Alexval2 · 10 mars 2020 à 20:02 · Une photo 96 messages · 19 participants · 5 890 affichages | | | | Jean-Marie, si tu pestes tant contre l'intolérance des gens du Kerala, pourquoi as-tu choisi d'y vivre ? (je sais, qui aime bien châtie bien, c'est un peu comme moi avec la France). Je comprends que tu sois furax de ne pas pouvoir revenir aussitôt au Kérala si la crise sanitaire n'est pas finie, mais pourquoi l' Inde ferait-elle une exception pour toi (pour moi aussi d'ailleurs) ? Sachons raison garder, cette crise ne durera pas ad vitam aeternam, elle déchaîne actuellement les passions (à mon avis, en grande partie à cause de son hyper-médiatisation et de l'effet de sidération que cela provoque), elle sonne peut-être le glas de la "mondialisation heureuse", c'est l'avenir qui nous le dira, mais ce n'est pas la fin du Monde. Même si j'ai été aussi un peu furax lorsque je voyais que le déplacement à Paris auquel je tenais, pour lequel j'ai pas mal travaillé à sa préparation, et dépensé un peu d'argent, risquait de plus en plus d'être annulé pour cause de virus Corona, maintenant que ce suspens est fini (pas de déplacement à Paris), j'en ai pris mon parti et je n'arrive pas à me fâcher contre cette crise sanitaire. Je la trouve même intéressante à observer (les réactions des gens ordinaires, les réactions des gouvernements, les conséquences économiques, et ce n'est pas fini....). Cela en dit long sur la fragilité de nos sociétés soit-disant "développées" (développées sur le plan technique peut-être mais pas plus développées sur le plan humain à mon avis). | | | Jean-Marie, si tu pestes tant contre l'intolérance des gens du Kerala, pourquoi as-tu choisi d'y vivre ?
Pourquoi continue-t-on à chérir ses enfants, même s'ils ne vont pas dans le sens que nous souhaiterions ? Il peut y avoir UNE SEULE RAISON, mais qui à mes yeux surpasse toutes celles qui me feraient fuir le Kérala. Je suis peut-être bien présomptueux, mais je pense avoir des attaches avec le Kérala infiniment plus fortes et solides que les tiennes propres à part ton business. Il est certain que si ces attaches n'existaient pas où si elles venaient à se rompre, le Kérala je n'en aurais rien à foutre et le quitterais sans regrets. Circulez, ya rien à y voir... A part les horribles housesboats d'Allepey naviguant à la queue-leu-leu comme sur une autoroute encombrée aux heures de pointe. | | | C'est rigolo... Enfin, si on veut... Ce soir ma famille m'a appelé car nous étions inquiets des deux côtés. Leur message était : Rentre immédiatement !!! Vous devinez pourquoi... Le mien fut : C'est surtout pas ce que je veux. Au contraire je souhaite ne pas être chassé comme un pestiféré. Incompréhension des deux côtés. Nous nous sommes expliqués, nous avons longuement exposé nos raisons des deux côtés... Ma fille a conclu : Nous n'avons pas les mêmes peur... | | | Je suis peut-être bien présomptueux, mais je pense avoir des attaches avec le Kérala infiniment plus fortes et solides que les tiennes propres à part ton business.
