J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !
www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407
Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.
Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
SAlut a tous,
Je suis (avec un pote) en asie du S-E depuis 5 mois (cambodge et laos ) et parcours ces pays principalement en autostop, je dors 5 jours sur 6 dehors (hamac moustiquaire), chez l habitant ou dans les pagodas, et une fois sur 6 ds les guest . Je pensais que j allais rencontrer pas mal de gens qui voyage de la meme maniere mais j en ai pas vue un seul
Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.
C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.
J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)
En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.
A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.
J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.
Peace
PS : dsl pour l orthographe
Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.
C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.
J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)
En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.
A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.
J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.
Peace
PS : dsl pour l orthographe
Bonjour ! je pars le 11 avril pour la croisiere perles mediterranéennes de Nice sur l orient queen. qui a dejà voyagé sur ce navire ? Les excursions proposees sont elles de qualité ou juste des attrapes-touristes ? Ne vaut-il pas mieux se débrouiller une fois à terre et rencontrer ainsi plus facilement les locaux ?Mes questions semblent peut etre naives mais c est ma premiere croisiere ....Si vous aussi partez sur le meme voyage, peut etre nous rencontrerons nous . Nous sommes sur le pont boat en cabine interieure.
Bonjour,
J'ai une question qui m'intrigue depuis un certain temps, que font les civils américains à Haïti (un des pays le plus pauvre au monde) il y a plus dix milles avant la crise...Du business ? Quels business ?
Le voyage c'est la nourriture de l'esprit.
J'ai une question qui m'intrigue depuis un certain temps, que font les civils américains à Haïti (un des pays le plus pauvre au monde) il y a plus dix milles avant la crise...Du business ? Quels business ?
Le voyage c'est la nourriture de l'esprit.
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard.....
A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
quelle est cette maladie contagieuse qui s'appelle TDM?
ce doit être Jules Verne l'instigateur de cette folle pandémie.
quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?
parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"
alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.
alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"
jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.
la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?
parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"
alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.
alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"
jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.
la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
Bonjour,
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007
Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Si maintenant on peut choisir ....
Alors, pour moi ce sera : sportif, amoureux, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé.
Si tu peux ajouter aussi le cerf-volant !!!
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
La définition de ''voyager'' n'a pas l'air d'avoir la même signification pour la majorité des Québécois et les Européens.
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Un « Road trip » à la découverte de quelques aspects du rêve américain.
Rêve de plages et de stations balnéaires de stars comme à Palm Beach, rêve et souvenirs de conquête spatiale à Cap Canaveral, puis visites de phares à l'image de celui de la pittoresque Sainte Augustine, la plus ancienne ville des États-Unis.
Ce sont là quelques unes de nos étapes le long de cette côte de Floride, je les évoque ici (texte et photos) dans ce récit itinérant.
Cela vous tente ? Alors montez à bord et maintenant, en route !
On the road … en direction du « North ». Nous venons juste de quitter Miami et ses inévitables embouteillages, mais dans nos têtes ce sont encore toutes les images de cette trépidante métropole qui se bousculent … comme South Beach avec son immense plage et ses célèbres postes de secours à la déco unique. On n'oublie pas non plus, le charmant quartier Art Déco et ses façades typiques ou encore le skyline de Downtown et ses buildings scintillants de mille lumières sur fond de soleil couchant …



Un dernier embranchement et le trafic se fait plus fluide et avouons-le moins stressant. Nous roulons maintenant tranquillement sur la route A1a qui longe au plus près le littoral. Après à peine quelques kilomètres de voies rapides ... embouteillées, voici que j'éprouve déjà l'envie d'une première pause.
-- L'appel de la plage se fait sentir. Faisons halte pour retrouver une atmosphère paisible sans voitures ni poids-lourds … pour oublier tous ces véhicules qui vous doublent, tantôt sur la gauche puis une autre fois, sur la droite ! C'est ainsi sur les voies rapides des States !
Haulover fait partie des plus belles plages du nord de Miami. Avec son immense ruban de sable clair au bord d'une eau cristalline, un tel décor a de quoi vous attirer. Le parking est lui aussi immense, mais heureusement vide à cette heure, comme également la plage, on ne s'en plaindra pas. Seuls les oiseaux marins sont en nombre, un côté nature qui est plus agréable à contempler qu'un banal alignement de parasols.


--
Un périple itinérant le long d'une côte s'avère toujours une succession d'arrêts. A présent, c'est à Hollywood que nous arrivons, pas la cité du cinéma de la côte Ouest mais Hollywood in Florida, of course ! Une station balnéaire avec ses (hautes) résidences de tourisme et son front de mer très animé. Là, s'y promènent une foule de vacanciers : à vélo, en rollers ou tout simplement à pied, une glace ou un smartphone à la main. Ou bien même avec les deux objets aux mains ... dans ce cas, ils est recommandé de ne pas être trop distrait au risque de porter à la bouche le portable à la place de l'icecream. Ce serait dommage, car la saveur ne doit pas être la même !

--
A près de 50 kilomètres au nord de Miami, notre route nous mène à Fort Lauderdale, la « Venise » américaine. Bon, la comparaison est un peu (beaucoup !) exagérée mais avec son dédale de canaux et de petits ponts, c'est vrai que l'ensemble de cette ville d'eau a un faux air de la Sérénissime … sans les palais ni les gondoles.

