Keep · 9 octobre 2011 à 21:48 · 2 photos 33 messages · 9 participants · 6 819 affichages | | | | Bonjour a tous,
Je suis extrêmement intéressé pour découvrir une infime partie de l'Afrique durant la période de Noël, et cela pendant 2 à 3 semaines. Je ne connais absolument pas cette région du globe, ce sera pour moi une découverte.
Pour un premier voyage la bas (sac à dos, vadrouille et petit budget étudiant) que pouvez vous me conseiller entre le Mali le Bénin le Burkina ou le Togo? J imagine bien que tous ces pays sont magnifiques et à découvrir à leur manière...
Qu en est il également en matière de sécurité dans ces pays la?
Je vous remercie par avance pour vos réponses,
Maxime | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonjour,
Deux suggestions:
- Au Mali un AR Bamako-Ségou-Djenné-Mopti en suivant le fleuve, voire par endroits, par le fleuve. - Au Togo, de Lomé remonter jusqu'au nord (on dit que sur 700 km on a un aperçu de tous les paysages africains), un tour dans le Pendjari NP puis une redescente en partie par le Bénin.
Pour les déplacements, nombreux taxis collectifs dans les deux cas. Côté sécurité pas de problèmes dans un cas comme dans l'autre. | | | Bonjour,
Merci beaucoup pour votre réponse, En ce qui concerne le Mali, ne pensez vous pas que la situation est un peu "chaude" en ce moment?
Je vous remercie !
Maxime | | | bonjour
Pour la sécurité, le mieux est de consulter le site du ministère des affaires étrangères : www.diplomatie.gouv.fr/...geurs_909/index.html Effectivement, le Mali est en zone orange sur ce site (et rouge pour la partie nord, Tombouctou et au delà, où il est plus que conseillé de ne pas mettre les pieds en ce moment). Pour les trois autres pays, ça doit aller (éviter l'extrême nord du Burkina, en orange aussi).
Pour ma part, je ne connais pour l'instant que le Burkina. C'est un pays agréable, où on peut se déplacer facilement entre les villes en transports en commun (autobus), et sur de petites distances en louant une mobylette ou un taxi. Il y a aussi une offre suffisante en petits hôtels et restaurants. Bref, c'est un pays adapté à la visite en "routard". Une idée : aller à Bobo Dioulasso (visite de la ville et des environs), puis poursuivre vers Banfora et parcourir le pays Senoufo à mobylette... Le Burkina est aussi un pays intéressant pour les parcs ( Nazinga, Arly, W), mais là le budget est plus important car pour ce type de tourisme il faut louer une voiture (et de préférence un 4X4).
Bon voyage | | | A ce que disent les gens sur place, dans la partie que j'évoque il n'y a pas de problèmes de sécurité. Bien sûr plus au nord c'est autre chose. Maintenant, il est vrai que ces dernières années, le Togo et le Bénin sont les plus calmes des quatres pays que vous évoquez. Voici une discussion sur la sécurité au Mali. voyageforum.com/...ost=4540355;#4540355 | | | bonjour, le Mali est en zone orange et rouge d'après le MAEE français. sauf que les raisons pour l'y maintenir ne sont plus forcément les bonnes, mais le résultat de désaccords politiques entre les deux pays. tu y trouveras des infrastructures touristiques habituées aux Européens et qui souffrent de la chute de la fréquentation. pour un premier voyage, le Mali est plus accessible tant du point de vue des transports que des hébergements. Le BF c'est bien aussi, mais les déplacements sont plus difficiles, il n'y a que deux routes principales qui relient le pays du Nord au Sud et d'Est en Ouest, le reste étant soit en mauvais état soit des pistes. de plus le visa coute maintenant 70 euro contre 28 pour le Mali. je ne connais pas les deux autres. vient lire tout ce qui te manque sur le Mali en cliquant sur le lien plus bas, une communauté d'amis de ce beau pays et tous les renseignements utiles. | | | En ce qui concerne le Mali, ne pensez vous pas que la situation est un peu "chaude" en ce moment?
Bonjour Monsieur !
La situation au Mali n'est pas qu'"un peu" chaude en ce moment mais très chaude jour par jour...
