe pas inaperçu avec mon fanion orange. Devant la roche taillée sur des km par les bagnards la chanson d’Alain (sous son tas de frisettes) me revient : « Tant de jours, de jours, de jours de peine... » Elle accompagne aussi le rythme de mon pédalage. Le vent est toujours modéré mais défavorable. Si j’avais été moins andouille j’aurais roulé en sens inverse. Il est évident qu’il faut longer le canal de Brest à Nantes. Les vents dominants sont Nord-Ouest. Pour avoir le vent dans le dos j’aurais pu prendre à Nantes une correspondance pour Lorient. J’aurais alors joué dans « panique pour Lorient express ». Les éclusiers rivalisent dans le fleurissement de leur petit domaine. Je croise mon premier bateau. La terre a été récemment raclée pour la niveler. Je passe devant un assortiment de matériaux utilisés pour la stabiliser. Une épaisseur trop importante de gravillons gène ma progression. Après 42 km, je parviens à Malestroit à 12h30. Village typique où je déjeune de pâtes aux escargots. Puis un changement de rive m’amène sur l’EV1. L’eurovéloroute N°1 www.departements-cyclables.org/...2ea392855cd5e... Le revêtement devient meilleur. Ne pas confondre avec l’EV1 voitures électriques conçues et détruites par Général Motors après 3 ans de location car elles donnaient trop de satisfaction aux utilisateurs : fr.wikipedia.org/wiki/General_Motors_EV1 J’utilise ma trompe pour avertir les marcheurs qui détestent être surpris par un vélo surgissant derrière. Mais le dosage du pouêt-pouêt n’est pas évident. Il faut anticiper pour ne pas troubler la rêverie du marcheur par un son trop violent et tenir compte du vent qui contraire atténue l’effet. Résultat la poire pressée trop vigoureusement tombe parterre et je dois me résoudre à desserrer le collier qui maintien la trompe sur la potence. Etant donnée la forme conique de celle-ci, plus je serre la fixation plus la poire est repoussé vers l’extrémité. 67,62 – 45,53 = 25,09 km. Cela valide mon nouveau compteur après l’indication Josselin 25 km qui m’accueille avec son charmant château. (j’ai dû le changer après avoir pété l’ancien en voulant y mettre un pile un peu trop épaisse plutôt que d’en racheter une autre et laisser celle-ci inutilisée ce qui est contraire à ma religion). Le village de Josselin a un tel succès que bien sûr le gîte d’étape est complet. Je l’avais appris par téléphone mais je pousse tout de même la porte. Pour la refermer aussitôt devant une jeune fille endormie sur un canapé. A l’ office du tourisme j’apprends que l’hôtel est complet et dois me rabattre sur les chambres d’hôtes. Ayant porté choix en fonction du tarif et du wifi et après vérification de la disponibilité par téléphone, je rends la brochure à l’employée lui demandant seulement de noter les coordonnées sur le plan qu’elle me remet. Elle est touchée par mon geste, habituée à voir les gens emporter des brochures pour vite les abandonner et je lui propose de déposer en repartant le plan et le guide de visite de la ville. (Pour ceux qui pensent que je le fais pour ses beaux yeux je rappelle que j’avais fait la même chose spontanément à Agde) www.le14stmichel.com/ Comment souvent dans les grandes bâtisses, ici maison de maître, l’eau chaude met beaucoup de temps à arriver et je fais ma petite lessive avant de faire ma douche. Elle sèchera sur le balcon avec le vent et le soleil. Le village est très agréable et la jolie basilique Notre Dame du Roncier offre son escalier en colimaçon pour atteindre le clocher. On y découvre les toits et les gargouilles et une vue d’ensemble du château. Sur l’autre rive un quartier a été restauré par les Anglais. Pourquoi faut-il que ce soit des étrangers qui découvrent notre patrimoine ? Au supermarché où j'achète une salade composée faute de traiteur, je me vois remettre une rose pour la fête des mères. Je l'offre à l'hôtesse en précisant son origine et lui apprends qu'avec le Wifi on accéde directement à une des ses adresses mail Orange ce qui peut provoquer des désagréments. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 29 mai 2011 à 20:20 · Modifié le 31 juil. 2011 à 16:38 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 88 de 310 · Page 5 de 16 · 7 893 affichages · Partager J4 Dimanche 25/05/11 Josselin 9h30 Pontivy 15h30 56 km Le halage étant goudronné, je débarrasse du sable les plateaux et la chaine avec des serviettes en papier conservées après les repas et y mets quelques gouttes d’huile. Avant de quitter ce charmant village, un parterre de fleurs m’invite à faire une dernière photo du château. Il fait gris et le vent est frais. Les gants polaires portés par un papi que je croise sur son vélo me rappellent ceux que j’ai oubliés. Ils ne sont pas indispensables mais en les portant quelques heures le matin, ils auraient économisé mes mains. La position inclinée du vététiste exerce une pression sur les poignets et les mains. A laquelle s’ajoute toute la journée les chocs dus aux imperfections des chemins. C’est une des raisons qui font que ma femme n’utilise pas son VTT (identique au mien au féminin) et préfère le VTC de notre fille (quand elle ne l’utilise pas à Toulouse). En 25 km je parviens à Rohan à 11h30. Un petit marché retient mon attention et particulièrement un demi-poulet cuit. Mais il est réservé. Le commerçant me propose de découper le coquelet que j’achète et m’invite à utiliser l’unique table de la terrasse du bar proche. Je me dis qu’ainsi je serais sollicité pour consommer. Malgré la température modeste je me laisserai tenter par une pression. Personne ne semble faire de service à l’extérieur. Des jeunes se remettant difficilement de leurs agapes nocturnes doivent eux-mêmes mettre en place des tables. Leur commande arrive enfin dans un fracas de verre sur le sol. Je finis par aller chercher ma bière au bar et la bois avec 2 anglais venus partager ma petite table. Michka le clown arrive sur son tripoteur pour annoncer la fête du pain au village proche. En chemin il annonce qu’il va à Rouen (Rohan) avec son tricycle. Je lui dis que justement j’y suis né et attaque une côte d’un bon km pour répondre à son invitation. J’arrive juste pour le défournement. Les boules portant le symbole breton de la blanche hermine sont bien alléchantes mais trop encombrantes.
Le retour vers le canal me permet d’atteindre 44 km/h. Les échelles d’écluses (séries d’écluses rapprochées) indiquent également un peu de dénivelé sur le halage. Les maisons éclusières y sont abandonnées et je fais fonction le temps d’une photo au retardateur (fabuleux appareil numérique que l’on peut déclencher sans compter. Ce que je ne supportais pas avec l’argentique onéreux en tirage pécuniairement et chimiquement. Toutefois celui de mon fils ne supporte pas les batteries rechargeables car elles ne font que 1,2 V alors que les piles font 1,5 V. Heureusement j’ai découvert au Canada des piles Lithium qui durent 6 fois plus longtemps tout en étant plus légères. J’ai longuement hésité à prendre le mini appareil de mon épouse mais comme tous les SONY, il possède une carte mémoire spécifique et surtout une connectique propre qui oblige à transporter le câble vidéo avec la sortie USB. Si bien qu’avec son chargeur il pèse 375 g exactement comme le CANON avec ses 2 piles. Mais ce dernier ayant un câble USB standard il me permet de charger mon GPS par l’ordinateur évitant ainsi d’emmener son chargeur).
Entre Rohan et Pontivy pas moins de 54 écluses se succèdent sur une distance de 20 km. A cet endroit le bief de partage (des eaux) d’hilvern relie la vallée de l’Oust et celle du Blavet aux étangs du Roz. Quelques dizaines de mètres séparent les écluses. Cet alignement de cascades (déversoirs) offre un superbe spectacle.
Une pancarte directionnelle en bois gravée maison de l’environnement 2 km m’incite à quitter le canal. Me trouvant à la fois en montée et l’abri du vent au milieu des arbres, je me découvre pour gravir le chemin empierré. Jusqu’à couper une route indiquant usine. Je poursuis jusqu’à 2,5 km dans la direction d’une réserve naturelle mais pas de maison de l’environnement. Uniquement l’odeur caractéristique du centre de tri de déchets. Faisant demi-tour j’interroge un couple en camping-car qui a également vue l’indication mais pas la maison. Une autre personne m’informe que c’est bien là. J’aperçois un bâtiment d’exposition et son pauvre animal préhistorique. Il cautionne l’engagement de SUEZ dans le Développement Durable. Je suis à la déchetterie de Gueltas qui est bien sûr fermée le dimanche. Qu’une compagnie s’enrichisse sur nos déchets pourquoi pas ! Nous en produisons tellement. Moi le premier en génère avec mon addiction aux nouvelles technologies. Mais que cela passe pour de la protection de l’environnement, il ne faut pas être dupe. "Green is green" disent les américains (traduction : l’écologie c’est des dollars), traduction de la traduction le DD c’est du business. Cet oxymore qui allie 2 mots incompatibles c’est l’arnaque du siècle. Je me suis bien fait développé en suivant cette pancarte rustique et durablement (je m’en souviendrai longtemps).
Ma société utilise aussi ce masque (pour mieux croitre) en étant sponsor Développement Durable des jeux olympiques London 2012. Pour faire mousser un peu elle a organisé des rencontres sportives entre salariés. Moi qui hais la compétition, je me suis inscrit en tennis de table. Comme disait Pierre, l’important c’est de participer et c’est mon « sport » préféré. Pour Coluche « sportif » c’est une injure. Il se moquait de Jacques Secrétin (23 titres de Champion de France, en 1976 il a été élu meilleur pongiste français du siècle) en disant que ses copains l’appel l’andouille. Eh bien lors de ces rencontres se déroulant au CREPS de Toulouse avec pour déjeuner une garden party sous les arbres du très beau parc, DD n’avait pas prévu de tri sélectif. Comme dans la plupart des manifestations, ne faites pas en collectivité ce que vous êtes prié de faire chez vous.
