Discussions similar to: Arménie mai 2018
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Tuberculose en Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan
Bonjour Je viens de voir un reportage sur Science et vie qui m' à emmené à me poser la question sur un futur voyage en Georgie. Ces 3 pays ont actuellement un taux de tuberculose très élevé résistante à tous les antibiotiques . Les informations sur ces pays sur le site des affaires étrangères ( pourtant souvent très frileux ..... ) Le mentionne seulement sur l' Arménie. D' après ce reportage la situation est préoccupante et l' OMS et Médecin Du Monde sont présent sur les lieux , les moyens de traitement dans ces 3 pays étant très basiques .
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Préparation d'un voyage en Arménie et Géorgie en camping-car
Bonjour, je me présente , je m'appelle Fabienne, je suis marié à Philippe . Nous voyageons en camping car depuis 17 ans, nous avons visité beaucoup de pays en Europe et maintenant nous voulons partir un peu plus loin, c'est à dire en Géorgie et Arménie en passant par la Turquie. Ce voyage est prévu en mai 2020 pour 3 mois. Donc je recherche des personnes qui pourraient m'aider à préparer notre circuit. Nous prévoyons de passer par la Turquie en passant le long de la mer noire , de visiter la Géorgie et de rentrer en Arménie en dernier car j'ai vu que la frontière Turquie Arménie était fermée. Tous vos conseils seront les bienvenus. ( routes , visas, frontières à ne pas approcher!!, camping sauvage, risques etc). Merci beaucoup d'avance pour votre aide. Fabienne et Philippe
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Solution la plus économique pour se rendre en Arménie
Bonjour à tous,

C'est encore loin mais je commence à regarder vu que les réservations de tickets de foot Euro 2020 ont démarré. J'envisage d'en profiter pour voyager en Arménie, Georgie, Azerbadjian et Russie pendant 5 ou 6 semaines. Si jamais quelqu'un prévoit le même trip en juin 2020 ?

Les vols Lyon-Erevan, Paris-Erevan direct ou sans escale en aller simple me paraissent très élevés (300-400€...) même en atterrissant à Tbilissi c'est pas mieux...

Auriez vous quelques petites astuces pour réduire le coût du transport quitte à modifier légèrement l'itinéraire.

Merci.
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D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

Suite ci dessous ->
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Voyage en Arménie au mois de mai 2011: les bons plans?
Bonjour je m'aprête à partir 15 jours en Arménie en mai 2011 Je cherche un maximum d'informations quels sont les sites à voir absolument? les bons plans? le meilleur moyen pour circuler là bas? Comment y aller au moins cher? Je ne trouve pas grand chose sur le net si quelqu'un y est allé récemment....

merci beaucoup
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Retour d'Arménie - conduire, se loger et communiquer (mai 2012)
Bonjour à tous,

Voici quelques informations pratiques suite à un séjour de 10 jours en Arménie en Mai 2012. J’avais décidé de louer un 4*4 afin de visiter le pays en toute autonomie et surtout d’être « maître de mon temps » car après la lecture du dernier Lonely Planet (Mai 2012), je me suis rendu compte que, s’il est possible de circuler dans le pays en ayant recours aux transports collectifs (bus, minibus, taxis, …), les fréquences de départ et les nombreux centres d’intérêts dans le pays font qu’avoir son propre moyen de transport facilite grandement les choses si son budget le permet. J’ai parcouru environ 2600 kilomètres. Pour ce qui est du circuit, j’ai réalisé un parcours plutôt classique pour quelqu’un qui veut avoir un bon aperçu du pays, de ses variétés architecturales, de paysage et bien évidemment de ses habitants.

Pour la carte du parcours, c'est par ici

Pour les photos c'est ici sur Flickr

Mes soirées étapes : Erevan, Tatev, Yeghegnadzor (*2), Dildjan, Alaverdi (*2), Gyumri, Erevan. J’ai quasi toujours privilégié l’hébergement chez l’habitant en Bed & Breakfast.

