Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Alanay · 28 septembre 2013 à 21:31 · 401 photos 161 messages · 34 participants · 36 285 affichages | | | | 28 septembre 2013 à 21:31 · Modifié le 29 sep. 2013 à 23:14 Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 1 de 161 · Page 1 de 9 · 14 951 affichages · Partager Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !
Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d' Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.
Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut... Celles des fils électriques.
et qui dit animation, dit habitation !!!
Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.
Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,
... et de ci, de là des... « Apple store » !!!
Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant...
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés,... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme,.... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.
On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante. Image attachée: Photo postée par le membre Alanay. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Alanay · 28 septembre 2013 à 21:48 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 2 de 161 · Page 1 de 9 · 14 898 affichages · Partager Bonsoir,
Votre CR est merveilleux, je vais le suivre avec beaucoup d'attention, nous allons y passer 3 semaines voir 4 en été 2014, et je commence à m'informer...
cordialement | | | À: Alanay · 28 septembre 2013 à 22:01 · Modifié le 29 sep. 2013 à 23:33 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 3 de 161 · Page 1 de 9 · 14 894 affichages · Partager Lundi 5 – Hanoi
À 8h, nous rencontrons Chung, notre guide qui nous accompagnera durant notre périple dans le Nord et jusqu'à Ninh Binh, dans le centre. Guide francophone depuis quelques années, Chung aime profondément son pays et aura à cœur de partager cet attachement.
Aujourd'hui, journée culture avec la visite des principaux centres d'intérêt d’ Hanoi: le mausolée d' Hô Chi Minh (que nous ne verrons que de l’extérieur car fermé le lundi) et la pagode au pilier unique, les rives du Lac Truc Bach et la pagode Tran Quoc, le temple de la Littérature, le temple Ngoc Son érigé sur une petite île du lac Hoan Kiem.
Nous ne sommes pas mécontents d'être véhiculés pour ce circuit dont les centres d’intérêts ne sont pas tous proches. Le décalage horaire se faisant encore sentir, nous écourtons un peu la visite de la Veille ville que nous avons déjà arpentée la veille.
Le midi, GP Travel nous a réservé une table au Tonkin, restaurant dans un cadre colonial, où nous sera servi un menu découverte de diverses spécialités culinaires de la capitale. On se régale !
Dans l'après-midi, nous assistons à un spectacle de marionnettes sur l'eau. C'est bien évidemment orienté "touristes étrangers", même si de telles prouesses sont encore en vogue dans quelques villages du delta du Fleuve Rouge. Si certains ont quitté la salle avant la fin de la prestation, nous avons pour notre part apprécié la dextérité des manipulateurs qui debout dans l'eau jusqu'à mi-cuisse et cachés derrière un rideau, manipulent avec une aisance déconcertante les perches, tiges, gaines et charnières et donnent ainsi vie aux marionettes de personnages et animaux qui nous content des scènes de la vie rurale. Le spectacle est joyeux.
Dîner à nouveau dans un restaurant de rue, le Banh Ghoi semble bien apprécié par le LP mais sur place, il ne nous inspire pas du tout. Nous irons chez un de ses voisins. Nous poursuivons la soirée à déambuler dans le labyrinthe des rues du Vieux Hanoi on ne se lasse pas de cette animation permanente. La fatigue a néanmoins raison de nous, d’autant que demain c’est le grand départ pour les montagnes du nord ouest.
Image attachée: Photo postée par le membre Alanay. | | | À: Mirkasand · 28 septembre 2013 à 22:09 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 4 de 161 · Page 1 de 9 · 14 884 affichages · Partager 3 semaines voir 4 en été 2014,
Vous allez vous régaler ! Nous y sommes restés "seulement" 3 semaines : nord ouest, baie d'halong, puis le centre. Des régions fort différentes, de très beaux paysages, et toujours, toujours des gens souriants et gentils.
Bonne préparation | | | À: Alanay · 28 septembre 2013 à 22:58 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 5 de 161 · Page 1 de 9 · 14 869 affichages · Partager Mardi 6 – Hanoi / Nghia Lo
Départ à 8 h de l'hôtel pour une première escale au musée d'ethnographie.