Mon autre "sport" favori, des terrains de pétanque bordent le canal mais des pancartes interdissent de la pratiquer. J’interroge un couple de cyclistes et j’apprends qu’ils sont réservés à la boule bretonne. Autrefois en buis, elles sont aujourd’hui en matière synthétique (merci DD). Pas question donc d’aller plomber ou faire des carreaux ici.
A la jonction du Blavet et du canal de Nantes à Brest je découvre l’îlot des Récollets. L’ancien jardin du couvent abrite une aire de jeux des tables de pique-nique. A côté de l’ancien moulin l’auberge de jeunesse : www.hihostels.com/dba/hostel020138.fr.htm
« Il y a des chambres disponibles » indiquait le message du répondeur et en attendant l’ouverture de l’accueil, j’attache mon vélo devant. Comme je ne souhaite pas découvrir Pontivy chargé comme une mule, je déleste mon sac à main dans les sacoches en laissant apparente une paire de chaussettes au dessus. En ce dimanche la ville anciennement appelée Napoléonville du fait des travaux réalisés sur ses ordres est très peu animée et la visite du château est bien terne en raison de la fermeture de certaines salles d’exposition en réaménagement. L’immense place de l’empereur est désertée. Il avait choisi Pontivy comme nœud de communication fluvial pour contourner les mers dominées alors par la flotte anglaise. Un monument témoigne de l’union Bretagne Anjou en 1794. L’employé de l’auberge de jeunesse est très sympathique. Il m’attribue une chambre à 2 lits. Je dois en plus prendre une carte d’adhérent à 15 € mais cela ne me gène pas de soutenir ainsi un tel organisme. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 30 mai 2011 à 21:35 · Modifié le 23 juin 2011 à 21:15 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 89 de 310 · Page 5 de 16 · 7 865 affichages · Partager J5 Lundi 30/05/11 Pontivy 9h00 Inzinzac-Lochrist 16h30 62 km
Lassé d’avoir le vent au nez (irrité à force de le moucher pourtant avec des mouchoirs coton), je renonce à poursuivre jusqu’à Brest conservant cet objectif pour la retraite. Après 265 km, je bifurque pour Lorient ou plutôt je continue tout droit en longeant le canal du Blavet. C’est ce celui pour Brest qui tourne en passant sous les fenêtres de l’auberge de jeunesse.
Le halage est moins roulant avec quelques ornières. Le premier sursaut dû aux racines des platanes me rappelle le canal du Midi (voir page 1 09/07). Mis à part les éclusiers et les pêcheurs, je ne double qu’une joggeuse et une promeneuse avec son chien. Je parviens à doser l’avertisseur. Il faudra 30 km pour croiser 2 couples de cyclo randonneurs. Les écluses sont beaucoup moins fleuries. Pourtant des activités attendent les touristes telles que le canoë kayak profitant du courant généré par la chute de plusieurs petits barrages accolés aux écluses et exploités par EDF. A Pont-Augan une bateau promenade est chargé de retraités. Un randonneur avec son chien observe la manœuvre. Je ne voudrais porter un tel sac à dos toute la journée. L’éclusière me confirme qu’elle travaille toute l’année, assurant l’entretien du canal. Elle me conseille de changer de rive tout de suite pour aller à Poul-Fétan : sagemorw.alias.domicile.fr/poulfetan/index.php3
Elle m’informe gentiment sur la présence toute proche d’un restaurant ouvriers. Dégustant le contenu de ma coquille St Jacques, les conversations me font descendre de mon petit nuage écolo. Comme il n’y a que des hommes tant au bar qu’en salle. La suppression de l’annonce des radar est au cœur des préoccupations. Avec l’andouillette frites petits pois carottes servie également très chaude, c’est le foot, l’entrainement des enfants et l’attitude des parents. Pour tout de suite revenir sur les amendes pour CT dépassé, cannabis du week-end détecté le lundi entraînant le retrait de points ou pour excès de vitesse. Le tout pouvant aller jusqu’à rupture du contrat de travail sans droit au chômage en raison du retrait de permis. J’avale instantanément les 2 morceaux de fromage dans la serviette en papier. Ils accompagneront avantageusement le pain offert par l’auberge (les jeunes présents pour passer des examens dans la restauration sur Pontivy n’en n’ayant pas mangé).
Comme toujours en quittant le canal les routes montent et c’est l’occasion d’utiliser les grands pignons (sur la cassette 7 vitesses, c’est toujours la 4ème et 5émé que j’use). A l’heure du déjeuner il y a un peu de trafic et une voiture me double au moment d’en croiser une autre. Si chacun y met du sien, cela passe mais ça ne vaut pas le canal ! Je n’ai pas regardé le compteur mais c’est près de 10 Km qu’il me faut faire pour atteindre le village reconstitué. En réglant l’entrée, la caissière me confirme qu’il n’y a pas d’autre route à part le sentier de randonnée et la passerelle pour regagner le halage. Passerelle qui tourne à angle droit comme me l’avait indiqué l’éclusière ce qui n’est pas facile avec un vélo. Je lui dis que je pourrais retirer mes sacoches mais ne profite pas vraiment de la visite. Préoccupé par le trajet et la dégradation de la météo. Même les horaires des animations ne sont pas respectés. Peut-être en raison de la présence d’un groupe de scolaires.
A la sortie, je programme mon GPS pour Inzinzac-Lochrist où se trouve un gite de randonnée répertorié dans mon guide. Je l’ai appelé et laissé un message sur le répondeur. Dès la fin de l’impasse l’écran est vide de route. Les seules indications sont la direction du Nord et celle de la destination. Je suis devant le chemin et tente de m’y aventurer avec les 85 kg sur 2 roues. Rapidement le chemin est en pente et je descends tout doucement sur la terre, les feuilles mortes et les pierres. Je me réjouis qu’il n’est pas plu depuis longtemps quand un écoulement d’eau m’oblige à mettre un pied dans la boue. Comme souvent ce petit ruisseau coupe à nouveau le sentier qui serpente sur le coteau et c’est les 2 pieds que je mouille étant incapable de rester sur les pédales pour franchir la coulée. Plus loin un tronc d’arbre me coupe la route. Par chance j’avais entendu le ronflement de moteur 2 Temps et pensais à des tronçonneuses. L’équipe est en pause et je l’interpelle leur demandant s’ils ont en projet de retirer l’obstacle. Ils me disent qu’ils vont en parler à la mairie. Je les sollicite pour m’aider à porter mon vélo par-dessus le tronc et comprends en voyant leurs débroussailleuses de type Rotofil qu’ils ne peuvent attaquer l’arbre. Comme il commence à pleuvoir je décide de continuer sur la route sur la rive opposée au chemin de halage. Je ne tenterai pas la passerelle et ne verrai pas la plage. Dès que je touche le bitume, Le GPS trouve l’itinéraire. Je demande ensuite à un groupe de personnes âgées en discussion après une promenade en forêt. Les tarifs sont affichés mais il n’y a personne au Gîte. be-at-home.fr/
Cependant le portail n’est pas verrouillé et je pénètre dans la cour. Le bureau d’accueil est vide. Je compose le N° affiché qui est même que j’ai déjà appelé en vain. Je m’installe sur une table en terrasse et peux accéder à Internet avec ma clé 3G. Je pourrais attendre ainsi agréablement si je n’avais pas les pieds trempés. Ce que je n’apprécie pas du tout (mais qu’est-ce qui ne m’insupporte pas) et en plus il se met à pleuvoir. Je remballe mon ordi et découvre que la porte de la cuisine qui doit servir aux locataires est ouverte. Je téléphone de nouveau avant de transférer les photos du jour. Puis fini par faire bouillir de l’eau ayant toujours des sachets de thé dans ma sacoche. A chacun de mes appels je précise que je suis devant l’accueil puis à l’intérieur, donnant mon N° toujours sans résultat. Enfin une voiture immatriculée aux pays bas se gare devant la barrière. Ouvrant celle-ci je dis bonsoir mesdames pensant qu’il s’agit de clientes. Mais c’est la propriétaire et sa sœur qu’elle vient d’aller chercher. Elle semble contrariée que je sois là et encore plus étonnée que j’aie attendu 1h30. A mon tour je m’enquiers de l’absence de réponse et de N° de portable. Ayant beaucoup de travail avec ce gîte qui peut accueillir 30 personnes, elle ne veut pas être sans cesse sollicitée. Elle pensait n’avoir à recevoir personne et s’étonne que je n’ai pas réservé. Je comprends qu’il faille le faire absolument en Juillet Août mais je suis incapable de dire où je m’arrêterai demain. Cela dépend de la météo, surtout du sens du vent, des visites et des embourbements impromptus.