Quelques jours après en être revenu, je suggèrerai une amélioration permettant de gagner du temps. Dans le Nord Est, ne faites pas comme moi (revenir sur Vanadzor pour repartir sur Alaverdi), rejoignez Alaverdi ou inversement Dilidjan en passant par Noyemberyan. Je me demande encore pourquoi je ne l’ai pas fait ;-)

CONDUIRE EN ARMENIE

Location de voiture Avant le départ, j'ai contacté plusieurs loueurs avant de m'arrêter sur le moins cher d'entre eux, Sixt. Ce dernier a l'avantage d'avoir un bureau à l'aéroport, de ne pas charger de supplément pour une mise à disposition de véhicule à l'aéroport et d'avoir du personnel compétent à toute heure de la journée. Cela dit, je n’ai pas testé les autres loueurs mis à part pour obtenir des devis qui se sont révélés supérieur dans mon cas à celui de Sixt. Pour info, une course depuis/vers l'aéroport vers/depuis l'Opéra est à 2,000 AMD sans compteur et à 1,800 AMD avec compteur. J'ai donc visité Yerevan sans voiture (on n’en a pas vraiment besoin vu que quasi toutes les attractions sont accessible à pied) avant d'aller chercher mon véhicule à l'aéroport.

Type de véhicule Vu l'état des routes en Arménie et afin de s'offrir la plus grande souplesse d'utilisation (pistes dans les montagnes notamment autour de Yeghegnadzor), j'ai opté pour un 4*4. J'ai donc récupéré un Suzuki Gran Vitara qui s'est avéré d'une excellente magnabilité et véritablement passe partout, d'une consommation relativement économe avec une moyenne de 8.5 à 9 L / 100 km. On est loin de mes 16 L / 100 km à Oman ;-) Le prix d'un tel véhicule varie selon la période de réservation et m'a coûté 159,000 AMD ou env. 310 EUR pour 9 jours (soit 17,000 AMD par jour).

Réseau routier - Grands axes en bon état et trafic très léger Le réseau routier est dans un bon état sur les principaux axes. Pour le réseau secondaire, il y a, à cette période (fin mai), pas mal de nids de poule où il faut être vigilant afin de les éviter autant que possible ou bien l’asphalte disparaît en tout ou partie. Les pistes en terre sont aussi assez répandues d’une façon globale dans le pays notamment dans une grande partie de Gyumri et certaines parties de Yeghegnadzor pour parler des grandes villes. Point positif pour le trafic, celui est limité avec peu de véhicules sur les routes en dehors de Yerevan donc pas de pression pour conduire. Même dans la capitale, la conduite est relativement aisée et peu difficile. Après Oman, c’était ma deuxième expérience de conduite de 4*4. Rien à signaler, ce type de véhicule se conduit très bien. Bien sûr, on ne roule pas à toute vitesse mais on est en vacances et on découvre le pays donc finalement l’état des routes aide plus qu’il ne gêne. D’une façon générale, sur les grands axes on atteint péniblement 80-90 km/h, sur le réseau secondaire, on descend déjà vers du 50-60 km/h. Attention à bien respecter les limitations de vitesse, la police veille. La règle à respecter pour être tranquille : maximum 80 km/h en dehors des villes, maximum 60 km/h en ville (même sur les axes principaux). Sinon, comme par chez nous, il y a le signal international : l’appel de phares signale qu’une voiture de police est dans les environs ;-)

Signalisation routière Les panneaux sont quasi tous dans les deux alphabets (Arménien et Romain) ce qui facilite énormément la tâche. Par moment, ils peuvent encore être en arménien et russe mais cela est très rare ou encore exclusivement en arménien, encore plus rare et exclusivement dans des endroits non touristiques et pour de toutes petites localités. Les monastères possèdent fréquemment leurs propres panneaux indicatifs dans les derniers kilomètres ou à des embranchements pour qu’on ne loupe pas la bonne direction. Avant de partir, j’avais aussi mis pas mal de chances de mon côté avec : - Une carte routière au 1 :650 000 de 2010 livrable depuis Amazon Allemagne ou bien peut être via votre libraire, - Des copies d’écran de Google Maps pour obtenir un détail encore plus précis et qui ce sont avérés très utiles en cas de doute. Pour résumer, les éléments ci-dessus et une lecture attentive des panneaux routiers. Mais l’aide la plus précieuse et en abondance, ce sont les Arméniens qui vous la donnent. A chaque fois que je n’étais pas sûr, je m’arrêtai pour demander mon chemin et malgré la barrière de la langue j’ai toujours été mis dans la bonne direction avec si besoin la prise en stop de certains que je laissais ensuite en route. Ne comptez pas sur les cartes du Lonely Planet par exemple car elles ne vous aideront guère en dehors d’Erevan.