salut, je me demande quel virus tu as chopé... | | | La tension monte un peu au Kérala, à propos du virus Corona. En ce qui me concerne, pour l'instant je n'ai pas constaté de changement d'attitude des indiens vis à vis de moi (visage pâle européen), les gens me serrent toujours la main (y compris des inconnus), seulement quelques plaisanteries au sujet du virus, de la France et de l' Italie, MAIS :
- hier, deux anglais qui avaient de la fièvre ont été auscultés au Medical College (hôpital public) d'Alleppey. On leur a dit de rester sur place et ils se sont échappés sans donner d'information. Ils ont été rattrapés par la "patrouille" à l'aéroport de Cochin, et maintenant ils sont mis en quarantaine (c'est vraiment le genre de réaction à éviter car cela risque de rendre la population locale méfiante vis à vis de tous les touristes, et pourtant Dieu sait si les gens du Kérala sont accueillants);
- ce matin, un coup de fil de deux français un peu affolés parce que la guesthouse dans laquelle ils logent à Alleppey leur a annoncé qu'elle devrait fermer dans un jour ou deux. Ils sont venus chez moi, je leur ai donné quelques explications, les voilà rassurés (mais je les ai bien avertis que l'on ne pouvait rien présager pour la suite des événements). Pour l'instant, dans ma guesthouse de South Canal Holidays nous n'avons reçu aucune consigne ni aucune visite des Autorités (nous avons deux voyageurs français de passage, dûment enregistrés dans les fiches informatiques que chaque guesthouse doit renseigner dans les 24 heures pour les étrangers). Je pense donc que les propriétaires de cette guesthouse d'Alleppey ont peur des européens et préfèrent fermer;
- suite à l'appel des deux jeunes français, je me suis "amusé" (façon de parler) à annoncer à notre femme de ménage que nous attendions un couple d'Italiens --> cela l'a un peut effrayée; quand je lui est dit que c'était une plaisanterie, que c'était un couple de Français, cela la fait rire;
- aujourd'hui je voulais aller en bus à Ernakulam (d'habitude j'y vais en voiture, mais c'était pour connaître le trajet en bus). Mes amis indiens m'ont fait remarquer que je pouvais effrayer les passagers du bus. Je ne suis donc pas parti (je n'ai pas envie d'effrayer qui que ce soit, je me mets à leur place, je suis un étranger, je dois faire attention à leurs réactions);
- la mère d'un de mes amis indiens est hospitalisée depuis plusieurs jours pour des problèmes cardiaques au Medical College d'Alleppey. Son fils voulait m'y conduire pour lui rendre visite, mais il s'est ravisé en disant que cela effraierait peut-être quelques personnes de voir un occidental (surtout après l'histoire des 2 Anglais citée plus haut);
- je viens de recevoir une information de ma guesthouse préférée à Munnar. Ils ferment la guesthouse plus tôt que prévu (d'habitude ils fermaient fin avril) car ils n'ont quasiment plus de clients (ni occidentaux, ni indiens);
- il est 15h00 et je viens de faire un tour dans la ville d'Alleppey à vélo. La ville est très peu animée (un peu comme les jours de grève ou de "hartal"); il est vrai que nous sommes le 2nd Saturday du mois et que le second Saturday, c'est jour de repos au Kérala. J'ai croisé un cycliste qui portait un grand masque de gaze vert (il m'a fait penser à Hanuman 🤣) et deux ou trois bonshommes assis au bord de la route qui cachaient leur bouche et leur nez dans la paume de leur main ;😏
- ce sont de petits signaux, mais qui en disent long sur l'inquiétude générale, pour l'instant pas très forte mais si il y avait de nombreux malades, je ne sait pas quelle serait l'attitude des gens.