Elle peut toutefois me recevoir après avoir mis un peu d’ordre. Le gîte était loué ce week-end pour un mariage. Elle ajoute que j’aurais pu me doucher. Je n’avais pas osé en l’absence de réponse. Après avoir lavé mes chaussettes et moi-même et qu’elle est installée sa sœur. Elle me montre le bâtiment principal où je pourrai bénéficier du Wifi et me demande si je veux profiter de la piscine. Je réponds plus maintenant, regrettant que cette proposition dont je n’avais pas osé rêver ne soit pas venue plus tôt. Je demande si je pourrai consommer les crêpes qui restent du mariage avec toutes sortes d’accompagnements. Sans problème elle ne semble pas consommer de sucrerie. Elle me confie ainsi l’ensemble des bâtiments créés sur la base d’une ancienne ferme. L’ensemble modernisé et agrandi est empreint d’écologie. Elle ne prépare des petits déjeuners que pour les groupes mais à mon réveil je trouve un impressionnant choix d’infusions. Je mets bien mon sachet dans le Bio-seau car ici les déchets biodégradables sont collectés séparément. La prochaine fois je réserverai pour ne rien manquer. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 31 mai 2011 à 21:11 · Modifié le 13 août 2011 à 17:00 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 90 de 310 · Page 5 de 16 · 7 841 affichages · Partager J6 Mardi 31/05/11 Inzinzac-Lochrist 9h15 St Pierre- Quiberon 18h00 84 km
Avant de quitter le village je dépose à La Poste l’enveloppe que j’avais affranchie pour retourner par courrier un livre soigneusement emballé dans un film à bulles. Superbe ouvrage de Kader Benferhat : La Bretagne des canaux éditions Ouest- France, que la femme d’un collègue m’a prêté. Enfant elle se baignait dans le canal d’Ille et Rance. Je rajoute le guide du canal. Je n’en aurai plus besoin. Mon objectif est maintenant de longer la côte atlantique pour retourner à la maison. Je me déleste ainsi de près d’un kg devenu inutile. L’idéal serait que tous les 300 km mon fardeau soit ainsi allégé. Je pourrais envoyer du linge sale à mon épouse, elle serait ravie. Je blague. Aujourd’hui ma chérie, jour de nos 25 ans de mariage c’est de la tendresse que je voudrais t’envoyer. J’espère que tu verras le gros cœur que j’ai dessiné sur le gratuit récupéré dans le train pour en faire une protection supplémentaire et sur lequel j’ai barré Métro Boulot pour ne laisser que Cadeau. De toutes façons mon vœu sera peut-être exhaussé en perdant du poids (si ! C’est possible).
Je parviens aux anciennes forges d’Hennebont. Créées en 1860 pour la fabrication du fer noir, blanc et de fer imprimé pour les conserveries bretonnes. Après une période d’expansion au début du siècle, elles ne résistent pas à la concurrence des grands sites industriels du Nord et de l’Est (qui souffriront plus tard). Le décret de fermeture tombe en 1966. En cette heure matinale, je suis seul à visiter l’écomusée. A quoi ça sert que je m’échineSi le thon blanc Petit NavireEst mis en petite boite en Chine.Veut-on vraiment que tout chavire ?Il faut pourtant que l’on se bougeSi l’on veut sauver le thon rouge.La terre ne tournera jamais rondTant que l’homme sera au guidon.Je pars ensuite à la recherche du cimetière de bateau de Kerhervy et suis plusieurs fois bloqué par la zone d'activité de Lorient et dois demander mon chemin. Je décide d'y pique-niquer faisant ainsi mes adieux au Blavet qui va rejoindre l'océan. Je vais terminer mon agréable voyage le long des canaux bretons à Lorient où tant de marins, tant de capitaines sont partis vers l'inconnu rendant bien petites mes aventures. Manque de chance j'y parviens à 13h et l'office du tourisme est fermé. Bien qu'il dispose d'une importante surface vitrée, aucun plan de la ville n'y est affiché. Seulement une présentation des environs. Si bien que je tourne un moment dans Lorient à la recherche d'une vieille ville que j'imaginais fortifiée. Je longe des immeubles de la marine nationale pénètre dans quelques cours et à l'arrivée d'un grain décide de partir en ayant complètement ratée ma visite. Je n'aurai vu que le bassin à flot semblable à tant d'autre et la Thalassa. A Lorient kenavo Puisque je m’en vais tantôt J’aurai le vent dans le dos Au revoir à tous ses matelots Mais je reviendrai bientôt Admirer la Bretagne à vélo En longeant tous ses canauxJe parviens à Port-Louis juste avant un bac sur lequel je suppose j'aurais pu faire une agréable traversée. Encore raté ! J’écris une carte postale pour dire à mes collègues qu’après 300 km d’échauffement j’attaque les 1000 km (en longeant la côte) du retour craignant de ne pas arriver à temps pour les rejoindre à la tâche. Puis je prends la direction de Plouharnel pour profiter de l’Auberge De Jeunesse : www.fuaj.org/Plouharnel Pensant être au but, je m’arrête à l’office du tourisme pour dire bonjour. J’y apprends que l’ADJ est à 7 km et qu’une voie verte y mène et que j’aurais pu l’emprunter en amont. Le directeur est très écolo et l’on me remet avec ma clé un sac poubelle et les consignes de tri à glisser dans la pochette du lit et à rendre au départ. Dans la chambre à 2 lits, il y a déjà un pyjama et une serviette dans le cabinet de toilette. Je pense qu’il s’agit d’une erreur et retourne à l’accueil. Non ! Pourtant le centre est loin d’être plein. Ne sachant pas avec qui je vais partager ma chambre j’emmène mon ordi pour aller dîner au petit marinier tout proche. Je peux bénéficier d’un repas négocié par l’ADJ dont le restaurant est fermé ce soir. Mais il est composé d’une charcuterie et d’une viande, un comble ! J’y renonce au profit de moules marinières bière et finis la soirée autour d’une infusion et du wifi, heureux d’avoir été contraint d’emporté mon portable. Je partage la chambre avec un homme qui m’avoue ronfler et avoir déjà été dans l’impossibilité de dormir à cause d’un gros ronfleur occupant une chambre voisine. Je lui dis que cela arrive à ma femme de ronfler, cela ne me gêne pas car je pense avec bienveillance qu’elle est très fatiguée et qu’elle a besoin d’un sommeil profond. Je n’imagine pas qu’il en serait de même avec un étranger. Heureusement, il utilise un spray anti-ronflement très efficace. Nous prenons le PDJ autour d’une sympathique discussion. Ici du lait BIO et pas d’emballage individuel, on est invité à presser son orange manuellement et les restes de pain profitent aux poules du directeur. Mon vélo n’a pas non plus n'a pas dormi seul. Il a partagé son local avec une bicyclette à assistance électrique. A l’ABJ de Pontivy une dame m’a dit en utiliser une avec efficacité dans tous ses déplacements à Rennes. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 1 juin 2011 à 17:23 · Modifié le 13 août 2011 à 17:12 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 91 de 310 · Page 5 de 16 · 7 580 affichages · Partager J7 Mercredi 01/06/11 9h00 Auray (remontée en latitude) 15h00 59 km
Je veux profiter de la situation de presqu’île pour aller voir la pointe de Quiberon. La voie verte s’arrête à l’Auberge De Jeunesse mais il existe des chemins pour les vélos que j’emprunte dans la direction Sud. En fait il y en a énormément qui doivent être utilisés par les estivants mais sans indication. En choisissant au hasard je tombe sur le cul de sac d’un potager et je ne parviens pas à longer le littoral pourtant tout proche. Je finis par reprendre la route pour retourner à mon point de départ. J’ai fait 20 km quand je me retrouve à l’ABJ où j’aurais pu laisser mes sacoches, sans avoir rien vu de pittoresque si ce n’est une aronde et le magasin de souvenir où j’achète un cadeau pour ma femme (je ne peux ici en révéler la nature pour conserver la surprise mais je vous garantie qu’il est très léger).
Comme la V5 La Littorale n’est pas décrite sur le site AF3V (Association Française pour le développement des Voies Vertes et Véloroutes dont je suis membre bienfaiteur) : www.af3v.org/index.php Je prends le temps de la décrire et de la photographier : Départ d'Etel avec possibilité du 1er Juin au 30 septembre de prendre le bac venant de Plouhinec. Parcours de 15 km entre la rivière Etel et Penthièvre commune de St Pierre de Quiberon. Cette fin provisoire (en attendant de rejoindre la pointe) vous dépose à l'auberge de jeunesse de Plouharnel dont elle dépend tout en se situant à 7 km. Ne connaissant pas cette VV avant mon passage à l'office du tourisme de Plouharmel, je ne peux décrire que la moitié sud. Son rôle principale et de doubler la D786 axe inévitable de la presqu'île de Quiberon et donc très chargé. Elle très bien isolée de la route malgré qu'elle la touche au point de devoir créer un refuge pour une voiture qui devrait s'arrêter. Elle s'offre aussi quelques excursions dans les terres et parfois sous les arbres. Le revêtement constitué de carré de macadam est bon mais le joint de dilation ainsi créé peut être source de fissuration dont certaines ont déjà été colmatées. La portion entre Plouharmel et Erdeven n'est pas asphaltée. Terre et petits gravillons qui ne rebuteront que les vélos de course.
Et de transmettre ses informations à Julien Savary, infatigable gestionnaire du site.
On pourrait croire qu’à vélo on peut s’arrêter n’importe quand et n’importe où. En réalité pour que le VTT accepte de rester sur la béquille il faut tourner le guidon à droite si il ya une légère pente intérieure et à gauche si elle est extérieure. S’il y a un peu plus de pente ce n’est pas la peine d’essayer. Il faut mieux choisir un poteau ou un arbre à condition qu’il ait un diamètre suffisant. Sinon le vélo s’en sert comme axe de rotation pour finir parterre où la gravité l’attire. Ainsi malgré les précautions de chaque instant il effectue sa première chute du voyage sans dommage. Je suis particulièrement vigilant en raison du rétroviseur à l’extrémité du guidon dont j’aurais désormais du mal à me passer.