Stations essence - Largement disponible Présence généralisée dans l'ensemble du pays notamment sur les axes principaux et aux extrémités des villes moyennes et à certaines intersections. Je n'ai pas rencontré le moindre souci pour me ravitailler en essence. En Mai/Juin 2012, le litre de "Premium" (Super 95) est à 510 AMD le litre soit 1 EUR. Le Diesel/Gazole est tout aussi disponible à 390 AMD le litre soit 0.75 EUR.

LOGEMENTS

Comme mentionné ci-dessus, j’ai privilégié le contact avec les Arméniens et j’ai donc logé pour la quasi totalité des nuits dans des Bed & Breakfast :

Yerevan Anahit Stepanyan www.hostelyerevan.am Tel : 091 50 20 71 Apt 25 (Dernier étage), 5 Sayat-Nova Poghota Prix payé: AMD 6,000 (sans petit déjeuner) Internet : Oui Avis : Une excellente adresse en plein cœur de Yerevan. L’appartement de Anahit est immense et peut être pris d’assaut l’été. Elle arrive à ce moment là à héberger une dizaine de personnes !!! Début Juin, je suis seul ;-) Anahit parle très bien anglais et peut vous aider sur n’importe quelle question que vous pourriez avoir sur Yerevan ou en Arménie. Je recommande vivement.

Envoy Hostel www.envoyhostel.com 54 Pushkin Poghots Prix payé: AMD 8,000 (avec petit déjeuner en dortoir) Internet : Oui Avis : Adresse idéale si vous débarquez comme moi dans la nuit ou très tôt le matin, vous pouvez arriver à n’importe quelle heure. Ils sont jeunes, sympas, de bons conseils mais cela fait un peu usine comme souvent en Hostel et le petit déjeuner est banal. Je recommande uniquement si vous arrivez en pleine nuit sinon B&B c’est bien mieux et moins cher ;-)

Tatev Artak Garigorian Tel : 093 28 36 86 Internet : Oui Dans le village de Tatev. Le plus simple est de lui passer un coup de fil et de se retrouver au point d’information touristique en face de l’arrivée du téléphérique et il vient vous chercher. Prix payé: AMD 5000 (avec petit déjeuner) Avis : Artak et sa femme ne parlent pas anglais mais ils apprennent le français !!! Même leurs deux garçons connaissent quelques mots. Donc n’hésitez à leur rendre visite pour qu’ils pratiquent. Ils ont un voisin qui parle anglais et ils l’inviteront surement pour parler encore plus avec vous. Une de mes plus belles expériences.

Yeghegnadzor Gohar's Guest House https://sites.google.com/site/goharsguesthouse/ Tel : 093 82 64 77 ou 281 233 24 44 Spandaryan Poghots Prix payé : AMD 8,000 (avec petit déjeuner) + AMD 4,000 pour le diner Internet : Oui Avis : Pas facile à trouver, j’ai du demandé à un policier qui m’a gentiment demander de le suivre jusqu’au début de la rue. La maison est très grande et le diner comme le petit déjeuner se prend sur une grande table commune propice aux discussions avec les autres personnes présentes dans la guesthouse. Les repas sont copieux.

Dilijan Nina Hovhannisyan B&B Tel : 091 76 77 34 18 Myasnikyan Poghots Prix payé : AMD 7,000 (avec petit déjeuner) Internet : Oui Avis : Le B&B de Nina ne cesse de s’agrandir. Dans quelques semaines, avant la haute saison, sept nouvelles chambres seront prêtes avec cette fois la sdb à l’intérieur contrairement aux autres chambres. Les diners et petit déjeuner sont pantagruéliques, impossible de finir les innombrables plats posés sur la table commune. Un excellent point de chute pour rayonner dans les environs. Du rond point, prendre la rue qui monte puis la première à droite devant le musée et 200m plus loin après le virage il y a le B&B.