La capitale malienne est une des métropoles africaines les plus chaudes en musique (à mon avis, la! plus chaude)...
Vers midi, quand on prépare le riz, les foyers au pays sont très très chauds. Après, on prépare le thé, et encore il fait très chaud...
Les terres (et surtout les pierres) sont incroyablement chaudes l'après-midi...
Les gens ploient jour par jour sous la chaleur en disant " Eeeh, funteni bè" (il fait chaud)...
Et seulement jeter un coup d'oeil sur les beautés maliennes, vous en transpirez déjà !
Mali, Bénin, Burkina Faso ou Togo ? Une question rhétorique qui ne peut avoir qu'une seule!!! réponse : LE MALI...
Ka sira diya ! Bon voyage... au Mali, pays unique en Afrique ! | | | salut au connaisseur du Mali, viens donc partager ton enthousiasme sur le forum du site des amis du Mali, avant que mon message ne soit effacé par les modérateurs. suffit de cliquer sur le lien plus bas. à très bientôt | | | Bonjour,
Togo ou Bénin, c'est kif kif, question de gouts et de prix de billets d'avion. Globalement une région côtière plutôt boisée avec de jolies plages et des villes où le Vaudou est né, une région centrale de savanes avec des "tatas" Tamberma au Togo et son équivalent au Bénin et une région nord très aride vers la frontière du Burkina. La Mali, c'est le pays star de la région avec Tombouctou et le pays Dogon. Principal inconvénient : expliquer à tes parents/famille que tu voyages dans un pays en rouge au MAE... Question sécurité sur place, a priori pas de problème au sud du fleuve Niger + Tombouctou mais bon... Burkina : les gens sont adorables, l'ouest du pays est super intéressant avec plein de peuples différents + facile à parcourir.
Bref : 1- Mali si tu oses 2- Burkina, en particulier l'ouest 3- Togo / Bénin
Ce classement ne signifie pas que le 3- est sans intérêt : je suis allé deux fois au Togo et j'ai vraiment beaucoup aimé. Cette année, je vais au Ghana ! | | | alors à choisir, le Ghana sans hésiter, pour la seule et bonne raison que des trois c'est le seul véritablement démocratique. seul inconvénient, parler anglais. | | | Togo ou Bénin, c'est kif kif, question de gouts et de prix de billets d'avion.
Le Bénin a un avantage sur le Togo : le parc de la Pendjari (probablement le parc naturel le plus complet d'afrique de l'ouest) | | | Salut au grand toubib (guérisseur) parisien qui aime le Mali !
Même si je ne partage pas votre préférence pour le pays dogon mais, bon, à chacun son Bambara (Jean Bazin), pardon !, à chacun son goût (1), je n’ai jamais eu de problème de vous respecter...
C’est avec joie que je donne suite à votre invitation sur votre site sous peu (d’abord un mp. A la prochaine...)
Ala ka tile hèrè caya ! Bonne journée !
(1) moi, je préfère trois ou quatre régions autres que le pays dogon (bien sachant qu’on commet une ignominie de mettre en évidence une région malienne auprès d’une autre) : 1. en premier lieu, c’est le Delta central et le fleuve Niger en général, c.à.d. le propre terrain des pêcheurs bozo et des bergers peul, 2. le pays noyau des Bambara, situé au nord de la capitale, autour de Kolokani, Massantola et Banamba*, 3. la ville de Tombouctou, 4. la vive et magnifique ville de Ségou et ses environs dont la petite ville de Niono avec sa magnifique mosquée (beaucoup plus belle que celle de Mopti) ; sur Ségou, on parle le vrai ! bambara** (si ça n’est pas un certificat !)... Ahh, Monsieur, d’ailleurs, avertissement à tous les messieurs du sexe fort (on parle ainsi mais...) : les Ségoviennes ont la réputation d’être maîtres de l’art érotique, donc, un proverbe dit : « Le malheur commence par une épouse de Ségou. »... Vous voyez : Attention !