La VV ne passant pas à Plouharmel je dois revenir un peu en arrière et j’y parviens à midi à seulement 7 km de mon point de départ (ABJ) Je suis attiré par la situation particulière, vis-à-vis de la maison, de la terrasse d’une crêperie où je déjeune d’une salade. Le patron me confirme que cette implantation c’est fait progressivement avec pour finir l’intervention d’un artisan. Il m’apprend que dans la région il n’y a plus un mobil-home de libre pour ce week-end. Mais en ce mercredi cela me parait bien loin et je ne devrais pas à voir de soucis pour dormir sur Vannes. Ce n’est qu’en traversant un village qui annonce une fête pour le jeudi de l’Ascension que je réalise. Cheminant hors du temps au milieu des paysages bretons j’ai perdu de vue ce long week-end qui pourtant était évident au moment de poser mes congés. Ces ponts génèrent une affluence et créent une grande activité économique. C’est à mon avis une erreur de supprimer un jour férié pour rendre la France plus productive. Cotiser davantage au profit des personnes âgées soit mais pas si dans le même temps la loi TEPA de 2007 exonère de charge les heures supplémentaires. Comment peut-on ainsi favoriser les gens qui travaillent plus alors que tant non pas d’emploi. Si une telle idée m’était venue à l’esprit je ne m’en vanterais pas et l’enfouirais au plus profond. Alors que je bénéficie de cette loi (je travaille un week-end par mois) je la trouve inique. Plutôt que de me les faire payer, je choisis de récupérer une partie de mes heures supplémentaires (Gagner moins pour vivre Plus). C’est ce qui me permet de faire des voyages sur 2 roues (bientôt 3). Evidemment c’est facile à dire parce que ma femme travaillant, nous disposons de suffisamment de revenus.
Après avoir trouvé les menhirs de Carnac et fait un passage à la trinité, je visite le magasin d’usine de La Trinitaine. Les empilements de boites de biscuits sont impressionnants mais je ne peux en acheter. Je consomme une pression et un far aux pruneaux au bar. Puis je file directement à l’office du tourisme d’Auray qui se trouve dans une ancienne chapelle. Le fait d’être légèrement rentré dans les terres et d’arriver tôt me permet de trouver un hôtel pas trop cher mais en dehors du centre. Cette fois-ci ma lessive ne séchera pas. Ma chambre est au nord et même en ouvrant la fenêtre la chaleur ne rentre pas. Je finis par mettre un peu de chauffage pour la nuit en plaçant mes quelques vêtements à proximité. Il faut bien faire tourner les centrales nucléaires la nuit. En raison de l’arrêt de certaines usines il est nécessaire de baisser la puissance et cela sollicite les matériels en les usants prématurément. L’idéal serait que tous les français mettent à charger une voiture électrique, il n’y aurait plus besoin de baisser la charge la nuit. Mais en Bretagne il n’y a pas de centrale nucléaire. Les Bretons n’en ont pas voulu. Ils ont bien raison puisqu’on leur vend l’électricité produite ailleurs. En France beaucoup de nationales sont rebaptisées départementales et sont désormais à la charge des conseils généraux. En Bretagne, elles restent nationales. Il faut dire qu’ils n’ont pas voulu d’autoroute payante. On leur a fait des routes expresses gratuites. Ils sont malins ces Bretons, nous ferions bien de nous en inspirer.
www.hotel-auray.fr/fr/
Ne souhaitant pas courir après un hébergement, grâce à Internet et à ma carte bancaire, je réserve un hôtel pour le jeudi de ce long week-end qui risque d'être chargé. Je choisi St Nazaire point de passage quasi inévitable pour franchir la Loire. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 2 juin 2011 à 18:47 · Modifié le 13 août 2011 à 19:37 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 92 de 310 · Page 5 de 16 · 7 548 affichages · Partager J8 Jeudi 02/06/11 Auray 8h00 St Nazaire 17h00 108 km
L’avantage de l’hôtel c’est qu’il sert le PDJ dès 7h et que le buffet déborde de choix. La D781 est pratiquement à moi. Un lapereau y trottine avant de bondir dans le fossé à mon arrivée. Sur la N165 parallèle glissent les autos. A cette heure je les trouverais presque sympathiques étant suffisamment éloignées alors quand fin de journée, elles m’insupporteraient. 3 lignes extraites de via Michelin suffisent à me guider. Heureusement que j’ai recopié traverser Ploeren car cela me fait prendre une indication Lorient que j’aurais eu beaucoup de mal à suivre sans cette précision. Puis la D127 m’amène à Vannes en 19 km comme prévu. Je n’ai plus qu’à suivre un couple de cyclistes qui me confirment qu’ils vont au port.
Comme le disait le père d’un collègue : « Un ouvrier c’est le matin qu’il gagne sa croute ». Pour le cycliste il suffit de retirer le c. A 9h15 je peux profiter des festivités de la semaine du golfe du Morbihan sans la foule : www.semainedugolfe.asso.fr/ A côté des vieux gréements, des rameurs peinent à se synchroniser pour s’extirper du bassin à flot. Le pont tournant est coupé jusqu’à 11h pour laisser sortir toute la flottille. Je ne peux aller voir les cornemuses dont le son m’attirait depuis l’autre rive.
De toute façon il est temps de mettre en route mon GPS pour la grande étape. En mode vélo, il me guide astucieusement et au plus court allant jusqu’à ma faire passer par le chemin du boisé emprunté par les cyclistes et joggers locaux. Il me mène à la D104 où je le mets en veille pour économiser la Batterie. Je passe devant le dépôt MICHELIN où le bonhomme offre de l’air. Un monsieur me propose de l’aide puisque l’étanchéité du raccord sur les valves de sa voiture s’est mal faite (comme souvent). Il pilote la pression pendant que je maintiens le raccord sur ma jante. C’est la première fois que j’utilise un compresseur pour regonfler un vélo, une pompe à main ou à pied suffisant largement (même pour gonfler un pneu de voiture). Mais comme je n’ai pas de manomètre, cela me permet de voir que la pression avait chuté proche de 2 Bar, nous la ramenons vers 3. Vraiment cette journée se présente sous de bons auspices. Avec ce service qui arrive à point nommé (il est plus intéressant de rouler bien gonflé sur une chaussée lisse que sur des chemins où cela tape).
Après le plein d’air, je fais le plein de liquide à l’agence postale communale de Sulniac qui dispose d’un distributeur. Cependant alors que j’espérais en avoir fini avec le vent de face, il est au rendez-vous sur la D104 qui se dirige vers l’Est. Un cycliste âgé qui me dépasse en vélo de course peste contre lui. En sens inverse un groupe me croise à toute allure. En plus montées et descentes se succèdent. L’avantage c’est quand montée il n’y a pas de vent lorsqu’il vient d’en face. Mais il fait vite chaud alors quand descente il fait froid. Pour profiter au mieux de cette déclivité, je m’abaisse en posant une cuisse sur le cadre et allant parfois jusqu’à poser le menton sur la sacoche de guidon. Après 44 km je marche un peu dans une côte trop raide et en 48 km j’arrive à Questembert pour 12h. Un calcul très simple donne 12km/h passage à Vannes compris. Mais cette moyenne risque de chuter avec la pause déjeuner. Il n’y a que 2 restaurants d’ouvert et une compétition de pétanque. Heureusement arrivé dans les premiers à 12H45 j’ai terminé ma pizza bretonne (à l’andouille).
En direction de la Roche Bernard, un vent plus favorable et l’élévation de température me permettent de pédaler en short pour la première fois. Un panneau indique à Branféré un parc animalier et l’école Nicolas Hulot. Notre hélicologiste a préféré mettre fin à son acoquinage avec TF1 pour se présenter aux élections présidentielles. Quitte à faire voter les Français, on pourrait leur faire désigner ceux qui ont le plus polluer la planète. Je pense qu’il sortirait bien classé tout comme Yann Arthus-Bertrand.
En traversant la Vilaine je jette un dernier regard sur la voie de communication fluviale. Ma fascination pour le canal du Midi et les voyages à vélo m’ont conduit pour les faire partager à créer ce carnet de voyage intitulé : « Pourquoi faire du vélo (VTT) le long du canal entre 2 mers ? » A ma grande surprise le canal Ille et rance forme avec la Vilaine une liaison fluviale qui porte le même nom : L’Institution interdépartementale pour la gestion du Canal d’Ille et Rance a pris, en 1990, son nom actuel : ‘’ Institution du Canal d’Ille et Rance Manche Océan Nord ‘’ (I.C.I.R.M.O.N). Cet Etablissement Public Territorial est chargé de l’entretien, de la gestion, de l’aménagement et du développement touristique d’un patrimoine remarquable de la Haute Bretagne : la voie navigable de 140 km Rance-Ille-Vilaine. Le Canal d’Ille-et-Rance, dont le projet définitif fut approuvé en décembre 1803, a été ouvert à la navigation en 1837. Conçus sous l’Ancien Régime, les canaux bretons ont été en grande partie réalisés sous le 1er Empire et terminés sous la Monarchie de juillet. Leur but initial était d’assurer, pendant le blocus continental, l’approvisionnement des ports de Brest, de Nantes et de la Ville de Rennes, les ports de Redon, de Saint-Malo, d’Hennebont et de Lorient. Par la suite, les canaux ont permis à la Batellerie bretonne de compléter le cabotage le long des côtes par le transport de matériaux pondéreux en zone rurale. Les canaux bretons constituaient ainsi une liaison Manche-Océan reliant la Rance à la Vilaine maritime. Cette étape est bien longue est avec la chaleur l’eau de mon bidon bien qu’il soit isotherme ne me désaltère plus. Je l’ai acheté en prévision de ma première randonnée en groupe qui longera les 540 km du Lot début Juillet : www.zefal.com/...oduit.php?key=165001 J’ai d’abord cru qu’il fuyait par le bec puis par le filetage du couvercle. Enfin j’ai vu que de l’eau stagnait dans la double paroi où elle pénètre lorsque l’on presse le bidon pour boire. Comme des moisissures se développaient et que j’avais un peu mal au ventre, j’ai cessé de l’utiliser. Je ne pensais pas que l’on pouvait sortir le vase intérieur (c’est écrit sur Internet mais pas sur l’étiquette) pour nettoyer. Quand je l’ai fait, j’ai du forcer avec une lame de couteau et j’ai bousillé l’enveloppe aluminium. J’ai adressé un email à ZEFAL qui m’a rapidement répondu et informé qu’il travaillé à la soudure du haut des 2 parois. Plus tard ils m’ont proposé de tester un prototype et juste avant mon départ pour la vallée du Lot envoyé un ancien modèle pour remplacer mon bidon et un nouveau pour le tester. Le bidon aux 2 coques soudées m’a donné satisfaction. En dessous il présente 2 petits trous pour évacuer la condensation entre les 2 parois que l’on ne peut plus séparer. Bravo à ZEFAL qui de plus fabrique ses produits en France. Mon GPS choisissant de petites routes, je profite de la campagne mais je ne trouve pas de bar pour me rafraîchir. Il me fait même passer dans un chemin caillouteux. Heureusement qu’il me guide sur les voies rapides en périphérie de St Nazaire. Difficile de s’engager avec la bretelle pour la Baule saturée. Avant qu’il me mène à la porte de mon hôtel je m’arrête en terrasse d’un bar. Je ne pensais plus qu’une simple menthe à l’eau puisse faire tant de bien.
chambre-hotel-soiree-etape.hotel-le-bretagne.com/ Images attachées: | | | À: Facteur4 · 7 juin 2011 à 13:53 · Modifié le 31 juil. 2011 à 16:52 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 93 de 310 · Page 5 de 16 · 7 513 affichages · Partager J9 Vendredi 03/06/11 St Nazaire 8h45 Bourgneuf 15h00 57 km + 15
En fait le temps de réveiller mon GPS (il faut se déplacer pour qu’il me géolocalise et de le relancer parce que je l’ai malencontreusement éteint en appuyant par habitude sur le bouton pour réactiver l’affichage alors qu’il était dans sa minute de fonctionnement, je décolle à 9h.