Voilà une très belle introduction à tout voyageur qui s’apprête à visiter l’une des régions encore habitée par des ethnies minoritaires. Si la population vietnamienne est à plus de 85% composée de Viêt appelés également Kinh, elle dénombre également 53 ethnies dites minoritaires, présentes essentiellement dans les montagnes du Nord. Ces groupes se distinguent par leurs propres coutumes, leur langue, leur mode de vie et surtout leur costume. Reconnus par le gouvernement, ils bénéficient de certaines aides améliorant leur quotidien qui reste néanmoins très frugal.
Une grosse averse nous conduit à écourter notre visite extérieure peu importe, nous verrons les vrais habitats durant notre périple. Puis longue route pour Nghia Lo. La distance n'est pas très importante (220 km) mais la vitesse sur la route est réduite. Tout d'abord en ville, la vitesse est limitée et Hanoi est très étendue car y sont progressivement rattachées les bourgades environnantes. Par ailleurs, transportant des touristes, le chauffeur se doit d'être prudent, les contrôles dont il pourrait faire l'objet seraient sévères.... au moins, nous avons le temps d’admirer le paysage et d’obserser la circulation.
A Thanh Son, nous faisons un arrêt pour déjeuner dans un restaurant local : soupe de liserons d'eau, riz, nems, lamelles de porc avec petis légumes, tofu, travers de porc... tous les plats arrivent en même temps, on joue à la dinette, le maniement des baguettes se fait plus agile... Un jeune autochtone, Hu, qui a été stagiaire durant 4 mois auprès de l’agence GP Travel tout en poursuivant des études de droit à l'université d’ Hanoi nous invite dans sa famille. Ses parents sont commerçants en face de l'école : la boutique est installée dans la pièce principale de la maison au sol carrelé et aux murs peints. Ainsi, durant la journée, les articles de papeterie, de droguerie et de sucreries sont exposés sur des étagères mobiles. La nuit venue, ces meubles légers, seront repoussés, le rideau de fer sera tiré et le magasin devient la pièce principale de la famille. La conversation s’engage très vite autour d’une tasse de thé et de fruits.
La route est de plus en plus verdoyante et prend peu à peu de l’altitude. Nous faisons un arrêt près de champs de thé, culture principale de la région. Nous ne sommes qu’à 150 km d’ Hanoi, ici tout est vert et paisible.
Nous ne pourrons malheureusement pas accèder aux champs des anciens théiers de Suoi Giang car la piste de latérite a été pour partie emportée par un déluge récent. C’est la seule et unique fois du voyage que la météo contrarira notre programme....
En milieu d’après midi, nous arrivons chez notre hôte dans un petit village des environs de Nghia Lo. Le ciel commence à se couvrir mais nous échapperons à la pluie et ferrons tranquillement une promenade à travers le village habité par des Thai noirs. Le qualificatif de « noir » est lié à la couleur de la jupe longue en soie que portent les femmes le blanc est réservé au deuil. La coiffure des femmes traduit leur situation matrimoniale ainsi une femme mariée nouera ses cheveux en chignon au sommet de sa tête, maintenu par une pique en argent, et une coiffe d'un tissu noir brodé, appelé turban pieu.
La plupart des maisons sont construites sur pilotis et celle de nos hôtes est indéniablement la plus belle du village. Toute en bois vernissée érigée sur un sol bétonné, elle se compose de deux espaces de vie : au rez de chaussée, l’espace de jour, ouvert en plein air avec un peu plus loin, un coin cuisine et salle d’eau et sanitaires à l’extérieur et à l’étage une belle et grande pièce, espace de nuit : les lits doubles à même le sol sont séparés par des rideaux et protégés de moustiquaires. C’est donc sommaire mais d’une propreté d’autant plus remarquable que nous sommes au milieu des champs parfois boueux et très souvent humides, culture du riz oblige.
La maîtresse de maison est aux fourneaux avec sa fille, on aimerait l’aider mais on se sent un peu gauche. Quelques sourires et mimiques plus tard, on se sent mieux. Des voisins et amis arrivent, mettent la main à la pâte, le couvert est vite dressé. La nuit tombe, les douches nous ont raffraîchis.