| | | En ce qui me concerne, j'ai reçu la visite d'un ami aujourd'hui qui n'a pas pris la moindre précaution avec moi, en particulier au moment du repas. Quand je lui en ai fait la remarque il a répondu, je te fais confiance, tu me fais bien confiance toi... Naïf. Combien de fois ai-je entendu ce genre de réflexion quand j'étais répondant à Sida Info Service dans les années 90, avant que les trithérapies soient bien installées... Dans l'après-midi je suis allé en ville. Les rues et les magasins étaient très animés, on ne m'a pas remarqué plus que les autres jours. Je commence à être bien "connu" dans Kannur même par des gens qui ne me connaissent pas personnellement à force de circuler dans les bus de ville pour mes déplacements et aussi marché et supermarchés...Et je suis fondu dans la masse. Il n'y a même plus de sourires ni de remarques quand je porte un dhoti. Aucune manifestation de rejet ni dans la file d'attente aux caisses du supermarché, ni dans les bus. Et mon tailleur m'a serré la main comme d'habitude. Quelques rares masques pharmaceutiques, quelques autres très folkloriques et parfaitement inefficaces. Je retrouve bien là le manque d'information/éducation des gens en Inde - y compris au Kérala pourtant très en avance sur l'éducation par rapport à d'autres états -. C'est comme le port du casque à moto ou scooter. Ils mettent n'importe quoi sur la tête juste pour éviter un PV et 90% ne l'attachent pas. Au moindre choc le casque fout le camp et la personne se brise la tête. Et ça, personne ne le leur a jamais dit à commencer par les flics censé veiller au port di casque. Quelques mouchoirs en guise de protection mais dans l'ensemble les gens semblaient ne pas se préoccuper du virus et vaquaient à leurs occupations. En revanche, sur la route entre chez moi et le village deux femmes allant dans la même direction, m'ont dépassé. Elles se sont couvert le nez et la bouche avec leur sari quand elles sont passées à côté de moi. Mais se sont découvertes aussitôt après m'avoir dépassé. Mais... Un de mes meilleurs amis, ne vient plus me voir depuis 5 jours alors qu'il passe régulièrement presque chaque jour... Un autre m'a envoyé plusieurs messages sous prétexte de me donner des conseils pour ne pas choper le virus. Mais dans le lot, il me dit : Reste chez toi, ne sors plus !!! Je me demande comment interpréter cette mise en garde. | | | Pour compléter l'anecdote que je citais plus haut au sujet des deux britanniques qui se sont échappés de l'hôpital public d' Alleppey. Apparemment, ils étaient assez mal en point, c'était la raison de leur consultation à l'hôpital --> leur réaction de fuir vers l'aéroport de Cochin au lieu d'accepter d'être mis en observation à l'hôpital n'est vraiment pas très responsable (et c'est un euphémisme). english.manoramaonline.com/...Uec-DjK4MUSBiPjuE24c
Autre information ! en fin d'après-midi, nous avons officiellement reçu l'information de la part des Autorités locales ( Alleppey) que les guesthouses recevant des étrangers entrés après le 15 février en Inde, devaient être dirigés vers l'hôpital pour passer le test du virus Corona. Nous allons essayer d'avoir les modalités plus précises demain (dimanche) ou à défaut lundi : j'imagine qu'il s'agit d'une prise de sang et si le test est négatif (pas contaminé) on leur délivre un certificat. Question subsidiaire : doivent-ils être confinés à l'hôpital ou dans leur GH avant le résultat du test ? J'imagine aussi que si le test est positif, toutes les personnes qui les auront côtoyées devront passer le test. C'est la raison pour laquelle certains établissements annoncent aux étrangers qu'ils vont fermer (façon polie de leur dire qu'ils les mettent à la porte soit par peur du virus, soit pour ne pas avoir de complication administrative). Pour l'instant tous les étrangers (français) qui résident dans ma GH (dont moi-même) - ils ne sont pas nombreux, sont entrés en Inde avant le 15 février. Mais si le couple de jeunes français qui m'a téléphoné vient nous demander de les héberger, nous devront leur faire passer le test (ils sont arrivés en Inde début mars). | | | Mais ça va pas plus loin dans tes connaissances sur la vie profonde ni de l' Inde ni de cet état Tu restes toujours sur ton nuage avec ton bandeau fermement attaché sur tes yeux.
parce qu’à travers tes nombreux récits que l’on suit, on a cru comprendre que tes relations au Kerala étaient de l ordre de la diplomatie française... | | | Je suis peut-être bien présomptueux, mais je pense avoir des attaches avec le Kérala infiniment plus fortes et solides que les tiennes propres à part ton business.
