53 jours en Argentine
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Bonjour à tous,

Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.

Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.

Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo

Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.

Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
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PS: Les photos ont été redimensionnées en 2000 pixels pour respecter les règles voyageforum. Il y aura sans doute une perte de qualité par rapport aux photos du blog.

BUENOS AIRES

Nous avons décidé de rester 1 semaine à Buenos Aires afin de se poser à un endroit suffisamment longtemps pour préparer la suite de notre voyage.Nous avons donc réservé un appartement via AirBnb histoire d'avoir notre cuisine. Cela fait maintenant 3 jours que la réservation a été validé mais aucune nouvelle de la propriétaire depuis. Je la recontacte une n-ième fois avant de prendre le ferry en espérant avoir une réponse en arrivant en Argentine. Malheureusement ça ne sera pas le cas. Nous profitons du wifi dans le terminal d'arrivée pour contacter AirBnb. Ils nous demandent de patienter 1 heure pendant laquelle ils vont essayer de contacter la logeuse. Ils ne réussiront pas. Le remboursement nous est donc proposé. Nous voilà donc parti à la quête d'un hôtel. Nous y resterons 2 nuits avant de retourner dans un appartement où nous pourrons cuisiner. Et cette fois l'hôte se relèvera extrêmement sympa!



Après le calme Uruguayen se retrouver dans une capitale animée et bruyante comme Buenos Aires surprend! Au premier abord nous avons du mal à apprivoiser la ville qui est très étendue! Mais après quelques jours nous commençons à nous sentir plus à l'aise. Pour vous raconter notre découverte de la capitale nous découperons par quartier comme il est courant de le faire à Buenos Aires.

Puerto Madero

Notre hôtel étant situé entre le quartier de Puerto Madero et le centre historique de Buenos Aires nous commençons nos ballades dans ce coin là. Puerto Madero est un quartier moderne où les vieux docs réaménagés en restaurant assez chic font face aux grandes tours de bureaux. La chaleur est étouffante. On peut observer quelques vieux bateaux dont la frégate Sarmiento, un trois-mâts qui est maintenant reconverti en navire musée.



Mais ce que nous avons le plus apprécier dans le quartier c'est la réserve écologique. Ancienne zone en friche suite à l'abandon d'un projet d'extension de la ville, la nature y a repris ses droits et c'est maintenant une zone protégée. Même si Buenos Aires compte d'autres parcs, notamment dans le quartier de Palermo, la réserve est le seul endroit où on peut se sentir hors de la ville. On peut y observer de multiples oiseaux et autres animaux. Nous avons pu observer des rapaces que nous ne connaissions pas, au son assez intriguant, mais également des tortues et un cochon d'inde sauvage!





Microcentro

Ce n'est pas un quartier officiel mais un nom communément admis pour désigné le centre historique de Buenos Aires. Il est situé à cheval sur les quartiers de San Nicolas et Montserrat. En se promenant dans ce quartier on admire de nombreux édifice intéressants: siège de banques, bâtiments officiels ou encore églises. A ne pas manquer.

C'est ici que l'on trouve la Casa Rosalda, où se trouvent le bureau du président argentin. Son nom est du à sa couleur rose caractéristique. Elle se visite chaque week-end. Malheureusement nous n'aurons pas pu la visiter, n'ayant pas nos passeports avec nous ce jour là! Nous avons par contre visité le musée du bicentenaire, situé de l'autre côté de l'édifice. En sous-sol, il permet de voir les fondations du fort de Buenos Aires. D'anciens plans, peintures et photos permettent de comprendre l'évolution du lieu, du fort à l'actuelle Casa Rosalda. L'autre partie de l'exposition présente l'histoire du pays à travers les différents mandats présidentiels. Très instructif et très intéressant. Attention, commentaires et vidéos uniquement en espagnol.

La Casa Rosalda se trouve sur la plaza de Mayo (place de Mai), un lieu central de Buenos Aires. Chaque fois que nous y passons il y a une manifestation. Du coup, pour protéger le bureau présidentiel d'éventuel débordement des barrières anti-émeutes sont installées à demeures.



Autour de la place d'autres édifices importants sont présents. Outre la cathédrale avec son original façade à colonne, on trouve aussi le cabildo. Le cabildo était le lieu prenant en charge toute l'administration d'une ville. Il a été importé par les conquistadors espagnols.



La Boca

Quartier défavorisé depuis maintenant de nombreuses années, la Boca est connu principalement pour son équipe de foot et le stade qui va avec et pour le caminito, zone piétonne avec ses maisons peintes en couleurs vives. Il est fortement déconseillé de s'aventurer en dehors de ces zones là, les vols et agressions étant apparemment fréquents.



Nous n'avons que moyennement apprécié ce quartier, exclusivement touristique. Des rabatteurs en nombre, des gens habillés en danseur de tango pour poser avec vous en photo (contre rémunération) et des échoppes de babioles touristiques qui masquent finalement pas mal les maisons colorées. Nous y étions un dimanche, en semaine c'est peut-être plus calme?

Recoleta

Recoleta est un quartier aisé de Buenos Aires avec de nombreux bâtiments pouvant rappeler Paris. Nous sommes passés dans ce quartier à plusieurs reprises. L'un des points d'intérêts du quartier est son cimetière qui abrite des tombes de grandes familles du pays. C'est ici que repose notamment Eva Perón, épouse de l'ancien président argentin Juan Perón, qui participa activement à la vie politique argentine. Sa mort à 33 ans des suites d'un cancer ajouta un peu plus à son aura.



Le cimetière est exclusivement composés d'imposants caveaux. La visite est intéressante avec les nombreuses sépultures différentes, souvent très travaillées, et par la géographie, composé de nombreuses allées étroites entre les tombes.

C'est également dans ce quartier que se trouve la sculpture Floralis Genérica, œuvre de l'architecte Eduardo Catalano. Haute de 23 mètres, ses pétales s'ouvre chaque matin puis se referme progressivement jusqu'au coucher du soleil.



Balvanera

C'est dans ce quartier que se situe le palais du congrès de la nation argentine où siège les députés et les sénateurs. Il est possible de visiter le bâtiment en semaine lors de visites guidées. C'est ce que nous avons fait. Malheureusement les sénateurs travaillant ce jour là nous n'avons pu voir que la partie des députés et notamment l'hémicycle. La visite fut donc assez courte.



San Telmo

L'un des quartiers les plus anciens de la ville nous avons aimé notre promenade ici. Assez différent des autres quartiers, avec un charme certain il est agréable de s'y promener en arpentant les rues pavées. Les bâtiments sont relativement bas par rapport au reste de la ville et on y trouve encore d'anciennes maisons coloniales.



Retiro

Notre appartement était situé dans ce quartier, extrêmement varié. Comprenant la gare de train et la gare routière où se trouve la Villa 31, un bidonville, le quartier devient plus bourgeois en se rapprochant de la plaza San Martin qui offre une belle vue sur l'ex tour des anglais (torre de los ingleses) maintenant appelé torre monumental suite à la guerre des Malouines entre l'Argentine et le Royaume-Uni.



C'est également dans ce quartier que l'on trouve la grande rue commerçante piétonne de Buenos Aires, la calle Florida. Mais plus que les magasins nous retiendrons principalement les rabatteurs pour le change. En effet cette rue est connue pour son "blue market", marché de change parallèle au circuit officiel. Tous les 5 mètres un rabatteur dit "cambio cambio, casa di cambio". Heureusement ils ne sont pas insistants!

Les autres

Nous avons parcouru d'autre quartier. Palermo, où nous avons visité le jardin botanique, sympathique, surtout pour sa belle serre. L'espace cactus est également joli. Le quartier, plutôt résidentiel compte de grands parcs mais ceux que nous avons parcourus ne nous ont pas enchanté plus que ça. Coupés par de nombreuses routes le bruit de la ville reste bien trop présent. Et nous avons trouvé la capitale argentine bien bruyante!



Nous voulions également aller à Tigre, conseillé par notre hôte AirBnb. Le mercredi nous nous levons assez tôt pour prendre le train qui conduit à cette ville, situé au niveau du delta du Rio de la Plata. Après un départ avec un peu de retard sur l'horaire annoncé nous commençons à rouler dans un train moderne et sur-climatisé. On se les gèle carrément! Et le train s'immobilise à la deuxième station. Après de longues minutes à greloter dans le froid du train le conducteur nous informe qu'il y a eu un accident à la station suivante. Ça semble mal engagé. Au bout d'un moment, l'heure tournant nous décidons de renoncer à Tigre. Nous sommes encore dans Buenos Aires, dans le quartier de Belgrano. Petite visite du quartier chinois et on remonte vers le métro...pour trouver les grilles fermées. Il y a une grève et toutes les lignes sont arrêtées...Quand ça ne veut pas...

Quelques repères:

1 carte de transport SUBE: 25 pesos. Pour le bus, le métro et le train de banlieue. Se recharge ensuite dans les kiosco ou directement dans le métro. Une pour deux suffit.

1 trajet en métro: 7,50 pesos

1 empanada (petit chausson fourré, souvent de viande): entre 15 et 20 pesos.

Les prix sont de décembre 2016. Devise: Pesos Argentin.

En bonus une petite vidéo: www.youtube.com/watch?v=bipfAPocSjg
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
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AUTOUR DE SAN IGNACIO

Nous quittons Buenos Aires direction le nord de l'Argentine. Après avoir acheté nos billets à la gare routière de Retiro nous partons pour près de 14 heures de bus direction la province de Misiones et plus précisément le village de San Ignacio où nous allons rester 3 jours. C'est ici que se trouvent des ruines de missions jésuites. Si beaucoup conseillent de passer seulement la journée en s'arrêtant sur la route des chutes d'Iguazu nous préférons nous poser plus longtemps car cela nous évitera d'être aux chutes le week-end (en plus c'est un week-end long de 4 jours, le 8 décembre étant férié ici).



Nous sommes partis de Buenos Aires à 20 heures et il est environ 10 heures quand nous arrivons à San Ignacio. Le contraste avec Buenos Aires est saisissant. La végétation et la terre rouge nous plongent directement dans l'ambiance tropicale! La chaleur et la moiteur également! Le village semble calme et un peu hors du temps. La plupart des routes sont en terre et parcourus par une multitude de chiens errants, heureusement jamais agressifs.



La journée du vendredi sera passée à se reposer, la nuit dans le bus étant tout de même moins reposante que dans un vrai lit. On achète un petit en cas et on se promène dans le village et tentons sans succès d'aller se renseigner à l'office du tourisme. Avec la chaleur qu'il fait nous n'avons pas le courage d'en faire plus. Nous verrons tout de même les décorations de Noël locales, réalisées à partir de vieilles bouteilles! Le soir nous irons manger au restaurant d'une auberge de jeunesse trouvé grâce à Tripadvisor. On y retournera le lendemain, c'était pas cher, copieux et drôlement bon! Le plat du jour, un risotto aux légumes nous change agréablement des sandwichs et milanesa (escalope panées).



Samedi matin, nous filons à l'office du tourisme qui est cette fois ouvert pour nous renseigner sur les façon d'accéder aux ruines de Santa Ana et de Loreto. Comme celles de San Ignacio ces ruines sont classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Malheureusement le samedi le bus local ne passe que toutes les 2 heures ce qui compromet un peu la visite Loreto, les ruines étant situées à plusieurs kilomètres de la route principale. Pour Santa Ana on prend un des nombreux bus qui circulent entre Posadas, la capitale provinciale, et Iguazu. Celui-ci nous dépose à l'entrée du village de Santa Ana. On marche un petit quart d'heure sous une chaleur écrasante et nous arrivons sur le site de Santa Ana.



Les premières missions (ou réductions) sont fondées au XVIéme siècle. A la tête de chaque mission se trouvait 2 prêtes jésuites venus d'Europe. Les missionnaires, avec le consentement du roi d'Espagne, avaient pour objectif de christianiser la population locale, les guaranis, mais également de leur permettre d'échapper à l'esclavage pratiqué par les portugais. L'histoire est très intéressante et le guide présent sur le site de Santa Ana, très sympathique, nous a parfaitement expliqué le fonctionnement du village. Si vous voulez en savoir plus vous pouvez regarder sur le site de l'Unesco l'histoire des missions.



Nous sommes seuls sur le site. Les ruines de Santa Ana ont été laissé dans l'état de leur découverte ce qui rend un peu difficile la compréhension du plan des réductions jésuites (nous rencontrerons le guide à la fin). Mais l'ambiance "découverte d'une cité oubliée" est superbe. Notre seule compagnie est la présence de nombreux lézards profitant de la chaleur des pierres.