Au bout de 5 km à travers la ville et bien sûr la zone industrielle, je vois un panneau blanc St Brévin (les verts sont réservés aux grands axes) et aussitôt je devine le pont. Je peux alors éteindre le GPS mais je préfère le laisser en veille pour qu’il se réinitialise plus vite. Commence alors une lente ascension sur l’étroite bande réservée aux vélos. Le vent est latéral mais modéré. Tout balourd dans le chargement se fait alors sentir et bien plus en descente avec la vitesse. Je m’arrête au sommet pour prendre 2 Photos. Mon regard n’est pas assez grand pour embrasser le large estuaire. Je limite ma vitesse de descente à 30 Km/h surtout qu’il y a de petits sursauts aux jonctions et du trafic. Au sol des lampes rouges ou vertes balisent les files de circulation.
Je tourne aussitôt sur ma droite pour Mindi qui est un quartier de St Brévin que le GPS ne voulait pas pour destination. De là je visualise mieux le majestueux ouvrage. C’est ici que commence l’eurovélo 6 qui reliera St Brévin les pins à Constanta (mer noire) en 3800 km : www.eurovelo6.org/ J’espère qu’elle sera prête pour ma retraite. En attendant je suis membre bienfaiteur de l’association qui soutient le projet. Sans grand mérite puisque 60 % de ce don est déductible des impôts. Chaque Juillet la transeuropéenne organise une randonnée sur un tronçon pour stimuler sa réalisation : transeuropeenne.free.fr/index.html Pour l’année prochaine, je suis tenté par Varsovie à Moscou, via les pays Baltes et St-Pétersbourg en juin 2012.
La difficulté étant passée, j’envisage sereinement la journée sans contrainte de temps ou de kilomètres. Comme mon but est de longer la côte atlantique, je me dirige vers le sud-ouest (en me basant sur la position du soleil). Ce qui me conduit à parcourir de longues rues résidentielles et ce n’est qu’à St Brévin Océan que je la trouve. Je m’arrête à la pharmacie pour racheter de la crème solaire. Ce qui me permet d’en extraire sans réserve du précédent tube pour me protéger le visage et les jambes assis sur le muret au bord de la plage. Au bureau de tourisme l’hôtesse me remet un dépliant sur l’itinéraire vélo en chassant les guêpes.
La véloroute St Brévin Bourgneuf ne consiste qu’à un balisage de petites routes par un fléchage au sol avec de la peinture verte parfois effacée ou en surépaisseur et par des panneaux indicateurs Vélocéan. On ne peut se tromper qu’en 3 circonstances : - En allant trop vite pour voir soit les flèches au sol soit le petits vélocéans. - En poursuivant une piste cyclable que le véloroute n’empruntait qu’un court instant car elle zigzague sans cesse. - En se laissant embarquer dans la descente gravillonnée qui va dans la direction de St Gildas. Ce que je n’ai pas manqué de faire m’offrant une remontée à pied sous le soleil déjà ardant. Si bien que je ne parviens à Pornic qu’à 12H30. Au moment où de nombreux touristes se présentent pour déjeuner. Je m’en tire bien avec mes moules frites bière.
En direction de la Bernerie, la véloroute reprend ses détours dans la campagne (cela me rappelle la Loire à Vélo voir page...) si bien que je « bénéficie » du vent sous différents angles. Alors que la météo l’annoncer du nord, il me semble souffler du Sud-est. C’est pour cela que la température monte à 29°C. Sur ce parcours cela devient vite pénible. Je fredonnais sur quelques notes de Laurent Voulzy : « vélo, vélo, vélocéan » jusqu’à ce que je m’aperçoive de l’arnaque. Sur plus de 30 km parcourus en plus de 2h, on ne voit la mer que quelques minutes et à condition de s’arrêter. Aussi qu’en la véloroute pénètre à nouveau dans les terres en s’engouffrant dans un tunnel sous la D13, je décide d’emprunter cette dernière qui va tout droit à Bourgneuf en Retz. Il me suffit de regarder dans mon rétro. Lorsqu’une voiture arrive je me déporte à droite sur la sous-couche qui est moins roulante mais étant donné ma faible vitesse due au vent cela ne me secoue pas trop.
L’objectif est de m’informer à l’ office du tourisme des lits qui restent disponibles. L’hôtesse ne peut pas parce qu’il ne s’agit que d’une annexe. Par contre elle localise sur le plan les 3 hôtels. Suite à ma demande concernant la suite de l’itinéraire vélo, elle doit aller dans la réserve chercher la brochure de la Vendée toute proche.
Bien que nous soyons en Loire Atlantique, ici c’est le marais breton. "La Bretagne ça vous gagne !"
Je dépose mes sacoches à l’hôtel familial La Bourrine et enfile mon maillot de bain. L’idée est de retourner sur la partie de la véloroute que je n’ai pas faite et qui semble longer la côte. J’arrive au port du Collet mais il n’y a de l’eau qu’en amont de l’écluse. Plus loin les bateaux sont couchés sur le fond et les carrelets (grands filets carrés) suspendus en l’air. A la plage l’eau est peut-être à 500 m.
Je vais devoir reporter mon rêve de fraicheur. Ici c’est une zone de marais salant et d’aquaculture. Bourgneuf doit son nom au fait qu’il fallut reconstruite une ville plus près de la mer celle-ci ne venant plus assez à l’intérieur par l’étier (chenal étroit et contenant de l'eau provenant de la mer.). Le golfe qui a pris le nom de Bourgneuf continue à s’envaser. En poursuivant vers Moutiers je vois l’indication Pornic par la côte. Voilà donc toutes les vues sur l’océan dont la véloroute m’a privé. Je vous déconseille donc de l’utiliser sauf les jours d’affluence. Il faut préciser que les chemins en bord de plage sont interdits aux vélos pour assurer la quiétude des marcheurs. Aux Moutiers en Retz la mer est suffisamment haute. L’eau n’est pas limpide et les découvertes se font avec les pieds d’abord des cailloux puis des algues et enfin la vase. Même en s’éloignant du bord pas moyen d’avoir de l’eau au-dessus de la taille. Mais mes efforts pour progresser dans ces conditions sont récompensés par la température de l’eau réchauffée par la vase exposée au soleil à marée basse. Je nage donc en eau peu profonde et tiède. De retour au Collet les pilotis des cabanes de pêche aux carrelets sont déjà dans l’eau et le vent est toujours contre moi.
Après la douche je vais visiter le musée des amis du Retz (il faut dire ré. Va...) museepaysderetz.free.fr/HomePage.html Au jardin de l’hôtel, je choisis les anguilles à 15 € et la patronne me propose de les prendre dans un menu à 18,50 dessert compris. Cela me parait intéressant et tant mieux si la quantité servie est moindre. Car je suis déçu. Cela est assez difficile à découper, assez ferme et n’a pas beaucoup de goût. Je me rattrape avec le croquant au chocolat. Alors que je lui signale qu’elle a oublié de facturer mon jus de tomates, la patronne est fière de me dire qu’ils ont conservé la fraicheur dans les chambres car ce midi elle a souffert. Je lui réponds que je trouve qu’il y fait trop froid (cela m’aurait presque dissuadé d’aller me baigner) mais que d’autres apprécieront. A 22h3O, je sors pour mieux attacher mon vélo à une descente de toit dans la cour. Il fait tellement bon que j’aurais pu dormir dehors si je n’avais pas trouvé d’hébergement et je retourne me geler dans ma chambre que je n’ai pas réussi à réchauffer par l’unique fenêtre donnant sur la rue au trafic incessant et que je n’ai pas pu laisser ouverte en mon absence. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 8 juin 2011 à 21:35 · Modifié le 13 août 2011 à 19:42 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 94 de 310 · Page 5 de 16 · 7 482 affichages · Partager J10 Samedi 04/06/11 Bourgneuf en Retz 9h St Hilaire de Riez 15h 59 km
Je m’aperçois rapidement qu’il fait chaud et j’enfile le short et ressort la crème solaire. J’aurais pu gagner ¼ d’heure en choisissant d’entrée la bonne tenue. La Vendée me souhaite la bienvenue avec 24 °C matinaux et son réseau de circuits vélo. Mais le côté droit de la route est en mauvais état et le balisage disparait. Je choisis d’aller vers Boin par une route mieux chaussée. Est-ce que la Vendée c’est encore la Bretagne ? Les toits de tuiles moins pentus me confirment que non. A Boin je devrais retrouver 18 km de véloroute mais ne voyant pas d’indication, je prends la direction de Noirmoutiers. Il y a beaucoup de voitures venues des départements voisins, de partout et même d’ailleurs. Déjà hier à l’hôtel un monsieur expliquait avoir renoncé à allait sur l’île. Cependant je roule sur un billard à la vitesse de croisière de 25 Km/h. le vent est toujours d’Est. A Beauvoir, peu de véhicules se dirigent vers le passage du Gois (submersible) car l’heure de marée n’est pas favorable. Plus nous approchons de l’ile plus le prix des moules frites augmente. Maintenant si proche je pense aller voir le pont mais comme il n’y a aucune indication de distance et que je croise la véloroute j’y renonce en prenant la direction de St Gilles Croix de Vie. La piste est sablonneuse mais agréable à rouler. Elle chemine sous les pins par une succession de petites montées et descentes. Ce sentiment est partagé par de nombreux cyclistes avec beaucoup de familles.