Hum, tout cela sent bien bon, les plats mijotent, les doigts alertes coupent les herbes fraîches ramassées en juste quantité dans le jardin,... hum, on commence à saliver. Nous voilà prêts pour passer aux choses sérieuses, on s’installe à table... mais pas question de sacrifier au rituel : il faut trinquer à l’alcool de riz fait maison. Les verres sont petits (2cl, guère plus), vite remplis on lève le coude... et hop, cul sec. On se congratule, on serre la main de tout un chacun. Et un second entame sa tournée... on lève le coude... et hop, cul sec... on se congratule, on sert la main de tout le monde... tiens ! les joues ont rosi. En un troisième entame sa tournée... on lève le coude... et hop, c’est bon, le rituel est acquis... De nombreuses poignées de main plus tard, on rit, on rigole,... les questions fusent, on rit, on rigole... ah oui, on lève le coude.... Le diner est délicieux. Que dis-je ? Un festin de roi. Une multitude de plats différents, tous très frais. Indéniablement, l’un des meilleur repas de notre séjour. Le petit déjeuner du lendemain sera du même accabit. Hum ! J’en ai les papilles qui se trémoussent, rien que d’y repenser ! Cette soirée restera un temps fort de notre séjour. | | | À: Alanay · 29 septembre 2013 à 7:14 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 6 de 161 · Page 1 de 9 · 14 839 affichages · Partager j'adore et attends la suite avec impatience! | | | À: Alexval2 · 29 septembre 2013 à 16:07 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 7 de 161 · Page 1 de 9 · 14 782 affichages · Partager j'adore
MERCI   
j' attends la suite avec impatience!
La voici | | | À: Alanay · 29 septembre 2013 à 16:47 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 8 de 161 · Page 1 de 9 · 14 768 affichages · Partager Mercredi 7 – Nghia Lo / Tu Lé
Après une bonne nuit et un petit déjeuner délicieux, nous faisons nos adieux à nos hôtes et nous nous rendons au marché quotidien de Nghia Lo. Ici aucun touriste, des commerçants et surtout des paysans qui viennent vendre les excédents de leur production familiale. Nous croiserons quelques représentants de différentes ethnies minoritaires facilement reconnaissables par leur tenues colorées.
Chung nous explique les différents fruits et légumes et fait quelques emplettes pour notre pique nique du lendemain.
On ouvre de grands yeux : Tiens, des grenouilles, un peu plus loin des vers à soie. Ici, des fruits du dragon,...
Notre étape du jour est assez courte : 180 km. La route est bonne, et surtout très belle. Beaucoup la dénomme « la route des photographes ». Ce nom n’est surement pas ursupé, les paysages sont verdoyants, les reliefs sont doux, la terre est modelée par le travail humain. Ici pas de cultures intensives, les parcelles de terre forment comme un puzzle aux pièces de formes variées.
Nous marquons un premier arrêt près de champs de thé. La cueillette des feuilles est une tâche plutôt féminine, les hommes veillant à l’entretien des plantations. Les arbustes sont régulièrement taillés de sorte à présenter leur feuillage en « plateau ». La récolte se fait de préférence le matin car la teneur en tanins des feuilles est alors supérieure à celle de l’après-midi. Les feuilles sont choisies et cueillies une à une, mises dans un panier en osier puis acheminées pour être séchées.
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons pour une promenade à travers champs qui nous mènera à un village de Dzao aux dents noires. L’ethnie des Dzao, ou Dao, se compose de plusieurs groupes qui vivent essentiellement dans les montagnes du Nord Vietnam. Hommes et femmes portent une veste et un pantalon teints à l’indigo et, nouée à la taille une large ceinture colorée. Un foulard de même coloris couvre la tête.
Outre leur habillement, et le port de bijoux en argent ou en bronze, les Dzao aux dents noires se singularisent par le laquage de leurs dents, opération complexe qui consiste à colorer définitivement les dents en noir. Dès que les dents définitives ont pris place, elles sont enduites pendant plusieurs nuits d’un mélange fermenté de couleur blanche l’exercice est difficile car il faut éviter de saliver pour ne pas diluer la teinture. Un an plus tard, une autre teinture, de couleur rouge sera appliquée, puis quelques jours plus tard, les dents seront enduites d’une teinture noire. Il reste alors à les recouvrir d’une résine qui confère un brillant inaltérable. Tous ces produits sont bien évidemment totalement naturels : gomme laque (stick-lac), jus de citron, résine d’écorce de noix de coco,.... tels sont les principaux ingrédients. Si le laquage des dents protège contre la carie, il est néanmoins de plus en plus oublié par la jeune génération qui ne le considère plus comme un canon de beauté.