* dans ce coin, vous trouvez encore des villages bambara non-musulmans. Très intéressant ! Ces villages sont souvent difficilement accessibles, assez isolés, pas de mosquée, aucun mot français (on parle bambara exclusivement), pas de courant, aucun butiki, pas de médecin à la ronde mais une quantité énorme de cordialité... La plupart des villageois ne connaissent Bamako que par ouï-dire. L’épouse de mon ami y a fait des recherches ethnologiques dans les années début 90, et moi j’ai rendu visite à « son » village à elle (vous vous souvenez de Bazin ?) en 2004 pour remettre, sur ordre d’elle (Barbara), des cadeaux monétaires à tous les villageois. J’y ai passé une semaine inoubliable... La veille de mon départ, on a fait une grande fête pour moi : trois balafòlaw (balafonistes), un joueur cibarani, et autres joueurs de tambours en ont mis un coup pour la réussite de la fête, les femmes ont dansé comme les folles jusqu’à minuit. Moi, j’ai eu l’honneur (ou le devoir) de m’asseoir à côté du dugutigi, le chef de village, dans un « fauteuil » pour suivre le déroulement festif, et ça toute la soirée (quitter la place aurait été un acte irrespectueux contre l’autorité du dugutigi, impossible à le faire...). Difficile à trouver les vrais mots pour décrire cet évènement. Unique. (C’est le Mali que je cherche). Je me permets de vous montrer les quelques photos de ce village et ses environs (voir en bas)...
* * au cas où vous ne partageriez pas cet avis, je vous trahis sans scrupule à mon professeur bambara (désolé, vous ne me laissez pas le choix !). Sachez que lui, un bossu ( kuruma), est un vrai Ségovien (jusqu’à l’os !), fier, aimable, sincère et extrêmement paisible, à une seule exception : si une personne n’importe qui se prononce péjorativement sur « son » bambara de Ségou, lui ne deviendra jamais son ami. Vous voyez, un vrai Ségovien, incontestablement, qui vous sonnerait les cloches... Et moi, son élève, partage bien sûr son avis, à cent pour cent...
Les photos :
photo 01 : la grande ferme du dugutigi où j’ai logé. photo 02 : la partie féminine d’une grande famille dans le village. photo 03 : dans une concession d’une autre famille au village, à droite le dutigi, chef de famille. photo 04 : très très vieux couple d’un village voisin : M. et Mme Dotèn. Incroyable ! Je n’ai pas su qu’une femme tellement âgée que Mme Dotèn pouvait encore être si coquette. Mais Mme Dotèn l’était : elle s’est retirée dans la maison pour se changer avant de poser pour cette photo-ci... Je me demandais si j’avais pas la berlue... photo 05: on voit Umu, meilleure amie de Barbara, elle appartient à la famille du dugutigi. Elle, d’une certaine retenue, est très gentille et aussi très belle. Elle m’a prié de faire cette photo-ci pour elle avec son bébé. photo 06 : petite maison à l’intérieur de la concession du dugutigi, à l’époque la maison de Barbara. photo 07 : c’est la classe du village. L’école consiste en une seule classe. Celle-ci ! photo 08 : la famille du professeur de cette école, M. Coulibaly (en chemise jaune). La famille habite Gouanegebougou, village tout proche du village où j’ai logé. Vous ne voyez pas l’ensemble des membres de la famille, il est encore beaucoup beaucoup plus grand... Ça grouille d’enfants, magnifique... photo 09 : école d’un village voisin où les élèves ont quitté le bâtiment scolaire parce qu’ils découvraient un toubab qu’était moi. Ils se sont approchés lentement et avec la plus grande prudence de ce type étrange. On sait jamais... Village très joli (à 2 heures de pied du village de Barbara). Très très très intéressant !!! Un village très important et de grande notoriété dans tout le Mali à cause de son histoire : ce village était à l’époque l'îlot de résistance par excellence contre les Français. Là, le guerrier courageux de nom Jose et ses nombreux amis combattants (dont les quelques venant du village où j’ai logé) se sont barricadés avec succès pendant de plusieurs journées contre l’offensive française. Jusqu’à l’instant où ils se sont rendus compte de ne plus pouvoir résister à l’attaque. Puis, Jose a mis ses fils et ses femmes en sécurité dans des passages secrets (souterrains) et est mort en héros. Son tombeau se trouve un peu en dehors de ce village, on peut le visiter (que j’ai fait)... Ce Bambara courageux est célébré dans