Bonjour tout le monde,
je suis française et je suis depuis deux mois a Montreal avec un simple visa touriste. je ne rentre que le 8 septembre en France et quitte a avoir traversé l'atlantique j'aimerai me rendre au Mexique.
du coup mon trajet serait celui ci: je compte me rendre en car jusqu'a New York. jusqu'ici il n'y pas de probleme, mon passeport biométrique suffit.
de new york je voulais ensuite prendre un avion jusqu'a cancun, rester une dizaine de jours au Mexique, et ensuite repartir de Mexico vers Montreal.
je voulais savoi si je pouvais faire ce voyage avec un simple passeport biométrique?
le fait que ma ville de départ (New York) et ma ville d'arrivée (Montreal) ne soit pas les memes ne posera pas de probleme??
merci d'avance pour vos réponses!
Voilà au mois de janvier 2010 j'envisage de partir à NewYork pour une semaine, j'avais envisagé de continuer une semaine en Floride mais après avoir vu des photos et des vidéos du coin, j'avoue que ça ne m'a motivée qu'à moitié, ça a l'air tout plat et à part l'étalage de luxe et les parcs d'attraction, ça n'a pas l'air d'être si beau que ça (y'a que les everglades que je pense regretter). Du coup je me suis dite que j'allais filer à Mexico, mais je me demandais si déjà au mois de janvier côté climat c'est jouable et si des sites intéressants (genre pyramide maya) sont relativement accessibles depuis Mexico (genre en bus en quelques heures). Bref vaut-il mieux par exemple que j'attérisse à Mexico ou dans une autre ville (genre Cancun) pour profiter au maximum de ce qu'il y a avoir au Mexique (même si je sais très bien que je ne pourrai pas tout faire !)
Merci de vos réponses ! (et vous avez le droit de me défendre la Floride si ça vaut vraiment le coup !)
Bonjour.Je dois me rendre au Mexique. Deux solutions . Soit un vol direct de Lyon via Paris, mais le billet est cher, soit avec deux escales, dont une au US ( Washington ) billet moins cher. J'ai un passeport traditionnel, j'ai entendu dire qu'il fallait un passeport electronique sinon on nous refoule. Réponse !!! Merci
allo
je voudrais savoir quelle compagnie d'avion se rend au Mexique et/ou en amérique centrale. Parmi celles-ci, lesquelles sont habituellement les moins cher pour voyager?
merci beaucoup mélanie
je voudrais savoir quelle compagnie d'avion se rend au Mexique et/ou en amérique centrale. Parmi celles-ci, lesquelles sont habituellement les moins cher pour voyager?
merci beaucoup mélanie
Bonjour à toutes et à tous
Je compte partir au Mexique, à Mexico, presque 1 mois au mois d'août (grosso modo, du 10 aout au 5 septembre) pour retrouver ma copine 😊 que j'avais rencontré en France 🙂.
Je me suis renseigné sur le voyage, et j'ai découvert avec horreur que c'était la saison des pluies, et qu'il pleuvait 20 jours dans le mois à Mexico. Quand il pleut, est-ce désagréable au point de devoir annuler les visites?
Sinon que faire durant un mois? Car un mois me semble long, mais le pays est très grand, donc si vous avez une idée. Ma copine me dit qu'il y a plein de trucs a visiter donc que visiter en premier?
Sinon la bas, j'ai cru comprendre que la vaccniation contre la dengue et le palu n'étaient pas necessaires sauf dans le sud du pays? Si vous pouvez me confirmer (ainsi que me dire ce qu'il en est de l'hépatite a et autres saloperies du genre).
Enfin, combien compteriez vous pour un tel voyage? Je pensais 2000€ (1000€ avion + 1000€ pour la bas), cela vous semble beaucoup, peu, moyen?
Si vous avez d'autres avis, conseils, je les prendrais avec plaisir.
Cordialement et bonne soirée Martin
Je compte partir au Mexique, à Mexico, presque 1 mois au mois d'août (grosso modo, du 10 aout au 5 septembre) pour retrouver ma copine 😊 que j'avais rencontré en France 🙂.
Je me suis renseigné sur le voyage, et j'ai découvert avec horreur que c'était la saison des pluies, et qu'il pleuvait 20 jours dans le mois à Mexico. Quand il pleut, est-ce désagréable au point de devoir annuler les visites?
Sinon que faire durant un mois? Car un mois me semble long, mais le pays est très grand, donc si vous avez une idée. Ma copine me dit qu'il y a plein de trucs a visiter donc que visiter en premier?
Sinon la bas, j'ai cru comprendre que la vaccniation contre la dengue et le palu n'étaient pas necessaires sauf dans le sud du pays? Si vous pouvez me confirmer (ainsi que me dire ce qu'il en est de l'hépatite a et autres saloperies du genre).