Mais carrément !!! Ce n’est plus le melon là... | | | Quelques nouvelles du front "anti-corona" ce dimanche matin au Kérala  (1) Ce matin, la police d' Alleppey nous a dit que nous pouvions héberger (dans ma GH) des étrangers à condition de les leur signaler, pour qu'ils puissent définir la conduite à tenir au cas par cas. Ils souhaitent aussi que nous leur signalions les clients indiens car ils veulent contrôler s'ils n'ont pas fait un séjour à l'étranger. (2) Depuis ce matin, le Kérala contrôle aussi (température par infrarouge), les passagers des véhicules qui entrent au Kérala par la route, aux check-posts des frontières avec le Tamil Nadou et le Karnataka. Idem pour les passagers des trains, les contrôles sont faits dans la première gare en arrivant au Kérala. Hier, pas de nouveau cas de personne contaminée au Kérala (dixit le premier ministre du Kérala). Ce matin, la vie quotidienne ne semble pas être trop affectée par la peur du virus : lors de ma grande balade en vélo dans les environs d' Alleppey j'ai observé que les églises étaient pleines de monde comme tous les dimanche, que les petites boucheries (les gens achètent du beef le dimanche) avaient beaucoup de clients, de nombreux joueurs de cricket sur la plage d' Alleppey et sur l'esplanade près de chez moi, les mêmes rares baigneurs indiens que d'habitude sur la plage d' Alleppey (ils me connaissent bien, m'ont demandé des nouvelles de la France et ont estimé qu'au Kérala la situation était sous contrôle - ils n'ont pas parlé de la situation en Inde en général c'est surtout le Kérala qui les concerne). Je verrai si en fin d'après-midi il y a beaucoup de familles indiennes sur la plage d' Alleppey, comme d'habitude le dimanche. (3) autre problème sanitaire : la grippe aviaire sévit en ce moment au nord du Kérala et le prix du poulet a donc beaucoup baissé. | | | Quelques nouvelles du front "anti-corona" ce dimanche matin au Kérala  (1) Ce matin, la police d' Alleppey nous a dit que nous pouvions héberger (dans ma GH) des étrangers à condition de les leur signaler, pour qu'ils puissent définir la conduite à tenir au cas par cas. Ils souhaitent aussi que nous leur signalions les clients indiens car ils veulent contrôler s'ils n'ont pas fait un séjour à l'étranger. (2) Depuis ce matin, le Kérala contrôle aussi (température par infrarouge), les passagers des véhicules qui entrent au Kérala par la route, aux check-posts des frontières avec le Tamil Nadou et le Karnataka. Idem pour les passagers des trains, les contrôles sont faits dans la première gare en arrivant au Kérala. Hier, pas de nouveau cas de personne contaminée au Kérala (dixit le premier ministre du Kérala). Ce matin, la vie quotidienne ne semble pas être trop affectée par la peur du virus : lors de ma grande balade en vélo dans les environs d' Alleppey j'ai observé que les églises étaient pleines de monde comme tous les dimanche, que les petites boucheries (les gens achètent du beef le dimanche) avaient beaucoup de clients, de nombreux joueurs de cricket sur la plage d' Alleppey et sur l'esplanade près de chez moi, les mêmes rares baigneurs indiens que d'habitude sur la plage d' Alleppey (ils me connaissent bien, m'ont demandé des nouvelles de la France et ont estimé qu'au Kérala la situation était sous contrôle - ils n'ont pas parlé de la situation en Inde en général c'est surtout le Kérala qui les concerne). Je verrai si en fin d'après-midi il y a beaucoup de familles indiennes sur la plage d' Alleppey, comme d'habitude le dimanche. (3) autre problème sanitaire : la grippe aviaire sévit en ce moment au nord du Kérala et le prix du poulet a donc beaucoup baissé.