beaucoup de chansons et récits bambara... photo 10 : mauvaise photo. Pourtant, on peut voir les quelques musiciens lors de « ma » fête nocturne en guise d’adieu... photos 11/12 : match de foot à Niono le soir. Tous les soirs, on joue au foot. J’aime assister à et regarder ces matchs, l’enthousiasme des jeunes joueurs m’interpelle. | | | j'ai contre moi de ne pas parler ne serait-ce qu'une phrase de bambara. je cherche désespérément un couros débutant sur Paris, sans succès. je crois qu'en fait rien de tel que de venir l'apprendre sur le terrain. tes propositions de visites dans le nord de Bamako m'intéressent au plus haut point et je ne suis sans doute pas le seul. accessible difficilement ça signifie soit du temps soit un 4x4 j'imagine (au mieux les 2). à bientôt donc sur l'autre forum. | | | bonjour LE BENIN ! il n'y a pas que le PENDJARI à visiter !! une fois sur place on peut, si l'on a des personnes sympathiques, pour vous apprendre la langue de la région salut | | | Bonjour,
désolé pour le retard (je ne peux ni veux être sur le forum jour par jour)...
J’espère que vous avez bien compris mon ironie, mon humour. Personne ne vous trahit, personne ne vous sonne les cloches...
J’ai du mal à m’imaginer qu’il n’y a pas des cours bambara (débutants) sur Paris... Il existe bien des communautés maliennes (surtout se composant de Bambara, Soninké et Khassonké) sur Paris, et il y a bien p.ex. des Soninké qui apprennent le bambara sur Paris (o.k. pas dans des cours mais en contact avec leurs compatriotes bambara). Encore une fois, diffice à m’imaginer que ça n’existe pas, vraiment... Bon, je ne suis pas Parisien mais je crois qu’il a tout à fait besoin d’apprendre le bambara sur Paris (et c’est vraiment très très positif !). Vous avez contacté le CNRS et INALCO, Ismaël Maïga ( lecturer en bambara à l’INALCO et auteur de « Parlons Bambara ») ou même Gérard Dumestre (depuis peu en retraite) ?! Si vous contactez Gérard, et s’il a des infos sur cette question, il vous répondra en tout cas. Il est très gentil... Si vous visitez prochainement le Mali, Gérard y est souvent et a une maison à Bko (au moins, il avait une à l’époque)... Des universités populaires sur Paris ?! Rien ?! Pas de cours bambara, à peine croyable...
Pourquoi attendre pour « venir l’apprendre sur le terrain » ?! On peut bien l’apprendre tout seul. Il faut de la discipline (c.à.d. apprendre régulièrement, même si ce sont 30 minutes par jour, vaut mieux que rien) – plus facile à dire qu’à faire, je sais – et il faut un bon manuel (Bailleul). C’est tout. Le bambara est très bien recherché et il existe d’innombrables articles, livres, etc. etc. etc. sur le bambara (je suis en train de dresser une bibliographie, ohh, je croule dans les références, il y en a beaucoup beaucoup)... Ou aussi Peace Corps sur le net (mais avant tout sur le terrain) ; nos amis outre-mer tiennent à apprendre des langues d’abord et sont bien en enseignant les langues sur le terrain africain/malien (il y a des années, il y avait de bons cours fulfuldé à Mopti, par Peace Corps ; si PC existe encore sur Mopti, je ne sais pas ; je ne suis pas sûr mais je crois que l’ex-médecin de l’Allianz Mission (un Allemand) y a appris le fulfuldé à l’époque, il a travaillé pendant plusieurs années au milieu peul dans le delta central (Sévaré, Mopti, Konna,...), il a bien parlé le fulfuldé, c’est nécessaire, juste au milieu peul, d’autant plus que beaucoup de Fulbes répugnent à parler une langue autre que leir fulfuldé)... Sinon, au cas où vous seriez prochainement au Mali, à Sévaré, contactez le Malien Blanc là-bas, un Américain qui vit depuis une éternité au Mali (né au Mali, ses parents y étaient missionnaires). Il conduit le Mac’s Refuge à Sévaré (situé tout au sud, près de la centrale électrique)... En tout cas, il connait les gens de PC et il connaît la région, surtout le pays Dogon, comme sa poche... (j’ai perdu le contact à ces gens-là, donc suis pas sûr que tous les infos soient encore actuelles, désolé). Au cas où vous ne le connaîtriez pas : le Mac’s vaut bien une visite. Alors, faites du bien pour la famille, pour la femme, et allez manger là-bas. Vous verrez, un Américain peut bien offrir d’autres choses à manger que de la mélasse McDonalds et Burger King. Ce Monsieur est un excellent cuisinier et a de la distinction...