A côté de l'église se trouvait le cimetière. Nous sommes surpris par des tombes et des fleurissement assez récents. En fait le cimetière a été utilisé jusqu'en 1980. Ensuite l'Unesco a demandé qu'un nouveau cimetière soit construit dans le village de Santa Ana pour que le site puisse être classé.



La réduction sera totalement abandonné en 1817, les jésuites étant parties en 1768. Nous avons adoré notre découverte de ces ruines. Le fait de les avoir eu pour nous tout seul a sans doute aidé à s’imprégner du lieu. Et les explications du guide à la fin étaient excellentes et sont à notre sens nécessaires pour bien saisir l'histoire du lieu. C'est en espagnol mais la personne parle lentement et distinctement.

Le lendemain, nous nous levons assez tôt pour aller découvrir les ruines de la réduction de San Ignacio Mini, les plus connues. Cette fois le site à été reconstruit en parti avec les pierres qui restaient sur le site. En effet, avant la prise de conscience de l'importance historique de ces ruines, les gens du coin se servaient des pierres comme matériau de construction.



Cette reconstruction permet notamment de mieux visualiser la taille de l'église avec ses portes et une partie de ses murs. Le plan est le même qu'à Santa Ana, avec l'église comme centre de la vie de la réduction. Les Guaranis vivaient eux dans de longues maisons de 60 mètres, chaque famille ayant une seule pièce. Avant de vivre dans les missions les Guaranis vivaient déjà dans de longues habitations mais sans pièces séparées. Les jésuites se sont donc inspirés de leur mode de vie pour créer le village. Par contre, afin d'éviter la polygamie qui était pratiquées par les autochtones, les prêtres ont donc divisé les maisons.



Il est environ 11 heures, nous avons fini de visiter le site et le petit musée qui se trouve à l'entrée. Les cars de touristes commencent à arriver. Contrairement à Santa Ana le site est nettement plus touristique. Visiter d'abord Santa Ana puis San Ignacio nous parait être intéressant, les ruines de San Ignacio étant plus impressionnantes suite à la reconstruction partielle mais l'ambiance de Santa Ana restera un excellent souvenir.

Pour ce dimanche après-midi, et sur la recommandation de l'office du tourisme nous partons randonner dans le parc de Teyú Cuaré. C'est du guarani et ça signifie en gros "cave du lézard". C'est donc parti pour 8 km de marche afin de rejoindre un rocher qui offre des points de vue sur le rio Parana et le Paraguay. Les 4 premiers kilomètres, sur un chemin large et un soleil de plomb sont un peu longuet.



Heureusement, ensuite le chemin se rétrécit un peu ce qui permet d'avoir un peu d'ombre. Nous apercevons quelques gros lézards (des Tégu Commun, jusqu'à 1,20 mètre de long), des oiseaux inconnus et nous arrivons à la cabane du garde. Très sympathique (nous avons trouvé les gens du coin très aimables), il nous indique les chemins possibles. Nous choisissons la boucle qui permet d'aller aux points de vues mais renonçons au sentier de la "casa Bormann", annoncé difficile, où selon le légende locale, un dignitaire nazi, Martin Bornmann, se serait caché 7 ans avant d'être arrêté. Il s'agirait à priori plus d'une construction effectuée par l'Allemagne nazie pour servir de lieu de planque en cas de débâcle. Personne n'y aurait jamais vécu.



Nous montons donc aux points de vues en suivant le sendero de la selva (sentier de la jungle). Effectivement la vue est belle. En bas, le rio Parana immense et en face le Paraguay. De nombreux vautours planent, certains passant même très près de nous. Mais même s'il fait chaud nous ne sommes pas mal, au point de leur servir de nourriture!



En se retournant nous apercevons un colibri. C'est la première fois que nous en voyons un dans la nature! Des animaux sauvages, une site naturel pour nous tout seul, inutile de préciser que nous avons aimé notre randonnée ici. Même si les 8 kilomètres du retour seront un peu difficile.

Nous ne regrettons pas d'être restés trois jours ici. Un jour de plus ne nous aurait pas déplu mais nous avons réservé une chambre à Puerto Iguazu. Il est temps de dire au revoir à San Ignacio et de reprendre un bus pour 4 heures 30 de route.



Quelques repères:

Billet de bus Buenos Aires - Iguazu: 885 pesos avec la compagnie Tigre Iguazu, en siège semi cama. A payer en liquide, en payant par carte le prix passe à 1265 pesos!

Entrée aux missions jésuites: 180 pesos, valable pour 4 sites et pendant 15 jours.

Bus San Ignacio - Santa Ana: 15 pesos l'aller.

Plat du jour et un dessert au restaurant Cicero: 85 pesos. Très bon, on recommande!

Les prix sont de décembre 2016 et par personne. Devise: Pesos Argentin.

Infos pratiques:

Pour le parc de Teyu Cuare on vous conseille les cartes Open Street Map. Google Maps et Here ne nous indiquaient rien, pas même le chemin carrossable pour aller à l'entrée du parc. Il y a de l'eau potable et des sanitaires au niveau de la cabane du garde.

La suite bientôt...
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Et en bonus une petite vidéo de San Ignacio: www.youtube.com/...csu9FiCrRY&t=13s
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IGUAZU

Nous arrivons à Puerto Iguazu en début d'après midi ce lundi 12 décembre. Ce sera notre point de chute pour visiter le site des chutes d'Iguazu. Nous avons prévu 2 jours de visite. Le mardi du côté argentin et le mercredi côté brésilien. En effet les chutes sont à cheval sur les 2 pays, environ 80% se situant en Argentine. Le nom Iguazu vient du guarani et signifie "grandes eaux".



En attendant d'aller admirer ce spectacle de la nature nous nous promenons dans Puerto Iguazu. Cela change de San Ignacio. Une multitude de boutiques de souvenirs, quelques rabatteurs, la ville est très touristique et cela se sent! Nous continuons notre marche jusqu'au point dit des 3 frontières, le hito tres fronteras. D'ici on est en argentine et on peut voir le Paraguay et le Brésil!



Nous finirons la journée à manger une mauvaise pizza dans un attrape touriste avec beaucoup d'enfants qui passent faire la manche ou essayer de vendre des bibelots. On n'est pas emballé par la ville et Florine n'a même plus envie d'aller voir les chutes!

Mardi 13 décembre: visite côté argentin.

Après une nuit à se battre contre les moustiques dans notre chambre nous allons prendre le premier bus en direction des chutes. Il part à 7h20 ce qui nous permet d'arriver pile à l'ouverture du parc à 8h00. Nous avons un peu l'impression d'entrée dans un parc d'attraction avec de larges allées pavées et de nombreuses boutiques. Les visiteurs se pressent tous vers le train qui permet d'aller directement au départ des circuits de visites et à la fameuse garganta del diablo. Nous optons donc pour un sentier qui passe dans les bois et qui rejoint le premier arrêt de train. Cela nous permet de voir notre deuxième animal de la journée avec un cochon d'inde. Le deuxième? Et oui, dans le bus nous avons pu voir une sorte de cervidé peu avant l'arrivée.

Il y a deux chemins qui permettent d'admirer les cascades: le circuit inférieur et le circuit supérieur. Il y a encore peu de monde et les personnes devant nous optent pour le passage supérieur. Nous commençons donc par le circuit inférieur. Après quelques minutes de marche le bruit de l'eau s'accentue et rapidement nous débouchons sur une vue d'une bonne partie des chutes. C'est magnifique. Florine ne peut retenir son émotion et quelques larmes.



Nous regardons pendant un moment le panorama profitant du fait d'être encore seul et continuons le parcours. Il y aurait environ 275 cascades sur le site et même les moins impressionnantes seraient des attractions en un autre lieu. Le sentier est totalement aménagé et nous marchons sur des passerelles mais cela n'enlève rien à la magie du lieu.



Nous retournons vers le début du chemin et nous apercevons nos premiers coatis. C'est une espèce proche du raton laveur. Dans le parc ils sont surtout connus pour ne pas hésiter à venir voler la nourriture des touristes, jusque dans les sacs. Des panneaux demandent de ne pas les nourrir ni d'essayer de s'en approcher car ils peuvent mordre.



Nous continuons la découverte avec le circuit supérieur. Comme son nom l'indique il permet d'observer les cascades d'en haut. Nous sommes un peu moins tranquille, la foule commençant à arriver même si ça reste largement vivable.



Le circuit supérieur est assez court. Une fois terminé nous voulons redescendre vers le circuit inférieur pour essayer d'aller sur l'île San Martin. Malheureusement le service de bateau ne fonctionne pas aujourd'hui, le niveau d'eau est trop haut ce qui empêche les embarcations d'accoster sur l'île. Dommage mais nous profitons tout de même d'un autre point de vue. Et sur le chemin nous voyons un toucan ainsi que quelques singes.



Après une pause déjeuner en compagnie d'un gros lézard nous allons prendre le train qui permet d'accéder à la garganta del diablo (gorge du diable), la chute la plus impressionnante. Il faut marcher sur une longue passerelle au dessus du rio Iguazu avant d'accéder au promontoire surplombant la cascade. Et arrivé au bout la claque. C'est effectivement très impressionnant. Le bruit, les projections d'eau, on reste bouche bée et on est trempé. Mais vu la chaleur c'est plutôt agréable. Nous restons de longues minutes à observer l'eau qui tombent comme hypnotisés. Avec toute l'eau en suspension cela ne donne rien sur les photos, il faut y aller.

Le parc fermant à 18 heures nous profitons de notre dernière heure pour se refaire un petit coup de circuit inférieur. Le monde commence à partir, nous nous retrouvons à nouveau bien tranquille. Sur le chemin un des gardes du parc nous montre un tatou dans la jungle. Et nous voyons également un caïman tranquillement posé dans un endroit peu profond. Nous sommes en hauteur donc nous ne privons pas pour l'observer. C'est quand même mieux qu'au zoo!



Il est l'heure de reprendre un bus pour rejoindre la ville de Puerto Iguazu. Nous avons adoré cette journée. Les chutes sont magnifiques et avoir pu observer de nombreux animaux a encore rendu ce moment plus extraordinaire.



Mercredi 14 décembre: côté brésilien.

Nous optons pour la facilité et prenons un bus qui va directement aux chutes d'Iguazu côté brésilien sans passer par la ville de Foz de Iguaçu, l'équivalent brésilien de Puerto Iguazu. Le premier bus part un peu tard à notre goût, 8h30, ce qui ajouté au décalage d'une heure avec les danseurs de samba nous fera arriver sur le site au mieux vers 10h. Mais nous avons lu que le côté brésilien se visitait beaucoup plus rapidement. Après un passage de frontière sans trop de problème (même si l'agent d'immigration argentine mettra un tampon d'entrée au lieu de sortie à Florian) nous arrivons au parque nacional do Iguaçu (au brésil le z est remplacé par un ç). Et cette fois point de train mais des bus qui nous amènent au départ du circuit (le seul). Au départ nous sommes nettement plus éloigné des cascades que hier ce qui permet d'avoir une vue d'ensemble. Nous remarquons que l'eau est marron contrairement à hier. Il a du pleuvoir en amont.



Le gros problème c'est le sentier unique, assez étroit. Avec le monde on se retrouve à faire la queue pour accéder à un point de vue. Nous continuons donc le chemin et nous le referons plus trad, en sens inverse quand les gens commenceront à partir. A la fin du sentier il y a une passerelle qui permet de s'approcher des chutes. Comme hier nous finissons trempés mais quelle expérience de sentir la puissance de l'eau!



Nous profitons encore une fois longtemps du spectacle grandiose qu'offre le lieu. Avec les projections d'eau et le soleil des arcs en ciel sont visibles assez fréquemment.



Comme prévu une fois arrivés au bout du chemin les gens repartent. Ce n'est que le début d'après-midi mais déjà nous sentons qu'il y a moins de monde. Nous reprenons donc le chemin et pouvons cette fois profiter des points de vues. Nous repartons encore une fois conquis.

Quel côté choisir?

Nous avons préféré le côté argentin, nettement plus grand, notamment pour son côté nature qui permet d'observer les animaux. Les chutes sont également plus proches de ce côté là. Mais venir jusqu'à Iguazu sans prendre le temps de faire les 2 côtés et pour nous vraiment dommage. Quitte à faire plus de 1200km depuis Buenos Aires autant en profiter! En effet le côté brésilien offre plus de recul pour admirer l'étendue du site. Il est donc complémentaire.



Quelques repères:

Billet d'entrée pour le côté argentin: 330 pesos

Billet d'entrée pour le côté brésilien: 63,3 réals brésilien (changement de pays, changement de devise). On peut payer en carte donc pas besoin de faire du change.

Billet de bus Puerto Iguazu - Parque Nacional Iguazú (argentin): 130 pesos aller/retour.

