Je t’apporte quelques infos concernant l’altitude que très souvent les gens oublient. Je suis allé chercher ce texte sur une site spécialisé, je te le livre brut de pomme (copier-coller) mais je t'invite à le lire en entier.
La chose à retenir est que si 15% des gens ont des symptômes vers 3000 mètres, 60 % des gens ont des problèmes à 4000 mètres
Lors d'un séjour en altitude on risque de souffrir du M.A.M. (Mal Aigu des Montagnes) qui est dû au manque d'oxygène (hypoxie).
C'est un syndrome de souffrance qui apparaît quand on monte en altitude sans avoir pris la précaution de s'acclimater. L'environnement hypoxique est le seul environnement particulier pour lequel l'homme développe un éventail de mécanismes d'adaptation.
Pour limiter au maximum les effets indésirables il ne faut pas monter trop haut trop vite, il est comme pour la plongée sous-marine, nécessaire d'observer des paliers lors de l'ascension, et de dormir à une altitude plus basse que le maximum atteint dans la journée.
Chaque individu est différent et selon les cas certaines personnes se sentiront mal dès 2500 mètres alors que d'autres atteindront des altitudes supérieures sans soucis.
Les symptômes sont dans 80 % des cas des céphalées souvent accompagnées de nausées. Contre les maux de tête on peut adopter un rythme de respiration lent et profond ce qui peut les limiter. On remarque aussi une fatigue générale, une perte d'appétit avec un écœurement des aliments gras, un essoufflement (même au repos), une augmentation du rythme cardiaque, des troubles du sommeil avec des troubles de l'onirisme parfois, une envie de dormir sans y parvenir, des quintes de toux, des troubles de la vue. Pour les cas plus graves on note l'apparition de vomissements ainsi qu'une diminution des urines.
Dès l'apparition de ces symptômes une seule solution : redescendre. Descendre de 500 mètres doit être suffisant.
En général les premiers symptômes apparaissent vers 3000 mètres après un délai de 4 à 8 heures. On observe une régression des signes après 48 heures. Cela touche 15 % des personnes à 2000 mètres et 60 % à 4000 mètres
Ce syndrome touche n'importe qui, y compris des sportifs de haut niveau très entraînés, on n'observe aucune différence entre les sportifs et les non-sportifs. Et sur un même individu, une année ça va passer sans problème et l'année suivante on sera malade à en crever. Toutefois les enfants sembleraient y être moins sensibles.
Il n'existe pas 50 000 remèdes. L'acclimatation reste la meilleure des préventions. Monter par pallier de 500 mètres à partir de 3500 mètres. Sinon la redescente demeure la meilleure solution en cas de problème, les symptômes disparaissent alors totalement.
Avec des altitudes comme dans les Alpes une bonne acclimatation prend une petite semaine, alors que dans l'Himalaya cela peut prendre plusieurs semaines. Mais les altitudes ne sont pas les mêmes...
Une fois là-haut perché on peut limiter les dégâts en buvant beaucoup (jusqu'à ce que les urines redeviennent prersque totalement claires).
On se déshydrate très rapidement en altitude car l'air y est très sec, à chaque expiration notre organisme perd de l'eau, il ne faut donc pas hésiter à boire 3 ou 4 litres par jours. En fait un se déshydrate par les poumons. Pour une meilleure assimilation il est préférable de boire souvent en petites quantités plutôt que par séries de demi-litre. Mais s'il est indispensable de boire beaucoup c'est aussi parce que cela aide à fluidifier le sang.
On peut également prendre des repas plus fréquents et plus légers, pour limiter la fatigue engendrée par la digestion.
Il ne faut pas rester trop haut trop longtemps, et éviter les efforts violents. L'exercice modéré est préférable au repos au lit, par exemple on peut marcher lentement.
Il faut manger un peu plus riche en glucides (sucres), de toute façon on a souvent un sentiment d'écœurement face au gras.