En ce qui est le nord de Bamako, pas de problème d’accéder à Banamba ou Kolokani. Il y a longtemps, j’ai visité Banamba (le mieux, vous prenez la route Bko-Koulikoro (60 kms), et là, vous tournez au nord, environ 80 kms jusqu’à Banamba) ; moi, j’ai monté un minibus à Koulikoro, sur une piste, aujourd’hui, je suis assez sûr, une route goudronnée). Pour Bko-Kolokani, je vais toujours à la gare routière (c’est à Missira ou Hippodrome, près du Stade omnisports), là, il y a des sotramas pour Kolokani, jour par jour, je crois. On passe Kati. Donc, pas de problème d’arriver à Kolokani ou même à Didieni (= route pour Nioro au NNO). Super coin, je vous dis... Le Bèlèdougou, pays bambara !!! Mais : si vous y cherchez du confort touristique, zéro, nul, rien, il y a un campement à Kolokani et j’y ai trouvé avec peine une butiki pour prendre un Castel (et il y en a, un Castel, à Banamba, à Mourdiah, à Nara, c’est plus ou moins tout)... A partir de Kolokani, je suis allé à pied les 15 kms pour arriver au village de Barbara (aucune autre possibilité sauf avec un wotoro [charrette] le jour de marché qui est le mercredi à Kolokani). Pas de piste (ou disons, moi, je n’ai trouvé aucune), j’ai pris un sentier... J’ai demandé le chemin aux paysans ayant travaillé sur leurs champs à côté, et le soir, j’y suis arrivé. Un petit miracle. Mais en ce qui est le village de Koumi, cet « îlot de résistance » dont je parlais, là, il y a un marché régional (tous les vendredis), donc, il existe au moins une piste Koumi-Kolokani ou une piste qui relie Koumi à la N3 (que prennent les commerçants, je pense) ; de plus, le jour de marché, il y a aussi, selon Barbara, des taxis et des wotoro à Koumi. Moi, je suis allé à pied à Koumi, venant du nord, par monts et par vaux. En tout cas, Koumi vaut bien une visite, il y a une ou même deux butikis, mais pas de resto (ce que je veux dire : tous ces villages-là n’ont rien à voir avec Sévaré où vous trouvez et recevez tout, loin de ça, mais ce n’est aucunement une raison pour un renoncement, tout au contraire)... Même chose à dire pour Banamba : accéder à Banamba, pas de problème, comme dit en haut, mais à partir de Banamba, plus plus difficile. Faut essayer, tout simple. Disons, vous voulez aller de Banamba à Didiéni, vous allez traverser la pampa. Une aventure ! Mais, je vous assure, la pampa est magnifique. Là, vous vivez un tout autre Mali, pas cette [...] touristique. Aussi recommandable : le coin autour de Faladié, tout tout petit village, à 70 kms au NNO de Bko (là, le Père Charles Bailleul a recueilli des dates pour son dictionnaire bambara). Pour y arriver, faut prendre la route pour Negela, c’est la route pour Kita, kitasira, et à Negela, vous tournez au nord.
Bonne soirée ! | | | Bonjour, Merci pour ces éléments et accord sur a peu pres tout, si ce n est que la région de Sikasso et le Wassoulou m apparaissent aussi comme des tres beaux endroits du Mali.
Sinon qq points : Le Beledougou est effectivement une jolie zone peu parcourue car a l ecart des routes les plus usitées (Bko-Mopti essentiellement).