Billet de bus Puerto Iguazu - Parque Nacional do Iguaçu (brésilien): 80 pesos aller/retour.

Infos Pratiques:

Allez y tôt! En y étant à 8 heures soit pile à l'ouverture nous avons profité de presque 2 heures seuls.

Commencez par le circuit inférieur ou supérieur. Les gens vont d'abord à la garganta del diablo. En plus vous garderez le plus impressionnant pour la fin.

Il est possible d'emmener son pique-nique. Et il y a des endroits pour recharger ses bouteilles avec de l'eau fraiche.

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CORRIENTES

En arrivant à Puerto Iguazu l'étape suivante n'était pas encore totalement défini. Après avoir étudier différentes options nous choisissons d'aller directement à Salta, ne trouvant pas d'étape intermédiaire nous faisant vraiment envie. Hélas, en passant à la gare routière réserver nos billets de bus, nous apprenons que les bus pour Salta sont complets. Nous ferons donc étape à Corrientes pendant 1 journée, entre 2 bus de nuit.



Capitale de la province du même nom, Corrientes est une assez grande ville avec plus de 300 000 habitants. Nous arrivons à 7h30 sur place après une nuit de bus, assez agitée au début avec contrôle de gendarmerie puis de multiples arrêts dans des villages. Nous allons directement aux guichets pour acheter nos billets de bus pour Salta. Le départ sera à 18 heures. Voilà qui nous laisse quelques heures pour visiter une ville où ne nous ne savons pas du tout ce qu'il y a faire, les informations sur internet étant assez faible. Heureusement un petit kiosque touristique à la gare routière nous fourni un plan de la ville et nous indique rapidement où aller. Le centre ville se trouve assez loin du terminal de bus et le trajet n'est pas très intéressant. Heureusement nous avons fait garder nos sacs au guichet de la compagnie de bus ce qui nous évite d'être trop chargés.

En arrivant dans le centre ville nous tombons sur la rue commerçante piétonne, déjà très animée alors qu'il est seulement 9 heures. Nous cherchons à petit-déjeuner dans un endroit avec des toilettes car pour l'instant elles sont totalement absentes. Mais les petits (et même les plus grands) endroits servant le petit-dèj n'en ont pas plus! Florine commence à désespérer mais nous trouvons des toilettes publiques sur une petite place. Nous pouvons maintenant prendre notre café. Après avoir rempli nos estomacs nous recommençons notre ballade et arrivons sur la plaza 25 de Mayo.



Cette place est entourée de nombreux beaux bâtiments, avec une église (Iglesia nuestra señora de la merced), l'école Sarmiento et des édifices publics comme la casa de gobierno.



Nous sommes agréablement surpris par la ville. L'architecture est belle, l'atmosphère agréable et il n'y a aucun touriste. Par rapport à Puerto Iguazu où nous entendions parler français toutes les 2 minutes cela change.



Nous nous dirigeons maintenant vers le rio Parana. La ville se situe en effet sur une rive de ce grand fleuve que nous avons déjà vu plusieurs fois lors de notre passage dans la province de Missiones. Un pont (puente general Manuel Belgrano) long de 1700 mètres relie l'autre rive et permet de rejoindre la province de Chaco.



Le long du fleuve une promenade a été aménagé. Celle-ci est agréable et dispose de plusieurs espaces pour se poser et observer la vie locale et le fleuve. Nous remarquons qu'il y a de grands alignements de deux-roues garés en épi et serrés les uns comme les autres. Pour un peu on se croirait en Asie. Nous mangeons dans une des nombreuses "roulottes" qui se trouvent le long de la promenade et arrivons vers les plages. Avec le beau temps et la chaleur nous regrettons de na pas avoir pris les maillots!



Après avoir farniente quelques temps nous retournons dans le centre que nous trouvons désert! Il est 15 heures et la rue piétonne est vide, tous les magasins sont fermés. La vie ne reprendra qu'à 17 heures.

Nous serions bien restés plus longtemps dans cette ville notamment à profiter des plages. Mais les billets pour Salta sont réservés. C'est reparti pour une nuit en bus!



Quelques repères:

Bus Puerto Iguazu - Corrientes: 527 pesos

Les prix sont de décembre 2016 et par personne. Devise: Pesos Argentin.

Infos pratiques:

Les bus utilisent la carte SUBE comme à Buenos Aires. Il faut se loger près du centre et pas près de la gare routière si on veut pleinement profiter de la ville.
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IN Intothetrees Regular ·
Bonjour et merci pour ce carnet complet et rempli de belles photos, ça me rappelle de beaux souvenirs !!!
TR Track ·
Merci pour le compliment. Il faut que je prenne le temps pour poster la suite.

Si la tenue du blog prend (beaucoup) de temps on essaye de garder la motivation car on sait qu'une fois rentré cela fera d'excellents souvenirs.
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ME Messi57 Regular ·
Salut !

Très beau carnet et superbes photos, ça donne envie [:)]

Hâte de voir la suite [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Superbe carnet, les photos des chutes d'Iguazu donnent franchement envie d'y aller. Merci pour le partage
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
JA Jaunesoleil Veteran ·
Bonjour,

Merci pour ce carnet que je vais suivre. Il m'aidera à préparer notre voyage de l'année prochaine.

Bons Voyages
Vis comme tu penses. Sinon tu finiras par penser comme tu vis. Paul Emile Victor. Carnet de Voyage : https://voyageforum.com/discussion/recit-notre-decouverte-v-t-chili-d6946997/ Site : NATURE et VOYAGES en FÊTE
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Merci pour vos commentaires et désolé pour le retard pour la suite du carnet. Pas facile avec les connexion internet boliviennes.

SALTA

Nous arrivons à Salta après une nouvelle nuit de bus un samedi matin. Pour une fois nous n'avons pas réservé de logement. Après un petit déjeuner au café de la gare routière nous nous dirigeons vers une auberge que nous avions repéré sur internet. Malheureusement en arrivant on nous indique qu'il n'y a plus de place. Même chose pour une autre auberge situé un peu plus loin. Nous essayons donc un hôtel. Il reste de la place mais le tarif est bien trop élevé pour nous. On en profite pour récupérer le mot de passe qui est affiché à l'accueil et on regarde sur internet quels endroits ont de la disponibilité dans nos tarifs. On finit par trouver une posada pour une nuit. Ensuite nous réservons un appartement pour 5 nuits. Cela va nous permettre de préparer le road-trip que nous voulons faire dans la région.



Nous visiterons ainsi tranquillement la ville en nous fixant au rythme local: sortie le matin puis déjeuner, ensuite on reste au frais à l'appartement et on ressort vers 17-18 heures avant de manger.

Le centre ville de Salta possède trois très belles églises colorées: la Cathédrale, la Iglesia San Francisco et la Iglesia de la Viña (ou Iglesia de la Virgen de la Candeleria). L'intérieur des ces églises est également très beau et coloré.



L'Iglesia de la Viña se situe tout près de notre appartement ce qui nous permet de l'admirer chaque jour. En observant les gens on peut se rendre compte que nombreux sont ceux qui se signent en passant devant un lieu de culte. Restez quelques minutes devant la cathédrale et vous verrez les gens à pied, en vélo, en scooter ou en voiture se signer lorsqu'ils approchent du lieu saint.





La Cathédrale se situe sur l'incontournable place centrale des villes coloniales espagnoles, ici baptisée plaza 9 de Julio. On trouve sur cette place le traditionnel cabildo ainsi que le musée d'archéologie de haute montagne (MAAM). Nous avons visité ce musée pour voir l'une des 3 momies découvertes en haut du volcan Llullaillaco (6739m) et qui nous sont parvenues dans un état de conservation remarquable grâce au froid et l'air sec du sommet. Il s'agit de 3 enfants qui furent sacrifiés lors d'une cérémonie Inca. Les photos ne sont pas autorisées. Nous avons vu la première à gauche, la niña del Rayo. En effet une seule momie est exposée à la fois.

A Salta la nourriture de rue classique est le super pancho. C'est une sorte de hot-dog avec des chips broyées par dessus les saucisses et la sauce. Pour 10$ c'est clairement imbattable et c'était souvent notre choix pour déjeuner. Nous mangerons également au marché couvert. Si Salta est très touristique ici bizarrement il n'y a que des locaux. Nous testerons les humitas et tamales, plats locaux à base de maïs, typique du nord-ouest argentin. Ce ne sera pas un coup de cœur, on trouve ça un peu fade.



Un matin nous montons au Cerro San Bernado. Pour y aller 2 solutions: un téléphérique ou bien les jambes pour une heure de montée. On optera pour cette solution. En arrivant en haut on profite d'une vue sur la ville.



Pour visiter la région de Salta et Jujuy nous souhaitons louer une voiture pour être libre de nous arrêter quand bon nous semble. C'est donc parti pour un tour des agences de location pour comparer les prix. Heureusement la plupart sont concentrées dans un rayon restreint ce qui rend l'exercice facile. Après avoir hésité avec une agence locale mais qui demande un paiement en cash et Avis avec un paiement en carte nous optons pour la grande enseigne. En effet en payant en carte nous bénéficierons des assurances de celle-ci. Le prix était identique une fois pris en compte les frais de retrait dans les distributeurs. Seule différence le kilométrage: il est limité à 1600 kilomètres chez Avis contre illimité ailleurs mais le vendeur nous rassure en nous disant que c'est largement suffisant. On verra si c'était le bon choix.



Nous avons trouvé la ville de Salta sympathique malgré les trottoirs un peu trop étroits pour se promener sereinement lorsque la circulation déboule. Nous sommes restés 6 jours ici, principalement pour préparer un peu la suite de notre voyage, mais 2 jours pleins suffisent pour visiter.



Quelques repères:

Bus Corrientes - Salta: 1104 pesos (compagnie El Norte Bis)

Super Pancho: 10 pesos dans la rue. Entre 20 et 30 pesos dans les boui-boui.

Entrée au MAAM: 100 pesos. Le musée est petit mais l'histoire de ces enfants sacrifiés il y a 500 ans est passionnante. Il y a une autre momie moins bien conservée de visible également.

Les prix sont de décembre 2016 et par personne. Devise: Pesos Argentin.

Info Pratique:

Pour aller au Cerro San Bernado à pied on peut soit longer la route, ce qui est peu agréable surtout au début avec pas mal de circulation. On peut également monté par des escaliers dans les bois, beaucoup plus sympa (1021 marches). Le chemin part derrière le monument au Général Güemes juste à coté du musée anthropologique.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
JA Jaunesoleil Veteran ·
Bonjour,

tes photos sont superbes et nous font déjà rêver à cette destination. En fait je la prépare pour l'année prochaine et j'aurai surement des questions à te poser.

Merci et bravo pour ton courage à écrire ce carnet, du chaud en live, c'est précieux pour les autres Bons Voyages
Vis comme tu penses. Sinon tu finiras par penser comme tu vis. Paul Emile Victor. Carnet de Voyage : https://voyageforum.com/discussion/recit-notre-decouverte-v-t-chili-d6946997/ Site : NATURE et VOYAGES en FÊTE
KR Krikwik Veteran ·
Super sympa ton carnet qui me rappelle pas mal de souvenirs (qui commencent à tiédir, juillet 2016[:P]). Tu sembles avoir mieux apprécier Salta que moi... J'ai trouvé cette ville sans plus, juste un bon spot pour partir découvrir un NOA, quant à lui, des plus magnifiques.

Bon voyage!
ME Messi57 Regular ·
Superbes photos ! 10 pesos le super pancho, c'est vraiment pas cher
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
TR Track ·
Merci encore pour les commentaires.

Jaunesoleil n'hésite pas si tu as des questions.

Aujourd'hui on prend la route pour découvrir ce qui est communément appelé le nord-ouest argentin. On commence par le nord de Salta, à cheval sur les provinces de Salta et Jujuy.

NOA - Partie 1. Au nord de Salta.

NOA pour Nord-Ouest Argentin. Nous avons décidé d'explorer une petit bout de cette région en louant une voiture pour profiter de la liberté de s'arrêter quand on veut et admirer les paysages. Nous commencerons par le nord de Salta avant de descendre explorer le sud. Notre monture pour cette semaine: une Chevrolet Classic (en gros une Corsa B 4 portes). Ici c'est la voiture de location par excellence.