Enfin, combien compteriez vous pour un tel voyage? Je pensais 2000€ (1000€ avion + 1000€ pour la bas), cela vous semble beaucoup, peu, moyen?
Si vous avez d'autres avis, conseils, je les prendrais avec plaisir.
Cordialement et bonne soirée Martin
Bonjour,
voila suite a un tour du monde, j'arriverais du cote de los angeles ou je compte reste 3 jours, aller a Las vegas ou rester 2 jours et aller a New Yorkou je reste 1 semaine pour apres rejoindre le canada .. Montreal ou je connais du monde.
J'ai des question, je serais a la fin de mon tour du monde et j'ai besoin des infos suivantes : - estce que y-a des villes qui valent vraiment le coup au Etats unis pas mega cher ou un truc special a voir ? j'y connais rien aux USA... - est ce que los angeles ca vaut le coup ou pas ? - avez vous un itineraire a proposer ? - cout de la vie dans les differentes villes ? - les bus ou train ou avion au usa ca coute cher ou pas ????
est ce ok de relier le mexique a los angeles ?
merci a tous de votre aide
++++
voila suite a un tour du monde, j'arriverais du cote de los angeles ou je compte reste 3 jours, aller a Las vegas ou rester 2 jours et aller a New Yorkou je reste 1 semaine pour apres rejoindre le canada .. Montreal ou je connais du monde.
J'ai des question, je serais a la fin de mon tour du monde et j'ai besoin des infos suivantes : - estce que y-a des villes qui valent vraiment le coup au Etats unis pas mega cher ou un truc special a voir ? j'y connais rien aux USA... - est ce que los angeles ca vaut le coup ou pas ? - avez vous un itineraire a proposer ? - cout de la vie dans les differentes villes ? - les bus ou train ou avion au usa ca coute cher ou pas ????
est ce ok de relier le mexique a los angeles ?
merci a tous de votre aide
++++
Bonsoir,
On essaie de prendre un vol AR Quito-NY-Mexico/ Mexico-Quito,
mais parmi les sites qu'on connais, seul Edream propose la multidestination
avec trois vols (ou plus?).
Go Voyage qu'on utilise davantage ne propose apparemment que la multidestination à deux vols du genre: Aller: Quito-Mexico, retour: NY-Quito.
Le problème, c'est qu'Edream tabasse pas mal en matière de frais: + 53 € pour le billet et + 7 € pour les frais de CB, soit + 60 €. Pour deux billets, ça fait quand même 120 € de plus.
Connaîtriez-vous d'autres agences web fiables offrant la multidestination à trois vols et avec lesquels le billet reviendrait moins cher au final?
J'ai bien trouvé ebookers mais c'est bcp plus cher qu'Edream: 894 € le billet sans frais au lieu de 728 € pour Edream!
NB: J'ai déjà noté bien les artifices de présentation des uns et des autres: Proposer apparemment de meilleurs prix pour le billet mais se rattraper avec les divers frais ou vice-versa: Proposer des prix des billets un peu plus hauts mais moins tabasser sur les frais.
Go Voyage qu'on utilise davantage ne propose apparemment que la multidestination à deux vols du genre: Aller: Quito-Mexico, retour: NY-Quito.
Le problème, c'est qu'Edream tabasse pas mal en matière de frais: + 53 € pour le billet et + 7 € pour les frais de CB, soit + 60 €. Pour deux billets, ça fait quand même 120 € de plus.
Connaîtriez-vous d'autres agences web fiables offrant la multidestination à trois vols et avec lesquels le billet reviendrait moins cher au final?
J'ai bien trouvé ebookers mais c'est bcp plus cher qu'Edream: 894 € le billet sans frais au lieu de 728 € pour Edream!
NB: J'ai déjà noté bien les artifices de présentation des uns et des autres: Proposer apparemment de meilleurs prix pour le billet mais se rattraper avec les divers frais ou vice-versa: Proposer des prix des billets un peu plus hauts mais moins tabasser sur les frais.
Bonjour,
Je pars en échange à Mexico DF de août 2011 à Mai 2012 et je trouve le prix des billets exorbitants. J'ai constaté que les Mexico-Paris-Mexico était globalement moins cher que les Paris-Mexico-Paris. J'envisage de rentrer à Noël, je pensais donc essayer d'acheter un billet aller pour août 2011 puis un retour pour mai 2012, et acheter ensuite un aller-retour depuis le mexique pour noel. Mais les billets pour mai 2012 ne sont pas encore à la vente. Je ne peux donc pas acheter directement un billet AR pour mai 2012. Existe-t-il des companies qui font des billets open? La meilleure tactique est-elle d'acheter des allers simples? Mais quelle companie est vraiment la moins chère? Y a-t-il un bon plan par la Belgique, la Canada ou les Etats-Unis? Merci par avance de l'aide que vous pourrez m'apporter!