Toutefois assez facile d acces que ce soit seul (pour les chef lieux) ou en vehicule pour la zone. Bamako Kolokani et Bamako Banamba sont accessibles par un goudron plutot pas mal et ca se fait en 2 à 3h. Ensuite il y a des pistes qui sont aussi assez bonnes (sauf en plein hivernage) et qui font Banamba/Sirakoroba/Massantola/Kolokani voire Banamba/Boron/Didieni (tres tres beau en particulier Boron/Didieni : campements peuls, maures et agriculteurs soninkes mais nécessité d avoir un chauffeur qui connait tres tres bien pour cette derniere partie).
Le Beledougou est effectivement une zone qui a gardé des coutumes animistes et ou diverses religions coexistent. On trouve aussi des chrétiens dans cette zone et donc on peut croiser des cochons parfois dans certains villages. Mais c est vrai aussi plus pres de Bamako pas loin de Kati ou il y a encore des villages animistes ou chretiens.
Je souligne juste ce point pour dire qu il faut porter attention relativement a certaines ceremonies dans cette région, le Beledougou. Durant la période de la sortie des masques/fétiches (ceremonie du komo), certaines pistes et certains villages sont fermés et interdits à tout non-initié. Mieux vaut le savoir en particulier sur la partie entre Banamba et Kolokani. Cela peut conduire a rebrousser chemin, changer d itineraire ou etre bloqué dans certains coins. Il peut y avoir des messages sur les radios locales ou simplement il faut s informer avant de prendre la piste. C est propre a certaines periodes, pour ma part, c etait a chaque fois en debut d hivernage.
Je précise que si il n y a pas d infrastructures touristiques a Kolokani ou Banamba, on y trouve tout de meme plein de commerces et tout ce qui est nécessaire : des dibiteries jusqu aux epiceries. Ce sont des chefs lieux plutot bien dotés, il y a meme une tres belle epicerie assez sidérante a Banamba, au bord du goudron et pas tres loin du marché en allant vers Bamako (cote droit). Plusieurs familles tres riches sont originaires de Banamba.
Enfin pour finir, si envie de visiter et le Beledougou et Niono, il y a une tres belle piste qui va de Banamba à Niono. Piste aux 100 radiers. Elle traverse le Sahel, les campements d eleveurs, leurs troupeaux et des villages de plus en plus affectés par la sécheresse (au nord de Toubacoro) pour arriver a Niono, l office du Niger, les rizieres, les cultures : contraste assez impressionnant.
Bon voyage pour ceux qui tenteront ces zones, un peu a l ecart des schémas habituels, | | | bon je me garde ces infos dans le coin de ma tête, pour notre prochain voyage. les cours à Paris sûrement mais pas facile à trouver ou alors complets. et ce n'est pas forcément dans les quartiers à forte prévalence malienne qu'on y trouve les professeurs. je vais continuer mes recherches. un de mes patients doit se renseigner aussi alors ça viendra, dégué-dégué comme dirais mon ami Baba de Bandiagara. | | | À: Rotsaka · 19 octobre 2011 à 23:30 · Modifié le 20 oct. 2011 à 0:16 Re: Voyage de vingt jours: Mali, Bénin, Burkina Faso ou Togo? Message 18 de 33 · Page 1 de 2 · 3 403 affichages · Partager Bonsoir Rotsaka,
un gros MERCI pour vos précisions et aussi nouvelles... Toujours intéressant de vous lire !
Je vois, vous êtes beaucoup en route par véhicule et connaissez donc les pistes mieux que moi...
Pleinement d’accord en ce qui est la région de Sikasso et de Wassoulou (Yanfolila,...) mais n’oublions pas les coins autour de Diola, de Koutiala et aussi la région dite Baninko (un peu au nord de Bougouni). En principe, cela vaut pour tout coin à l’écart de la route principale des touristes Bko – Mopti – Bandiagara mais il faut le faire, le vouloir... En fait, ce pays ne se compose pas que de Bko, Ségou, Djenné, Mopti et pays Dogon mais aussi, ou surtout, de régions peu parcourues dont le Bèlèdougou...
En fait, il y a dans le Bèlèdougou des villages non-musulmans (moi, j’évite de parler de « animiste » mais je sais bien ce que vous en voulez dire) où il y a, c’est vrai, des chrétiens aussi (je connais un homme de Kolokani, chrétien). Mon ami m’a raconté une histoire lorsqu’il a visité Barbara (à l’époque pas encore son épouse mais bien lié). Plusieurs villageois (plus B. et mon ami) étaient en route en wotoro, encore 2 heures de route à faire, et ils se sont retrouvés soudainement dans une tempête de sable (ça va vite), des foudres au ciel, et devant eux, au beau milieu d’un chemin rural, une société secrète avec fétiche. Pas de chance de progresser. Les femmes ont eu terriblement peur de tomber raide mortes si elle regardaient le fétiche, ce qui leur est interdit... D’ailleurs, dans le village de Barbara, il y a vraiment encore le kòmò, et lorsque le kòmò est sorti, tous les non-initiés (donc B. et mon ami) devaient se cacher dans la concession pendant toute la journée.
J’ai vu plusieurs fois, p.ex. à la route Kati-Kolokani, près de Nossombougou, un groupe de garçons, tous en boubous beiges, tous tondus, et tous équipés d’un bâton à un fil, à une citrouille au bout (le tout avait l’air d’une canne à pêche). Et ils ont toujours bougé ces bâtons, et ça a donné un terrible bruit de crécelle (comme un hochet). C’étaient des nouveaux-initiés... On peut bien vivre de telles situations dans cette région...
Vous écrivez « on peut croiser des cochons parfois dans certains villages », c'est vrai mais on peut les voir à Sévaré aussi, là, ils courent librement en ville...
Vous parlez de Toubacoro (« par la sécheresse (au nord de Toubacoro) pour arriver à Niono »). Je ne comprends pas : vous ne parlez pas de Toubakoura (village près de Banamba) que je connais ?! Sinon, c’est où, ce Toubacoro ?!
Bonne nuit !
p.s. : Peut-être avez-vous lu dernièrement un autre message de moi où je me suis référé à un lexique bambara-bambara de Kassim (Gausu) Koné. Kassim est un vrai Bambara, originaire de Kolokani. Je le connais. Voir ici ... | | | Bonsoir
Tres beau vers Yanfolila effectivement, ne pas manquer a ce moment le placer d orpaillage historique et encore utilisé de Traorela. Impressionnant, pas loin de Kalana. Mais il y en a aussi a Bougouni, vers Koumantou et Morila.
Pour le komo, oui c est exactement le genre de choses auquel on peut etre "confronté" dans la région du Beledougou.
En ce qui concerne Toubakoro, ce n est pas Toubacoura mais confusion assez facile. Toubakoro est situé sur la piste Banamba/Niono à 50 kms de Banamba environ, après Kiban et Ouleny et 30 bornes avant Sebete (d ou une piste peut rejoindre Boron puis Didieni d ailleurs).
Bonne fin de journee. | | | Re-bonsoir !
Tres beau vers Yanfolila effectivement, ne pas manquer a ce moment le placer d orpaillage historique et encore utilisé de Traorela. Impressionnant, pas loin de Kalana. Mais il y en a aussi a Bougouni, vers Koumantou et Morila.
Oui, Yanfolila, très intéressant. Et la région est aussi le berceau de la musique Wassoulou, sound devenu célèbre.
Pour le komo, oui c est exactement le genre de choses auquel on peut etre "confronté" dans la région du Beledougou.
Voilà, c'est encore très vivant... dans beaucoup de villages de la région...
En ce qui concerne Toubakoro, ce n est pas Toubacoura mais confusion assez facile. Toubakoro est situé sur la piste Banamba/Niono à 50 kms de Banamba environ, après Kiban et Ouleny et 30 bornes avant Sebete (d ou une piste peut rejoindre Boron puis Didieni d ailleurs).
O.k., d'ailleurs, je n'ai pas su qu'il y avait une piste de Banamba à Niono. Mais bien à le savoir maintenant. Merci !
Bonne fin de journée à vous aussi ! Ka su hèrè ! | Discussions similaires sur l'Afrique de l'Ouest et du Centre: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 28 212 visiteurs en ligne depuis une heure! |