Vendredi 23 décembre: Salta - San Antonio de Los Cobres

Nous récupérons la voiture chez le loueur et quittons Salta et sa circulation. Après Campo Quijano nous prenons la route 51 qui n'est plus goudronnée. C'est parti pour de nombreux kilomètres de piste. Après une pause pique-nique on se fait contrôler par la gendarmerie. On a l'impression que c'est surtout parce qu'ils s’embêtaient un peu. 5 minutes plus tard et après un bon foutage de gueule sur la photo de permis de Florian (il faut préciser qu'il a l'air d'avoir 10 ans), on repart. Les paysages sont très jolis et la route, redevenue goudronnée, est peu fréquentée. C'est agréable. On s'arrête pour visiter les ruines de Tastil. Malheureusement le site est fermé, les congés de Noël ont commencé. On continue la route qui commence à monter un peu plus sérieusement. On arrive à Abra Blanca, le col situé à 4080 mètres d'altitude. Au sommet on observe quelques minutes un orage au loin.



On arrive à San Antonio de los Cobres un peu après 15 heures. On se met à la recherche d'un hébergement. Une fois l'histoire de la chambre réglée on va voir le viaduc de la Polvorilla. En chemin une zone avec des couleurs étonnantes et des restes de constructions. Il s'agit des ruines des thermes de Pompeya et après un test gustatif de Florine il s'avère que tout ce qui est blanc est du sel.



Après cette petite pause on arrive au viaduc. Sur ce pont passe le train touristique, le tren de las nubes mais le service a l'air suspendu.



Nous sommes à 4200 mètres et la montée sur le viaduc nous fera sentir le manque d'oxygène! La nuit passée à San Antonio, 3700 mètres, nous confirmera que l'oxygène commence à se faire rare mais heureusement le mal des montagnes nous ignorera.

Hébergement: Amenecer Andino. Correct, grande chambre avec salle de bain privative. Petit déjeuner un peu léger. Samedi 24 décembre: San Antonio de Los Cobres - Tilcara

Mauvaise surprise en nous réveillant. Notre voiture a été visité par des voleurs. Heureusement on avait rien laissé à l'intérieur. Seul manque à l'appel un bouton de l'autoradio. Moins de chance pour un autre client de l'auberge, une de ses vitres a été fracturé. On prend la piste direction les salinas grande. A la sortie du village on prend en stop un argentin. C'est un musicien de Cordoba qui va au Chili. On l'avancera jusqu'à la route 52. En chemin on aperçoit des lamas, des vigognes et un renard.



Le paysages est magnifique, une immense plaine entouré de montagne. L'impression de voyager dans de grands espaces est enivrante.

Au loin on aperçoit une grande tache blanche: les salinas grande. Notre premier salar! Après pas mal de route on repère un chemin qui va en direction du désert salé. Malheureusement au bout d'un moment on est stoppé par une barrière. Il s'agit d'un accès pour une entreprise qui exploite le sel. Notre copain autostoppeur récupère du sel aggloméré en forme de pic et on repart en espérant trouver un autre moyen d'accéder au salar. Sur le plan la route 52 semble traverser les salinas. Malheureusement en y passant pas de blanc mais du marron. Où est donc passé le sel? Mystère! Pour aller sur la partie vraiment blanche il faut payer (200 pesos par voiture) se faire accompagner par un guide avec la possibilité de rester entre 40 minutes et 1 heure sur place. Ça nous énerve, on mange une tortilla sur le bord de la route et on laisse notre autostoppeur prendre son bus pour le Chili. De notre côté on prend la direction de Pumamarca, dans la province de Jujuy.



Avant d'arriver au village on passe d'abord par un col et on entame une descente avec de nombreux lacets: la Cuesta de Lipan.



Arrivés à Pumamarca, célèbre pour sa colline au sept couleurs, on se retrouve dans un village très touristique avec beaucoup de vendeur de souvenirs. Il y a même plus de vendeurs que de touristes. On fait le tour de la colline par le Paseo de los Colorados. On a du mal à voir les sept couleurs. Mais les paysages autour sont très beaux avec des monts rouges qui semblent sortis de nulle part.



On reprend la route pour notre auberge à Tilcara. En chemin on passe à Maimara et sa palette du peintre, encore une montagne colorée. Bref, aujourd'hui on en a pris plein les yeux!

A minuit, alors que l'on est couché c'est le festival des pétards et feux d'artifice. C'est apparemment la façon de fêter Noël ici!

Hébergement: Casa los molles. Ambiance auberge espagnole. Tout le monde nous dit bonjour quand on arrive. Belle vue depuis la terrasse.

Dimanche 25 décembre: Tilcara - Humahuaca

En ce jour de Noël nous remontons vers le nord et faisons un premier stop dans le village d'Uquia. On regarde l'église un petit moment puis on se dirige vers la quebrada de los señoritas. C'est magnifique. Les roches rouges se détachent du beau ciel bleu.



La chaleur commence à devenir importante quand nous reprenons la route. Nous filons maintenant en direction du village d'Iruya situé au fond d'une vallée et accessible après près de 3 heures de piste. La dernière partie, une fois que l'on commence la descente vers le village, est magnifique.



Ici la nature semble à l'échelle 2, tout est immense et on se sent tout petit. Après cette bonne descente on aperçoit l'église jaune d'Iruya, mais le temps se couvre rapidement.



On ne restera pas très longtemps à Iruya. l'après-midi étant déjà bien avancé. Le village est charmant avec son côté isolé entre les montagnes. C'est reparti pour plus de 2 heures de piste en plus ou moins bon état. Sur le chemin on prend 1 villageois puis 2 autres par la suite. Aujourd'hui c'est Noël et le bus ne circule pas. On les emmène donc à Humahuaca, notre destination. Une fois arrivé on veut aller voir le fameux hornocal, la montagne aux 14 couleurs qui est parait-il magnifique. Pour y accéder il faut prendre une piste à partir du village d'Humahuaca. En montant le ciel devient très menaçant et on entend le tonnerre gronder. Quelques instants plus tard ce sont les éclairs qui frappent la montagne que nous observons. On décide quand même de continuer. On arrive sur le site un peu après 18 heures. Normalement l'accès est payant mais à cette heure il n'y a plus personne. Et là déception! Il fait tellement sombre avec l'orage que la montagne semble grise. On patiente 1 heure dans la voiture en espérant que le soleil ressorte un petit peu. Nous sommes seul à 4250 mètres d'altitude avec les éclairs et la grêle comme compagnons. Heureusement le ciel s'éclaircira un petit peu vers 19h30. Mais on est un peu déçu par le site. Les photos que l'on avait vu avant de venir semble avoir été retouchées très fortement. Certes c'est beau mais le contraste entre les images affichés sur internet et la réalité nous laisse sur notre faim.





Mais à force on commence à apprécier le paysage pour ce qu'il est vraiment mais la nuit qui tombe nous fait reprendre la route d'Humahuaca.

Hébergement: El Sol Hostel. Chambre double avec salle de bain commune. Chambre pas top (et bataille avec les moustiques pendant la nuit) mais bon petit déjeuner.

Lundi 26 décembre: Humahuaca - Tilcara

Aujourd'hui on repart vers Tilcara où on a déjà passé une nuit. On fait un rapide tour d'Humahuaca et notamment son cimetière avec ses couronnes de fleurs. Cela crée une atmosphère assez joyeuse avec toutes ces couleurs.



A Tilcara on visite la Pucara de Tilcara. Il s'agit de ruines d'un village précolombien. Plusieurs bâtiments on été reconstruit. Pas très authentique mais cela permet de se rendre un peu mieux compte du site. En plus la fraicheur qui règne à l'intérieur de ces constructions est très appréciable.



Il y a beaucoup de cactus sur le site. Situé sur une petite colline la vue est en plus sympathique. Cerise sur la gâteau le lundi c'est gratuit! Pas un indispensable si votre temps est compté mais une sortie bien agréable.

Pour déjeuner on décide d'aller au marché couvert. On a bien fait! On s'enfilera chacun une brochette de poulet avec frites et salade pour 40 pesos par personne. Bon et copieux, rapport qualité prix imbattable! Ensuite on va poser nos sacs à l'auberge. Un orage commence du coup on traine 2 heures à lire sous le patio. Une petite pause qui fait du bien. On décide ensuite de retourner à Pumamarca pour essayer un autre point de vue sur la colline aux 7 couleurs. Malheureusement c'est en plein contre-jour. On y repassera demain. Du coup on profite à nouveau de la palette du peintre à Maimara avant de rentrer manger des tortillas à Tilcara.

Hébergement: Villa Nanin. Chambre double avec salle de bain commune. Beau jardin, extérieur agréable. La personne qui nous a accueilli était très gentille. Petit déjeuner correct. Mardi 27 décembre: Tilcara - Cafayate

Aujourd'hui pas mal de route nous attend. En effet on file au sud de Salta. Le temps est très couvert quand on se lève. On va quand même essayer de voir la colline aux 7 couleurs avec le point de vue que l'on a repéré en regardant certaines photos. En plus le sentier est indiqué sur le GPS (OsmAnd). Pour y accéder il faut traverser la route et la rivière puis monter pendant environ 10 minutes. Et arrivé en haut la vue est nettement mieux que ce que l'on voit depuis le village. Avec du soleil cela doit être magnifique (il faut y aller la matin sinon c'est en plein contre-jour).



La suite de la route ce sera de la pluie et encore de la pluie. Heureusement la partie entre San Salavador de Jujuy et Salta par la route 9 se prête bien à ce temps avec presque une ambiance"rainforest". Cela nous change de l'aridité et des paysages désertiques que l'on traverse depuis le début du roadtrip.

A suivre, la partie Sud...
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
ME Messi57 Regular ·
Ces couleurs sont magnifiques On passera par la pour rejoindre le Chili (surement la route 52) lors de notre voyage, ça me donne envie d'explorer cette région [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
TR Track ·
Oui c'est une très belle région, on a les yeux écarquillé en permanence.

On continue la découverte de la région par le Sud de Salta.

Mercredi 28 décembre: Cafayate

Aujourd'hui on ne change pas de logement, on reste la journée autour de Cafayate. Le matin, après un bon petit-déjeuner on part voir la quebrada de las conchas que nous avons traversé en vitesse hier.



Situé sur la route 68 entre Salta et Cafayate, la zone présente des paysages étonnants avec des pierres rouges et des formes particulières sculptées par l'érosion. Il y a plusieurs points d'intérêts indiqués sur la route où sont censées se trouver des roches représentant soit un crapaud, un moine, un amphithéâtre ou bien des châteaux. Pour être honnête ce n'est pas ce que nous avons préféré dans la quebrada, il y a d'autres endroits plus jolis.



Toute la matinée nous ferons de très nombreux arrêts photos pour admirer le paysage.



Mais l'heure tourne, Florine a faim, il est temps de retourner à Cafayate.



Après quelques empanadas nous allons dans une bodega pour une dégustation de vin. En effet Cafayate et la région possède de nombreuses vignes avec notamment un cépage typique de l'endroit, le Torrontés, qui donne un vin blanc assez réputé et parait-il légèrement sucré. Comme on aime bien les vins blancs sucrés on attend avec impatience la dégustation. Mais avant cela il y a une petite visite des installations de la bodega Domingo Hermanos. Pas facile de tout saisir avec la visite en espagnol mais on se débrouille. Vient le moment de la dégustation et on commence avec le Torrontés! La guide nous donne un verre où le vin n'a pas été aéré en le faisant tourner dans le verre et un autre où ce rituel a été fait. La différence d'odeur est impressionnante! Le vin non aéré ne sent rien en comparaison de l'autre. Vient le moment de gouter et...on est un peu déçu. Il n'est pas vraiment sucré, on s'attendait à quelque chose de plus doux. Une fois la surprise passé on découvre un vin pas désagréable finalement. Ensuite on pourra gouter à 3 vins rouges: 2 Malbec et 1 Tannat. Nous avons préféré les Malbec, particulièrement la version primeur.



Vu qu'il reste un peu de temps on se dirige vers la bodega Nanni pour une autre dégustation. Même programme, 1 blanc Torrontés et 3 rouges avec cette fois au programme Malbec, Cabernet Sauvignon et Tannat. Autant vous dire qu'on était d'humeur joyeuse en cette fin d'après-midi! Heureusement que tout peut se faire à pied depuis notre logement.

Hébergement: Hostal del Suri. Chambre double avec salle de bain privée dans une sorte de cabane en bois. Super petit déjeuner et accueil très sympa.

Jeudi 29 décembre: Cafayate - Molinos

On reprend la route pour une étape assez courte entre Cafayate et Molinos. On en profite pour aller voir des peintures rupestres sur les hauteurs de Cafayate. La visite est effectué par le paysan du coin, c'est assez rapide mais pas inintéressant. Les peintures représentent des animaux (puma, lama...) ou des symboles abstraits et auraient environ 1000 ans. On profite de la visite pour poser des questions sur les plantes qui jalonnent la montagne.



Ensuite direction la route 40, qui deviendra rapidement une piste après le village de San Carlos. On roule dans de grands espaces semi aride avant d'arriver à la quebrada de las flechas.