Alaverdi Iris Guesthouse (Irina Israyelyan) Tel : 091 08 88 12 ou irinaisrayelian@gmail.com 2km avant Alaverdi faites attention à la pancarte orange en l’air annonçant la guesthouse. Stepan, le mari d’Irina doit faire une pancarte encore plus grande mais toujours Orange Prix payé: AMD 5,000 (logement seul) + AMD 2,000 le petit déjeuner + AMD 3,000 le diner Internet : Oui Avis : Mon coup de cœur en Arménie. Irina et Stepan vous accueillent comme un membre de la famille. Ils partagent le diner avec vous. Stepan et Irina parlent très bien anglais et vous initient à l’art culinaire Arménien. Les nombreux plats d’Irina sont à tomber par terre, la vodka du voisin est corsée à 60° !!! et le vin que Stepan produit avec ses vignes est excellent. Bref, une adresse à ne manquer sous aucun prétexte.

Gyumri Donara Kazaryan B&B Tel : 093 45 05 57 ou rose-varduhi@yandex.ru 142 Frunze/Modayan Poghots Prix payé : AMD 6,000 Internet : Oui Avis : Varduhi a repris la guesthouse que tenait sa maman. Elle est professeur de russe et d’anglais. Sa fille Lily parlent très bien anglais et allemand. Le petit déjeuner est très léger. La situation est centrale dans une rue assez défoncée comme toutes les perpendiculaires à la rue Gorki entre autres.

TELEPHONE PORTABLE

Le téléphone portable est super pratique pour réserver ses nuits dans les guesthouses. J’ai pris une carte SIM chez Orange dans le principal magasin en plein centre de Erevan. La carte coute AMD 1,000 mais Orange vous crédite du même montant donc la carte est gratuite. Les appels en Arménie sur fixe ou portable sont à AMD 22 ou 27 la minute et vers l’Europe à AMD 85 la minute fixe ou portable. On peut aussi surfer sur internet même si j’ai découvert cette possibilité les deux derniers jours. Je n’ai pas d’idée du tarif mais ce n’était pas beaucoup, quelques AMD si on a pris soin de désactiver l’affichage des images.

SOURCES D’INFORMATION

En plus des quelques trop rares informations glanées sur ce forum, quelques sources d’information qui m’ont bien aidé à préparer ce voyage : www.armeniapedia.org (anglais) - Une mine d’or d’information sur l’Arménie. Vous y trouverez notamment tous les monastères, églises et châteaux forts du pays avec une fiche individuelle très documentée pour la très grande majorité le tout agrémenté de photo. www.wikitravel.org/en/Armenia (anglais) - Quelques informations pratiques intéressantes. www.routard.com/guide/armenie/2551/itineraires_conseilles.htm (français) - A défaut de guide papier, une excellente page de conseil sur les itinéraires à explorer selon les régions.

N'hésitez pas si vous avez des questions supplémentaires.

NB: Pour le Haut Karabagh, un couple rencontré à Yeghegnadzor me rapporte les informations suivantes: "Le passage de la frontière du Karabagh se fait sans problème: Présentation du passeport et le visa est établi à Stepanakert pour AMD 3,000 et il doit être présenté au retour.

Stepanakert Hôtel Heghnar Tel: 097 26 66 66 Avis : Très bien, au centre ville. Prix raisonnable: AMD 20,000 la double avec petit déjeuner

Au Karabagh deux très beaux monastères dans le nord: Dadivank et Gandzasar."
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Coût de la vie en Arménie?
Bonjour

Je souhaite me rendre en Arménie en mai 2016

J'aimerais savoir quel est le coût de la vie là bas ?

En ce qui concerne

* les hôtels / auberges de jeunesse *les bus et les taxis * la nourriture

Merci
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Passage à la frontière de l'Arménie vers Iran à vélo
Désireux de poursuivre la route de la soie à vélo, je projete de reprendre monn itinéraire à partir d'Erevan en Arménie et de filer sur l'Iran. Avez vous des infos (notamment administratives) sur le passage de la frontière entre ces deux pays. Merci pour vos réponses.
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Looking for Motorcycle Riders for Trip to Georgia – May 2027 (or September 2026)
Hi everyone,

I’m planning a motorcycle road trip to Armenia and Georgia in September 2026 or May 2027. I’m looking for one or more riders (male or female) who’d like to explore these countries with me.

