On peut cependant toujours se consoler en se disant que pour voyager un petit vocabulaire de base peut être suffisant et offre déjà un certain nombre de possibilités. C'est d'ailleurs à cet effet qu'ont été créées diverses applis ou les traductrices multi‑langues de poche. De 4 à 10 langues traduites par mots ou phrases pour venir au secours de ceux qui se sentent vraiment peu doués.
Mais de toute manière, qu'on le veuille ou non, l'anglais tend de plus en plus à apparaître comme la langue universelle, ce qui limite dans un certains sens le nombre de langues "utiles" au voyageur (prévoir son dictionnaire). Car il est vrai que dans quasiment partout, on trouvera toujours quelqu'un (pas toujours rapidement il est vrai) ayant quelques vagues notions de cette langue. Et de fait, le voyageur francophone qui maîtrisera un minimum l'anglais, mais aussi un peu l'espagnol (une bonne ouverture vers le portugais), ne rencontrera pas trop de difficultés pour voyager aux quatre coins du monde.
Dans la pratique, avec seulement 40 ou 50 mots on peut arriver à dormir, manger et demander son chemin sans trop de difficultés, même s'il faut ensuite comprendre les réponses. Dans ce cas, pas la peine de trop se préoccuper de la grammaire, autant aller au plus simple. Par exemple, plutôt que d'apprendre des mots et leurs contraires, mieux vaut savoir et employer un terme de négation en remplacement (ex.: "bon" et "pas bon"), et si vous dîtes "je suis hier" pour "j'étais" tout le monde comprendra. Et de toute manière, il ne faut pas oublier non plus que la communication passe aussi par les gestes et autres formes d'expressions possibles et imaginables.
A un autre niveau, avec 500 mots environs et quelques notions grammaticales, on peut parfaitement se faire comprendre et saisir l'essentiel du discours des autres (environ 10% des Français ne disposent que d'un vocabulaire usuel de..... 500 mots de français).
Bien entendu, faut‑il encore apprendre ce minimum. Comme pour beaucoup de choses, cela dépend évidemment de sa motivation et de sa volonté, surtout si l'on a décidé d'apprendre seul. À l'évidence une langue pour laquelle l'alphabet utilisé est identique au nôtre semble plus simple à apprendre. Mais attention aussi à la reproduction des sons; ainsi à ce niveau le japonais est, d'après les linguistes, presque aussi facile que l'espagnol. À cet effet, des méthodes audios peuvent s'avérer utiles pour la prononciation.
Donc, si l'on ne souhaite qu'apprendre les bases nécessaires au voyage, les collections de guides spécialisés en la matière semblent suffisantes. On y trouve généralement le vocabulaire ainsi que les phrases "toutes faites" des différentes situations auxquelles on peut être confronté.
Dans le cas contraire, des méthodes plus complètes existent dans diverses collections. Et par la suite, dès lors que l'on possède certaines notions, on peut s'attaquer aux romans et nouvelles bilingues ou encore aux revues spécialisées dans le perfectionnement d'une langue, sans oublier les BD bilingues facilement compréhensibles, avant de terminer par les médias étrangers.
Mais l'essentiel est de choisir les ouvrages ou les méthodes adaptés à ses goûts, car en matière de langues, le meilleur moyen d'apprendre reste l'envie.
Ou tout du moins acquérir quelques bases utiles aux voyages. C'est tout à fait possible avec des sites spécialisés en ce domaine et surtout l'arrivée massive d'applications dédiées qui permettent au minimum d'apprendre (et d'écouter) le vocabulaire de base plus quelques expressions usuelles. Et vu le choix qui existe désormais, on peut donc trouver maintenant sans problème le plus adapté à ses attentes (langues, niveau, méthode...).