La France métropolitaine, hors Paris, compte une cinquantaine d'aéroports accueillant un trafic passagers dont plus d'une
quinzaine millionnaires en terme de passagers/an avec bien entendu des disparités importantes entre villes mais aussi régions.
Avec Nantes, l'Ouest dispose depuis quelques années d'un véritable aéroport national et international qui se classe d'ailleurs parmi les dix premiers de France. Son réseau "étranger" est avant tout orienté vers le charter saisonnier. Quant à Brest, second dans la région, c'est d'abord la desserte de Paris qui alimente son trafic.
Trop proche de Bruxelles et Paris, Lille s'est toujours vu cantonné plus ou moins à un rôle secondaire avec ses quelques dessertes provinciales et son lot de charters estivaux. Malgré tout l'aéroport dépasse quand même le million de passagers par an.
Au nord de Paris, l'aéroport de Beauvais‑Tillé a connu un nouveau démarrage avec l'arrivée des compagnies low cost, dont en premier lieu Ryanair. Il draine désormais plus de trois millions de passagers chaque année et peut être considéré d'une certaine manière comme le troisième aéroport parisien.
La proximité de la Suisse, de l'Allemagne et du Luxembourg a toujours gêné quelque peu le développement international d'un aéroport comme Strasbourg. De plus, avec l'ouverture de la ligne de TGV reliant la ville à Paris, la desserte aérienne de la capitale (traditionnellement la première liaison au départ de l'aéroport) a pris un sacré coup. Résultat: Strasbourg‑Entzheim a vu son trafic décroitre ses dernières années au point de n'accueillir désormais qu'aux alentours du million de passagers/an pour avant tout des vols chartérisés vers une vingtaine de destinations plus quelques villes européennes desservies en régulier.
Quant à l'aéroport Franco‑Suisse de Bâle‑Mulhouse, il demeure celui qui offre le plus de possibilités charters au niveau province (jusqu'à 80 destinations) en accueillant à la fois des vols de voyagistes français, suisses et allemands. Il se classe chaque année parmi les dix premiers aéroports de province.
Même si Lyon n'est que le deuxième aéroport de province derrière Nice ou que Genève n'est pas loin, c'est la ville qui dispose peut‑être du plus grand choix. On peut ainsi s'envoler en vol régulier direct ou low cost vers une cinquantaine de villes étrangères plus largement autant en charters (la moitié en hiver). La bonne desserte d'une partie de l'Europe, la Méditerranée, les Dom et ponctuellement l'Amérique du Nord font que l'aéroport accueille près de 8,5 millions de passagers/an.
A signaler que si autrefois l'aéroport de Clermont Ferrand détenait la deuxième place régionale, celui‑ci s'est vu détrôné par Grenoble qui bénéficie de la présence de low cost à destination notamment du Royaume‑Uni.
S'il est une région peu homogène en matière de transports aériens c'est bien celle‑ci. Quoique l'aéroport Niçois demeure le premier de province, il propose toutefois bien moins de destinations grand public que son homologue marseillais. À l'opposé Marseille dispose d'une bonne couverture géographique des destinations touristiques charters et des villes européennes (plus quelques africaines) traditionnellement desservies par vols réguliers. Également à noter une forte présence des low cost. En tout l'aéroport offre plus d'une soixantaine de destinations étrangères en direct.
A signaler aussi que l'aérien de/vers la Corse se porte bien grâce comme toujours à des vols vacances et la desserte du continent. Ainsi les aéroports de Bastia et Ajaccio accueillent plus d'un million de passagers/an.
Des trois "gros" aéroports de la région, Montpellier est logiquement le plus petit. Son trafic se fait beaucoup sur Paris et les dessertes étrangères directes sont rares.
Le milieu des années 90 aura été décisif dans le match Bordeaux‑Toulouse pour la suprématie régionale. Et si l'activité bordelaise demeure conséquente, c'est Toulouse qui a connu le plus bel essor grâce notamment à sa liaison sur Paris peu concurrencée par le TGV et à l'intérêt croissant des voyagistes et des compagnies pour la ville. Résultat: avec plus de 7,5 millions de passagers/an Toulouse‑Blagnac reçoit presque deux fois plus de monde que Bordeaux‑Mérignac.