Along the way, we’ll visit Cappadocia, the capitals Yerevan, Tbilisi, Sofia, Skopje, and other cities—we can finalize the route and roadbook later.

You’ll need to be experienced with long motorcycle trips, as we’ll cover around 7,000 km over 5 or 6 weeks (or more, depending on how much time we spend sightseeing).

See you soon!
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Looking for Motorcycle Riders for a Trip to Georgia in September 2026 or May 2027
Hi everyone,

I’m planning a motorcycle road trip to Armenia and Georgia in September 2026 or May 2027. I’m looking for one or more riders (male or female) who’d like to explore these countries with me.

Along the way, we’ll visit Cappadocia, the capitals Yerevan, Tbilisi, Sofia, Skopje, and other cities—we can finalize the route and roadbook later.

This trip requires experience with long motorcycle journeys, as we’ll cover around 7,000 km over 5 or 6 weeks (or more, depending on sightseeing and time spent).

I don’t expect dozens of applicants, since motorcycle riders are few and far between on this forum, but I’m putting this out there anyway.

See you soon
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Arménie et Haut-Karabagh en dix-huit jours
Nous partons fin mai pour 18 jours en Arménie, pensez-vous que nous aurons le temps d'aller au Haut Karabagh où vaut-il mieux visiter plus à fond l'Arménie. autre petite question: savez-vous quel est le prix moyen d'un tapis?
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Guide en Arménie
Bonjour à tous Partant en mai passer quelques jours en Arménie, je suis à la recherche d'un guide francophone. Quelqu'un en connait-il un de confiance (Pour moi pas de problême mais j'accompagne quelques amis) qui puisse organiser un circuit à la fois culturel et de marche en montagne. Par avance merci et bon voyage à ceux qui partent.
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Logement chez l'habitant en Arménie
bonjoursje vient en armenie avec mon frere du 3 mai au 15 mai.en voyage organise du 7 mai au 15 . je cherche un logement chez l'abitant du 3 mai au soir au 7 mai au matin. et aussi des idée de chose a faire la bas. attent reponse merci cordialement
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Chauffeur pour trajet de 7 jours en Arménie
Bonjour, Ma mère et moi partons 10 jours en Arménie, fin Avril-Début Mai 2020. Nous souhaitons prendre un chauffeur pour 7 jours, lors de notre voyage en dehors de Erevan. Je n'arrive pas trouver des sites internet pour reserver ce type de prestation, et pourtant bien des voyageurs disent avoir voyagé de cette manière lors de leurs séjours. Connaissez vous des sites internet ou addresses email pour organisez un chauffeur et a quel tarif? Merci de vos réponses!
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Voyage en Arménie: situation dans la région d'Erevan?
Bonjour,

Je souhaite me rendre en Arménie deux semaines fin Avril/début Mai. Je crois que seule la région d'Erevan est placée en "état d'urgence" jusqu'à la fin du mois de Mars. Je suis à la recherche de toute information de la part d'un voyageur rentrant de ce pays, tant au niveau politique que sur les "bons tuyaux" pour profiter au mieux de ce voyage.

D'avance merci de votre aide Khiva
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Préparation voyage Arménie depuis l'Iran
bonjour a vous

j'envisage , a partir de l'iran de voyager en armenie pendant le ramadan qui demarrera debut mai

je voyage en individuel, avec les transports locaux et je loge soit en homestay soit en guest house j' ai déjà regarde pas mal de choses , et ai quelques questions :

en matière administrative : - je passerai la fontière a norduz : -est elle ouverte en permanence ou bien y a t'il des heures d'ouverture? les formalites des 2 cotes prennent elles beaucoup de temps ? -du cote armenien , trouve t'on des taxi facilement pour aller au centre de meghri et y dormir -est ce qu'il y a un contrôle des médicaments que l'on a avec soi, j'ai lu a ce propos que c'était assez reglemente ?

en matière de climat en mai est ce qu'il pleut en general beaucoup? est ce que c'est un obstacle ?

