Bonjour,
Je n’ai pas recherché sur le net mais le Soudan du Sud doit posséder un portail internet officiel avec les coordonnées de leurs représentations. Si le Somaliland non reconnu en a un, il n’y a pas de raison de penser qu’un état reconnu par l’ONU n’en possède pas non plus un !
En les contactant, vous aurez une réponse claire.
Il y a sinon un intervenant à vélo (sur VF) qui est entré dans ce nouveau pays et qui, il me semble, a obtenu son visa à Addis. Vous savez le retrouver en fouinant sur VF et en vous orientant vers les discussions sur le Soudan (et
Ethiopie)
J’ai été au Soudan, en individuel, hors agence, à la fin 2006. A l’époque, pour le sud (tjrs rattaché à Khartoum), il n’était possible que d’aller à Juba, en avion mais impossible de quitter la ville.
La zone « frontalière » (en pratique la limite entre le nord et le sud, pas de frontière d’état à l’époque) était tjrs truffée de mines et comme j’aime me promener un peu partout hors chemins, j’avoue avoir été réticent à risquer de sauter sur ces engins...
Je me suis orienté vers le nord. Partie qui ne nécessitait pas non plus de permis spécifiques contrairement à tout le reste du territoire (que vous n’obtiendrez de toute façon jamais)
J’y suis allé par les airs, avec Afriqyiah et avais demandé et obtenu mon visa touristique soudanais à
Bruxelles. A l’époque, pour tourisme, vous ne deviez pas avoir d’invitation ou être encadré sur place par un TO (ce que je me refuse de toute façon par principe)
Employant les transports collectifs et les plans bis quand ceux-ci font défauts (chose courante au Soudan comme vous pouvez vous en douter), j’ai bien entendu rencontré beaucoup de gens y compris, à l’occasion, des anglophones (je ne maîtrise pas l’arabe et ne sais prononcer plus de 20 mots !) mais le net, dans les campagnes et petits villages est une chose virtuelle...
Je ne sais donc vous mettre en contact avec certaines de ces personnes.
L’atmosphère est très tendue et plombée à Arabi. Plus détendue à Bahri (Khartoum Nord) mais qui n’est pas une localisation logique du voyageur et forte influence religieuse à Omdurman. Khartoum se divise dans les faits en trois (le Nil, le Nil blanc et le Nil bleu faisant fonction de « frontière ») et Souq Al Arabi est la partie la plus centrale de la ville où se trouve toute une foultitude d’officines et le palais d’Omar. C’est à cause de cela que tout est plombé mais il y a aussi quasi tous les hôtels, des banques et c’est un hub pour les transports. Les extensions, au sud, sont plus chics mais les nuits sont loin d’êtres calmes avec la proximité de l’aéroport.
Selon moi, l’ambiance générale n’a pas changé depuis la scission et même si El Bachir est contesté, cette dernière est le fait des franges la plus dure du régime et des islamistes proches de Tourabi. A la tombée de la nuit, des technicals prennent position dans les carrefours stratégiques et n’aident pas à l’ambiance...
Si vous épluchez les forums, s’il y a bien une chose qui est constante, c’est la gentillesse des soudanais. Ils sont prévenants et attentionnés. Il n’y a aucune animosité envers les kawajas. Les officiels ne vont pas vous embarrasser mais sont pointilleux et procéduriers.
Je ne connais pas
Djibouti et suis incapable d’en dire quoi que ce soit.
Michel