Cependant on ne voit toujours pas l’Océan et une pancarte vélo indiquant plage de la braie 0,6 me tente. Une petite excursion de 1,2 km, ce n’est rien Mais la descente est sablonneuse et je préfère remonter par la voie automobile qui est également recouverte de sable rendant la progression lente et périlleuse quand la roue avant se met de travers. Cela me retarde suffisamment pour arriver à Notre Dame des Monts juste avant Midi. Pas besoin de GPS pour tourner rue de l’Atlantique. Je dédaigne le bistrot de la plage surchargé pour déguster une salade océane en terrasse du boulevard du même nom. La patronne m’invite à moins m’exposer aux bêtes d’orage qui s’accumule sur mon maillot orange en m’installant un peu plus vers l’intérieur. Elle déplace même mes affaires et constatant que ma gourde est vide (je viens de la vider dans la haie) me la remplit d’eau fraiche. Elle place une serviette jaune (leur couleur préférée) sur laquelle les insectes viennent s’accumuler.
Je ne me lasse pas de cette piste mais la progression y est assez lente. Même si l’air fraichit par moment avec de court passage nuageux annonçant l’orage, je décide de me mettre en tee-shirt. Comme c’est la première fois je ne sais pas au fond de quelle sacoche il se trouve. Je commence à vider les 2 et oublie quand je le trouve que j’ai protégé la souris dedans. Heureusement elle tombe dans la sacoche et non dans le sable. J’ai décidé d’acheter un ordinateur portable pour voyager afin de pouvoir rechercher sur Internet des itinéraires routiers de préférence pour les vélos et des hébergements. Mon choix c’est porté sur la plus petite dimension : écran 10 pouces (1 pouce 2,54 cm). J’ai retenu un Compaq de 1,1 Kg mais toutes les marques vendent le même (même processeur, même disque dur etc...) Cdiscount et RueduCommerce le vendaient à 200 € en commande chez le fournisseur. Je choisi le premier magasin virtuel. Après 3 semaines, je reçois un gros colis et je m’inquiète du poids. Il s’agit d’un épilateur laser (très utile à vélo) et d’un coffret complet pour le soin de la peau. Avec le bon N° de Colissimo j’ai reçu la commande d’une dame qui eut une autre mauvaise livraison. J’appelle Cdiscount leur disant que je veux mon PC avant de retourner les accessoires de beauté. Pas question j’ai accepté les clauses en commandant ! J’hésite à conserver les objets dont le montant et de 300 € mais ni ma femme ni ma fille ne souhaitent avoir un cancer de la peau. L’étiquette à imprimer que m’a adressée Cdiscount n’est qu’un N° de retour et je dois payer les frais de port de 12 €. Ils mettent plusieurs jours à m’adresser un bon de 24 € à valoir sur une commande. Je me dis que c’est un geste commercial mais en fait je reçois un autre bon du montant total de ma commande sans les frais de port de 10 €. Ils m’ont fait cadeau de 2 € et je n’ai pas d’ordi alors qu’il est disponible à 195 € sur leur site! Etant en quelques sortes obligé de commander je choisis un HP à 250 € qui bénéficie de plus d’autonomie mais qui pèse 1,3 kg. Car HP rembourse 50 € à condition d’acheter en même temps un accessoire. Par exemple une souris sans fil à 15 € qui me sera bien utile comme le pavé tactile est difficile à maitriser pour un cinquantenaire comme moi.
A St Jean de Monts sur le front de mer, un magnifique revêtement est partagé entre cycliste et piéton sur une grande largeur. La plage de sable très étendue est noire de monde aucun cliché photo ne pourrait en saisir la totalité à part celui de Yahn. Je comprends grâce à la sonorisation qu’il s’agit d’un rassemblement de 5000 jeunes footballeurs. Même l’éditon du Monde fait état de cette rencontre.
J’ai l’intention de solliciter l’office de St Gilles Croix de Vie pour trouver un logement car cela risque d’être difficile. Mais je tente ma chance à St Hilaire de Riez. L’hôtel Frédéric malgré sa façade décatie est un 3 étoiles. Je demande si la chambre à 68 € est encore libre. On me propose de m’abaisser une grande chambre à 80 €. Je réponds que je vais réfléchir et me dirige vers l’office du tourisme qui là non plus ne connait pas les disponibilités en temps réel. Comme je suis seul à l’hôtel les touristes * la grand chambre à 50 € m'est laissée à 42. Il a conservé le style des années 70 avec le papier-peint presque d’origine. Il y a même un bidet dans la SDB vestige des générations passées. L’arrière-cour où l’on me permet de mettre mon vélo à l’abri est un dépotoir. La seule moderne hormis la TV écran plat c’est une vitrine d’un magasin exposant à la réception drap de bain et accessoires de toilette. J’ai un balcon qui donne sue la plage hélas la beauté du paysage est masqué par poteaux et câbles électriques.
A part quelques tous petits qui clapotent, une mamie qui sort de son bain et une bande de copines et combinaisons isolantes manches et jambes courtes les gens se contentent de faire bronzette. Il met beaucoup plus difficile de pénétrer dans l’eau qu’hier. Ici l’estran (partie du littoral située entre les limites extrêmes des plus hautes et des plus basses marées) est trop faible pour assurer le réchauffage de l’eau que j’estime à 13 °C. Il n’en parle pas aux infos alors que des millions de français sont sur les côtes. Après 10 mn de natation je rentre en marchant sur le sable brulant. Mettant à profit mon balcon couvert par l’étage supérieur je savonne quelques vêtements. Mais il est orienté nord et je repartirai avec du linge humide.
En soirée il tombe quelques gouttes. Les gens d’ici disent que l’orage à tourner en vent. Mais la météo annonce de la pluie pour toute la semaine à venir. On ne peut que la souhaiter tant de département étant en déjà en restriction d’usage de l’eau. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 8 juin 2011 à 21:40 · Modifié le 14 août 2011 à 22:44 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 95 de 310 · Page 5 de 16 · 7 477 affichages · Partager J11 Dimanche 05/06 Saint Hilaire de Riez Longeville sur mer 70 km
Comme prévu la pluie espérée est enfin arrivée mais pas en quantité suffisante car elle ne dure que quelques heures. Elle a le mérite d’être arrivée en douceur permettant à la terre de l’absorbée. La Vendée a fait de gros aménagements pour le vélo mais les sentiers sont parfois balisés sans indication de direction et comme plusieurs itinéraires cyclables se croisent je m’égare.
Je passe à St Gilles croix de vie où j’ai fait ma première colonie de vacances. Je me souviens avoir ressenti un étrange sentiment envers la monitrice.
Je pense trouver facilement un hébergement en ce dernier jour du week-end et j’ai la chance de tomber sur un panneau d’information informatisé en arrivant au Jard sur mer. Mais il indique que 2 hôtels qui se trouvent rue de l’Océan. Je me dirige vers le port en passant devant un premier hôtel définitivement fermé puis un second est complet et pas d’indication du nom de la rue ? Le réceptionniste me conseille d’aller au chalet St Hubert à Saint Vincent sur Jard. Des piétons m’aident à trouver l’hôtel restaurant où personne ne répond. Je fais le tour du bâtiment. Une chambre est en cours de nettoyage ce qui me laisse espérer qu’elle sera disponible. Une machine tourne dans la buanderie mais pas âme qui vive. Je patiente en mangeant quelques biscuits. Soudain un chat sort et j’entends la fermeture d’une porte ou d’une fenêtre. Il y a donc quelqu’un mais toujours de réponse en sonnant ou frappant. Je me décide à appeler le n° peint sur le fourgon qui leur sert pour faire traiteur. Une dame me répond que l’hôtel et le restaurant sont fermés le dimanche. C’eut été trop simple de l’écrire à l’entrée ! Je continue en direction de la Tranche mais change brusquement de direction en voyant un panneau hôtel à Longeville sur mer. Il est exceptionnellement fermé ce dimanche (c’est pour cela que c’est indiqué). Tout comme l’office du tourisme qui affiche cependant une liste d’hébergements dont des chambres chez l’habitant. J’appelle une dame qui vient juste de rentrer de week-end. Son mari rentre la voiture dans le garage. Elle m’indique l’itinéraire et à juste le temps de finir la préparation de la chambre de sa fille. Comme la formule l’indique : c’est une chambre de la maison telle quelle était utilisée (avec meubles, bibelots, affaires personnelles) qui est mise à disposition. C’est justement cette dame qui a demandé à l’OT d’afficher des informations. Il semble que les Offices de Tourisme pensent que l’on n’a pas besoin de renseignements quand ils sont fermés. Pourtant c’est justement là qu’ils sont nécessaires. Certains affichent des plans de ville et des situations d’hôtels mais c’est assez rare. En ce dimanche je suis même démuni pour le dîner. Gentiment elle appelle la boulangerie pour savoir si elle peut encore me préparer un sandwich. Un petit aller retour et je déguste sandwich boisson et dessert dans le jardin. www.longevillesurmer.com/...rique=Craipeau-fiche Images attachées: | | | À: Facteur4 · 8 juin 2011 à 21:41 · Modifié le 9 juin 2011 à 21:36 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 96 de 310 · Page 5 de 16 · 7 474 affichages · Partager J12 Lundi 06/06/11 Longeville sur mer 8h30 Ronces les bains 18h 30 131 km
Ayant bouclé mes sacoches, je me présente à 8h comme convenu pour le PDJ.