en matiere de transports le sens de mon voyage sera donc du sud au nord -de meghri est ce que l'on trouve facilement des bus ou taxi collectifs pour tatev, goris ? -comme apparemment cela a l'air complique d'aller sur certains sites de rando ou de monastère , est ce que faire du stop pour une femme seule c'est possible ou vaut il mieux s'abstenir?

merci de vos expériences , y compris sur des suggestions d'endroits peu touristiques
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Arrivée d'Austrian Airlines en Arménie
Je me suis rendue à l'aéroport de Erévan au milieu de la nuit du 18 au 19 mai pour chercher des amis. L'avion était plein mai il n'y avait de 15 bagages !!! Il en manquait des centaines. Le plus dur c'est que tout le monde s'est retrouvé au comptoir des pertes de bagages. Du coup une queue énormes et deux personnes pour faire remplir les formulaires de déclaration de perte. Je me demande à quelle heure les derniers sont passé. Mes amis ont récupéré leurs bagages au bout de 36 heures.
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Frontière (sens) Iran - Turquie ou Iran - Arménie (à vélo)
Bonjour,

Je prepare un voyage a velo fin Mai et tout Juin, demarrant a Teheran , Qom, Tabriz et je voudrais passé la frontiere avec l'Armenie ou la Turquie . Auriez vous une info du passage vers l'Arménie depuis l'Iran ? et comment est la route juqu'a Tabriz.

Merci d'avance

Cordialement Ginaspen
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Azerbaïdjan, Géorgie ou Arménie?
Bonjour à tous!

Je souhaiterais partir 2 semaines début mai dans la Caucase et j'aimerais savoir quelle destination vous avez préféré (architecture, typicité, accueil...)

Merci!
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Circuit de dix-sept jours en Géorgie et l'Arménie
Bonjour à Tous,

J'ai entrain de préparer un voyage de 17 jours en mois de Mai prochain en Géorgie et l'Arménie. J'ai passer des jours à chercher des informations fiable, alors je compte sur vos conseils. mon itinéraire est :

J1 : Vol Casablanca - Tbilissi ( Escale à Istanbul ) J2 : Journée découvert la ville de Tbilissi - train de nuit Zugdidi J3 : Zugdidi - Mestia J4 : Mestia J5 : Mestia - Ushguli J6 : Ushguli J7 : Ushguli - Mestia J8 : Mestia - Zugdidi - Nuit à Batumi J9 : Batumi - Train de nuit Tbilissi J10:Kazbegi J11:Tbilissi J12:Tbilissi - Erevan J13:Garni - Sevan J14:Khor Virap J15:Ascension du petit Aragats J16:Retour a Tbilissi J17:Vol retour Tbilissi - Casablanca

Mes question sont : Est ce que c'est envisageable effectue ce projet ? 😊 Pour la liaison entre Zugdidi et Mestia, est ce que les fameuses Marshrutka fonction à cette periode ? La même question pour la liaison entre Mestia et Ushguli? Pour le jour 9 est ce qu'il est envisageable ? ou trop Chargé?

N.B : Sachant que je fais tout le circuit en transport en commun.

Merci d'avance, Amin,
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Arménie: support logistique/hébergement?
Bonjour!

Nous sommes un couple habitant la Belgique, et nous avons prévu de nous rendre en Arménie à la mi-mai. Voulant éviter les voyages ...trop organisés, on aimerait pouvoir choisir nos destinations à la carte. On s'installerait à Yerevan, et on voudrait effectuer quelques excursions au cours de la semaine que nous allons passer sur place.

Avez-vous quelques agences à nous recommander afin de programmer un petit peu nos visites (vu qu'on aura malheureusement un temps très limité par rapport à la richesse de ce pays) et nous donner un minimum de soutien logistique sur place? (déplacements, choix de logements chez l'habitant...?)