Je pars en échange à Mexico DF de août 2011 à Mai 2012 et je trouve le prix des billets exorbitants. J'ai constaté que les Mexico-Paris-Mexico était globalement moins cher que les Paris-Mexico-Paris. J'envisage de rentrer à Noël, je pensais donc essayer d'acheter un billet aller pour août 2011 puis un retour pour mai 2012, et acheter ensuite un aller-retour depuis le mexique pour noel. Mais les billets pour mai 2012 ne sont pas encore à la vente. Je ne peux donc pas acheter directement un billet AR pour mai 2012. Existe-t-il des companies qui font des billets open? La meilleure tactique est-elle d'acheter des allers simples? Mais quelle companie est vraiment la moins chère? Y a-t-il un bon plan par la Belgique, la Canada ou les Etats-Unis? Merci par avance de l'aide que vous pourrez m'apporter!
Bonjour,
Je devais partir du 18 mai au 8 juin au Mexique, mais à cause de la grippe je suis obligé d'annuler. British Airways me propose de reporter mon voyage de 15 jours, mais ça ne m'intéresse pas du tout. Je viens d'appeler Expedia pour annuler le vol. Ils me disent qu'il n'y aura pas de frais d'annulation: 30€. Par contre je pensait pouvoir récupérer les taxes d'aéroport. Expedia me dis que la plupart des compagnies ne le font plus et que je ne suis pas sûr de retrouver quoi que ce soit. Le remboursement est de l'ordre de 150 €... sur un billet à 486 € ça fait très mal 😕 Est-ce normal ?
Autre questions j'ai payé mon voyage avec une Gold Mastercard, est-il possible de faire jouer les assurances de cette carte ? je ne trouve rien qui ressemble à épidémie dans leurs conditions
Merci
Je devais partir du 18 mai au 8 juin au Mexique, mais à cause de la grippe je suis obligé d'annuler. British Airways me propose de reporter mon voyage de 15 jours, mais ça ne m'intéresse pas du tout. Je viens d'appeler Expedia pour annuler le vol. Ils me disent qu'il n'y aura pas de frais d'annulation: 30€. Par contre je pensait pouvoir récupérer les taxes d'aéroport. Expedia me dis que la plupart des compagnies ne le font plus et que je ne suis pas sûr de retrouver quoi que ce soit. Le remboursement est de l'ordre de 150 €... sur un billet à 486 € ça fait très mal 😕 Est-ce normal ?
Autre questions j'ai payé mon voyage avec une Gold Mastercard, est-il possible de faire jouer les assurances de cette carte ? je ne trouve rien qui ressemble à épidémie dans leurs conditions
Merci
Bien le bonjour à toutes et à tous,
Alors voila je compte partir pour une période x en amérique centrale et du sud en passant tout d'abord par le Mexique.
J'ai lu qu'il me fallait un billet retour pour pouvoir rentrer sur le sol mexicain. est-ce possible sans? car je ne sais vraiment pas du tout quand je repars.
En vous remerciant.
Sélim
Alors voila je compte partir pour une période x en amérique centrale et du sud en passant tout d'abord par le Mexique.
J'ai lu qu'il me fallait un billet retour pour pouvoir rentrer sur le sol mexicain. est-ce possible sans? car je ne sais vraiment pas du tout quand je repars.
En vous remerciant.
Sélim
J’adore lire les carnets de voyage sur les destinations que nous préparons ou celles qui me font rêver. J’y puise souvent de précieux conseils. A mon tour, j’espère que ce carnet permettra d’aider celles et ceux qui préparent leur futur voyage au Mexique et fera rêver les autres.
Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.
1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen
Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !

Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)
Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.
Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !
Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !
Les pieds dans les caraïbes pour la première fois
Nous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.
Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.
Tulum
Retour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.

Balade sur la plage
Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.
Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste
L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.
Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueur
Le bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.
Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $
4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida
Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.
Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».
Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza
Détail du Castillo
Nous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.
Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts
Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza
Le palais aux mille colonnes
Au fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.
C’est la période de la mue
Après 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.
Une rue typique de Merida
Salle d’attente d'une consultation médicale
Le marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.
Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.
Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.
On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.
Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)
5ème jour - 24 juillet : Palenque
Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.
Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.
D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.
Bienvenue à Palenque Las Ruinas
Palenque encore
Palenque toujours
Palenque … une dernière
Au détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.
Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.
Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.
Palenque ville
Retour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.
Notre cabana, chez Ed et Marguerita
Après une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.
Des bambous, il y en a partout, immenses
Ce soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !
Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $
6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal
Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.
Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.
Notre carrosse appartient à la compagnie Chambalu
Quelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.
La cascade de Misol Ha
A Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.
Traversée par barque de la rivière
En voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.
