Balade printanière en petite
CamargueMardi 19/03/13 : TER jusqu’à
Toulouse puis TGV pour
Nîmes. Cette fois je longe le canal entre les 2 mers en train. Je l’aperçois régulièrement comme un album photos de souvenirs qui défilent avec les km. Le ciel bleu, les 15°C et les pêchers en fleurs annoncent l’arrivée du Printemps. Ensuite un car affrété par la SNCF m’amène à Vauvert où j’ai réservé un tricycle couché chez l’un des rares loueurs de ce type :
www.lebarjonaute.info/
Il propose de nombreux circuits :
www.routeyou.com/...868245390498&z=9
Après un accueil sympathique et les recommandations nécessaires, j’effectue la prise en main du tricycle ICE
www.icetrikes.co/
sur le Voie Verte (voir photo). Je trouve les vitesses beaucoup moins facile à passer que sur le Scorpion que j’avais loué à
Toulouse. Il faut dire qu’il était équipé de l’option de commandes en bout de guidon :
voyageforum.com/...post=3245557#3245557
Puis j’emprunte la départementale pour me rendre au centre d’observation des oiseaux :
www.camarguegardoise.com/...enuContextuel=true#8
Après la visite, j’appelle l’auberge qui a retenu mon attention pour ses tarifs et la possibilité de mettre à l’abri le tricycle :
www.auberge-des-plaines.camargue.fr/
En effet malgré l’antivol ABUS fourni je ne peux pas prendre de risque face à sa valeur de 3000 €.
Hélas exceptionnellement le restaurant sera fermé ce soir et comme il est isolé dans la campagne je renonce à m’y rendre
Je continue dans la direction de
St Gilles et appelle le n° affiché sur le panneau publicitaire d’une chambre d’hôtes :
www.domainedelafosse.camargue.fr/
Ils ne font pas table d’hôtes en cette période mais me proposent de manger la même chose que ce qu’ils ont prévus pour leur dîner.
Je m’y rends et évite difficilement la grande flaque d’eau qui semble accompagner chaque portail des mas de la région.
Après m’avoir remis la clé de ma chambre le propriétaire me propose d’utiliser le Hammam d’ici 20 mn. Je prends donc une douche et bois un thé en attendant. Après avoir traversé la cour de cette ancienne commanderie qui accueille désormais une piscine, je rentre dans le bâtiment opposé. Je pénètre dans le Hammam dans lequel la vapeur rend la visibilité nulle. A tâtons, j’entre en contact avec les carrelages et les faïences qui sont restés glacés malgré la demi-heure écoulée. Je renonce aussitôt.
Il semble que le propriétaire ait surévalué le niveau de confort surtout qu’en consultant les brochures touristiques dans ma chambre, je découvre que sont tarif est de 143 € (PDJ compris) alors que la peinture et les décos ont été réalisés grossièrement que la climatisation est assez pénible (comme toutes les clims) dans la chambre et la SDB pas chauffée...
Je garderais mon manteau pour prendre le dîner et le petit déjeuner dans la salle prévue à cette effet, également chauffée par un climatiseur situé dans le bureau réception attenant. Heureusement je me régale des pâtes aux gambas et du nougat glacé fait par la maîtresse de maison. Je m’attends au pire sur la facture lorsqu’il m’apporte une petite bouteille de vin après m’en avoir proposé un verre en accompagnement. Je m’en tire pour 100 € de chambre et 15 € de repas. A plus j’aurais gueulé et listé tous les manques.
Voici mon baptême des tarifs pratiqués en
Camargue effectué.
Mercredi 20/03 : A la vue des prévisions météo : pluie le matin, soleil l’après midi; j’avais retardé la programmation du PDJ de 8 à 9H. Il me suffira de rester à l’abri jusqu’à 10h pour éviter la pluie. Heureusement car les 2 roues avant du trike ne sont pas équipées de garde-boue. Je décide de réduire l’ambition de mon circuit de 3 jours et prends direction du Sud vers la Méditerranée. Je parviens à 11h50 au bac du Sauvage et profite de la dernière traversée avant la pause méridienne pour franchir le petit
Rhône. Je parviens aux
Saintes Maries de la Mer où je déjeune de taureau à la gardianne et de riz de
Camargue.