Le décor devient maintenant totalement désertique et la forme des roches peut faire penser à des pointes de flèches, d'où le nom du lieu. Là encore on en prend plein les yeux.



A la fin de la quebrada on ré-aperçoit un peu de vert, notre escapade dans le désert se termine.



On fait un micro détour par le village de Angastaco pour voir la traditionnelle église et on tombe sur la maison des télétubbies version terre.



On arrive à Molinos à 17 heures. On se repose un petit peu à l'auberge et on va faire un tour du village à pied. On passe devant l'église San Pedro Nolasco construite en 1639.



Le village est calme, on aime bien l'ambiance.



Les maisons sont en adobe avec les toits en terre.



Hébergement: El Rancho de Manolo. Correct, petit patio sympa. Bon petit-déjeuner. Possibilité de manger le soir. Vendredi 30 décembre: Molinos - Salta

Dernier jour en compagnie de notre bolide avec un retour à Salta. Première étape Cachi, petit village mais qui nous semble bien animé par rapport à Molinos. On prend de la hauteur et on tombe sur une piste d'atterrissage. Et rien d'autre. Du coup on s'amuse un peu dessus avec la voiture puis on va voir le cimetière, situé en face.



Un petit tour vers la place principale, on achète notre casse-croute et on repart.



On arrive rapidement sur la recta de Tin Tin, un longue ligne droite (rien à voir avec le personnage de BD). C'est une ancienne route Inca parfaitement rectiligne sur des kilomètres et qui traverse le parque nacional los cardones (parc des cactus). Visuellement ce n'est pas plus impressionnant que beaucoup de routes sur lesquelles nous avons roulé toute cette semaine.



La route monte ensuite progressivement jusqu'au mirador de Piedra del Molino (3348 mètres). On voit de nombreux guanacos. Ensuite la route redescend en passant par la cuesta del Obisbo.



C'est parti pour une bonne descente de col, moitié route moitié piste. En bas on s'arrête manger au bord de la route. A peine arrêté des poules et un chien viennent nous tenir compagnie. Il est maintenant temps de rendre la voiture. Fin de cette semaine où on aura apprécier de retrouver la liberté procurée par une voiture.

Quelques repères:

Location de voiture: 6381 pesos avec 2 conducteurs et 1600 km. A refaire on choisirai un kilométrage illimité. On a terminé avec 1580 kilomètres! Et en faisant attention à ne pas faire énormément de détour. Pour le bouton de l'autoradio, bricolage de fortune par Florine avec un bouchon de bouteille de vin et du scotch d'électricien. Ni vu ni connu. 1 litre d'essence: entre 17 et 21 pesos en fonction des villes. 6 empanadas au bord de la route : 45 pesos. Les meilleures depuis notre début de tour du monde. 1 tortilla jambon-fromage dans la rue: entre 20 et 25 pesos. Dégustation de vin: 35 pesos dans la première bodega, 40 pesos dans la seconde. 1 locro (soupe andine): 100 pesos dans un restaurant de Cafayate.

Les prix sont de décembre 2016 et par personne. Devise: Pesos Argentin.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
ME Messi57 Regular ·
Alala ces routes mi piste mi goudronnée Puis celles qui descendent en lacets jusqu'au fond de la vallée, j'adore ça [:)]

Vous avez croisé du monde sur les routes ? Tu pense qu'en stop c'est réalisable ?
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
TR Track ·
Sur les axes principaux il y a pas mal de voitures (par exemple entre Salta et Cafayate ou sur la route qui remonte à Humahuaca). Dès qu'on sort de ces grands axes par contre il y a beaucoup moins de circulation. Environ la moitié sont des voitures de location conduite par des touristes mais parfois on ne croisait personne pendant 1 heure. Dans ces endroits là je conseillerais de commencer le stop assez tôt le matin.

Mais ça doit bien se faire, il y avait pas mal de monde qui en faisait.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

carnet sympa, jolies photos... toujours bien agréable à suivre

Situé sur la route 68 entre Salta et Cafayate, la zone présente des paysages étonnants avec des pierres rouges et des formes particulières sculptées par l'érosion. Il y a plusieurs points d'intérêts indiqués sur la route où sont censées se trouver des roches représentant soit un crapaud, un moine, un amphithéâtre ou bien des châteaux. Pour être honnête ce n'est pas ce que nous avons préféré dans la quebrada, il y a d'autres endroits plus jolis.

Tout à fait d'accord. Perso, la Yesera me semble le coin le plus beau de la Quebrada.

En effet Cafayate et la région possède de nombreuses vignes avec notamment un cépage typique de l'endroit, le Torrontés, qui donne un vin blanc assez réputé et parait-il légèrement sucré.

Torrentès, un vin sucré? Idée un peu saugrenue...

Vivement la suite!
TR Track ·
Torrentès, un vin sucré? Idée un peu saugrenue...

On est d'accord. C'est ce qu'on avait cru comprendre avant d'essayer mais ce n'est pas vraiment le cas.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
TR Track ·
Allez on continue un peu en direction du sud.

San Miguel de Tucumán

Après Salta, nous savons que nous voulons descendre progressivement vers le sud de l'Argentine. On regarde un peu ce qu'il y aurait d'intéressant en chemin. On trouve des choses qui pourraient nous plaire mais en se renseignant un peu plus on se rend compte que sans voiture personnelle c'est assez compliqué à visiter. En regardant les blogs d'autres voyageurs le classique semble être d'aller à Mendoza directement. On préférerait un peu couper la descente. Hors il se trouve que le Dakar passe à San Miguel de Tucumán prochainement. Certes cela ne nous fera pas énormément avancer vers le sud mais l'occasion est trop bonne pour ne pas essayer d'aller voir l'épreuve. C'est donc parti pour San Miguel de Tucumán!



On arrive en bus depuis Salta après environ 4 heures de trajet. Nous sortons du bus et nous avons l'impression d'entrer dans un four! Nous sommes entre 2 autocars, ce sont sans doute les moteurs qui chauffent. Une fois éloigné des bus il faut se rendre à l'évidence, ce n'était pas les moteurs. Il fait une chaleur de dingue! En plus, l'offre hôtelière n'étant pas très développée, la ville étant peu touristique, le seul hôtel à peu près bon marché que nous ayons trouvé est un peu loin de la gare routière. C'est donc parti pour une bonne marche avec une chaleur torride. Nous sommes le 31 décembre, il est environ 19 heures. Nous traversons le centre-ville, pratiquement désert. Tous les commerces sont déjà fermés à quelques heures de la nouvelle année. Tous sauf les vendeurs de pétards et de feux d'artifices.

Après avoir enfin atteint l'hôtel, et un peu inquiet de voir que tout est fermé, nous demandons aux gérants où est-ce qu'on pourra manger ce soir. Ils nous indiquent un restaurant pas trop loin. Il fait nuit quand nous ressortons pour aller au restaurant indiqué. La ville est toujours aussi morte. Arrivé au lieu dit tout est fermé, pas de restaurant. Au bout d'une heure de recherche on retourne donc vers l'hôtel en se faisant à l'idée que ce sera un réveillon en jeûnant! Mais c'était sans compter sur Lito, l'un des gérants de l'hôtel qui nous voyant revenir bredouille nous invite à partager le repas avec sa famille. On se retrouve donc avec une bonne dizaine d'argentins autour d'une table à festoyer. Au menu point d'excentricité: la classique milanesa est là accompagnée des non moins classiques sodas! Et en quantité gargantuesque! Le jeûne est loin! On discute un peu (pas forcément évident, notre espagnol est plus que basique) et on se marre bien. On s'approche de minuit, au milieu des desserts. Le compte à rebours est donné par la télé qui est allumée sur l'émission du 31 locale. Tres, Dos, Uno... Feliz año!!! Comme en France on fait la bise aux autres. Et après on sort dans la rue faire péter les pétards! Pendant 20 bonnes minutes la ville va être rythmée au son des pétards et aux lueurs des feux d'artifices que les particuliers ont acheté. Pas de spectacle offert par la municipalité ici, c'est tout le monde qui régale.

Voici ce que cela donne vu d'un drone filmé par un DJ local: www.youtube.com/...NyDmS0-Pco&t=33s

Les autres jours nous ne ferons pas grand chose, écrasés par la chaleur. On se balade un peu dans le centre. Les églises sont bien représentées. La cathédrale, assez jolie avec son éclairage nocturne. Ou l'église San Francisco. Les intérieurs sont nettement plus banals que les églises de Salta par contre.



Tucumán a une importance historique pour l'Argentine. C'est ici qu'a été signé l'acte d'indépendance du pays. En 2016 y était d'ailleurs célébré les 200 ans. La maison où a été signé le document se trouve à deux pas de la place principale. On peut la visiter gratuitement. Le bâtiment est en fait une reconstruction partielle de la maison telle qu'elle était à l'époque. L'emplacement est le bon mais l'architecture avait évolué au début du XXéme siècle.



Mardi 3 janvier le Dakar arrive à Tucumán depuis Resistencia pour la 3ème étape. Nous aimerons bien aller voir les voitures en course le lendemain mais le départ de l'épreuve est très loin de la ville (plus de 300 kilomètres), il n'y a pas de voiture de location abordables et aucune excursion n'est organisée. On se contentera donc de les voir arriver au parc fermé. Les arrivées sont très espacées, l'ombre est rare mais Florine patientera admirablement (de 12h à 20h) pendant que Florian prendra quelques photos. Honnêtement on est un peu déçu par cette journée. Il y avait assez peu d'ambiance.





Le lendemain on prend le collectivo pour environ 1 heure. Après avoir traversé la ville puis la banlieue assez chic de Yerba Buena le bus commence à monter assez sérieusement. Rapidement on commence à voir San Miguel de Tucumán avec un peu de hauteur. Arrivé en haut, nous nous arrêtons à San Janvier pour y voir le Cristo Bendicente (28 mètres de haut).



On remarque rapidement quelques colibris près des massifs de fleurs qui sont sur le site. Sans téléobjectif pas facile d'en faire une photo, surtout qu'ils sont rapides! Mais avec un peu de patience on arrive quand même à en garder un souvenir.



On attendra plus d'une heure un bus pour redescendre en ville. Heureusement la température est beaucoup plus supportable qu'en bas et qu'un vendeur d'empanadas est là.

Jeudi 5 janvier. Ce soir on prend finalement un bus pour Mendoza. Nous avons le temps et sur le chemin de la gare routière nous nous arrêtons à la Banco de la Nacion pour changer les 200 dollars que l'on avait retiré en Uruguay au cas ou les retraits aux distributeurs soient compliqués. Comme nous n'avons jamais eu de difficulté (du moment que l'on choisisse un distributeur Banelco et pas Link) on les convertit donc en pesos. Et c'était une expérience intéressante. En arrivant devant la banque il y a la traditionnelle file d'attente (ce jour ci assez longue, 20/30 mètres à vue d’œil) devant les distributeurs. Heureusement pour rentrer à l'intérieur c'est plus calme. Il y a un bureau d'accueil pour orienter les gens mais la personne n'est pas à son poste. On se dit qu'elle a du s'absenter un court instant, sa tasse de café en est la preuve. Sauf qu'au bout de plusieurs minutes on commence à douter. En attendant on remarque que les gens vont en fait directement demander à l'un des nombreux policiers présents. On les imites. La première policière nous indique que pour le change il faut monter à l'étage. C'est parti! Quelques escaliers plus tard nous voici à nouveau sur un grand plateau avec de nombreuses personnes attendant sagement sur des chaises. Nous demandons au premier policier que nous croisons où est-ce qu'on peut changer nos dollars. Il nous indique le fond de la pièce mais n'est pas très précis malgré nos demandes d'éclaircissement. Florine se pose à un endroit pour garder les sacs et je me dirige vers l'endroit indiqué par le second policier. Quelques gens attendent, il y a un grand paravent mais rien d'indiqué. Une policière passe par là. Elle me dit qu'il faut aller voir un autre policier qui est derrière le paravent. Soit. Quatrième policier. Je ré-exprime ma demande de changement de dollars et là miracle, il me donne un ticket avec un numéro pour que je retourne attendre dans la salle d'attente que ce numéro soit appelé. On touche au but! La suite se passera plus ou moins normalement mais prévoyez large niveau timing si vous souhaitez changer de l'argent dans une banque en Argentine.