Je me demande pourquoi le traditionnel jus d’orange est toujours servi glacé. Il peut être nécessaire de le conserver au frigo si le contenant est entamé mais alors que je force la bague de garantie la brick est très froide. C’est parce que le jus est plus rafraichissant, désaltérant quand il est glacé ! Alors pourquoi s’évertue-t-on (dans la majorité des cas) à prendre une boisson chaude pour réveiller et réchauffer l’organisme chaque matin ?
Feuille de route jusqu’à Rochefort dans la poche arrière du maillot avec tous les repères de changements de direction recopiés tôt ce matin sur le site de viaMichelin, j’attaque cette très longue étape sans pluie.
La côte étant très découpée est plus ou moins avancée dans la mer. Pour suivre l’itinéraire le plus court, il me faut aller vers l’Est où je retrouve un vent plutôt de face. Alors que la météo l’annoncer encore du Nord, je le sens venir de l’Est. C’est mon estimation vis-à-vis du soleil que je devine un peu comme une lune à travers les nuages. Je croise des indications de chambres d’hôtes, nous sommes dans me marais poitevin. Après seulement 1h et 18 km je monte une côte en poussant le vélo. Il faut économiser les forces. A 10h30 et 30 km, une petite pluie se met à tomber. C’est sans conséquence (comme dit la pub) mais je vais finir par être trempé et suis en quête d’un abribus. Sous des arbres l’extrémité gauche de la chaussée est sèche. Je m’y arrête consultant une nouvelle fois la carte. Mais la pluie a stoppé. J’ai bien fait de ne pas m’équiper.
Malgré toutes les indications sur mon bout de papier, je ne tourne pas pour la D10a. Peut-être par réflexe pour éviter ce qui ressemble à une voie rapide.
Il faut dire que cela tombe juste à un changement de page sur mes cartes routières et aux niveaux des spirales certains noms sont difficiles à recomposer. Je prends un peu plus loin la D10 qui longe le canal du Clain.
Je retombe sur la D10a mais au cédez-le-passage aucune indication hormis celle de la piste cyclable qui la longe un moment et qui me disent rien qui vaille. Je fais appelle un ami : mon porteclé boussole.
Il y a un important trafic sur la D10a avec des anglais néerlandais ou belges mais aussi des poids lourds. Elle rétrécit et devient D9 en franchissant la Sèvre Niortaise. Je viens de quitter la Vendée pour la Charente maritime et Pays de Loire pour Poitou Charente.
A 12h j’ai presque accompli la moitié de mon contrat avec 57 km en 3h30. A Andilly le bar tabac presse ne fait pas de sandwich. A la COOP j’achète du taboulé, une tranche de jambon, une tomate et une bière. Je réussis à manger sur un banc sans pluie. Mais pas à finir ma bière que je mets dans le bidon auquel je n’ai pas pu faire d’appoint. Le résultat n’est pas terrible du tout mais je suis sûr que cela sera plus désaltérant que l’eau qui finit toujours l’après-midi par ne plus étancher la soif surtout quand elle n’est plus fraiche. La reprise est dure et moi mou et après 25 km sinueux sur la D112, la ligne droite de 20 km de la D5 qui mène à Rochefort est longue. Coluche disait encore : « c’est dur le vélo, qu’est-ce qu’il faut être con pour faire ça comme sport ! ». Heureusement 2 ponts de pierres voutés qui passent au-dessus offrent un écho aux chansons qui me tiennent compagnie. Je m’y arrête un instant pour en profiter malgré le passage des voitures.
Une boulangerie fait salon de thé avant d’entrer dans Rochefort. J’hésite devant les pâtisseries et prends un pain bis chocolat cranberry pour accompagner mon thé. Le volume de la tasse en verre est bien trop petit et je demande à la remplir une deuxième fois. Un rinçage remplissage du bidon aux toilettes et je peux réattaquer après mis sous tension le GPS. Il aura assez d’autonomie pour me guider au but (ce qui n’aurait pas été le cas sur la journée).
Il me permet de traverser Rochefort sans avoir à réfléchir. Je suis surpris de devoir attaquer l’ascension du pont au-dessus de la Charente. Je ne m’étais pas penché sur l’itinéraire. Le pont est de taille et le fleuve étroit mais entouré de marais. Il se transforme en voie rapide et une piste cyclable obligatoire la longe sur quelques mètres. Comme souvent la piste ne permet pas d’accéder au rond-point où la dame du GPS me dit de prendre la deuxième sortie (aller tout droit) et me voici engagée dans la première sortie (tourner à droite). Instantanément le GPS calcule un autre itinéraire et me dit dans 200 m tourner à gauche. Ayant roulé un peu dans cette nouvelle direction, je pense qu’il va me faire retrouver La D733. Mais en suivant ces indications je fais 2 fois le tour du pâté de maison (la deuxième pour vérifier que je n’ai pas loupé quelque chose). J’aurais pu ainsi tourner jusqu’au bout de la nuit et je rebrousse chemin jusqu’au tourner à gauche où il retrouve le bon itinéraire qui hélas m’envoie dans la voie rapide. Elle n’est pas interdite aux bicyclettes mais une voiture me klaxonne et je roule à droite de la ligne discontinue qui borde la route. Cela durant quelques km je m’inquiète de savoir si mon GPS est bien en mode vélo. Rien n’y fait, je dois rouler 5km avant de changer pour la D123 où les autos roulent aussi vite et le bas-côté est plus dégradé. Je dois rouler sur un mauvais goudron avec des gravillons et autres objets rejetés par le flot de véhicules. Comme je suis secoué, je réduis ma vitesse à 15 km/h alors que lorsque grâce à mon rétroviseur je m’invite sur la belle chaussée je file à 25 (vent de Nord-Est). Si c’était cela les voyages à vélo, il y a longtemps que j’aurais arrêté. Le calvaire dure encore 12 km. Il faut dire qu’à côté il n’y a que de toutes petites routes à travers les marais puis les parcs à huitres. Enfin à Marennes la D728 est doublée d’une piste cyclable pour La Tremblade. Il faut maintenant franchir le viaduc de la Seudre. Quelle journée !
Ce n’est qu’à 18h30 pile et après 131 km que le GPS prononce la phrase magique : « vous êtes proche de votre destination » ; Juste au moment où j’aperçois mon père à qui j’avais téléphoné 20 km plus tôt pour lui dire que j’arriverai à 18h30. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 8 juin 2011 à 21:43 · Modifié le 13 août 2011 à 12:23 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 97 de 310 · Page 5 de 16 · 7 231 affichages · Partager J13 Mardi 07/06/11 Ronces les bains 0 km L’accueil AZUREVA est ouvert toute la journée. On m’y remet la clé d’une chambre située tout au fond du centre de vacances, difficile à attribuée aux retraités qui font actuellement la majorité de la clientèle. C’est une résidence 3 étoiles. Les logements sont récents spacieux et très confortables. Le parc est très bien entretenu est fleuri. En pension complète, il m’en coûtera 70 € par jour.
Il a plu cette nuit et la température a chuté. J’apprécie que le chauffage soit maintenu dans ma salle de bain. Ce matin il tombe encore quelques gouttes et je suis le seul dans la piscine extérieure chauffée à 26 °C. Après quelques longueurs alternant brasse, crawl et dos ; j’ai mal aux oreilles la tête hors de l’eau. Diane de Poitiers souffrait chroniquement des oreilles car elle prenait des bains dans l’eau des fossés pour lutter contre une maladie de peau. Son rang de première maîtresse officielle d’un roi de France ne lui apportait pas l’eau chaude. Plus veille de 10 ans que son amant elle souhaitait arrêter l’effet du temps. Pensant que l’or, métal inaltérable, pourrait lui apportait la vie éternelle elle en consommer. Cela fut sans conséquence tant que des charlatans se contentaient de passer de l’eau sur des feuilles d’or. Mais lorsqu’un trop honnête en mit réellement dans ses potions, elle s’empoisonna peu à peu avec pour conséquence la fragilisation de ses os. En chutant de cheval elle se fit une fracture qui fut réduite par Ambroise Paré. Puis elle mourut les reins bloqués par le poison doré. C’est par l’analyse de ces ossements reposant dans une sépulture à côté de celle d’Henri II que l’on a pu comprendre l’origine de sa mort. Chez nous aussi on sait faire de Bones déductions.
