IV‑VIe siècles: alors que la région est peuplée de Bochiman (appelés aussi San) et de Khoïkhoï arrivent les premières populations Bantoues qui rapidement prendront (pacifiquement) l'ascendant sur les autres.
XI‑XIVe siècles: avec le royaume de Mapungubwe, cette partie de l'Afrique connaît un certain essor et commerce avec des régions aussi lointaine que l'Inde ou la Chine. Un changement climatique forcera cependant les populations à se disperser à la fin du XIVe siècle.
1488: le Portugais Bartolomeu Dias est le premier européen à débarquer dans la région. Il sera suivi en 1497 par Vasco de Gama qui sera le premier à franchir le cap de Bonne‑Espérance, ouvrant ainsi la Route des Indes.
XVIe siècle: pour des raisons pratiques d'accostage et de contacts difficiles avec les populations locales, les Portugais préfèrent coloniser l'actuel Mozambique et se désintéressent de la région.
mi‑XVIIe siècle: les Hollandais supplantent les Portugais sur la route des Indes et fondent leur premier comptoir (l'actuelle Cape Town) dans la péninsule du Cap.
fin XVIIe siècle: le comptoir du Cap devient une colonie hollandaise de peuplement avec l'arrivée notamment de Huguenots français entre 1685 et 1688. Ce sont eux qui sont à l'origine du vignoble sud‑africain.
début XVIIIe siècle: premières tensions entre les colons et les représentants de leur métropole ou plus exactement de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) qui gère alors le territoire plus en tant que point de ravitaillement maritime que colonie.
XVIIIe siècle: pendant tout le siècle, la présence hollandaise s'étendra vers l'intérieur des terres grâce aux migrations des "Trekboer" (paysans‑nomades) dont le seul but était en fait d'échapper au contrôle des autorités du Cap.
1814: profitant de la faillite de la VOC (en 1798) et du déclin des Pays‑Bas, les Anglais finissent par annexer la colonie du Cap, ce qui ne satisfait pas pour autant les colons Boers avec qui les tensions se multiplient.
1834: de plus en plus en opposition avec les autorités, entre autres pour des questions religieuses, les Boers décident de migrer vers le nord dans ce qu'on appellera "le Grand Trek". À plusieurs occasions, ils se retrouveront en conflit avec les populations autochtones.
mi‑XIXe siècle: succession de traités et conflits entre les Britanniques et les populations Xhosas. À la même époque, les Boers créent plusieurs états‑républiques (Orange, Transvaal...) dans le nord/nord‑est du pays.
1877‑1881: pour des raisons politiques (l'unification de la colonie) et économiques (découverte de gisements de diamants), les Anglais annexent le Transvaal affaibli économiquement et en conflit avec les Zoulous avec qui les Britanniques étaient déjà en guerre. C'est dans ce contexte qu'à lieu la Première guerre des Boers (1880‑81) qui verra la défaite des Anglais qui de fait redonneront au Transvaal son indépendance.
1899‑1902: Seconde guerre des Boers dont l'origine se trouve essentiellement dans la découverte de mines d'or en territoires boers dès 1886. Victoire des Anglais qui annexent à nouveau le Transvaal et l'État libre d'Orange et internent les populations boers dans des camps de concentration qui feront plusieurs milliers de morts.
1910: naissance de l'Union Sud‑Africaine, membre du Commonwealth, avec le regroupement des colonies du Cap, Orange, Transvaal, Natal.
1913: premières lois de ségrégation contre les Noirs et création (en 1912) d'un parti politique bantou, le Congrès National Africain (ANC) dont le but est de défendre les intérêts de la majorité noire contre la minorité blanche.
entre deux guerres: développement du nationalisme (blanc) afrikaner avec la création de mouvements tels le Broederbond qui seront à l'origine de la mise en place officielle de la ségrégation raciale dans le pays.
1948: avec l'arrivée au pouvoir du Parti National, le système de l'apartheid est officialisé puis durci lors des années suivantes.
1949: malgré l'opposition de l'ONU (et des populations autochtones), l'Afrique du Sud annexe le Sud‑ouest africain (l'actuelle Namibie) qui restera sous sa tutelle jusqu'à son indépendance en 1990.
1961: par référendum, la république indépendante d'Afrique du Sud est proclamée avant que le pays se retire du Commonwealth. Débuts de la lutte armée de l'ANC contre le pouvoir Blanc.
1966‑1978: poursuite de l'apartheid avec l'instauration de bantoustans (régions autonomes). Le pays connaît également plusieurs mouvements populaires Noirs dont le principal sera les émeutes de Soweto en 1976.
années (19)80: alors que l'Afrique du Sud est sous embargo international, que l'état d'urgence est régulièrement décrété, et que le pays soutient les guérillas anti‑communistes d'Angola et du Mozambique, quelques droits sont accordés aux Indiens et Métis par la nouvelle constitution de 1983.
1989: Fréderik De Klerk, partisan d'une certaine ouverture, est élu à la tête du pays alors que l''opposition anti‑apartheid se développe, y compris chez une minorité de Blancs.
1990: le pouvoir en place reconnaît l'ANC et d'autres mouvements d'opposition. Il libère également Nelson Mandela en prison depuis 1963 en tant que dirigeant historique de la lutte anti‑apartheid.
1991: l'apartheid est officiellement abolit en Afrique du Sud ce qui entraine de fait la levée des sanctions internationales sur le pays.
1992‑1994: De Klerk et Mandela reçoivent conjointement le prix Nobel de la Paix sur fond de rivalités entre l'ANC et l'Inkahta (parti Zoulou) dans le pays
1994: l'Afrique du Sud connait ses premières élections multi‑raciales et réintégre le Commonwealth. Mandela est élu président et De Klerk vice‑président.
1998‑2004: double mandat de Thabo Mbeki que Mandela avait désigné comme son successeur. Même multiracial, le pays demeure parmi les plus inégalitaires et connait de graves problèmes socio‑économiques au point que le président Mbeki se voit contraint par son parti de démissionner.
2009: Jacob Zuma, ancien vice‑président, et l'ANC remportent les élection. Il sera réélu en 2014 malgré un bilan mitigé et une répression sanglantes de la grève des mineurs de 2012.