Une fois arrivé au terminal, nous laissons nos sacs à la consigne et allons se promener dans le Parque 9 de Julio, le grand parc de la ville qui se situe à côté. Il pourrait être sympa mais on a du mal à ignorer les nombreux déchets qui jonchent le sol ou qui sont au bord du petit lac. Plusieurs fois on c'était fait la remarque à propos des détritus mais ici c'est particulièrement flagrant. En regardant un plan du parc on remarque qu'il y a toute une zone que nous n'avons pas vu avec notamment un autodrome. On s'engage dans un chemin en direction de ce lieu quand un policier à vélo nous demande où on va. Sachant que l'on veut aller vers l'autodrome il nous déconseille de continuer. La zone est apparemment très peu fréquentée, loin des routes qui coupent régulièrement le parc. Du coup il y aurait régulièrement des bandes à 2 roues qui volent les passants. On décide d'écouter les signes et de ne pas tenter le diable. On ira finir l'attente dans la gare routière, heureusement pas la plus désagréable de celle que nous ayons traversé.



Bilan: Une étape à San Miguel de Tucumán est loin d'être indispensable, la ville ne présente pas un intérêt énorme. Par contre si vous avez une voiture il parait que les alentours sont très sympathiques.

Quelques repères:

Bus Salta - Tucumán: 405 pesos avec la compagnie La Veloz del Norte. Bus pour aller au Cristo: 35 pesos l'aller. 1 litre de bière (Quilmes) au restaurant: 80 pesos. 1 grande pizza mozzarella (pour 2): entre 100 et 150 pesos.

Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin.

Hébergement:

Hôtel Suipacha: Grande chambre et grande salle de bain privée. Dans une sorte de vieux parking. A environ 30 minutes à pied de la gare routière, 10 minutes de la place principale. Petit déjeuner indigne (café et du pain sec). 26€ par nuit.

Infos pratiques:

En plus de la casa de la independencia il y a d'autres musées gratuits.

Pour manger le midi on conseille le marché couvert. On mange au comptoir d'un des nombreux snacks pour bien moins cher qu'en ville.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
JA Jaunesoleil Veteran ·
Bonjour,

J'ai une question :

-j'ai vu que tu as utilisé un véhicule de location sur routes non goudronnées dans la région de Salta, qu'en est-il des assurances dans cas ? Ordinairement on ne doit pas utiliser les pistes sinon les assurances sautent...

BRAVO, notamment pour la photo du colibri en vol et bon courage pour la suite de ton carnet Bons Voyages
Vis comme tu penses. Sinon tu finiras par penser comme tu vis. Paul Emile Victor. Carnet de Voyage : https://voyageforum.com/discussion/recit-notre-decouverte-v-t-chili-d6946997/ Site : NATURE et VOYAGES en FÊTE
ME Messi57 Regular ·
Flo,

Tant mieux, nous tenterons en stop de toute façon et si jamais on a trop de mal nous prendrons un bus [:)]

J'avoue que Tucuman ne donne pas tellement envie, ça peut être uniquement une étape pour passer la nuit
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
TR Track ·
Bonjour,

J'ai une question :

-j'ai vu que tu as utilisé un véhicule de location sur routes non goudronnées dans la région de Salta, qu'en est-il des assurances dans cas ? Ordinairement on ne doit pas utiliser les pistes sinon les assurances sautent...

Le loueur ne nous as rien indiqué à ce sujet. Après c'est souvent la route nationale qui n'est pas goudronnée donc j'imagine mal un refus d'assurance pour avoir utilisé les axes principaux.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
JA Jaunesoleil Veteran ·
Le loueur ne nous as rien indiqué à ce sujet. Après c'est souvent la route nationale qui n'est pas goudronnée

Dans le N.O.A c'est peut-être un peu différent des autres pays....Il serait intéressant d'avoir la réponse de l'agence de loc. As-tu gardé ses coordonnées, e.mail ?

Merci pour tes réponses et Bons Voyages
Vis comme tu penses. Sinon tu finiras par penser comme tu vis. Paul Emile Victor. Carnet de Voyage : https://voyageforum.com/discussion/recit-notre-decouverte-v-t-chili-d6946997/ Site : NATURE et VOYAGES en FÊTE
KR Krikwik Veteran ·
Bonjour,

J'ai une question :

-j'ai vu que tu as utilisé un véhicule de location sur routes non goudronnées dans la région de Salta, qu'en est-il des assurances dans cas ? Ordinairement on ne doit pas utiliser les pistes sinon les assurances sautent...

Le loueur ne nous as rien indiqué à ce sujet. Après c'est souvent la route nationale qui n'est pas goudronnée donc j'imagine mal un refus d'assurance pour avoir utilisé les axes principaux.

Comme aux USA, les loueurs louent des 4x4 pour que les touristes arpentent les pistes de l'Ouest américain. C'est juste inscrit sur les contrats de location que l'assurance ne prend pas en compte les dommages en dehors des routes goudronnées. Vous savez, les papiers que personne ne lit! [:P] Alors pourquoi le diraient-ils si c'est marqué?
TR Track ·
San Carlos de Bariloche

Après une courte étape de deux jours à Mendoza dans un logement sordide on reprend le bus vers le sud pour atteindre le tout début de la Patagonie. Avant de commencer les récits de la région on vous resitue un peu le contexte. Nous sommes en janvier et ici ce sont les vacances d'été. La Patagonie est réputée chère mais en regardant les logements à réserver on se rend compte que c'est extrêmement cher! Et il ne reste plus beaucoup de choix. On fait donc ce qu'on n'aime pas faire, on réserve pour les 2 semaines à venir. Et on raccourci pas mal ce qu'on voulait faire. Notre première étape sera la capitale de la région des lacs. Les billets directs pour San Carlos de Bariloche (à prononcer Barilotché) sont assez cher du coup on fait une combinaison de 2 billets: bus de nuit jusqu'à Neuquén et un autre bus jusqu'à Bariloche. On économisera un peu plus de 600 pesos comme ça.

On arrive en fin d'après midi, lundi 9 janvier, à la gare routière, à un peu plus de 3 kilomètres de notre hôtel. Il y a bien un bus pour rejoindre le centre ville mais il faut la carte SUBE. C'est la même carte qu'à Buenos Aires mais comme on nous l'avait prêté là bas on n'en a pas. Et comme en Argentine tout est bien fait on ne peut pas acheter la carte à la gare routière...La dame de l'office du tourisme nous dit qu'on peu demander à un passager de payer avec sa carte SUBE et qu'en échange on le paye en liquide. Mouai, ça nous saoule un peu, on est fatigué du voyage, du coup on prendra le premier taxi de notre tour du monde. Mais avant de partir on va se renseigner pour les billets de bus pour El Chaltén, notre prochaine étape. On veut partir jeudi pour arriver sur place le vendredi et ainsi avoir deux jours complets pour randonnée. Sauf que jeudi il n'y a pas de bus...La Patagonie commence bien!



La ville est au bord du lac Nahuel Huapi. Le centre-ville ressemble un peu à une grosse station de ski. Les rues sont assez pentues et on sent que l'activité touristique y est importante. L’hôtel dans lequel nous atterrissons et bien au dessus de nos standards! Le prix aussi mais il n'y avait quasiment plus rien de disponible. L'avantage c'est que le petit-déjeuner est copieux, un plus quand on a prévu de marcher un petit peu.

Mardi matin on se rend à l'arrêt de bus pour aller au Cerro Campanario. Il faut prendre le bus numéro 20, censé passé toutes les 20 minutes. Vu le monde qui attend déjà il n'a pas du passer depuis un moment. Au bout de quelques minutes ne voyant toujours rien venir on décide de remonter jusqu'à l'arrêt précédent espérant avoir plus de chance de monter dans le bus. On devra quand même en laisser passer un. Florine râle un peu mais on réussi à avoir des places assises dans le suivant. Une bonne demi-heure plus tard nous sommes au pied du mont. Deux options pour monter: un télésiège ou ses jambes pendant 25 minutes. Ça sera les jambes. Et arrivée en haut la récompense est là. La vue est magnifique avec les lacs et les montagnes. Même le vent violent ne parvient pas à gâcher un peu le moment. (En réalité je me plains pas mal du vent!)



On redescend et on reprend un bus pour aller au parc municipal de Llao Llao. On descend devant un hôtel de luxe et on va se renseigner à l'entrée du parc sur les sentiers.



Après une pause pique-nique on choisit de monter au Cerro Llao Llao. Le chemin est principalement en forêt mais on retrouve la vue sur le lac en arrivant au sommet. Deux balades assez simples mais avec de belles récompenses à l'arrivée.



On retourne à l'arrêt de bus pour retourner en centre-ville. En attendant on va voir une chapelle en bois plutôt mignonne.



Le retour en bus sera pénible. On est debout, serré comme des sardines. Clairement la fréquence de passage est insuffisante.

Le lendemain on décide de faire la randonnée qui va jusqu'au refuge Frey. Pour cela il faut à nouveau prendre un bus qui passe toutes les heures. On s'organise un peu mal pour le réveil du coup on doit prendre celui de 9h10. Ajoutez à cela les 15 minutes de retard réglementaire au départ et on ne commence la balade qu'à 10 heures 30 après un trajet debout, entassé comme un jour de grève dans le métro parisien! La montée est donnée pour 4 heures mais les deux premières heures se font quasiment à plat. Ce qui n'empêche pas Florine de râler car il y a trop de monde. Ça ne s'arrangera pas avec la montée finale un peu pentue. Elle l'avouera elle même plus tard, elle a été insupportable.



Heureusement, en haut le temps est magnifique ce qui permet de profiter du casse-croûte et de faire une petite sieste.



Même si il y a du monde en haut il est facile de se trouver un petit coin tranquille. A 16 heures on commence la descente. Au lieu de retourner au point de départ de ce matin, la station de ski de Cerro Catedral, on prend l’itinéraire qui va jusqu'au Lago Gutierrez. Et c'était très très long. On reprendra un bus pour Bariloche à 20 heures 30. Pour récupérer de tous nos efforts on se laisse tenter par une fondue au fromage proposée par plusieurs restaurants de la ville. On va la faire courte: elle n'était pas bonne!



Jeudi 12 janvier. Vu qu'on n'a pas de bus pour El Chaltén et que Florine a mal aux genoux de la veille, on se promène dans la ville de Bariloche. Une des spécialités étant le chocolat on se ballade dans les boutiques (en profitant de quelques dégustation) et on finit par craquer pour du chocolate en rama, chocolat noir bien sur. Le chocolate en rama semble assez typique du coin. Ce sont des filaments de chocolats collés ensemble en forme de cylindre. On vous montre une photo prise sur internet, on a mangé le notre trop vite pour qu'il passe devant l'appareil!



A part ça la ville, bien que pas désagréable, ne présente pas un intérêt particulier. On passe devant le centro civico, tout en pierres et assez massif.



Et on finira au bord du lac, qui quand le vent se calme est très agréable. Pas question de s'y baigner quand même, il fait bien trop frais.



Quelques repères:

Bus Mendoza - Neuquén: 900 pesos avec le compagnie El Rapido. Bus Neuquén - Bariloche: 430 pesos avec la compagnie Andesmar. Taxi gare routière - centre ville: 95 pesos. Carte Sube: 35 pesos. Bus (n°20) Centre-Ville - Cerro Campanario: 18,5 pesos. Bus (n°55) Centre-Ville - Cerro Catedral: 28 pesos. Bus (n°50) Lago Gutierrez - Centre-Ville: 12,5 pesos. Fondue pour 2: 390 pesos à la Casita.

Les prix sont de janvier 2017 et par personne (sauf la fondue). Devise: Pesos Argentin. Hébergement:

Hôtel Tierra Gaucha: Chambre double avec salle de bain privée. Chambre petite mais agréable, bien chauffée. Bon emplacement. Bon petit déjeuner (sauf le jus d'orange). 58€ par nuit

Infos Pratiques:

Comme souvent depuis le début du séjour on trouve les offices du tourisme très moyens. Pour les randonnées il vaut mieux aller se renseigner directement au Club Andino Bariloche (CAB) ou à la maison du parc Nahuel Huapi. La carte SUBE accepte un solde négatif d'au moins 10 pesos. La notre a terminé à -10,19 pesos. Les restaurants sont assez chers à Bariloche (comparé au nord du pays). Nous sommes allés manger deux fois dans un restaurant végétarien où on paye au poids, Ren. On en avait pour 200 pesos à deux. Cadre banal mais nourriture très bonne.
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TR Track ·
El Chaltén

Vendredi 13 janvier, 12h30. Notre bus quitte la gare routière de San Carlos de Bariloche. Arrivée prévue à El Chaltén: 11h15. Arrivée réelle: 13h15. Soit près de 25 heures de trajet. Ça vous parait long? On vous le confirme! On n'est donc pas mécontent de déplier nos jambes dans la (autoproclamée) capitale nationale du trekking. En fait un petit village, tout entier tourné vers le tourisme grâce à sa nature environnante. Au départ du village de nombreuses randonnées sont accessibles, à la journée ou sur plusieurs jours. Mais ce qui fait vraiment la renommé du lieu est la présence du mont Fitz Roy ou El Chaltén. On peut, si le temps le permet, l'apercevoir depuis le village.