Pepsi est partout ... surtout au Mexique
Nouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.
Vous avez dit Azul ?
Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !
Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.
Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.
Notre maison pour 3 nuits : Los Camellos
Quelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
7ème jour - 26 juillet : San cristobal
Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !
Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.
Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.
On a acheté nos bananes ici
et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)
Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.
Une façade très colorée
Une autre
Photo d’une rue typique
Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.
Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.
La vue sur la ville depuis l’église
Nous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.
Non, nous ne sommes pas à Disney Paris
C’est bien un tombeau
Et encore un autre, coloré, fleuri
Repas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.
Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $
8ème jour – 27 juillet : San cristobal
Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.
Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.
Photo prise à la volée
Nous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».
Barbecue mexicain
L’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.
Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.
Commando hippy
She is in love
Pour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !
Lumière de fin de journée sur San Cristobal
Quelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF
Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.
Mais c’est ici que la galère commence !
Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !
Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !
Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.
Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.
Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF
La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.
Frida Kahlo
Diego Rivera
Au menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.
Au Secrétariat de l’Education Nationale
Au Palacio National
En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.
Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.
L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !
La Casa Azul
L’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.
Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !
C’est l’heure du goûter …avec une chocolatine
Retour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !
Chez le dentiste …
Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.
Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !
Quelques chiffres :
Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan
Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.
C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.
Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.
Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.
La pyramide del Sol
La montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.
[
Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del Sol
La descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.
Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la Luna
Nous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !
A l’intérieur du musée
Nous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.
Pyramide cachée
Nous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.
L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.
Le palais des congrés ?
On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !
Non, nous ne sommes pas dans le métro !
En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !
Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !
Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.
Premios caguamas
Quelques chiffres :
Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
12ème jour –31 juillet : Mexico DF
C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!
Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).
Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.
Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !
Quelques chiffres :
30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)
Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.
Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !
Quelques chiffres :
Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)
En conclusion :
Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.
Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).
Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.
1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen
Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !

Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)
Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.
Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !
Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !
Les pieds dans les caraïbes pour la première foisNous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.
Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.
TulumRetour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.

Balade sur la plage
Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.
Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste
L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.
Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueurLe bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.
Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $
4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida
Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.
Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».
Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza
Détail du CastilloNous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.
Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts
Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza
Le palais aux mille colonnesAu fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.
C’est la période de la mueAprès 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.
Une rue typique de Merida
Salle d’attente d'une consultation médicaleLe marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.
Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.
Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.
On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.
Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)
5ème jour - 24 juillet : Palenque
Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.
Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.
D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.
Bienvenue à Palenque Las Ruinas
Palenque encore
Palenque toujours
Palenque … une dernièreAu détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.
Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.
Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.
Palenque villeRetour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.
Notre cabana, chez Ed et MargueritaAprès une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.
Des bambous, il y en a partout, immensesCe soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !
Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $
6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal
Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.
Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.
Notre carrosse appartient à la compagnie ChambaluQuelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.
La cascade de Misol HaA Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.
Traversée par barque de la rivièreEn voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.
Pepsi est partout ... surtout au MexiqueNouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.
Vous avez dit Azul ?Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !
Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.
Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.
Notre maison pour 3 nuits : Los CamellosQuelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
7ème jour - 26 juillet : San cristobal
Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !
Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.
Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.
On a acheté nos bananes ici
et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.
Une façade très colorée
Une autre
Photo d’une rue typique
Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.
La vue sur la ville depuis l’égliseNous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.
Non, nous ne sommes pas à Disney Paris
C’est bien un tombeau
Et encore un autre, coloré, fleuriRepas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.
Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $
8ème jour – 27 juillet : San cristobal
Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.
Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.
Photo prise à la voléeNous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».
Barbecue mexicainL’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.
Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.
Commando hippy
She is in lovePour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !
Lumière de fin de journée sur San CristobalQuelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF
Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.
Mais c’est ici que la galère commence !
Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !
Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !
Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.
Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.
Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF
La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.
Frida Kahlo
Diego RiveraAu menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.
Au Secrétariat de l’Education Nationale
Au Palacio National
En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.
L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !
La Casa AzulL’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.
Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !
C’est l’heure du goûter …avec une chocolatineRetour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !
Chez le dentiste …Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.
Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !
Quelques chiffres :
Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan
Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.
C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.
Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.
La pyramide del SolLa montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.
[
Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del SolLa descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.
Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la LunaNous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !
A l’intérieur du muséeNous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.
Pyramide cachéeNous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.
L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.
Le palais des congrés ?On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !
Non, nous ne sommes pas dans le métro !En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !
Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !
Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.
Premios caguamasQuelques chiffres :
Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
12ème jour –31 juillet : Mexico DF
C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!
Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).
Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.
Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !
Quelques chiffres :
30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)
Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.
Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !
Quelques chiffres :
Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)
En conclusion :
Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.
Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets de poser une question sur ce forum car impossible d'avoir une réponse clair.