Sur ma carte le chemin sur la digue menant au phare de la Gacholle me tente. Après avoir remis de la crème solaire, je longe le littoral. J’ai bienfait d’emmener un petit tendeur, il me permet d’attacher mon manteau au siège. De chaque côté de ce chemin digue des groupes de flamands roses « flaquent » à leur occupations. Un groupe de jeunes cavaliers profitent également du décor. Curieusement ils sont flanqués de deux 4x4.
Après 5 ou 6 km le chemin devient très sableux et je n’essaie pas de poursuivre avec ce type d’engin. On ne peut même pas le pousser car il est trop bas.
Je retourne sur
les Saintes où j’avais bien fait de repérer un hôtel proposant en ce moment une chambre à 44 €. Je suis même autorisé à laisser mon tricycle à la réception car il n’y a qu’une autre chambre d’occupée. Je suis enfin récompensé d’avoir choisi de découvrir la
Camargue hors période d’affluence.
Jeudi 21/03 : Sur la D85a quelques touristes s’arrêtent tout de même pour observer les oiseaux. Dans le soleil matinal, c’est très agréable. Je vous invite à louer un tricycle pour goûter la sérénité apportée par ce véhicule en traversant la campagne profitant du paysage sans se soucier de l’équilibre. On peut aussi prendre des photos sans s’arrêter.
Je passe au-dessus du canal de
Sète au
Rhône. En cette période, il faut mieux éviter le halage qui est constitué de boues de dragage. Je parviens ainsi tranquillement à
Aigues-Mortes et attache mon fauteuil à roulettes près du port. La ville fortifiée est vraiment belle et j’y croise de nombreux touristes étrangers.
Loin de la place St Louis très fréquentée, les 2 restaurants qui ont retenus mon attention ont hélas leur terrasse à l’ombre. Je m’installe tout de même en bordure pour recevoir quelques rayons de soleil. Mais il quitte rapidement son zénith et je préfère manger mon dessert à l’intérieur. L’île flottante est excellente sans rapport avec celle que j’ai mangé la veille. Cela confirme qu’il faut préférer un menu à 16, 17€ plutôt qu’à 12.
www.levictoria-aigues-mortes.com/...a-aigues-mo...
Pour me réchauffer, le pénéqué (petit somme provençal) sur la pelouse du port est bienvenu. Puis je prends la route de St Laurent d’Aigouze capitale des courses camarguaises. Je parviens à la tour Carbonnière, bâtiment du 14ème siècle qui contrôlait la seule route d’accès à
Aigues-Mortes au milieu des marais
www.camarguegardoise.com/...eMenuContextuel=true
Elle est devenu site classé :
www.languedoc-roussillon.developpement-durable....
Ce qui devrait accélérer la réalisation de la viaRhôna, véloroute du Léman à la Mer dans ce secteur.
www.vvv-sud.org/...ecg30vvv1012-gde.jpg
A saint Laurent, je ne trouve qu’un hôtel ** qui affiche la chambre à 80 €. Je suis donc le conseil du Barjonaute et appelle :
www.lespetitscherri.fr/
Mais étant en déplacement et ne pouvant m’accueillir qu’après 19h, ils me communiquent le n° d’une chambre d’hôtes située à 3 km. Là aussi ce sera 80 € et le propriétaire m’indique la route pour la rejoindre. Comme dans tout le village il y a beaucoup de trous. Difficile en tricycle de ne pas y mettre une roue. Je suppose que c’est du à la nature des terrains très humides. En suivant le fléchage
Camargue d’Autrefois le chemin devient boueux et je bénéficie des projections des roues avant. Avant de parvenir au mas de la tour de la Musette je comprends que je suis proche du chemin que m’avais indiqué le loueur pour un retour sans emprunter la route principale. Après avoir évité « la mare » qui accompagne le portail, je suis invité à garer mon véhicule à côté de la calèche avec laquelle le propriétaire propose des promenades :
www.camargueautrefois.com/
Malgré la tour d’époque qui permettait de surveiller les hectares de la propriété et le cachet équestre du mas, ici aussi le confort n’est pas en rapport avec le prix. Surtout en cette saison où l’on ne peut pas bénéficier de la piscine et où le chauffage est insuffisant dans la chambre.