Même si le ciel est couvert pour notre arrivée on voit le fameux sommet en descendant du bus. Mais avant d'en profiter on va poser nos sacs à l'auberge et manger un bout. Grande première pour nous depuis le début du voyage, ça sera nuit en dortoir, les tarifs pour les chambres doubles étant prohibitifs.

Après s'être reposé un peu on décide de marcher jusqu'à 2 points de vue facilement accessibles depuis l'entrée du village: le mirador los condores (20 minutes de marche environ) et le mirador las aguilas (10 minutes de plus). Le premier permet de dominer le village avec en fond le Fitz Roy. Le second permet de voir le lac Viedma.





On ne reste pas très longtemps en haut. Le vent souffle très fort et il n'est pas facile de rester debout. On redescend vers le village et en arrivant près d'une aire de pique-nique Florine aperçoit un Tatou! On est surpris d'en voir ici, le climat n'est pas vraiment le même qu'à Iguazu où nous avions aperçu nos premiers tatous en liberté! D'ailleurs on lui trouve des différences avec ceux vu sous le climat tropical. Il s'agit du pichi ou tatou velu de Patagonie.



On cuisine à l'auberge ce soir et on va se coucher en prévision de la randonnée du lendemain.

Il est 7h15 quand nous quittons l'auberge en direction de l'autre bout du village pour récupérer le début du chemin. Parmi les nombreuses options nous avons choisi de prendre le chemin de laguna de los Tres qui offre un beau point de vue sur le Fitz Roy. C'est sans doute la randonnée la plus célèbre du coin. Le sentier est long de 10 kilomètres et l'ascension est donnée pour environ 4 heures. Le temps est clément quand nous commençons à grimper. Peu après le kilomètre 3 (il y a une balise tous les kilomètres) un embranchement permet soit de passer par la laguna Capri soit par un point de vue sur le Fitz Roy. Nous décidons d'aller à la laguna et de faire le point de vue au retour. En arrivant au bord de l'eau le temps s'est bien couvert et le montagnes au fond, dont le fameux Fitz Roy, ne sont plus visibles. Le vent violent fait voler l'eau et le sable. Nous continuons notre chemin qui est maintenant plat. Le paysage sur la plateau est très jolie mais les nuages cachent toujours le Fitz Roy.



On arrive à proximité d'une petite rivière. L'eau est d'une pureté incroyable. Au fond on aperçoit un glacier.



On passe ensuite au camping poincenot signe que l'ascension finale est proche. Pour le dernier kilomètres nous retrouvons la montée. Et quelle montée! Dans les cailloux, raide, avec toujours ce vent violent et même quelques gouttes de pluies. Florine qui suivait parfaitement jusqu'ici commence à râler et à parler d'abandon. Heureusement, en multipliant les pauses on arrive au bout d'une heure en vue de la laguna de los Tres! La couleur de l'eau lorsqu'elle est éclairée par les rares apparitions du soleil est magnifique!



Par contre pour voir le Fitz Roy c'est râpé. Il est bien caché derrière une épaisse couche de nuage. On est déçu mais le spectacle reste magnifique. On s'abrite du vent entre deux gros rochers pour manger. Puis on se dirige vers la gauche du plan d'eau pour apercevoir un autre lac, la laguna Sucia.



Le temps se gâte de plus en plus. Nous commençons la descente. Il nous reste encore 9 kilomètres à faire quand les quelques gouttes que nous avions depuis un moment se transforme en pluie. Elle nous accompagnera jusqu'au bout. Heureusement nos imperméables nous ont gardé au sec pour le haut mais nous finissons trempés pour le bas.

Le lendemain le temps est bien dégagé et on peut apercevoir le sommet depuis le village. Frustration! Mais il déjà l'heure de reprendre un bus pour El Calafate. Un petit trajet de 3 heures seulement, ouf!



Quelques repères:

Bus Bariloche - El Chaltén: 2020 pesos (avec la compagnie Marga Taqsa) Bouteille de bière Quilmés au restaurant (1 litre): 90 pesos

Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
ME Messi57 Regular ·
Dommage pour le temps, mais la couleur de la laguna est splendide [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
OL Olivier30130 Veteran ·
Le NOA est assez différent de l'ouest américain..Hormi les routes principales, point de macadam...Aux US, vous pouvez aller d'un point A à un point B par la route..pas dans le NOA.

pour aller à Iruya, 50 km de piste depuis la route principale. j'avais loué un 4x4 avec 2 roues de secours et en spécifiant bien que je voulais faire des pistes : pas eu de remarque... la "ruta 40" entre Cachi et san antonio de los cobres n'est qu'une PISTE..et pourttant elle s'appelle "route".

n'oubliez jamais que vous êtes en amérique du SUD ET en Argentine.. au plaisir
J.P.OLIVIER https://voyageforum.com/v.f?post=7674356;#7674356
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Le NOA est assez différent de l'ouest américain...

Je prenais l'exemple des USA pour la "filouterie" que certains loueurs pourraient envisager en voyant nous autres pauvres touristes à la recherche d'un véhicule.

Hormi les routes principales, point de macadam...Aux US, vous pouvez aller d'un point A à un point B par la route..pas dans le NOA.

Ayant arpenté certains coins de l’Arizona pas loin de la frontière mexicaine, je peux t'affirmer le contraire...

j'avais loué un 4x4 avec 2 roues de secours et en spécifiant bien que je voulais faire des pistes : pas eu de remarque...

Ce qui ne veut pas dire que si tu avais eu un problème, le dépannage était assuré... je sais, je suis un éternel sceptique et suspicieux...[:P]

n'oubliez jamais que vous êtes en amérique du SUD ET en Argentine...

C'est pas non plus la Bolivie...[;)]

Cordialement,
TR Track ·
Je pense que les comparaisons avec l'ouest américain sont surtout pour les paysages plus que pour les infrastructures.

Aujourd'hui dernière étape en Argentine.

El Calafate

Si on fait étape à El Calafate c'est pour aller voir le glacier Perito Moreno. En arrivant au terminal de bus on repère les guichets qui vendent les trajets pour aller sur le site. On apprend que le système fonctionne avec un billet aller-retour à horaire fixe. Pas moyen de prendre le premier bus du matin et le dernier du soir pour profiter au maximum du site. Du coup, 2 options, proposées par toutes les compagnies. Soit un départ le matin, entre 8h et 10h et pour le retour on quitte le site entre 15h et 17h. Soit un départ en début d'après-midi pour un retour en début de soirée. On choisit un départ le matin espérant éviter le soleil en contre jour, le glacier étant à l'ouest. En plus avec l'entreprise de bus que nous choisissons il y a 30 minutes de plus sur place en partant le matin.

Le lendemain à 9 heures le bus démarre. Au bout d'une heure on s'arrête à l'entrée du parque nacional los glaciares pour s'acquitter du droit d'entrée. L'affaire est bien rodée, 2 gardes du parc montent dans le bus récupérer l'argent. En liquide uniquement et avec tarifs différents pour les argentins, les citoyens des pays du Mercosur et les étrangers. Après avoir fait payer tout le bus les gardes redescendent avant de revenir avec le ticket d'entrée, un petit dépliant sur le parc et un sac plastique pour mettre ses déchets. C'est ensuite reparti pour 30 minutes dans le bus. En chemin quelques points de vue sur le glacier mais pour en profiter il faut être en voiture ou bien en visite organisée. Pour nous ça sera directement le parking final. A partir de là, la marche est rapide pour apercevoir le glacier.



On s'approche progressivement du géant grâce aux passerelles aménagées tout le long du parcours. On commence à entendre quelques petits coups de pétard et on voit de petit bout de glace qui se détache et qui heurte l'eau produisant un bruit déjà impressionnant. Les panneaux explicatifs nous indique la taille du glacier et heureusement. On a du mal à s'en rendre compte. Il fait jusqu'à 5 kilomètres de large et le front que nous contemplons peut s'élever à 70 mètres au dessus de l'eau!



Des tours en bateaux sont proposés pour s'approcher du glacier. Il existe également des excursions pour marcher sur la glacier qui doivent être bien sympa. L'eau du lac d'un beau bleu laiteux pourrait mériter à elle seule le détour.



Le soleil joue un peu à cache-cache avec les nuages ce qui fait varier la couleur de la glace. Différents tons de bleus s'affrontent. On passe de longues minutes à chaque point de vue pour l'observer et l'écouter. De petits blocs de glaces se détache régulièrement produisant chaque fois un bruit assez important. Puis, alors que nous sommes sur place depuis environ 30 minutes c'est un gros pan de glace qui tombe et se fracasse dans l'eau. C'est impressionnant! Une grosse vague est créée, les morceaux de glaces déjà dans l'eau sont transportés de gauche à droite, certains s'échouent sur la berge en face.



Même si la balade se fait assez rapidement on voudrait bien rester plus longtemps à observer et écouter le glacier. On peut également voir des condors passer pas très loin de nous. Mais le bus n'attend pas! Nous faisons le trajet retour au pas de course et arrivons les derniers, un peu frustré de devoir rentrer si vite. Une minute après les portes se ferment et on retourne à El Calafate.



Le lendemain nous allons déposer nos sacs dans une nouvelle auberge. Le bus pour Ushuaïa part à 3 heures du matin et Florine ne se sentait pas d'attendre dehors jusqu'à cette heure là. On a donc pris la chambre la moins cher que l'on ait trouvé en espérant pouvoir dormir un petit peu. Une fois libérés on se dirige vers le bord du lac Argentino où se situe la réserve municipale Laguna Nimez et où on peut observer de nombreux oiseaux. La visite est payante et de ce qu'on voit il y a peu d'animaux aujourd'hui à l'intérieur de la réserve. On décide de contourner et on arrive sur une plage. De là au loin on arrive à voir des flamands roses. Derrière nous la lagune et El Calafate. Honnêtement on ne comprend pas bien l'intérêt de payer l’accès à la réserve (hors soutien à l'entretien bien sur). On voit aussi bien voir mieux depuis la plage. D'ailleurs les gens visitant la réserve vont sur la plage via des portillons.



On ira ensuite se reposer avant de prendre le bus.

L'étape se justifie par la visite du glacier, même si le prix de l'excursion (bus + entrée) est exagéré ramené au temps placé sur place. Quelques repères:

Bus El Chaltén - El Calfate: 450 pesos (compagnie Chaltén Travel) Bus El Calafate - Glacier: 450 pesos + 10 pesos de taxe de gare routière (aller-retour). Entrée au parc des glaciers: 330 pesos Assiette d'agneau au barbecue: 200 pesos (côtelettes et autres morceaux)

Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin. Hébergement:

Schilling Hostel Patagonico: Chambre double avec salle de bain privée. Grande chambre et espaces communs super agréables. Personnel très sympathique. On recommande. 53€ par nuit.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
OL Olivier30130 Veteran ·
Bonjour,

Je prenais l'exemple des USA pour la "filouterie" que certains loueurs pourraient envisager en voyant nous autres pauvres touristes à la recherche d'un véhicule.

entièrement d'accord

Ayant arpenté certains coins de l’Arizona pas loin de la frontière mexicaine, je peux t'affirmer le contraire...

certains coins seulement...dans le NOA les 3/4, pour de pas 90%, des routes sont des pistes.

Ce qui ne veut pas dire que si tu avais eu un problème, le dépannage était assuré... je sais, je suis un éternel sceptique et suspicieux...[:P]

L'assistance est une fausse sécurité destiné uniquement à vous rassurer car encore faut-il pourvoir joindre l'assistance !!!!! Le téléphone portable ne fonctionne pas, quant à internet, même pas en rêve.

Pour avoir fait quelques une de ces pistes, et en particulier Abra Pampa->Susques par les ruta 11 et 75, (80Km de pistes sans croiser une seule voiture), San Antonio de los Cobres->Tolar Grande, les pistes autour de Tolar (Mina la Casualidad à 4 800m d'altitude, Antofagasta de la Sierra, El Peñon), la ruta 40 entre Cachi et San Antonio de los cobres en passant par l'Abra del Acay à 4 900m d'altitude, la seule assistance c'est votre préparation mentale et matérielle (avoir de la nourriture, beaucoup d'eau, couverture de survie, par exemple) sauf à avoir un téléphone satellitaire....

n'oubliez jamais que vous êtes en amérique du SUD ET en Argentine...