Voila avec ma femme nous avons prévu 4 semaines de vacances aux états unis (Californie) Vol Paris CDG <=> Los Angeles
Nous aimerions cependant ne passer que 3 semaines sur la cote ouest des états unis et aller faire un saut à Cuba 1 semaine.
J'ai vu que l'embargo sur cuba était levé depuis les états unis mais j'ai lu qu'il fallait remplir certaines conditions.
Cela est un peu confus pour moi. Pouvez vous me dire si dans notre cas cela pose problème ou non ? Si cela est possible quel type de documents faut il prévoir ?
Merci de votre aide
Bonne journée
J.
Je me permets de poser une question sur ce forum car impossible d'avoir une réponse clair.
Voila avec ma femme nous avons prévu 4 semaines de vacances aux états unis (Californie) Vol Paris CDG <=> Los Angeles
Nous aimerions cependant ne passer que 3 semaines sur la cote ouest des états unis et aller faire un saut à Cuba 1 semaine.
J'ai vu que l'embargo sur cuba était levé depuis les états unis mais j'ai lu qu'il fallait remplir certaines conditions.
Cela est un peu confus pour moi. Pouvez vous me dire si dans notre cas cela pose problème ou non ? Si cela est possible quel type de documents faut il prévoir ?
Merci de votre aide
Bonne journée
J.
On me propose un billet d avion pour méxico avec escale a new york. Puis je y rester une semaine. Merci pour vos reponses.
Pour ma nièce qui va partir étudier à Monterrey, qui aurait bon plan pour le voyage avion? (budget étudiant°, billet pouvant se changer si elle ne s'y plait pas!!
merci pour votre aide! départ de Paris ou Lyon ou Genève
Mmmh j'aime les angoisses de dernière minute.
Bonjour à tous, je suis en possession d'un heureux billet d'avion multi-destination PARIS->LOS ANGELES, puis MONTREAL->PARIS. Pour l'aventure, j'ai encore rien prévu pour le trajet entre LOS ANGELES et MONTREAL. Ayant un passeport électronique, je ne devrais pas avoir de soucis pour aller aux USA sans VISA. Mais je découvre qu'il faut présenter un billet aller-retour pour renseigner le merveilleux formulaire I-94W : 1) un retour au départ de Montreal va-t'il choquer le sympathique douanier à LAX ? Ne doit-il pas l'interpreter tel un billet de continuation ? 2) dois-je investir massivement et urgemment dans l'acquisition d'un ticket de bus : NEW-YORK->MONTREAL pour prouver la continuité de mon voyage jusqu'à PARIS ? 3) quelqu'un a-t'il déjà tenté l'expérience ?
Dans l'attente de vous lire avant Dimanche... SeeU
Bonjour à tous, je suis en possession d'un heureux billet d'avion multi-destination PARIS->LOS ANGELES, puis MONTREAL->PARIS. Pour l'aventure, j'ai encore rien prévu pour le trajet entre LOS ANGELES et MONTREAL. Ayant un passeport électronique, je ne devrais pas avoir de soucis pour aller aux USA sans VISA. Mais je découvre qu'il faut présenter un billet aller-retour pour renseigner le merveilleux formulaire I-94W : 1) un retour au départ de Montreal va-t'il choquer le sympathique douanier à LAX ? Ne doit-il pas l'interpreter tel un billet de continuation ? 2) dois-je investir massivement et urgemment dans l'acquisition d'un ticket de bus : NEW-YORK->MONTREAL pour prouver la continuité de mon voyage jusqu'à PARIS ? 3) quelqu'un a-t'il déjà tenté l'expérience ?
Dans l'attente de vous lire avant Dimanche... SeeU
Bonjour à tous !
Voilà, avec mon chéri ( Nous avons 20 ans tout les deux ^^ ) , nous partons à New-York en Mars durant une semaine ... J'aurai deux petites questions à poser ...
1) Qu'avez-vous comme conseils à nous donner ? Bons restos ? Endroits branchés , excursion ( du genre parc zoologique, musée de cire ?? ) ? Enfin, je veux toutes les idées, tout est bon à prendre !
J'y étais déjà allée il y'a deux ans, j'avais eu l'occasion de voir Central Park, la statue de la liberté, Time Square, L'Empire State Building, etc
2) Nous avons réservé nos billets via Connexions.be, et en fait je reçois les billets sur mon adresse mail... Dois-je juste les imprimer et arriver le jour du départ avec ? Ou il y'a d'autres démarches à faire étant donné que c'est par internet ? Car je n'ai pas eu de précisions ... :S
Je vous remercie à tous ! :)
Voilà, avec mon chéri ( Nous avons 20 ans tout les deux ^^ ) , nous partons à New-York en Mars durant une semaine ... J'aurai deux petites questions à poser ...
1) Qu'avez-vous comme conseils à nous donner ? Bons restos ? Endroits branchés , excursion ( du genre parc zoologique, musée de cire ?? ) ? Enfin, je veux toutes les idées, tout est bon à prendre !
J'y étais déjà allée il y'a deux ans, j'avais eu l'occasion de voir Central Park, la statue de la liberté, Time Square, L'Empire State Building, etc
2) Nous avons réservé nos billets via Connexions.be, et en fait je reçois les billets sur mon adresse mail... Dois-je juste les imprimer et arriver le jour du départ avec ? Ou il y'a d'autres démarches à faire étant donné que c'est par internet ? Car je n'ai pas eu de précisions ... :S
Je vous remercie à tous ! :)
Bonjour, je compte bien partir au Guatemala en janvier 2009. Étant donné que le prix du billet d'avion oscille entre 800 et 900$ en partant de Montréal, j'ai décidé de réserver avec la compagnie Taca Airlines en partant de New York (JFK). Le prix est de 354, 30 USD, une véritable aubaine.
Toutefois, il ne me reste plus qu'à me rendre à New York. Outre Greyhound, dont le billet d'autobus est de 139$ l'aller-retour, quel moyen me proposez-vous pour me rendre là-bas? Je ne dispose pas de voiture et bien entendu, je ne compte pas me rendre à New York en avion.
Or, connaissez-vous des compagnies de transport, tel des trains ou des autobus, qui relient Montréal à New York à un prix médiocre?
Merci, Gabriel (je pense que je ne suis pas dans la bonne rubrique)
Toutefois, il ne me reste plus qu'à me rendre à New York. Outre Greyhound, dont le billet d'autobus est de 139$ l'aller-retour, quel moyen me proposez-vous pour me rendre là-bas? Je ne dispose pas de voiture et bien entendu, je ne compte pas me rendre à New York en avion.
Or, connaissez-vous des compagnies de transport, tel des trains ou des autobus, qui relient Montréal à New York à un prix médiocre?
Merci, Gabriel (je pense que je ne suis pas dans la bonne rubrique)
J'envisage un voyage de 3 semaines au Mexique en mars 2009 avec mon mari, je voudrais arriver à Mexico et repartir de Cancun.
Je suis au début de ma préparation, j'ai encore beaucoup d'interrogations.
Mais ma 1ère question est : Quand dois-je prendre mon billet d'avion ? J'en ai trouvé un sur le site opodo à 745 € avec continental airlines et une escale à New York (du coup, je me demande si je ne vais pas en profiter pour m'y arrêter 4 jpurs). Mais est-ce un bon prix, faut-il sauter dessus ou a-t-on des chances d'avoir des prix plus intéressants en attendant ?
Mars est-ce la pleine saison pour le Mexique ?
En tous les cas, j'ai remarqué qu'il était beaucoup trop tôt pour avoir les tarifs des hotels ou des locations de voiture.
A l'avance merci pour vos réponses.
Nous partons en famille et nous souhaitons serrer le budget si possible, savez vous si le voyage revient moins cher via les USA et si oui ou aller voir?
Nous souhaitons aller dans l'etat de Oaxaca
Merci...
Bonjour à tous et toutes,
je suis un peu inquiète parce que je pars jeudi aux states,
(et ça fait des heures que je suis entrain de scruter le net)
sans trouver une réponse claire et concise à ma question:
est-ce que je peux entrer tranquillement aux etats-unis
avec un ticket retour par le mexique ?
( quitte à avoir un ticket de bus ou d'avion sur le mexique entre-temps..)
En détail: mon ticket d'avion est un parcours multi-ville londre - san fransisco mexico - londre Je dois rejoindre des amis au mexique, 1 mois après mon entrée aux states.... Voila, j'espère recevoir des bonnes nouvelles de la part de quelqu'un qui a fait cette expérience. MERCI !
mille fois merci
En détail: mon ticket d'avion est un parcours multi-ville londre - san fransisco mexico - londre Je dois rejoindre des amis au mexique, 1 mois après mon entrée aux states.... Voila, j'espère recevoir des bonnes nouvelles de la part de quelqu'un qui a fait cette expérience. MERCI !
mille fois merci
Salut bien!
Lors de notre départ à la fin du séjour aux USA on partira de Vegas à 23h20 vers Tucson de nuit, mais il y a escale à New York(aéroport Kennedy) pour environ 2h 1/2. arrivée à 7h05 am à NY et départ 9h35.
Est-ce qu'on a le temps de visiter quelque chose? y a t'il autobus de ville près de l, aéroport?
Quand c'est une escale faut-il encore faire le line-up pour enregistrer les bagages à nouveau? ou bien sur notre billet tout est inscrit et on a pas à se soucier de rien sauf repérer la porte d'embarquement? Nous devons changer d'avion à New York.
Peut-être vaudrait=il mieux faire le foutu 2 h30 d'attente à poireauter assis à l'aéroport sinon🤪 avec les mousses.
Lors de notre départ à la fin du séjour aux USA on partira de Vegas à 23h20 vers Tucson de nuit, mais il y a escale à New York(aéroport Kennedy) pour environ 2h 1/2. arrivée à 7h05 am à NY et départ 9h35.
Est-ce qu'on a le temps de visiter quelque chose? y a t'il autobus de ville près de l, aéroport?
Quand c'est une escale faut-il encore faire le line-up pour enregistrer les bagages à nouveau? ou bien sur notre billet tout est inscrit et on a pas à se soucier de rien sauf repérer la porte d'embarquement? Nous devons changer d'avion à New York.
Peut-être vaudrait=il mieux faire le foutu 2 h30 d'attente à poireauter assis à l'aéroport sinon🤪 avec les mousses.
Bonjour à vous amis forumistes,
Pourriez-vous m'indiquer s'il est toujours possible d'entrée aux USA sans avoir encore de billet retour ??? c à dire avec un aller simple ...
je compte partir prochainement pour new-york et traverser le pays avant de descendre sur le mexique et rentrer ensuite depuis mexico ou cancun à une date non encore définie du printemps prochain, donc je préfèrerais ne pas avoir à prendre un billet aller-retour ...
un ami m'a dit que cela n'était plus possible mais je n'ai pas encore trouvé l'info sur le web qui permet de le confirmer...
bien à vous,
gef.
Pourriez-vous m'indiquer s'il est toujours possible d'entrée aux USA sans avoir encore de billet retour ??? c à dire avec un aller simple ...
je compte partir prochainement pour new-york et traverser le pays avant de descendre sur le mexique et rentrer ensuite depuis mexico ou cancun à une date non encore définie du printemps prochain, donc je préfèrerais ne pas avoir à prendre un billet aller-retour ...
un ami m'a dit que cela n'était plus possible mais je n'ai pas encore trouvé l'info sur le web qui permet de le confirmer...
bien à vous,
gef.
Bonjour,
Ca fait un moment que je prépare ce voyage et que je pose diverses questions et celle-là que ce soit sur le site de l'ambassade ou autre je n'arrive pas à être sûr alors :
Est-il possible d'arriver aux USA par avion avec un billet aller simple et de quitter le pays par voie terrestre ? (pour aller au Canada par exemple) Ou est-on obliger de prendre un billet aller-retour, dans ce cas est-il possible de prendre un billet aller France-USA puis un billet retour USA-Canada ?
Merci d'avance.
Ca fait un moment que je prépare ce voyage et que je pose diverses questions et celle-là que ce soit sur le site de l'ambassade ou autre je n'arrive pas à être sûr alors :
Est-il possible d'arriver aux USA par avion avec un billet aller simple et de quitter le pays par voie terrestre ? (pour aller au Canada par exemple) Ou est-on obliger de prendre un billet aller-retour, dans ce cas est-il possible de prendre un billet aller France-USA puis un billet retour USA-Canada ?
Merci d'avance.
Bonjour,
Je souhaite réserver un vol Paris-Mexico avec une escale à New York JFK.
Les 2 vols se font avec 2 compagnies différentes (donc obligation de ré-enregistrer les bagages).
La durée de l'escale est de 4h30.
Pensez vous que cela est faisable en comptant le ré-enregistrement des bagages, la douane... ?
Ou faut il prévoit une plus longue escale ?
Merci de votre aide.
Bonjour,
Nous envisageons un voyage Canada - Etats-Unis avec un vol Lyon-Québec, puis un trajet en train Montréal - New York. Nous aurons une AVE pour l'entrée au Canada. Sur le trajet Montréal - New York (Amtrack) il y a un arrêt Douane et j'ai lu que si on avait présenté une AVE au Canada on n'avait pas besoin d'ESTA. Mais je voudrais être bien sûre. Et ne vaudrait-il pas mieux quand même faire une demande d'ESTA avant de partir ?
D'autre part, j'ai consulté le site canadien pour l'AVE et je n'ai pas trouvé la référence à une info comme quoi il ne fallait pas faire la demande plus de 5-6 jours à l'avance. Qu'en est-il exactement ?
Merci par avance.
Nous envisageons un voyage Canada - Etats-Unis avec un vol Lyon-Québec, puis un trajet en train Montréal - New York. Nous aurons une AVE pour l'entrée au Canada. Sur le trajet Montréal - New York (Amtrack) il y a un arrêt Douane et j'ai lu que si on avait présenté une AVE au Canada on n'avait pas besoin d'ESTA. Mais je voudrais être bien sûre. Et ne vaudrait-il pas mieux quand même faire une demande d'ESTA avant de partir ?
D'autre part, j'ai consulté le site canadien pour l'AVE et je n'ai pas trouvé la référence à une info comme quoi il ne fallait pas faire la demande plus de 5-6 jours à l'avance. Qu'en est-il exactement ?
Merci par avance.
Bonjour
J'ai pris la peine de lire d'autres discussions similaires à la situation que je vais développer, mais justement, celle-ci a quelques particularités. J'essaierai de faire court...
Je vais effectuer un voyage itinérant au mois d'août. Idée de départ : Montréal > Mexico, par la route. Retour en France fin août, mais date et lieu inconnu. Pensant que ce serait finalement plus simple (réduction du nombre de frontières à passer), je me renseigne pour un trajet réduit à quelque chose comme NY > Mexico. C'est là que "plus simple" prend un sens ironique.
Plusieurs questions se posent, si je comprends bien : 1- Un billet AR semble nécessaire (surtout si j'arrive aux États-Unis, les douaniers étant visiblement plus tatillon sur le sujet). Un billet ouvert peut-il convenir ? 2- Est-ce préférable d'arriver aux États-Unis par avion ou par voie terrestre, en provenance du Canada ?
Parmi les possibilités que l'on m'a évoqué, je crains surtout celles visant à manipuler les services d'immigration qui me mettrait dans une position délicate si je devais revenir sur le territoire américain. Comme le fait de prendre par exemple un AR Paris-New York et de ne pas utiliser le retour, rentrant en France par un autre vol en partance du Mexique.
Je vous remercie par avance de vos conseils. Fabien
J'ai pris la peine de lire d'autres discussions similaires à la situation que je vais développer, mais justement, celle-ci a quelques particularités. J'essaierai de faire court...
Je vais effectuer un voyage itinérant au mois d'août. Idée de départ : Montréal > Mexico, par la route. Retour en France fin août, mais date et lieu inconnu. Pensant que ce serait finalement plus simple (réduction du nombre de frontières à passer), je me renseigne pour un trajet réduit à quelque chose comme NY > Mexico. C'est là que "plus simple" prend un sens ironique.
Plusieurs questions se posent, si je comprends bien : 1- Un billet AR semble nécessaire (surtout si j'arrive aux États-Unis, les douaniers étant visiblement plus tatillon sur le sujet). Un billet ouvert peut-il convenir ? 2- Est-ce préférable d'arriver aux États-Unis par avion ou par voie terrestre, en provenance du Canada ?
Parmi les possibilités que l'on m'a évoqué, je crains surtout celles visant à manipuler les services d'immigration qui me mettrait dans une position délicate si je devais revenir sur le territoire américain. Comme le fait de prendre par exemple un AR Paris-New York et de ne pas utiliser le retour, rentrant en France par un autre vol en partance du Mexique.
Je vous remercie par avance de vos conseils. Fabien
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s��il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa �� propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s��il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa �� propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
🙂 Bonjour à toutes et à tous,
Cet été je vais me rendre aux Etats-Unis.
J'ai plusieurs questions à vous soumettre : j'arrive à New-York le 28 Mai et je quitte les USA le 3 Octobre. Les 90 jours de visa touristes seront dépassés (passeport français) mais je compte me rendre au Canada à la moitié de mon séjour pour "remettre les compteurs à zéro". Cela posera t-il problème au service immigration à mon arrivée à New-York?
Ma deuxième question est la suivante : je prévois de visiter New-York, Boston, Philadelphie, Cap code et je dispose de 20 jours pour le faire car ensuite je vais à Washington pour deux mois. Cela est-il réalisable? Combien de temps dans chaque ville/site?
Que me conseiller vous comme autres visites sur la côte Est?
Merci de vos précieux conseils.
Pierre-Yves.
Merci de vos précieux conseils.
Pierre-Yves.
Bonjour,
Nous planifions de partir au Mexique 3 semaines entre fin juin / début juillet. Nous irions en gros de Mexico (qq jours pour visiter la ville) à Cancun. La lecture du site de la diplomatie française ferait fuir le + téméraire des voyageurs d'où ma question: est ce que le voyage que nous programmons présente un risque particulier (une fois les précautions d'usage pris: poche ventrale pour papier et argent/taxis privés/déplacements de jours)?
Je vous remercie pour ces informations
Nous planifions de partir au Mexique 3 semaines entre fin juin / début juillet. Nous irions en gros de Mexico (qq jours pour visiter la ville) à Cancun. La lecture du site de la diplomatie française ferait fuir le + téméraire des voyageurs d'où ma question: est ce que le voyage que nous programmons présente un risque particulier (une fois les précautions d'usage pris: poche ventrale pour papier et argent/taxis privés/déplacements de jours)?
Je vous remercie pour ces informations