Moi aussi je consomme de l’or chaque jour. C’est une homéopathe (seul médecin qui soit parvenu à améliorer mon état de santé) qui m’a prescrit OLIGOSOL Cuivre, Or, Argent : 2 ml sous la langue à jeun. Sur de nombreuses années j’ai pu constater que ce stimulant des défenses immunitaires m’éviter les pharyngites qui avaient remplacé les angines depuis qu’à 12 ans j’ai subi l’ablation des amygdales. Si j’arrête le traitement dans le mois qui suit j’ai mal à la gorge. Bien sûr j’achète le produit en pharmacie sans ordonnance puisque je ne consulte presque jamais de médecin. De toutes façons considéré comme médicament de confort ou inefficace il n’est plus remboursé. Alors que je suis la preuve vivante de son efficience. Vous me direz que pour moi cela ne change rien. Eh bien si ! Depuis qu’il n’est plus remboursé sont prix a triplé. Si je ne consulte pas de médecin c’est qu’en 30 ans de travail, je n’ai été arrêté qu’une fois terrassé par une angine. De toute ma vie de labeur ce n’est que cette fois que j’ai prévenu ma hiérarchie que je ne pourrai pas venir travailler et que j’ai demandé à ma femme de faire venir un médecin à mon chevet. Je ne compris que quelques semaines plus tard, découvrant que j’avais le vers solitaire que le parasite gobant mes aliments me privait également des précieux oligoéléments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Ce que veut ignorer l’agriculture intensive en gavant le sol d’Azote de Phosphore et de Potassium, n’offrant aux plantes carencées que d’atroces traitements phytosanitaires pour lutter contre parasites et maladies. Donc je continue à m’empoissonner à raison de 1 mg de Cu, 0.1 mg d’Ag et 0.002 mg d’Au par Jour
L’après-midi nous allons voir les jardins du Monde à Royan. Il y a 10 ans mon père y avait fait de belles photos. Cette année la sécheresse aidant et un manque d’entretien évidant font qu’il n’y a que des talus pelés et quelques pauvres fleurs. Dans la serre volète 3 ou 4 paillons. Même le jardin zen qui n’est que minéral est délabré. Seul le paysage méditerranéen avec son olivier millénaire à garder un cachet. Pour 9,50 € (8,50 en montrant mon porteclé AZUREVA) c’est de l’escroquerie.
A l’occasion d’un CARREFOUR Market j’achète un câble VGA pour montrer les photos de mon voyage à mes parents. Le processeur N455 de mon PC ne gérant pas la haute définition, il n’est pas doté d’une sortie HDMI et j’ai hésité à acheter un câble VGA pour le raccordé sur les écrans des chambres d’hôtel. J’aurais souhaitais 3 ou 5 m pour avoir le recul nécessaire. Mais ce type de connexion est lourd en raison des prises. Je ne peux pas utiliser les vis de maintien car l’ordi n’est pas doté de filetage pour les accueillir. Enfin cela ne transmet que la vidéo. On se retrouve alors avec une grande image et un petit son émis par le PC. Tout cela a fait que j’avais renoncé à en acquérir. Il n’y a qu’un cordon de 1,80 m que j’achète pour 9,30 €. Heureusement avant de partir je réalise que c’est qu’un prolongateur Mâle/Femelle alors qu’il faut 2 prises VGA Mâles. Je me fais rembourser. Pas plus de choix au Super U. Alors j’invite mes parents (84 et 83 ans) dans ma chambre à regarder les photos sur l’écran de 10 pouces, tous les 3 assis sur les 2 uniques chaises. Images attachées: | | | À: Facteur4 · 9 juin 2011 à 22:24 · Modifié le 13 août 2011 à 12:33 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 99 de 310 · Page 5 de 16 · 7 218 affichages · Partager J15 Jeudi 09/06/11 08h30 Ronces les Bains Hourtin plage 18h30 102 km
Je décide de gagner Royan par la côte (36 km). Grâce à ma clé 3G, je sais qu’il y a un bac pour Soulac à 08h55, 10h25, 11h55 et j’ai le temps de profiter du paysage avant d’emprunter ce dernier. Après 4 km, je trouve une piste cyclable à travers bois dont le revêtement est moins bon que celui de la route. Il s’améliore après la pointe espagnole. Il fait humide et des grenouilles s’en donne à « Chœur joie » dans une mare en contrebas. Je fais un « zaut » à la Palmyre pour retirer de l’argent. Ensuite la route et la piste sont parallèles mais un panneau indique : difficultés localisées sur la piste cyclable. Une série de 10 bosses s’enchainent. Et « dune » et deux et de trois... Parfois l’élan pris sur la précédente permet de gravir la suivante sans effort. Quelques fois il faut se mettre en danseuse pour finir.
J’arrive à Royan à 11h05 après 38 km et je vois un bac en partir. Je pense tout de suite qu’il ne pourra pas y en avoir un autre à 12h vue la fréquence en cette période. J’aurai l’air malin si mon fils obtient de mauvaises notes à ses examens, moi qui ai raté mon bac. Parvenu à l’embarcadère, je comprends que j’ai pris les horaires dans le mauvais sens. Le prochain pour Soulac est à 12h30. Cela me laisse presque une heure trente. Ayant vu suffisamment de port de plaisance, je ne suis pas la pancarte qui l’indique. Je me dirige vers les habitations. Je fais une boucle dans des quartiers administratifs et résidentiels sans voir de commerces. Un peu après l’indication port de plaisance, il y a centre ville et même office du tourisme... Je peine à le trouver même en interrogeant des passants. Comme je ne me suis encombré d’aucune carte pour la fin du voyage (me considérant presque arrivé chez moi), je demande s’ils n’auraient pas le guide des pistes cyclables de Gironde (département voisin). Je crains de trouver l’O T de Soulac fermé à l’heure de mon passage. Avant de repartir bredouille, je fais remarquer que les horaires du bac seraient plus clair si c’était marqué : départ de Royan ou du Verdon plutôt que départ Royan, le Verdon.
Tout cela ne me laisse pas assez de temps pour déguster mon steak à cheval. Je dois laisser des frites pourtant fines et croustillantes et de la salade défraîchie. Au guichet, je régle les 4.80 € du passage dont 1.60 pour le vélo. L’employé me confirme que 50 % des gens se trompent ! Il me faudra encore écrire au Conseil Général de Gironde qui gère ce service public. Beaucoup moins couteux que la réalisation d’un pont. Malgré la pointe de Grave qui vient réduire l’estuaire de moitié, il y a encore 6 km de traversée et la Loire semble petite à la vue de la Gironde.
A peine ai-je attaché mon vélo que les machines ébranlent le navire. De nombreux passagers sont sur le pont pour admirer le panorama. Je propose à un couple qui se photographie l’un l’autre devant l’écume de les prendre ensemble. A bord il y a des toilettes et un salon confortable ainsi qu’un buffet. Je sais maintenant où est le phare de Cordouan qui va fêter ses 400 ans, très au large de l’estuaire. Il faut naviguer pour aller l’admirer. A l’occasion de cet anniversaire le nombre de bateaux emmenant les touristes augmente.
Je peux enfin découvrir la pointe de Grave que j’avais tenté d’atteindre depuis le bassin d’Arcachon sans y parvenir en aller-retour de mon camp de base (voir page 3 11/09/10). J’y traine un peu pour attendre l’ouverture de l’OT de Soulac sur Mer. La Gironde m’accueille par une piste cyclable flambant neuve au km 0 de la voie ferrée du petit train : www.sudouest.fr/...ogue-385458-2192.php Egalement parallèle le chemin de St Jacques de Compostelle pour les Anglais fraichement débarqué. Mais pas de plan des pistes à Soulac, l’hôtesse me remet un dépliant de parcours locaux. Pas plus de chance à Montalvet les Bains où j’apprends que la Gironde n’a pas réimprimé le précieux document : www.cg33.fr/...pistes_cyclables.pdf Désolant qu’un cycliste venant d’arriver en Gironde ne puisse pas être tenté de se lancer sur son fabuleux réseau cyclable faute d’un support suffisamment rassurant. S'il le faut, payer 1 ou 2 euros ce petit document pourrait être la solution. Est-ce que le Conseil Général mesure bien l’impact touristique ? D’autres le font, par exemple la Bretagne avec son guide des canaux beaucoup plus riche et sans publicité.
Je croise une sortie scolaire à vélo. Une autre classe découvre le char à voile. Je crois me perdre car la piste cyclable ne longe pas la côte et à travers bois en coupe d’autres. Je parviens à Hourtin plage sous une pluie fine. Pour être allé sur sa plage, je crains qu’il n’y ait pas d’hôtel à Hourtin et il y a encore 10 km pour la ville. Après 102 km, je n’ai plu beaucoup de courage. On me confirme que seul le camping 5 étoiles que j’avais vu en passant fait Hôtel. Heureusement les chambres ne sont que 2 étoiles pour 55 € (72 à partir du 1er Juillet avec en dessous sono au bar jusqu’à 0h30). Je peux mettre mon vélo dans le local où sont stocké les leurs qui attendent les touristes surtout étrangers. Impossible de laisser la lumière allumée en sortant de sa chambre. Le porte-clés codé est nécessaire pour avoir du courant sur les éclairages. Ayant payé 5€ supplémentaires pour accéder au Wifi, je télécharge les photos des jours précédents. J’avais renoncé à le faire à AZUREVA où le Wifi gratuit plafonnait à 512 ko.
Il me faudra encore 3 jours pour rentrer à mon domicile mais je ne raconterai pas cette partie déjà décrite dans les précédents voyages.
Vendredi 10/06 Hourtin 08h45 Arès 14h 68 km Belle averse à mon arrivée à Arès, je ma cache sous mon poncho. Alors qu’à 200 m, je découvre un abribus où je me réfugie pour la suivante.
Samedi 11/06 Arès 09h Casteljaloux 21 h 140 km En ce week-end de Pentecôte j’ai bien cru que j’allais dormir dans la rue, tout était complet.
Dimanche 12/06 Casteljaloux 09h Valence d’Agen 79 km
Total 1311 km et toujours pas de crevaison... Images attachées: | | | À: Facteur4 · 14 juillet 2011 à 15:48 Re: Vélo (VTT) le long du canal entre les deux mers ( France) Message 100 de 310 · Page 5 de 16 · 7 131 affichages · Partager Salut,
tout d'abord merci pour toutes ces infos très précises sur les différents tronçons du canal, préparant la traversée depuis la côte atlantique vers la méditerranée, j'apprécie !
Je prévois de partir cet été et d'embarquer une tente pour bivouaquer non loin du canal, je cherche donc des connaisseurs afin d'avoir leur avis sur les possibilités de camping "sauvage" à proximité de la route directe...
Penses tu que ce soit faisable ou faut-il obligatoirement passer par des gîtes ou hotels ?
Merci d'avance !
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