Merci pour votre témoignage ! Anne | | | Merci de nous tenir au courant de l'évolution des cas et des dispositions sanitaires du gouvernement. Ici l'ambiance est la même. Apparemment tout est normal et personne ne semble s'inquiéter ni... me rejeter... Et pourtant... Les visites d'amis se sont bien raréfiées... Je dirais même que je ne vois plus personne. Ce matin une exception : des copains qui sont en fait des "relatives" ou family friends de mes propriétaires. Ces derniers me comblent de gâteaux et fruits et m'ont même apporté à manger à midi. Ils ont dû remarquer que je ne sortais plus de chez moi... Mais qu'est-ce que je m'emmerde ! Ce matin de nouveau on m'a reparlé de ce soi-disant cas dans mon village. Ce serait un Américain... D'après tes infos ce serait donc faux... Les rumeurs vont bon train sur What's App Toujours pas eu de visites des autorités sanitaires... Mes visiteurs m'ont affirmé qu'étant arrivé le 26 février à une époque où la situation en France n'était pas alarmante, je ne risquaos pas de subir une quarantaine. D'ailleurs je suis légalement enregistré comme locataire par mes propriétaires, donc les autorités savent où me trouver... Et toi, Evelyne, si tu suis cette discussion, où en es-tu ? Oui, la grippe aviaire sévit à Calicut... Mais pas à Kannur qu'ils m'ont dit... Donc ici on ne craint rien... ont-ils commenté. Ils sont vraiment rigolos... En tous cas ici la plage était nettement moins fréquentée hier si j'en juge par la faible quantité de saloperies qu'ils déversent à l'entrée de la plage aux stand de boissons, glaces et snacks... Les pauvres "intouchables" chargées du nettoyage quotidien se la coulaient douce pour une fois. Aujourd'hui je n'y suis pas allé... On verra l'état des lieux demain matin. Tiens j'y pense tout à coup : plusieurs fois l'on m'a demandé si j'étais Américain quand je me baladais sur la plage ou sur les chemins environnants... | | | Bonjour, j'ai in ami qui était au Ladakh à la recherche de la panthère des neiges, son 5eme voyage là bas. Il a été obligé de partir aujourd'hui à la demande des villageois...la peur du covid-19 via l'étranger semble s'installer. La peur du virus est logique dans les coins reculés comme cela, quelle serait la conséquence d'une épidémie là bas? | | | Jean-Marie, si ta dernière entrée en Inde est postérieure au 15 février et si tu arrivais de France, d'après mes informations = info orale de la police d' Alleppey mais aussi information écrite par exemple ici, in.ambafrance.org/covid . tu es susceptible d'être mis en quarantaine (test et obligation de rester sur place sans contact direct avec quiconque). Je te le signale au cas où l'envie te vendrait de bouger et où tu serais contrôlé par tes hôtels, tes guesthouses et où tu serais "rattrapé par la patrouille". En ce qui me concerne, même étant entré en Inde le 2 février, et donc en principe soumis à aucune restriction, je reste sur place jusqu'à ce que la situation se décante; je me dis que les règles peuvent encore s'aggraver, le Kérala pourrait par exemple fermer ses frontière vis à vis des autres états et si je me trouvais au Tamil Nadou à ce moment là je serais "chocolat". | | | Au Ladakh, l'armée indienne y est présente en force avec ses infrastructures. En cas de crise, elle saurait mettre en place des hôpitaux pour les malades je pense. | | | Jean-Marie, si ta dernière entrée en Inde est postérieure au 15 février et si tu arrivais de France, d'après mes informations = info orale de la police d' Alleppey mais aussi information écrite par exemple ici, in.ambafrance.org/covid . tu es susceptible d'être mis en quarantaine (test et obligation de rester sur place sans contact direct avec quiconque). Je te le signale au cas où l'envie te vendrait de bouger et où tu serais contrôlé par tes hôtels, tes guesthouses et où tu serais "rattrapé par la patrouille". En ce qui me concerne, même étant entré en Inde le 2 février, et donc en principe soumis à aucune restriction, je reste sur place jusqu'à ce que la situation se décante; je me dis que les règles peuvent encore s'aggraver, le Kérala pourrait par exemple fermer ses frontière vis à vis des autres états et si je me trouvais au Tamil Nadou à ce moment là je serais "chocolat".
Merci, Alain, de ta mise en garde, mais je croyais l'avoir dit clairement ici. Je ne bouge pas et même je ne sors quasiment pas de chez moi. Je m'impose ma propre quarantaine. Non par peur de la maladie en soi. Il faut bien mourir un jour de quelque chose. D'ailleurs les cas de décès sont vraiment sujets à caution. NOn je veux juste pouvoir prouver s'il m'arrivait de contracter le virus que ce sont les Indiens qui me l'ont refilé. Je trouve cet ostracisme xenophobe abominable. On se croirait revenu 3 siècles en arrière. | | | Et puis il y a ce formulaire qui nous a été remis dans l'avion entre Muscat et Bangalore concernant notre provenance et des questions sur des symptômes possibles. Curieusement à Bangalore, à l'arrivée des vols internationaux les services sanitaires étaient absents. Alors qu'à mon arrivée à Kannur (vols domestiques) ils étaient là... Quand ils m'ont demandé d'où je venais, par peur que ça dure un temps fou en questions alors que j'étais épuisé après 4 vols successifs et 36 heures de voyage - je l'ai déjà dit ici - j'ai failli faire comme si j'arrivais tout simplement de Bangalore. Et puis je me suis ravisé, j'ai dit France. Le gars m'a donné le fameux papier à remplir et je lui ai sorti le mien déjà rempli. Je me suis même marré car il m'a demandé : dans quel Etat se trouve la France ? Il devait pas être amateur de foot celui-là au contraire de ses compatriotes qui désormais connaissent la France grâce à Zidane d'abord puis la coupe du monde l'an dernier. En dépit de mon cafouillis à propos de l'adresse exacte, il est facile de me trouver par les services d'immigration. D'ailleurs l'adresse que j'ai inscrite n'est pas moins imprécise que l'adresse officielle que PERSONNE ne trouve : ni mes amis qui viennent me voir pour la première fois, ni les rickshaws qui ne sont pas du village, ni les livreurs de colis, ni même mon copain inspecteur de police. Et puis, ils ont mon téléphone aussi. Donc, en attendant de mourir, je fais le mort déjà. Je me fais oublier au maximum. Et s'ils viennent me trouver je ne ferai pas de vagues, mais j'appréhenderais beaucoup une quarantaine ailleurs que chez moi. | | | Je suis étonné qu'exceptés les quelques rares intervenants ici sur cette discussion, personne ne semble préoccupé par la réalité de la situation en Inde....celles mêmes adoptées par l' Inde plusieurs jours avant lui... D'autres personnes dans mon cas ? Merci de vous manifester...
tu n'es pas seul... comme me disait un ami cet après midi : ceux qui survivront passeront un bon été... | | | Quelques exemples de touristes occidentaux "en perdition" au Kérala, pour cause de refus de chambre dans les hôtels et les guesthouses. Attention, il s'agit de 19 touristes alors que les Autorités estiment qu'il y en a un peu plus de 5000 actuellement au Kérala. Mais c'est représentatif de l'air du temps. english.manoramaonline.com/...anded-in-kerala.html En même temps (comme dirait l'autre), on peut observer que dans le doute, ces touristes sont immédiatement orientés vers un hôpital et mis en quarantaine avant d'avoir subit le test pour le coronavirus, alors qu'en France les exemples se multiplient de personnes ayant de la fièvre, demandant à être contrôlées vis à vis du virus, se voyant refuser le tests et repartant dans la nature. Pas étonnant que le virus se soit propagé en France ! En ce moment, je préfère vraiment être au Kérala, sans bouger d' Alleppey, que d'être en France où notre "cher" président va annoncer ce soir que tout le monde doit se confiner chez soi et qu'à partir de 18h00 ce sera le couvre-feu.  Sous le titre "WHO : test, test, test", je viens de lire dans la presse anglaise (The Guardian) une demande insistante du directeur de l'Organisation Mondiale de la Santé envers les gouvernements pour multiplier les tests de dépistage et isoler le cas échéant : "The most effective way to prevent infections and save lives is breaking the chains of transmission. And to do that, you must test and isolate. You cannot fight the fire blindfolded. And we cannot stop this pandemic, if we don’t know who is infected. We have a simple message for all countries Test, test, test. Test every suspected case." www.theguardian.com/...n-update-latest-news | | | Tu es là ? Consulte tes messages whats app stp Merci | Discussions similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 660 visiteurs en ligne depuis une heure! |