La doyenne nous accueille chaleureusement, elle s'étonne de la blancheur de notre peau
et les questions fusent. C'est vrai que les vietnamiens, en général, ne s'embarrassent pas de circonvolutions, les questions sont directes et portent sur l’âge, la composition familiale, le travail,... Le premier moment de timidité passé tant pour nous que pour eux, on en vient vite à se prendre au jeu des questions – réponses. Chung, notre guide, met tout le monde à l’aise. La spontanéité des enfants et les mimiques des bébés amusent de suite. C’est fou comme on peut communiquer avec si peu de mots.
Image attachée: Photo postée par le membre Alanay. | | | À: Alanay · 29 septembre 2013 à 16:47 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 9 de 161 · Page 1 de 9 · 14 770 affichages · Partager Que de souvenirs qui me reviennent en vous lisant.
Ah, ce Bo Bun....il vous aura donc aussi marquée et je ne parle pas de ces petits verres d'alcool de riz!!  .
j'ai hâte de lire la suite! | | | À: Asia7 · 29 septembre 2013 à 17:03 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 10 de 161 · Page 1 de 9 · 14 762 affichages · Partager ce Bo Bun....il vous aura donc aussi marquée
Nous avons tous apprécié la cuisine vietnamienne durant tout notre séjour. Mais c'est vrai que certains repas nous ont marqué plus que d'autres. Le Bo Bun du restaurant de rue Bun Bo Nam Bo à Hanoi a été l'un d'eux. Tiens, j'y retournerai volontiers de suite !
ces petits verres d'alcool de riz!!
oui, une quasi institution....  Là, pas sûre que j'y retournerai de suite ! | | | À: Alanay · 29 septembre 2013 à 18:04 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 11 de 161 · Page 1 de 9 · 12 062 affichages · Partager Mercredi 7 – Nghia Lo / Tu Lé (Suite)
Après un bon déjeuner de nems, choux, viande de porc, riz et bananes dans un restaurant / cantine, nous partons pour une promenade dans la plaine. L'animation est à son comble, les enfants mènent les buffles, les femmes sont aux champs, les hommes assurent le transport sur leur moto tout terrain. Les paysages sont splendides ici un cours d’eau, là des rizières, un peu plus haut des plantations de maïs. Une nuée de petits garçons nous suit, rieurs, rivalisant de galipettes et autres pitreries.
Nous croisons trois femmes Hmongs qui montent dans les collines environnantes avec leurs paniers pour ramasser le maïs. Le temps est devant nous, rien ne presse et Chung obtient facilement leur acquièssement pour qu'on les suive. Quelle chaleur ! Le chemin grimpe, on traverse un « hameau » puis un autre, on croise des buffles. Le sentier se rétrécit pour ne devenir qu’une petite sente de terre. Le denivelé se fait de plus en plus fort. On s'essouffle, on sue à grosses gouttes, on se liquéfie... mais comment peut on perdre autant d’eau en si peu de temps. On peine à suivre ces 3 femmes fluettes couvertes de la tête aux pieds pour ne pas prendre le soleil et qui n’ont qu’une simple paire de tongs aux pieds. Pas d’arbre, ni d’arbuste... la végétation est trop basse pour nous offrir de l’ombre bienveillante. Mais comment font elles ? Trois à quatre fois par jour, en période de récolte, elles montent ainsi au champs qui est tellement pentu que le travail ne peut qu’y être manuel.
Ouf, nous voici arrivés. Il est temps maintenant de se mettre au travail. Notre apprentissage commence. Deux femmes ramassent les épis et nous les remettent, charge à nous de faire comme la troisième pour effeuiller les épis. Un peu d'air circule, on met tout notre cœur à l'ouvrage. Les paniers sont chargés, 20 kg chaque, un par épaule et voici nos 3 femmes et le mari de l’une d'elle qui nous a rejoint, prendre leur lourd chargement et redescendre. Nous aurons du mal à les suivre ! En chemin, les uns et les autres s'étonnent que la cueillette ait été aussi rapide, tout fier l'homme de la famille explique l'aide apportée par les "thaïs"... les « thaïs », ce sont les étrangers pour les Vietnamiens. « Thaïs, thaïs... », voilà des exclamations surtout enfantines que l’on entendra souvent sur notre passage durant notre séjour !
De retour dans la plaine, à la rivière, nos chemins se quittent mais nos compagnons de travail nous proposent d'aller boire une tasse de thé chez eux. L'habitat est très sommaire, la maison est sur pilotis, de simples planches de bois, souvent disjointes, font office de plancher. Après le thé, le verre d'alcool de maïs s'impose, puis un second.... On trinque, on retrinque... Notre hôte nous propose spontanément gîte et couvert. Ces gens qui n'ont rien sont prêts à nous offrir ce qu'ils ont de plus cher pour un simple coup de mains. Quelle leçon d'hospitalité.
Nous reprenons notre chemin, sommes interpellés par la seconde femme qui nous propose également de prendre le the. La journée est déjà bien avancée, l’orage menace, aussi nous déclinons son offre.
Peu après être arrivés à l'hôtel, la pluie tombe à verses. Elle ne cessera de toute la nuit. L'hôtel est très grand, propre, presqu’impersonnel et nous y serons quasiment les seuls. La nuit sera plus ou moins bonne, les matelas enfin ce qui en fait office, sont terriblement durs. Image attachée: Photo postée par le membre Alanay. | | | À: Alanay · 29 septembre 2013 à 18:46 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 12 de 161 · Page 1 de 9 · 12 048 affichages · Partager Le Bo Bun du restaurant de rue Bun Bo Nam Bo Visiblement nous connaissons les mêmes bonnes adresses!
Nous y retournons en Avril 2014.....en attendant, quand la nostalgie est trop forte, je bidouille un peu  . Me fournissant ds le 13° à Paris mes soupes et autres mets ont quelques ressemblances (modestes) avec cette délicieuse cuisine.
A quand la suite?
Nous avons fait le quasi même parcours en 2012, j'ai hâte de vous lire et d de voir vos très belles prises. | | | À: Asia7 · 29 septembre 2013 à 18:48 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 13 de 161 · Page 1 de 9 · 12 045 affichages · Partager Oups, vous avez été plus rapide que moi!
Que c'est beau............, il me tarde vraiment que le printemps revienne!!! | | | À: Asia7 · 30 septembre 2013 à 23:19 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 14 de 161 · Page 1 de 9 · 11 980 affichages · Partager Bonjour Fabienne,
les mêmes bonnes adresses!
oui, cité par LP et recommandé récemment sur VF par Nancy, que je remercie au passage 
Certes, on peut s'approvisionner chez Tang et autres, mais rien ne vaut la fraîcheur des produits locaux.  Ah ces ananas juteux ! Ah ces fruits du dragon gouleyants ! Ah ces ramboutans (dits litchis chevelus)
A quand la suite?
Elle arrive... tout doucement !.... mais avant le printemps.... c'est promis | | | À: Alanay · 4 octobre 2013 à 16:45 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 15 de 161 · Page 1 de 9 · 11 899 affichages · Partager Hello Armelle  ,
Quel plaisir de découvrir ton carnet, un plaisir à lire et que de souvenirs  ... encore frais pour nous 
C'est vrai que l'hospitalité au Vietnam n'est pas un vain mot, on est toujours accueilli avec le sourire et ils sont aussi curieux de nous que nous d'eux. Cerise sur le gâteau, en général ils aiment les photos  . Il ne faut juste pas prendre les femmes enceintes et les bébés très jeunes en photo, du moins dans certaines ethnies.
Vivement la suite   
amicalement
Max | | | À: Max68 · 5 octobre 2013 à 17:26 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 16 de 161 · Page 1 de 9 · 11 850 affichages · Partager Bonjour Max,
Merci de ta visite.
l'hospitalité au Vietnam n'est pas un vain mot
Tout à fait d'accord. Beaucoup de sourires, toujours des sourires, de nombreuses rencontres, des échanges certes sommaires mais dénués de tout intérêt mercantile.
A bientôt pour la suite | | | À: Alanay · 5 octobre 2013 à 18:13 · Modifié le 5 oct. 2013 à 22:16 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 17 de 161 · Page 1 de 9 · 11 835 affichages · Partager Jeudi 8 : Tu Lé – Mu Cang Chai
La pluie n’a pas cessé de toute la nuit. Les sols sont bien détrempés. Le paysage si verdoyant hier est à peine visible, masqué par un rideau de pluie. Nous décidons de reporter notre départ l’étape du jour est courte : 50 km à parcourir, en principe en 1h30.
Vers 10h, la pluie s'est calmée, nous prenons la route. Après environ 30 km de route sinueuse et pentue nous sommes au col de Khau Pha dit aussi Kau Pa. Nous marquons l’arrêt car le lieu est réputé comme l’un, si ce n’est le plus beau col de cette route 32. A environ 1 200 m d’altitude (certains disent 1.500 m), il offre une vue sur une large vallée de Tu Lé. Le temps reste maussade et nous ne bénéficierons pas de la luminosité de la veille, mais que le panorama est beau.
Il y a très peu de circulation. La route est fort abîmée, l'eau ruisselle des collines; des éboulis de terre bien rouge se forment. Certaines mottes de terre encombrent déjà la chaussée. Le chauffeur, très prudent, roule doucement, en ayant un œil sur la route et un autre, vif et alerte, sur l’amont pour surveiller l'éboulis en cours. Nous passons sains et saufs, et apprendrons le soir qu'une demie heure plus tard, la route était bloquée. Les véhicules ont du patienter plus de 6 heures que les engins de la voirie leur dégagent le passage.
Dans le village de Nga Ba Kim, nous rencontrons un guide local qui nous emmène randonner dans les rizières en plateau de La Pan Tan. Pourquoi un guide local ? On s’apprête seulement à traverser les vallées ouvragées des rizières aucun obstacle majeur ne nous attend, la randonnée relève plus de la promenade que du treck. Seul le climat chaud, humide et particulièrement lourd en cette journée orageuse nous affecte, quoique l’on commence à bien s’acclimater. Alors pourquoi un guide local ? Officiellement, il s’agit de faciliter notre contact avec une population qui parle son dialecte, inconnu de notre guide et de la quasi totalité des Viets. Officieusement, il convient de s’assurer que nous ne tiendrons aucun discours subversif auprès de personnes considérées comme sensibles.
Les paysages sont sublimes. On quitte très rapidement le sentier cimenté, le chemin s’éloigne des habitations, et serpente à travers de belles rizières. L’intervention de l’homme ici relève d’un patient travail sur de nombreuses années : les parcelles sont petites et de formes variées. Les terrasses se superposent avec harmonie aux flancs parfois abrupts des montagnes. Les écoulements d’irrigation se succèdent. Entre les rizières, des bosquets d’arbustes donnent une autre tonalité de vert des barrières de bambous délimitent les terres. En cette saison, les champs offrent un camaïeu de vert de toute beauté. L’absence de soleil n’offrira pas la luminosité optimale et pourtant le panorama est vraiment époustouflant.
Le chemin est tellement boueux que certains équipent leurs motos de chaînes.
Le ciel brutralement s’obscurcit et en un temps record, nous prenons une douche dans la plus verte salle de bains du monde ! Mouillés, trempés,... heureusement l’air reste chaud et l’on sèche vite.
Une famille de Hmongs noirs nous offre le toit de leur modeste demeure ; sol en terre battu, un foyer au centre, quelques tabourets, une table basse, une télévision antique qui trône sur un buffet. Les femmes se mettent en retrait et nous invitent à nous installer pour déjeuner. Chung nous a préparé un délicieux pique nique : riz gluant présenté dans des feuilles de palmiers, œufs durs, tomates, sel au sésame pilé, paté, Vache qui rit (dite vache de Paris), et bananes. Le riz gluant, parfumé et plein de saveurs est un festin à lui seul.
Le ciel est plus clément, nous continuons notre randonnée, et traversons un torrent sorti de son lit en raison des pluies récentes. Le paysage est toujours aussi somptueux. Les terrasses semblent avoir été ciselées par un artiste. Les irrigations sont parfaitement maîtrisées de sorte à ce que celles d’amont alimentent celles d’aval sans débordement avec un débit régulier et constant. Quelle harmonie ! On ne se lasse pas de ce spectacle, découvrant de nouvelles formes à chaque détour du chemin. Quel savoir faire ! C’est un travail d’orfèvre transmis de générations en générations qui permet ainsi d’investir les sols les plus pentus.
En 2007, le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a classé patrimoine national les quelque 500 hectares de rizières en gradins situées dans les 3 communes de Zê Xu Phinh, La Pán Tân et Chê Cu Nha, district de Mù Cang Chai. Ce classement en tant que patrimoine national participe à une reconnaissance des ethnies qui ont su trouver une méthode adaptée de riziculture sur les terres accidentées et difficiles des monts et vallées, et de façon plus générale invite l’ensemble de la population vietnamienne à se comporter plus respectueusement envers l’environnement et la nature.
Nous poursuivons jusqu'à Mu Cang Chai, petite localité où nous passerons la nuit dans une maison d’hôtes, un peu à l’écart de la bourgade. La construction est sur pilotis, l’étage sur un beau parquet vernissé est dédié aux invités : d’un coté des lits doubles séparés par de légères cloisons, de l’autre un vaste espace où nous dinerons avec Chung et Chin.
Cela ne fait que 3 jours que nous avons quitté la trépidante et effervescante Hanoi et guère plus que nous sommes dans ce beau pays, et déjà nous nous y sentons tellement bien. De si étonnants paysages, une météo un peu fantasque mais plutôt clémente, un environnement si paisible, des inconnus qui nous accueillent à bras ouverts...
Tiens, si on fêtait cela ! Trinquons donc à notre bonheur, trinquons à notre chauffeur qui nous mène avec prudence, trinquons à Chung dont l’enthousiame est communicatif, trinquons,...
Le diner est un délice : poisson cuit à la vapeur dans des feuilles de bambou, riz, nems crues et nems cuites, soupe de feuilles de liserons, chou vert et chou blanc cuits, lamelles de poulet avec petits légumes. On se régale. | | | À: Alanay · 5 octobre 2013 à 18:29 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 18 de 161 · Page 1 de 9 · 11 826 affichages · Partager Quel bonheur que de vous lire, vos pages sont un voyage à elles seules. MERCI, infiniment! | | | À: Alanay · 5 octobre 2013 à 18:55 · Modifié le 17 oct. 2013 à 23:03 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 19 de 161 · Page 1 de 9 · 11 820 affichages · Partager Vendredi 9 : Mu Cang Chai - Sapa
Après un bon petit déjeuner de crèpes et de fruits frais, nous prenons la route pour Sapa. La route est sinueuse et traverse des vallées peu larges. La circulation est toujours une source de curiosité pour nous.
Mais qu’est ce ?
Une femme fait sécher des nouilles de riz, sur le bord de la route.
Très souvent, ici ou ailleurs, les véhicules dévient légèrement leur route en effet, le bitume est utilisé pour y faire sécher là, du riz, plus loin des épis de maïs, ici, des feuilles de thé ou encore des piments, des cacahuètes... Les règles de circulation sont déjà assez innatendues encore faut il tenir compte de ces obstacles ! On est tout de même sur la route principale de la province !
Aujourd’hui n’est pas coutume, le déjeuner est constitué d’un plat unique : du riz sauté avec des légumes et des lamelles de poulet, spécialité de la région que nous apprécierons tout particulièrement. Décidemment la gastronomie vietnamienne nous plait de plus en plus.
Ainsi rassasiés, nous quittons la route principale et parcourons quelques kilomètres sur une piste de latérite pour rejoindre un village de Lao Lu aux dents noires.
Notre visite se fait plutôt discrète. En effet, l’accès à ce village n’est possible que sur autorisation préalable à demander le jour même aux autorités locales qui décideront plus ou moins vite et avec plus ou moins d’entrain de leur réponse....
Si le Vietnam a fait preuve ces dernières années d’un certain libéralisme économique, certaines libertés sont encore fortement écornées. Ainsi le régime politique en place n’est pas prêt à lacher du lest dans un autre domaine, celui de l’expression : censure d’émissions télévisées, limitation des programmes audiovisuels étrangers, surveillance de l’accès et de l’utilisation d’internet. Le gouvernement vietnamien a publié en 2013 un décret sur la gestion, la fourniture, l'utilisation des services d'Internet et des informations en ligne. Ainsi, l’utilisation du web pour les internautes est limitée à « fournir et échanger des informations personnelles ». Les commentaires et appréciations sur les informations émanant de la presse officielle ou de sites contrôlés par l’Etat sont proscrits. Il est également interdit aux fournisseurs de services Internet de « fournir des informations contre le Vietnam, portant atteinte à la sécurité nationale, à l’ordre social et à l’unité nationale. » L’argumentaire du Parti Communiste Vietnamien en faveur de cette censure vaut la lecture : dangcongsan.vn/...05117&CO_ID=8057
Concernant les freins à la libre circulation, s’agit il de « protéger » des populations perçues comme des peuples primitifs et exotiques ou bien faut il les « écarter » d’élèments perturbateurs qui pousseraient ces communautés à réclamer plus d’indépendance et d’autonomie ?
Les Lao Lu aux dents noires sont très peu nombreux (5.600 habitants au Vietnam en 2009 ??) ils vivent en harmonie avec la nature, ont un rythme de vie très calme. Les femmes s’activent sur leur métier à tisser, les plus agés s’adonnent aux travaux de vannerie. Les maisons faites de planches de bois sont à double toît celui de derrière est plus court que celui de devant qui couvre l’escalier d’entrée.
Nous poursuivons notre route et montons pendant une cinquantaine de kilomètres à 2.070 mètres d’altitude jusqu'au col O Quy Ho aussi surnommé « Roi des cols du Nord Ouest ». En général, coté Lai Châu d’où nous venons, le climat est ensoleillé et sec, alors que sur le versant Lao Cai, où nous allons, il est froid et venteux. Pour nous, ce sera averses intermittentes des deux côtés.
En milieu d’après midi, nous arrivons à Sapa, station climatique de l’époque coloniale, fondée par les français en 1922. Les colons, fuyant la moiteur des plaines, venaient passer leur été dans cette région au climat plus tempéré, surnommée « les Alpes tonkinoises ». Bombardée et abandonnée en 1952, la ville se reconstruisit une dizaine d’années plus tard. Aujourd’hui, et depuis une vingtaine d’année, Sapa est le cœur touristique du Nord Ouest, base de randonnées et centre d’habitat de plusieurs ethnies minoritaires.
Est ce le temps maussade qui a retenu tout le monde en ville ? Est ce une sur-population chronique ?... On peine à se frayer un chemin dans les rues étroites de Sapa, on entend parler de toutes les langues, un mot revient très souvent : « dollars »... La visite du marché couvert ne nous convaint pas beaucoup : beaucoup de babioles probablement importée de la Chine très proche, peu d’artisanat,... tout cela nous paraît un peu surfait après ces trois jours d'immersion totale.
Le brouillard ne se lève toujours pas, il pluviote.
Sapa.... Ça lasse... on se réfugie dans nos chambres confortables du « Boutique Sapa View ». Surclassés à notre arrivée, nous aurons à disposition la suite située au dernier étage. Ces deux vastes chambres ouvrent sur une terrasse privative... mais, le brouillard est commun à tous !
Peu enclins à ressortir sous cette pluie, nous dînons à l'hôtel. Contre toute attente, le diner est raffiné, tant dans le service que dans les assiettes. Images attachées: Photo postée par le membre Alanay. Photo postée par le membre Alanay. Photo postée par le membre Alanay. Photo postée par le membre Alanay. | | | À: Asia7 · 5 octobre 2013 à 19:27 Re: Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve Message 20 de 161 · Page 1 de 9 · 11 805 affichages · Partager Quel bonheur que de vous lire, vos pages sont un voyage à elles seules. MERCI, infiniment!
Merci beaucoup, j'en suis très touchée   
C'est aussi une occasion pour moi de prolonger le voyage  Ce séjour de 3 semaines nous a beaucoup plu. De suite, nous avons été dépaysé. De suite, nous avons été conquis par la gentillesse des vietnamiens. Si nous pouvions, nous y retournerions... de suite !
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