C'est pas non plus la Bolivie...[;)]

La Bolivie est-elle si spéciale que cela? je ne connais pas la Bolivie, Bon dimanche
J.P.OLIVIER https://voyageforum.com/v.f?post=7674356;#7674356
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

La Bolivie est-elle si spéciale que cela? je ne connais pas la Bolivie,

L'Argentine doit être dans le top 3 des pays les plus riches d'Amérique du Sud. La Bolivie, quant à elle est l'un des pays des plus pauvres d'Amérique du Sud, si ce n'est le plus pauvre. Quand tu traverses, tu vois immédiatement la différence. Cela se ressent donc aussi sur l'état de son réseau routier.
TR Track ·
Ushuaïa

Après une nuit coupée en deux, la première partie dans un lit, la deuxième dans un bus, nous arrivons à Rio Gallegos. A peine le temps de se dégourdir les jambes dans la petite gare routière que c'est reparti pour 12 heures de route direction la ville du bout du monde, Ushuaïa.



Rapidement on arrive à la frontière chilienne. Pas le choix, la route qui traverse la terre de feu en direction d’Ushuaïa passe par le Chili. Tous les passagers du bus descendent, on a notre petit tampon d'entrée au Chili, nos sacs "cabines" passent au rayon X et on repart. Nouvelle arrêt un peu plus tard pour prendre le bac qui permet de traverser la détroit de Magellan! Rien que le nom respire déjà le bout du monde. On aperçoit un dauphin au début de la traversée! La pluie nous fera rejoindre l'intérieur avant la fin de la navigation.



On arrive à un nouveau poste frontière pour repasser en Argentine. Après le tampon de sortie du Chili, on reprend le bus pour quelques minutes et on s'arrête au bureau argentin pour un tampon d'entrée. On n'a pas eu de tampon de sortie mais bon... Avec l'erreur d'Iguazu j'ai maintenant 4 tampons d'entrée en territoire argentin et aucun de sortie... On a pu avoir les places tout devant à l'étage du bus, le paysage défile devant nous. Il est finalement assez monotone. De grandes étendues vides avec quasiment pas de relief. La route longe l'océan atlantique pendant un bon moment. On passe le temps en écoutant des podcasts sur nos téléphones. Et je rage contre les kilomètres de clôtures qui bordent la route. On voit ça depuis le début de la Patagonie. La plupart du temps il ne s'agit pas d'enclos d'élevage mais juste des limites des propriétés privées. Et je ne supporte pas que l'on puisse privatiser la terre à ce point. Je râle pareil en France quand je vois les panneaux propriété privée en forêt. Florine rallie ma cause quand je lui montre les cadavres de guanacos à cheval sur les barbelés. C'est en essayant de sauter par dessus la barrière qu'ils ont du s'accrocher et mourir lentement.



Peu avant d'arriver à Ushuaïa les montagnes commencent à s'élever. Nous dominons un grand lac, le lago Fagnano. Il est 21h30, il fait encore jour, nous arrivons dans la célèbre ville. Et première impression: c'est moche! On traverse les zones industrielles et ce n'est pas du tout glamour. Par contre le cadre formé par la baie et les montagnes est très beau. Le bus nous dépose près du port et nous grimpons chercher notre chambre. Car oui, ça grimpe pas mal ici. Par chance notre posada est agréable (heureusement vu le prix!). On peut même se servir en croissant et petit gâteau toute la journée.



Le lendemain, vendredi 20 janvier, seule journée complète que nous avons ici, nous allons d'abord acheter notre billet de bus pour Punta Arenas, au Chili d'où nous devons prendre un avion dimanche. Sauf qu'en arrivant dans l'agence, le monsieur nous dit qu'il n'y a plus de place jusqu'à mercredi! Et comme internet ne marche pas ce matin dans toute la ville on ne peut pas regarder si d'autres options sont possibles. La journée ne commence pas très bien. Sans internet on ne peut même pas chercher une autre solution pour quitter la ville. En attendant on va se renseigner pour les excursions en bateau sur le canal de Beagle. La formule qui nous plait le plus, petit bateau et navigation jusqu'au pingouins est complète pour aujourd'hui. Il ne reste que les gros bateaux. On décide d'attendre avant d'acheter l'excursion pour l'après-midi car avec cet histoire de bus complet on va peut-être devoir rester plus longtemps.

Vers midi internet revient. Pour les bus c'est définitivement mort, on n'aura pas notre avion à Punta Arenas. Reste le bateau ou l'avion. On croise un français qu'on a rencontré dans le bus la veille. Son plan était de repartir en bateau mais pas de place avant le ferry de samedi prochain. Du coup vu les prix sur place il cherche une option pour partir plus rapidement. Tout le monde se sent un peu prix au piège. De notre côté on regarde les billets d'avion et les hébergements sur Ushuaïa. La solution la moins pire financièrement est de prendre un avion le lendemain pour...Bariloche. On remonte plus haut que prévu mais tant pis. Après encore une péripétie pour acheter le billet (ça ne marche pas sur leur site, on doit aller l'acheter directement à l'agence Aerolineas Argentina) on arrive enfin à se libérer l'esprit et on retourne au port pour faire un tour de bateau.



Nous embarquons sur un catamaran de deux étages. En même temps que deux autres identiques. Autant dire que c'est l'usine à touristes! La première étape est une île (plutôt un rocher) où se trouvent de nombreux cormorans. Les gens qui étaient restés à l'intérieur depuis le départ se ruent sur le pont pour prendre des photos. Autant dire que j'en aurai bien fait passer quelques uns par dessus bord.



Trois minutes d'observation et c'est reparti en direction d'un phare. Et de quelques lions de mer. Là encore le bateau reste 2/3 minutes à faire le tour. Les lions de mer sont quand même assez loin et comme on ne reste pas suffisamment longtemps pour observer leur comportement ce n'est pas extraordinaire.



C'est ensuite reparti pour plus d'une heure de navigation. Avec la vitesse le froid nous pénètre et il devient difficile de rester sur le pont. On se replie à l'intérieur. On passe devant Puerto Williams, un village chilien, plus austral qu'Ushuaïa. Mais Ushuaïa a mieux géré le marketing bout du monde. On nous présente d'ailleurs Puerto Williams comme le village le plus austral au monde et Ushuaïa la ville la plus australe. Soit. Accordé pour cette fois.



On arrive ensuite vers l'île ou se trouve beaucoup de manchots. Aujourd'hui on peut admirer trois espèces différentes: le manchot de Magellan, le manchot royal et une dernière dont on a oublié le nom (#alzheimer). Là le (enfin les, 3 catamarans identiques sont partis presque simultanément) bateau vient limite accoster sur la plage. Et la ruée à l'île aux cormorans n'était qu'une rigolade. Il est quasiment impossible d’accéder au pont avant, le seul endroit qui permet de voir correctement la colonie. A force de patience j'arrive quand même à m'approcher histoire de faire quelques photos et surtout observer ces bestioles vraiment marrantes. 10 minutes après notre navire repart. Tandis que l'autre reste. Alors qu'il est arrivé quelques minutes avant nous... Et il repartira bien après nous puisque nous ne le voyons même pas derrière nous sur le trajet du retour...Du coup je vais me plaindre auprès de l'équipage. Ça ne changera rien mais ça m'a fait du bien. Au final on nous avait vendu 5 heures d'excursion. Après avoir payé c'était plus 4h30. Et au final c'était 3h45... Si vous avez le chois fuyez donc les gros catamarans. Nous c'était avec Canoero et vous avez compris qu'on ne recommande pas.





Bon, c'est pas tout ça, mais la mer ça creuse. Et comme il est l'heure de manger on veut gouter à la spécialité du coin, la centolla. C'est une grosse araignée de mer. Après avoir choisi notre restaurant un peu au hasard on commande notre plat de centolla. Mais pourquoi me suis-je installé avec vu sur l'aquarium? Savoir qu'on va manger une de ces petites bêtes me coupe un peu l'appétit (#sensible). De toute façon c'est la journée des reniements: on est allé emmerder des animaux avec des gros bateaux et on va bouffer des bestioles qui sont dans un aquarium trop petit. Mais on arrive quand même à apprécier le plat et c'était bon.



Le lendemain, avant d'aller à l'aéroport en taxi, car il n'y a pas de bus qui fait la liaison, on profite de la matinée pour se promener dans le centre d'Ushuaïa. On essaye d'avoir une vue de la baie grâce aux rues en hauteur mais les bâtiments empêchent d'avoir la vue totalement dégagée.



Au moment de l'achat de la croisière on nous a remis 2 coupons pour déguster un chocolat chaud dans une chocolaterie. Le chocolat était bon et en plus il n'y a eu aucune tentative de vendre quelque chose derrière. Astuce: même sans acheter le tour de bateau certain donnent les coupons du moment que vous manifestez de l'intérêt. Bon plan pour plusieurs chocolats chauds gratuits!



Ce que nous avons fait en plus de 44 heures de bus (temps cumulés des bus entre Bariloche et Ushuaïa) nous allons le faire en guère plus de 2 heures. L'avion efface vraiment les distances! L'avantage c'est qu'on peut profiter de la Patagonie vue du ciel après l'avoir vue d'en bas. Mais la Patagonie c'est fini, on passe au Chili demain et nous ne redescendrons pas mais commencerons notre remontée vers le Nord. Bye bye l'Argentine!

Quelques repères:

Bus El Calafate - Ushuaïa: 1040 pesos avec la compagnie Taqsa Marga. Excursion en catamaran avec Canoero: 1500 pesos. Îles des oiseaux, phare et lions de mer, île aux manchots. Environ 4 heures. Un départ le matin, un départ en milieu d'après midi. Si vous avez lu l'article vous comprendrez qu'on ne recommande pas! (Existe aussi en version sans les manchots à 1000 pesos.) Cazuela de centolla (araignée de mer): 390 pesos chez Villaggio.

Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin.

Hébergement:

Posada del fin del mundo: 5 bonnes minutes de montée depuis l'avenue du port avant d'arriver dans une grande maison bourgeoise. Croissants, petits gâteaux, café, thé et tisanes à disposition toute la journée. Chambre double avec salle de bain commune. 74€ par nuit... c'est cher mais tout Ushuaïa est cher si vous ne voulez pas être très loin du centre.

Infos pratiques:

Pour bien profiter d'Ushuaïa deux options: gagner au loto ou alors un bon tube de vaseline. L'office du tourisme dispose d'un listing de toutes les options de croisière avec les prix et pas mal de détail. Plus pratique que d'aller demander à chaque cabane sur le port. Wifi et toilettes gratuits à l'office de tourisme.

En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
ME Messi57 Regular ·
Flo,

Tes photos sont superbes [:)] Mais ça fait peur ces prix Je sens qu'on va rester la bas moins de temps que prévu...
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
PA Pache ·
Bravo pour le récit qui va fortement m'inspirer pour notre prochain voyage en Argentine (fin décembre / fin janvier 2018). Compte tenu des informations extrêmement précises que vous avez données, j'aimerais vous lire sur deux points: - j'imagine que vous avez voyagé avec des sacs à dos: qu'en faisiez vous pendant vos ballades et excursions à pied? - entre le nord et le sud, le climat n'est pas le même et les sacs à dos pas extensibles, quels choix de vêtements avez-vous faits? Merci d'avance et encore bravo!
TR Track ·
Bonjour Pache, Merci pour votre retour. Je vais essayer de répondre du mieux possible à vos questions.

- Pour les sacs quand nous avions une voiture près de Salta nous les laissions dans le coffre la journée. Quand nous étions a l’hôtel nous n'avons jamais eu de soucis pour nous les faite garder en dehors des heures de check-in/check-out. Enfin une fois nous les avions laissé une journée à la compagnie de bus chez qui nous avions pris notre billet pour le soir. Pour avoir l'esprit tranquille on avait des sursacs ("flight bag") qui en plus de protéger les sacs (de la saleté, pluie...) permettent de fermer avec un cadenas.

- Nous avons adopte la technique de l'oignon. Très pratique d'avoir plusieurs couches pour ajuster en fonction des températures qui peuvent varier pas mal non seulement entre le nord et le sud mais également dans la journée: soleil ou non, vent... Dans notre sac on avait donc pour le haut: t-shirt (manche courte classique, manche courte en laine merinos, manche longue en laine merinos), polaire, doudoune, coupe-vent/imperméable. A combiner en fonction des besoins. Pour le bas un pantalon de rando suffit avec au cas ou un collant à mettre en dessus. Le contenu de notre sac est liste sur cet article: http://surlaroutedesflo.blogspot.fr/2016/11/lequipement.html

En espérant que cela vous aide dans votre préparation.
En tour du monde depuis le 25 novembre 2016. Surlaroutedesflo.blogspot.fr www.instagram.com/surlaroutedesflo
ME Messi57 Regular ·
Flo,

Je viens de relire les derniers posts et ça me fait bizarre, j'ai commencé ton carnet en France et je lis la fin en plein voyage de 2-3 ans [:)]

Par contre les prix d'Ushuaia me font encore plus peur...
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow

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