S'il est une chose devant laquelle nous ne sommes guère égaux, c'est bien le mal de mer! En effet, certains n'en subiront jamais les effets, d'autres en souffriront à l'occasion, et les plus malchanceux devront faire avec la plupart du temps; y compris d'ailleurs s'ils sont marins chevronnés.
Au delà de cette inégalité "naturelle", le type d'embarcation sur lequel on se trouve, l'état de la surface de l'eau et le temps passé hors terre ferme sont bien sûr des causes certaines au niveau du mal de mer. Sur rivières, lacs, mer calme pour de courtes traversées très peu de risques d'être malade. Par contre, évidemment, pour peu que le trajet dépasse quelques dizaines de minutes en mer, les risques augmentent.
Concrètement, le bateau sur lequel on se trouve joue un rôle important, et si les paquebots de croisières, cargos, ferries sont équipés de dispositifs contre le roulis et le tangage permettant de moins ressentir les effets de la mer, les voiliers et autres petites embarcations sont de fait moins bien "protégés" en ce domaine. Ce qui ne veut pas dire pour autant, que sur un gros bateaux il n'y aura pas de problèmes, notamment par gros temps.
Schématiquement, le mal de mer provient du fait que le corps et les sens (dont bien sûr la vision) doivent s'adapter à un nouveau rythme (celui de la mer) qui traditionnellement n'est pas le leur; du moins pour une très grosse majorité de gens. Donc, les symptômes apparaissent généralement dès le premier jour et ce n'est qu'au fil du temps que l'organisme va s'habituer au rythme du navire. À remarquer qu'à l'inverse, au retour sur terre, celui‑ci peut avoir également à se réadapter, d'où ce que l'on appelle couramment "le mal de terre".
Un peu comme pour la peur en avion, l'anxiété à l'idée de partir en mer et la consommation d'excitants (alcools, tabac...) sont des phénomènes aggravants. Dans les deux cas d'ailleurs, autant arriver tranquillement à l'embarquement, en ayant privilégié une nourriture légère ("utile" aussi en cas de vomissements) et dans une tenue dans laquelle on se sente à l'aise et qui le cas échéant protège bien du froid. Même chose d'ailleurs pendant toute la traversée.