Merci d'avance,

Piero
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Parking longue durée (un an) à Yerevan
Bonjour je suis à la recherche d'une solution sûre et économique pour laisser notre voiture à Yerevan de fin juin 2019 à mai 2020, entre 2 voyages en Arménie. Petite voiture, emplacement sécurisé et fermé dans un garage de particulier ou autre. Auriez-vous des pistes ou des expériences ? Merci d'avance Ben
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Exposition photos "Arménie(s): Flottement entre deux mondes"
Bonjour,

L'association My Tamada s'est associée à la photographe Angèle Poussin afin de vous présenter l'exposition photos "Arménie(s) : flottement entre deux mondes" à la Maison d'Europe et d'Orient à Paris du 12 au 23 mai. Ces photos sont tirées du voyage de la photographe en décembre 2008 à Gyumri, la seconde ville d'Arménie aujourd'hui mais la première par son ancienneté et la place qu'elle occupait autrefois dans la vie culturelle, économique et politique du pays sous l'empire tsariste. La photographe a tenté de capter les nombreux visages de cette ville où le présent et le passé - où plutôt les passés - se confondent et affleurent dans le tissu urbain comme dans le quotidien de ses habitants.

Angèle Poussin au sujet de l'exposition :

"Je suis venue en Arménie dans l’espoir de pénétrer l’intimité d’un pays qui m’est étranger et qui m’attire par son héritage soviétique évocateur. Je n’ai que 8 jours, je resterai donc à Gumri.

A Gumri, on a très vite le sentiment d’avoir fait un saut dans le temps. Le passé affleure, tandis que d’autres touches plus modernes viennent brouiller le message. La ville semble hésiter entre passé et présent.

J’erre au milieu des Lada, dans un univers gris et beige, les talons sont trop hauts sur le sol glacé, la mode flashy, les immeubles à jamais figés à l’état de vestiges (suite au séisme de 1988). Intriguée par ces messages contradictoires, je mène mon enquête en suivant le chemin des tuyaux à travers rues, jusque dans l’intimité des salons. J’écoute ces témoignages : La nostalgie du communisme est parfois présente tandis que la jeunesse a soif d’ailleurs. Je tente de cerner, par tous les sens, les paradoxes de la ville et de ses habitants, entre espoir et résignation, humour et tragédie, et de restituer cette atmosphère si particulière."

Arménie(s) : Flottement entre deux mondes du 12 au 23 mai Maison d'Europe et d'Orient 3 passage Hennel 75012 Paris

Accès : Par le 105/107 Avenue Daumesnil - Métro Gare de Lyon (Lignes 1 et 14) ou RER A et D Par le 140/142 rue de Charenton - Métro Reuilly-Diderot (Lignes 1 et 8)

http://www.sildav.org/
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Comment voyez-vous l'Arménie?
Bonjour tout le monde !🙂

Le sujet est dans le titre .

J'ai adoré l'Arménie , l'ambiance générale, les gens, les paysages . (j'y suis allée en mai et juin 2013)

Avant d'y aller , comme j'ouvrais VF à peu près chaque jour, même pour 5 minutes , je regardais du côté de l'Arménie, et ....rien

Maintenant, je regarde toujours de temps en temps et ....rien .

On peut bien sûr me répondre : peu touristique, peu d'infrastructures, on n'en sait pas grand chose , peu de curiosité , l'impression que c'est vieux et fermé ...

Certains à qui je parlais de mon projet , m'ont demandé : c'est où ? c'est musulman? c'est en russie ? Hum, bref , on ne connaît pas .

Alors, vous qui ouvrirez peut-être ce post , encore faut-il pour cela regarder du côté de l'Arménie ....comment voyez-vous l'Arménie ?

Dites-moi ...

Moushika
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Arménie: augmentation des billets d'avion
Je me rends souvent en Arménie et j'ai des amis qui viennent souvent, et force est de constater qu'il n'y a pas de logique dans les prix des billets d'avion entre Erevan et paris.

Air France: il y a 6 mois ou un un an 450 EUR, cet été 770 EUR. Czech Airlines: 450 EUR en Mai, 570 cet été. AEROFLOT: 600 EUR l'an dernier, 440 cet été AUSTRIAN et Armavia restent à peu près constants LUFTHANSA a apparemment arreté la desserte de Erevan au départ de Munich. Air baltic j'ai pas essayé.

En Mai j'ai pris CZECH AIRLINES et les avions étaient loin d'être pleins...

et ce malgré la baisse du trafic et du pétrole.

Comprenne qui pourra...

Je crains que Air France par exemple, en difficultés, casse les prix sur les grandes destinations et se rattrape sur les destinations secondaires

Vos avis?
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