Ayant constaté l’absence de bouilloire à ma disposition, je demande un thé que la maîtresse de maison m’offre accompagné de biscuits dans le séjour.
Je viens de réaliser que je me suis condamné à jeûner en m’éloignant du centre où j’avais repéré 2 restaurants. En effet j’avais du abandonner les grignotages et autres accessoires (boussole, couteau, poncho, couverture de survie, épingles...) avec mon sac a dos chez le loueur, faute de place dans les sacoches latérales légères (façon cavalière). Je n’avais pas voulu louer les sacoches de randonnée. Voilà l’occasion de pratiquer un petit jeune régénérant.
Vendredi 22/03 :
Après le PDJ je reprends le chemin qui longe le Vistre. Le deuxième pépé à vélo que je croise et avec lesquels j’ai discuté un moment, me demande depuis quand je suis handicapé. Cela confirme la confusion que provoque le tricycle couché mais qui est un avantage vis-à-vis de la circulation automobile qui s’en trouve moins agressive.
Après un visite du Caïlar de son petit marché où l’on propose des tellines (petit coquillage), je demande au bar en buvant mon chocolat comment rejoindre la Voie Verte pour Vauvert.
Je termine ainsi ma boucle en reprenant cette partie très agréable. Je double une maman en plein footing-poussette. J’ignore si les concepteurs avait prévu cette utilisation. Mais la Voie Verte alliant sécurisation et revêtement de qualité et parfaitement adaptée à cette activité.
Je suis en avance mes comme le ciel est couvert, je préfère rendre le tricycle avant midi pour prendre le temps de partager mon ressenti avec le loueur. Je peux ensuite déjeuner et visiter Vauvert avant de prendre le car de 14h38. Je me régale au restaurant Le Fiacre.
Parti avec 2 ou 3 mn de retard le car qui devait arrivé à
Nîmes 13 mn avant mon train peine à atteindre son but avec la circulation du vendredi après-midi. Il me dépose juste à temps pour qu’en courant je monte dans l’Intercité. Idem à
Toulouse, les 9mn pour la correspondance se réduisent à 2. Heureusement que je connais le quai de départ. Il aurait fallu éviter le vendredi si j’avais voulu voyager avec mon vélo sinon j’aurais assurément loupé la correspondance.
Au bilan je continue à souhaiter acquérir un tricycle couché pour ma retraite dans l’objectif de l’utiliser principalement au bord du canal entre les 2 Mers avec extension du périmètre du
bassin d’Arcachon (avec ses nombreuses pistes cyclables) jusqu’aux Voies Vertes de la Méditerranée. A moins que l’on instaure en
France une bande cyclable (comme celle que je viens d’utiliser dans les
Bouches du Rhône voir dernière photo) sur de nombreux axes.
Et comme le propose la Sacoche :
lasacochecyclo.free.fr/...1_BandesDerasees.pdf
Vous aussi vous pouvez défendre vos idées. C'est le moment ou jamais de participer au débat :
http://www.transition-energetique.gouv.fr www.transition-energetique.gouv.fr/
Après avoir lu celles des autres :
http://www.transition-energetique.gouv.fr/les-idees www.transition-energetique.gouv.fr/les-idees
Peut-être que l’Etat finira par comprendre l’intérêt de développer l’usage du vélo comme moyen de transport qui améliore l’état de santé en renforçant le système immunitaire et protège le système cardio-vasculaire. Et qu’il aménagera notre territoire pour que tout le monde puisse le pratiquer en sécurité.
Images attachées: