Mjp · 14 décembre 2019 à 22:33 · 417 photos 90 messages · 9 participants · 11 233 affichages | | | | 14 décembre 2019 à 22:33 · Modifié le 7 jan. 2020 à 10:56 Message 1 de 90 · Page 1 de 5 · 6 089 affichages · Partager Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo. Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ. Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.
10/10 : Kyoto
Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.
Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.
Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.
Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.
Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.
| | | À: Mjp · 15 décembre 2019 à 23:06 · Modifié le 7 jan. 2020 à 10:57 Message 2 de 90 · Page 1 de 5 · 6 004 affichages · Partager 11/10 : KyotoAujourd'hui, nous nous lançons dans les différents transports kyotoïtes. Nous essayons de nous lever tôt car nous devons échanger notre JR pass à la gare et la file d'attente est imposante. En fait, la procédure est rapide et nous prenons ensuite le train.
À l'arrivée au sanctuaire Fushimi Inari, la foule est dense et l'atmosphère bruyante casse un peu l'ambiance du lieu. Heureusement, au fur et à mesure de la montée les rangs s'éclaircissent et l'atmosphère si particulière de ces toriis vermillon alignés en rang serrés au milieu d'une verte forêt luxuriante est un enchantement.
Au milieu d'un ciel gris peu lumineux les toriis resplendissent. Nous gravissons tranquillement le chemin qui mène au mont Inari tout en observant les différents sanctuaires où quelques fidèles prient dans une ambiance pas vraiment fervente. Nous sommes un peu agacés par tous ces visiteurs qui multiplient les selfies devant les temples avec des attitudes qui nous apparaissent souvent peu respectueuses. En fin de matinée nous reprenons le train jusqu'à la gare de Kyoto puis le bus touristique N°100 qui nous mène dans le quartier de Gion pour découvrir les « machiya », maisons traditionnelles de bois. Il est tard et nous sommes un peu affamés. Une petite auberge sympathique juste devant la pagode Yasaka no To nous accueille pour le déjeuner.
Nous déambulons ensuite dans les rues du quartier dont certaines sont envahies d'une foule compacte et bordées de boutiques ôtant tout intérêt à l'observation des vieilles maisons de bois défigurées par les devantures. De nombreuses jeunes filles en kimonos colorés y déambulent à petits pas rapides vu l'étroitesse de leur jupe et l'inconfort de leurs savates!
Nos pas nous mènent vers le temple Kiyomizu dera qui étage ses pavillons sur une autre colline boisée. Célèbre pour son mode de construction, il repose sur une vaste plate-forme soutenue par de robustes piliers de bois et domine la ville.
La aussi, malheureusement, le bruit et la foule permettent difficilement d'apprécier la sérénité des lieux. Nous redescendons ensuite vers le centre du quartier de Gion autour de Shinbashi dori avec ses magnifiques maisons.
En fin de journée la lumière des lanternes y crée une ambiance mystérieuse.
Après un okonomiyaki copieux, à la saveur exquise, fabriqué avec dextérité devant les clients sur une longue plaque chauffante, nous repartons à pied vers la gare au long des ruelles désertes où nous découvrons encore quelques belles façades.
| | | À: Mjp · 16 décembre 2019 à 17:35 · Modifié le 7 jan. 2020 à 10:58 Message 3 de 90 · Page 1 de 5 · 5 955 affichages · Partager 12/10 : KyotoLa pluie est annoncée pour toute la journée. En plus, le typhon Hagibis doit fondre dès cet après midi sur la région de Tokyo et les trains Shinkansen sont annulés. Nous ne sommes pas certains de pouvoir quitter Kyoto demain comme prévu. Nous décidons d'aller dans le quartier central où se trouve le marché Nishiki et des galeries couvertes.
Un trajet rapide dans un métro lumineux et propre nous mène à quelques encablures du marché. Une longue ruelle étroite abritée de la pluie par un auvent accueille de nombreuses boutiques de spécialités japonaises qui sont une invitation à la dégustation.
Fruits de la mer, grillades, légumes, douceurs, rien ne manque à l'appel pour une pause gastronomique variée. Les prix assez élevés freinent toutefois nos velléités gourmandes...
La pluie continue nous incite à poursuivre dans les galeries couvertes.
En fin de matinée, une petite accalmie nous permet de quitter l'abri de celles-ci pour parcourir l'étroite rue Pontocho aux superbes maisons de bois abritant de nombreux bars et restaurants.
Mais la pluie reprend rapidement du service et nous nous réfugions dans un grand magasin qui offre plusieurs restaurants pour calmer notre fringale. Après une nouvelle tentative dans les rues nous renonçons et rentrons à l'hôtel en milieu d'après midi. Dans la soirée, la pluie se calme et nous ressortons vers la galerie marchande Aviva, face à la gare, où nous dégustons une savoureuse salade de produits de la mer. | | | À: Mjp · 16 décembre 2019 à 17:49 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:01 Message 4 de 90 · Page 1 de 5 · 5 954 affichages · Partager 13/10 : Kyoto - OnomichiLa consultation du ciel et des informations ferroviaires nous rassurent sur la possibilité de poursuivre le voyage. Nous partons de bon matin vers la gare où une petite file de voyageurs est déjà présente. Nous patienterons environ une demi heure avant de pourvoir réserver notre place vers Onomichi. Nous empruntons ensuite le métro pour aller visiter le magnifique château Nijo-jo protégé par une large douve et un rempart.
Un superbe jardin à l'ambiance paisible borde le palais en bois. À l'intérieur les chambres et salons sont décorés de délicates peintures murales dégageant une grande sérénité.
En contournant le parc nous apercevons un défilé de femmes habillées de kimonos chatoyants et d'hommes cravatés en costume noir suivant un couple de mariés. Nous nous arrêtons un long moment pour observer le strict protocole de la cérémonie.
Nous rejoignons ensuite rapidement le parc du palais impérial, vaste espace vert de pelouses et d'arbres vénérables offrant un écrin de verdure aux bâtiments du palais. Familles en promenade et cyclistes s'y retrouvent pour arpenter les allées. Nous le parcourons rapidement car nous devons retourner à la gare pour ne pas manquer le train.
On ne plaisante pas avec l'exactitude à Japan railway et, à l'heure précise, notre wagon joliment décoré de « hello kitty » nous conduit à Shin Osaka où, après quelques minutes de correspondance, nous découvrons la ligne acérée du Shinkansen qui nous transporte vers Fukuyama. De là, le train régional nous dépose à Onomichi à l'heure prévue, c'est une évidence... Une courte marche nous conduit à l’hôtel proche. Un peu tard pour le coucher de soleil, nous arpentons la promenade du bord de mer qui laisse apercevoir de nombreuses installations portuaires et nous prenons nos renseignements pour un tour de vélo le lendemain vers le Setouchi Shimanani Kaido.
| | | À: Mjp · 16 décembre 2019 à 19:36 Message 5 de 90 · Page 1 de 5 · 5 945 affichages · Partager Bonsoir
Joli carnet, photos sympas, je suis avec plaisir cela me rappelle de récents souvenirs | | | À: Kate · 16 décembre 2019 à 22:19 Message 6 de 90 · Page 1 de 5 · 5 928 affichages · Partager Merci du message. J'avais suivi votre carnet avec beaucoup d'intérêt avant de partir au Japon | | | À: Mjp · 17 décembre 2019 à 0:40 Message 7 de 90 · Page 1 de 5 · 5 915 affichages · Partager Joli carnet, hâte de voir la suite (surtout la partir à Kyûshû  ) | | | À: BeneFukuoka · 17 décembre 2019 à 9:56 Message 8 de 90 · Page 1 de 5 · 5 893 affichages · Partager Bonjour, Kyushu arrive bientôt.... Merci pour tous vos articles qui nous ont vraiment donné l'envie de découvrir Kyushu | | | À: Mjp · 17 décembre 2019 à 11:30 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:01 Message 9 de 90 · Page 1 de 5 · 5 881 affichages · Partager 14/10: OnomichiNotre réveil est matinal pour être prêts à 7 heures à l'ouverture de la location de vélos. Le prêt est rondement mené et nous choisissons nous même notre vélo. Le problème est qu'il n'y a pas de grande taille et que j'ai un peu les genoux dans le guidon. De plus, le vélo n'a que 3 vitesses ce qui oblige à de beaux efforts dans les côtes. Heureusement, le parcours est relativement plat, à l'exception des plans inclinés rejoignant les ponts. Nous voulions prendre le ferry direct pour Setoda afin de visiter plutôt les îles proches de Shikoku qui nous paraissent moins urbanisées : manque de chance, ce lundi est férié et le premier bateau part seulement à 9h15. Nous changeons donc nos plans et rejoignons sans tarder l’île de Mukaishima toute proche. Ensuite, l'orientation est simple, il suffit de suivre la ligne bleue qui balise tout le parcours. Nous traversons une zone très habitée avec de nombreuses petites industries liées à la mer ainsi que quelques zones de cultures.
La route suit de manière générale le littoral où semble concentré l'essentiel des habitations. Les brumes se sont dissipées et un agréable soleil nous accompagne. Nous découvrons ainsi un chapelet d’îles aux multiples monticules boisés. Quelques feuillages commencent à faire apparaître les couleurs d'automne.
Nous parcourons ainsi trois îles sur un itinéraire qui nous laisse un peu sur notre faim car il n'y a quasiment pas d'espace inhabité: habitations et constructions sont omniprésentes le long du littoral. Nous pédalons en permanence avec le bruit d'une circulation de voitures qui n’arrête pas.
Nous poursuivons jusqu'au pont Tatara qui offre un magnifique belvédère sur le chapelet des îles et îlots.
Un peu fatigués et courbaturés nous décidons de reprendre le ferry à Setoda ce qui nous fera un parcours d'une cinquantaine de kilomètres.
| | | À: Mjp · 17 décembre 2019 à 16:18 Message 10 de 90 · Page 1 de 5 · 5 856 affichages · Partager
Ils n'ont pas beaucoup bougé depuis juin...
Un peu dommage de ne pas avoir visité le superbe temple Kôsan-ji à Setoda... voyageforum.com/...ade-juin-d9687411-2/ Mais ce sera peut-être le sujet du prochain post? | | | À: Fuchan69 · 17 décembre 2019 à 22:46 Message 11 de 90 · Page 1 de 5 · 5 827 affichages · Partager Eh non... la visite du temple ne viendra pas sur le prochain post. La nuit tombe vite en octobre et nous ne voulions pas circuler trop tard en vélo. Merci pour votre carnet de voyages car c'est grâce à lui que nous avons fait cette halte à Onomichi non prévue dans notre projet initial. | | | À: Mjp · 19 décembre 2019 à 10:43 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:03 Message 12 de 90 · Page 1 de 5 · 5 767 affichages · Partager 15/10 : Onomichi - HiroshimaEn début de matinée nous partons sur le chemin des temples de la vieille ville d' Onomichi perchée sur la colline dominant la mer. Au travers de ruelles bordées d'anciennes maisons en bois, par une succession d'escaliers raides nous louvoyons d'un temple à l'autre.
L'ambiance est paisible, les habitants souriants nous saluent au passage. Autour de chaque temple, un jardin arboré crée une atmosphère sereine.
Une certaine paresse après notre circuit en vélo de la veille nous conduit à emprunter le téléphérique pour rejoindre le belvédère du mont Senkoji d'où une superbe vue panoramique s'offre sur la succession des îles et de leurs sommets boisés.
Nous redescendons à pied par le chemin des temples qui serpente entre un chaos de blocs rocheux gravés.
Au passage quelques chats se prélassent au soleil mais semblent apeurés à la vue de l'appareil photo.
La partie est du chemin présente moins d'intérêt au milieu de maisons et de petits immeubles plus récents et sans charme.
Dans l'après-midi nous rejoignons Hiroshima par le train. Arrivée à Hiroshima dans une gare lumineuse, moderne mais bruyante. Nous rejoignons l’hôtel en une dizaine de minutes. C'est la sortie de l'école et les larges trottoirs sont envahis d'écoliers dans leurs uniformes à pied ou à vélo. Vu la surface réduite de notre chambre, l’hôtelier a cru bon de préciser que les bagages pouvaient être déposés sous le lit. Nous repartons pour un rapide tour dans le quartier pour quelques emplettes. Pas encore habitué à la politesse japonaise je dois passer pour un rustre en tendant la monnaie d'une seule main alors que la caissière me remet mon achat à 2 mains avec une extrême courtoisie. Nous observons avec étonnement tous les salary man clonés dans leurs costumes sombres patientant au feu rouge et les chauffeurs de bus en gants blancs, casquette et cravate.
| | | À: Mjp · 19 décembre 2019 à 23:06 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:03 Message 13 de 90 · Page 1 de 5 · 5 724 affichages · Partager 16/10 : HiroshimaIci, impossible d'oublier l'histoire et les visites sont évidemment empreintes d'émotion. Une promenade paisible sur les rives de la Kyobashigawa nous conduit vers le large boulevard de la Paix aménagé avec des allées arborées et bordé de hauts immeubles au milieu desquels se perdent mystérieusement quelques maisons basses.
Malgré l'activité de la ville, nulle agitation ne se fait sentir et il est plaisant de s'y promener. Nous rejoignons ainsi la vaste esplanade du parc de la Paix baignée de lumière.
Un large bâtiment aux lignes épurées abrite le musée pour la Paix. Malgré la foule, les photos et récits présentés sobrement invitent au silence et à la réflexion. L'ambiance est poignante et, à la sortie, l'émotion des visiteurs est palpable. Un beau plaidoyer pour la paix qui se passe de commentaire. Sur l'esplanade plusieurs monuments rappellent le souvenir de la tragédie mais un des plus touchants est celui des enfants pour la paix.
Des groupes d'écoliers japonais viennent en permanence s'y recueillir et apportent les origamis fabriqués en mémoire de tous les jeunes irradiés. À proximité le seul bâtiment conservé pour le souvenir, le dôme de la bombe A, est maintenant entouré de hauts bâtiments modernes mais ses poutrelles déformées et ses murs noircis sont saisissants.
Après cette matinée d'émotion forte nous avons besoin d'un peu de repos. Dans l'après-midi, nous cheminons à la découverte du château, complètement détruit par le bombardement mais dont une partie du mur d'enceinte ainsi que le donjon ont été reconstitués.
Nous terminons la journée dans le magnifique jardin japonais Shukkeien : espace boisé autour d'un petit lac, lieu de paix, de promenade dans une atmosphère zen agrémentée par quelques feuillages qui commencent à virer aux couleurs automnales.
| | | À: Mjp · 19 décembre 2019 à 23:30 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:04 Message 14 de 90 · Page 1 de 5 · 5 721 affichages · Partager 17/10 : Hiroshima - FukuokaNous préparons tranquillement nos bagages pour reprendre le train. À la gare les Shinkansen vers Fukuoka sont très nombreux et, sans trop approfondir, nous montons dans le premier Kodama express. Les wagons non réservés sont quasiment vides. En fait, ce train s’arrête à toutes les gares et mettra cinquante minutes de plus que les directs, peu importe nous avons le temps... et nous pouvons un peu mieux observer toutes les villes traversées. Car, dans la campagne, le train emprunte une multitude de tunnels laissant peu de place à l'observation du paysage. À l'exception des villes côtières très industrialisées et de petites zones agricoles enserrées entre les collines abruptes l'intérieur apparaît recouvert de forêts denses et inhabitées. Nous sourions à chaque passage du contrôleur qui traverse le wagon avec le sourire plaqué sur son visage impassible. Un long tunnel permet de quitter l’île de Honshu pour Kyushu où nous trouvons un temps voilé et pluvieux. Pour nous mettre à l'abri nous débutons par la visite du Hakata machiya folk museum, petit musée présentant une exposition sur l'évolution de la ville et les traditions locales ainsi que l'intérieur d'une maison traditionnelle. Une intéressante video présente la préparation et le déroulement du festival Yamakasa, spectaculaire course de lourds chars abondamment décorés et transportés à dos d'homme.
Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Kushida est très fréquenté par les employés qui viennent se recueillir rapidement au moment de la pause de midi.
La petite pluie continue nous incite à faire l'acquisition d'un parapluie pour poursuivre nos balades. En fin d'après-midi, à l'abri de nos parapluies transparents, nous rejoignons canal city, vaste centre commercial ultra moderne traversé par un canal sur lesquels des jets d'eau colorés s'animent régulièrement au son d'une musique rythmée. Une video de mangas est projeté en grand format sur les murs vitrés, spectacle presque digne de Las Vegas !!!
| | | À: Mjp · 20 décembre 2019 à 23:15 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:05 Message 15 de 90 · Page 1 de 5 · 5 670 affichages · Partager 18/10 : Fukuoka - AritaDès 8h30 nous partons récupérer la voiture de location réservée par internet sur Tocoo. La réception à l'agence Budget est très aimable et une animation sur tablette permet d'attirer notre attention sur les principales règles de conduite au Japon et de détailler les assurances proposées sans être bousculé. Il faut ensuite communiquer les noms et téléphones de tous les hébergements prévus durant notre circuit... Ici, on n'improvise pas trop. Le temps est maussade quand nous prenons la route pour quitter Fukuoka. Le GPS de la voiture semblant nous attirer irrésistiblement vers les voies rapides alors que nous souhaitons parcourir le bord de mer, nous nous reportons sur la carte mais avons quelques difficultés à nous situer. Finalement, grâce à Mapsme et une étude attentive de la carte nous rejoignons l'itinéraire prévu. La traversée de la ville est cependant très longue avec d'innombrables feux de circulation et nous mettrons environ 2 heures pour atteindre Itoshima. Il faut dire que la prise en main de la voiture avec le poste de conduite à droite impose une certaine prudence pour oublier tous les réflexes de conduite quotidiens. Un kombini tombe à point pour acheter notre pique nique avant de rejoindre le torii flottant dont nous avions découvert l'existence grâce à ce forum, notre guide ne l'évoquant pas. Pour rejoindre la côte nous parcourons un dédale de routes étroites au milieu des champs avec de nombreuses rizières. La pluie devient très intense et nous suivons la route côtière à la recherche du torii. Un peu désespérés par le temps complètement bouché nous patientons en dégustant notre plateau repas dans la voiture. La chance est avec nous, car une accalmie s'annonce et nous pouvons enfin nous approcher du torii blanc, les pieds dans l'eau devant deux gros rochers reliés par une corde sacrée. L'ambiance brumeuse apporte une note mystérieuse que nous apprécions.
En repartant, la pluie s'intensifie à nouveau et nous décidons d'aller visiter l'exposition des chars du festival des Hikiyama à Karatsu. Les 14 chars présentés dans un grand hall sont fabriqués avec une débauche de décors colorés d'une richesse incroyable. Celui du poisson rouge a même participé au carnaval de Nice.
Nous reprenons ensuite la route et, compte tenu de la météo, renonçons à regret à rejoindre les rizières de Hamanoura. La conduite est particulièrement lente avec de nombreuses traversées urbanisées, des feux tricolores rapprochés et une vitesse limitée. Le jour faiblissant rapidement, nous renonçons également à visiter le village de potiers de Okawachiyama. Il fait nuit quand nous atteignons notre guesthouse à Arita, secondés par Mapsme car le GPS de la voiture refuse obstinément le numéro de téléphone que nous insistons à lui faire ingurgiter... La recherche d'un restaurant pour dîner est compliquée dans la nuit noire. Nous aboutissons, par hasard dans un restaurant d'inspiration italienne, avec une carte en japonais. Heureusement, un sympathique client maîtrisant quelques mots d'anglais vient spontanément à notre secours pour nous traduire tant bien que mal le menu. | | | À: Mjp · 21 décembre 2019 à 1:26 Message 16 de 90 · Page 1 de 5 · 5 664 affichages · Partager le torii flottant
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Il a pas l'air de flotter plus que celui de Miyajima... | | | À: Mjp · 23 décembre 2019 à 10:51 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:06 Message 17 de 90 · Page 1 de 5 · 5 590 affichages · Partager 19/10 : Arita - MinamishimabaraLa pluie a cessé et les nuages, toujours gris mais un peu aérés nous donnent l'espoir d'une journée moins maussade. Nous commençons par aller visiter le musée de la céramique d'Arita. Nous passons un long moment à admirer ces céramiques anciennes de plusieurs siècles et l'évolution de la finesse des dessins au fur et à mesure du temps. Puis nous prenons la route vers le temple Yutoku Inari. Nous suivons des vallées agricoles et urbanisées entourées de collines verdoyantes. Le temple, assis sur de massifs pilotis en bois rouge, gravit les pentes escarpées de la colline. Un raide chemin pavé jalonné de toriis mène au sanctuaire supérieur d'où s'offre une vue somptueuse sur la plaine où s'étale la ville de Kashima et les montagnes entourant la mer d'Ariake. Le nombre de visiteurs est sans commune mesure avec ceux des temples de Kyoto et il règne une ambiance paisible et recueillie.
Nous prenons la route du bord de mer sous un beau soleil. La route sinueuse est très plaisante même s'il est souvent difficile de s 'arrêter comme on le voudrait pour les photos, mais c'est fréquent au Japon. Au bout de quelques kilomètres une aire de stationnement nous permet de profiter du paysage surélevée d'une vigie : d'innombrables barques s'activent autour de milliers de poteaux en bambous plantés dans la mer où sont élevées des huîtres ou des moules.
Quelques kilomètres plus loin, c'est le torii de Tara qui se découvre. Aujourd'hui, par marée basse, il ne flotte pas ce qui n’empêche pas l'atmosphère lumineuse et ses reflets dans l'eau de nous enchanter.
Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.
L'itinéraire emprunte ensuite une longue digue de 7 kilomètres au milieu d'une large baie dominée par l'imposant mont Unzen dont le sommet est encore chapeauté par les nuages.
Ensuite, nous quittons la route côtière pour grimper sur les flancs boisés du volcan. La fin de journée approche et le soleil rasant au milieu des résidus nuageux est du plus bel effet. Il commence à se faire tard et nous n'avons plus le temps de nous arrêter à Unzen mais seulement d'apercevoir les vapeurs soufrées qui s'échappent des bains. Nous plongeons ensuite littéralement vers la mer pour rejoindre Minami Shimabara. | | | À: Mjp · 23 décembre 2019 à 13:51 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:07 Message 18 de 90 · Page 1 de 5 · 5 578 affichages · Partager 20/10 : UnzenAujourd'hui, nous partons randonner vers le mont Unzen. Nous remontons jusqu'au village d'Unzen puis empruntons ensuite la route à péage vers le Nita pass. Le ciel est clair avec quelques bancs de nuages bas sous un léger voile d'altitude.
Au fur et à mesure de la montée la vue se dégage vers la mer laissant apparaître un dédale de caps et de péninsules. Le sommet du cône créé lors de la dernière éruption de 1990 se découpe déchiqueté dans le ciel. Au col, des panneaux explicatifs en anglais décrivent les différentes possibilités d'itinéraire. Le chemin grimpe raide dans la forêt luxuriante.
Des marches aménagées facilitent quelques passages terreux. Au passage, nous découvrons l'entrée de grottes utilisées pour la culture des vers à soie ou comme glacières dans des tunnels de lave.
À l'approche des crêtes le chemin se raidit encore et l'humidité ambiante est très forte : les troncs des arbres dégoulinent d'eau et les cailloux humides nécessitent un peu d'attention. Lorsque le sentier débouche au pied du cône né de la dernière éruption, la vue est impressionnante: un chaos de cailloux dévale les pentes sur lesquelles des fumerolles s'échappent.
Au travers d'un dédale de roches, d'arbustes nous rejoignons le sommet du mont Fügen d'où la vue sur le cône volcanique bardé de fumerolles et toute la côte de Kyushu est spectaculaire. C'est un lieu de pique-nique idéal partagé avec de nombreux autres randonneurs.
La descente est parfois raide sur les roches glissantes et en 1 h environ nous rejoignons le parking.
Nous reprenons la voiture pour rejoindre Unzen et ses sources chaudes. Un itinéraire aménagé permet de circuler au milieu des eaux bouillantes et de quelques marmites de boue. Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.
Par contre, nous découvrons par hasard, tout à côté, un sentier forestier bordé de statues moussues qui nous plongent en plein mystère.
| | | À: Mjp · 23 décembre 2019 à 15:54 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:07 Message 19 de 90 · Page 1 de 5 · 5 568 affichages · Partager 21/10 : Minamishimabara - AsoNous prenons la route vers Shimabara de bon matin. À la gare maritime nous vérifions les différents horaires de ferry auprès d'une sympathique employée qui utilise son traducteur efficace pour nous donner toutes les informations utiles. Nous décidons de prendre un peu de temps pour découvrir le château. Le temps nous manque cependant pour en en visiter l'intérieur, nous nous contentons donc de faire le tour des douves et des massives murailles qui protègent l'élégant donjon.
Nous retournons ensuite vers le port pour embarquer sur le ferry. Avec quelques mots d'anglais rudimentaires et une extrême gentillesse nous sommes aiguillés par les employés du port. L'embarquement est rapide toujours guidés par des placeurs aux petits soins. L'exactitude du ferry n'a rien à envier à celle du train. Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.
Du port de Kumamoto nous rejoignons le centre ville et, une fois de plus, le GPS de la voiture semble prendre un malin plaisir à nous guider dans un dédale de rues alors que de grandes avenues permettent d'atteindre le château en suivant la signalisation routière. Nous prenons quelques informations sur les possibilités de randonnée vers le volcan Aso au centre d'information où nous sommes accueillis avec le sourire (ce n'est pas étonnant au Japon) dans un anglais fluide (et ça, c'est plus rare...). Lors du tremblement de terre de 2016 le château a subi d'importants dégâts et le circuit de visite autorisé actuellement est très limité. Il permet surtout d'avoir un aperçu des ces dommages. Les 2 tours majestueuses sont ceinturées d'échafaudages et de grues qui cachent les bâtiments.
Il n'est pas possible d'avoir un aperçu général de cet ensemble imposant et nous décidons d'aller plutôt visiter le jardin Suizenji. Une belle lumière automnale vient éclairer les mamelons verdoyants, les ombres des arbres découpent de la dentelle sur les pelouses et nous sommes subjugués par l'harmonie et la paix qui émanent du lieu.
Nous reprenons ensuite la route vers la caldeira d' Aso. Même une fois la grande ville de Kumamoto quittée, la circulation est toujours dense et nous sommes, une fois de plus, étonné de ce flux ininterrompu et de l'urbanisation continue. À Aso, nous dénichons facilement l'auberge de jeunesse, moderne bâtiment impeccable à l'accueil anglophone parfait. Au centre d'information voisin, nous sommes accueillis par un français qui nous renseigne efficacement sur les randonnées possibles. Décidément, aujourd'hui, les échanges auront été faciles tout au long de la journée. | | | À: Mjp · 24 décembre 2019 à 0:14 Message 20 de 90 · Page 1 de 5 · 5 542 affichages · Partager Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Koshida
Kushida 
Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.
C'est sûr avec les chantiers navals... Par contre il y a un petit observatoire sympa sur les ruines du château à l'est de l'île.
Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.
Moi aussi je l'avais remarqué mais ils permettent d'alimenter les onsens autour. Les installations sont rouillées par l'acidité des vapeurs et des eaux. Cet endroit est un parc national donc plutôt réglementé et je crois qu'à Unzen ils sont particulièrement sévères (je ne sais pas si vous avez remarqué que tous les toits du village sont de la même couleur par exemple).
Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.
Je rêve de faire cette traversée ! Lorsque j'ai voyagé à Kyûshû la première fois je n'en connaissais pas l'existence et était allée de Nagasaki à Kumamoto en train.
Au centre d'information voisin, nous sommes accueillis par un français qui nous renseigne efficacement sur les randonnées possibles.
Franck si je me souviens bien. | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Mjp. Photo postée par le membre Mjp. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 12 629 visiteurs en ligne depuis une heure! |