Bonjour à toi ici

Je ne me suis jamais senti vraiment en insécurité en
Italie ou en
Grèce.
Bien sûr, dans les zones hyper touristiques, avec beaucoup de monde, il faut un minimum de prudence (mettre le sac à dos de coté sur l'épaule, et une main dessus).
Mais il en est de même en
France.
Et dans les petit villages moins touristiques, je dirai qu'on y est plus en sécurité que dans des agglomérations similaires en
France.
Mais il y a une exception.
Le seul endroit vraiment à risque selon moi est le port de
Patras, d'où on prend le ferry pour l'
Italie, pour le retour en
France.
Depuis pas mal d'années, la zone grouille de clandestins douteux, cherchant à grimper discrètement sur les bateaux en partance pour l'
Italie, et leur présence est assez agressive. On ne se sent pas du tout en sécurité, et il est hors de question de laisser un instant sans surveillance la voiture remplie, même fermée à clé. La sécurité ne règne pas, et les vols ou agressions sont nombreux.
Il y a quelques années, c'étaient surtout des Albanais.
Maintenant ce sont des réfugiés plus orientaux, qui quittent leur pays en guerre et cherchent eux aussi à rejoindre d'autres parties d'Europe.
L'été dernier 2015, c'était une foule continue qui cherchait (et réussissait) à "faire le mur", en fait le grillage plus ou moins barbelé
(où des passages avaient été discrètement aménagés) qui ceinture la zone d'embarquement du port, au niveau des parkings extérieurs.
Pas tranquille pour ma voiture car je devais aller m'enregistrer à l'intérieur, j'ai arrêté une voiture de policiers grecs qui passaient par là, et regardaient distraitement de l'autre coté afin de ne rien voir.
Quant je leur ai dit demandé s'ils savaient que de nombreux clandestins faisaient le mur ici pour embarquer sur notre ferry, ils m'ont répondu : "bien sûr".
- "et vous pensez que c'est normal ? ", ai-je demandé ?
- "non, mais on ne peut rien y faire".
En fait, ce manège est discrètement encouragé par les autorités locales, car cela règle leur propre problème. Mais la vie des touristes en règle est vraiment délicate.
Par contre sur le ferry durant la traversée vers
Ancône, ces clandestins sont invisibles (ou bien planqués en fond de cale) et ne gênent en rien les passagers payants.
Jean-Pierre
3.14