En empruntant les rues, ponts après ponts, on enjambe une longue série de canaux. La vision se répète à l'infinie : villas de luxe sagement alignées au bord de pontons privés où sont accostés des bateaux de plaisance, des jet ski ou des kayaks de mer. On dénombre tant d'embarcations de plaisance à Fort Lauderdale que la marina a du être agrandie … imaginez, il en faut de l'espace pour parquer plus de 40 000 bateaux ! Mais c'est sans aucun doute la vision aérienne des lieux qui traduit le mieux l'aspect de cet urbanisme mi-urbain, mi-aquatique. N'ayant pas survolé cette ville ni utilisé un quelconque drone pour immortaliser l'aspect graphique de ces quartiers, je ne résiste pas à compléter ma photo prise au ras des canaux par une vue empruntée à notre cher Google Earth. Voilà en effet ce que cela donne vu d'en-haut, entre quadrillage et courbes, digues et quais puis entre eau et bandes de terre ponctuées de toitures colorées.

Et le Fort ? me direz-vous (enfin peut-être !). Il fait partie de l'histoire locale. Il a été construit en 1838 sous les ordres d'un Major appelé William Lauderdale d'où le nom attribué à l'agglomération. --
Un saut de puce (géante!) nous conduit au nord de la ville, précisément à Pompano Beach. Ce n'est pas un hasard, car à l'extrémité de la baie a été érigé un phare. J'ai toujours bien aimé les phares, ils ont souvent fière allure avec leur colonne effilée. Et avec mon regard d'amateur de photos, j'apprécie ces paysages de bord de mer où un phare vient compléter la composition photographique.

Et puis de nuit, j'aime aussi admirer les faisceaux de ces lanternes qui balayent sur 360° la nuit sombre, sans oublier les éclats lumineux qui par intermittence semblent vous faire un clin d’œil. Colonne blanche et sommet noir, le phare de Pompano s'élève à 41 mètres de hauteur au dessus de la mer. Sa structure est originale avec ces armatures métalliques qui l'entourent non, ce ne sont pas des échafaudages, la construction est bien achevée et ce depuis l'année 1906. De Pompano Beach, je garde le souvenir de cette mer agitée par le vent du large et de ces vagues venant lécher le rivage de sable en se transformant en une tapis d'écume. Mais avec une température de l'eau d'environ 23/24°C, l'eau de baignade était « bonne » comme l'on dit. Un vrai jacuzzi naturel au parfum particulièrement iodé.

--
Kilomètre 112. Palm Beach island se profile à l'horizon. Ici, on quitte les grands ensemble d'immeubles et le tourisme balnéaire de masse. Palm beach dont le nom sonne comme le titre d'une série télévisée américaine est un lieu pour privilégiés. D'ailleurs, beaucoup de grandes familles influentes et fortunées des Etats-Unis y possèdent de luxueuses villas. Citons, les Kennedy, Pullitzer, Rockfeller ou même un certain Donald Trump … L'actuel hôte de la Maison Blanche y passe paraît-il la plupart de ses week-ends sur ce point on peut être d'accord avec lui, les lieux et le climat ont certainement beaucoup plus de charme que ceux de Washinton ! Palm Beach island, c'est une île côtière toute en longueur elle s'étire sur une dizaine de kilomètres face à l'océan Atlantique et dans sa partie la plus large, elle ne mesure qu'environ un petit kilomètre. Il est agréable de la sillonner tout en admirant les somptueuses villas dont les styles architecturaux sont assez variés. On passe de demeures méditerranéennes, voire à la décoration orientale, aux belles habitations coloniales dans le style de celles des îles Caraïbes …

Suivons South Ocean Boulevard puis North Ocean Bd, le regard hésitant entre la contemplation de l'Atlantique et la vue de toutes ces résidences particulièrement cossues. Pour les villas n'ayant pas un accès direct à la plage, c'est à dire celles séparées de la plage par la route, leurs propriétaires ont trouvé la parade. Juste en face de leur demeure et donnant directement sur le sable, ils possèdent des terrains privés avec gazon, palmiers et abri, enfin de coquette maisonnette de plage … un vrai privilège !

En ce mois de mars, nous sommes hors saison de vacances et on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans les rues de l'île de Palm Beach. On croise çà et là quelques cabriolets ou autres voitures de luxe mais en fait, ce sont bien plus les véhicules d'ouvriers d'entretien qui sont les plus nombreux : jardiniers, piscinistes. A Palm Beach, les résidents permanents sont plutôt discrets, on est ici entre-soi dans sa propriété … bien à l'abri des regards curieux.

Il ne faut que quelques minutes pour arriver à l'extrémité nord de l'île. Et là, comme à peu près partout dans cette localité, il n'y a pas de possibilité de parking, juste une place de retournement. Aussi, l'arrêt ne durera que le temps de la photo: un bras de mer qui sépare Palm Beach island de l'île Singer, on l'aperçoit en face.

Quant à la plage de Palm … beach, Il n'y a finalement que quelques accès publics, et puis, c'est peut être l'endroit le moins bien entretenu de l'île … enfin lors de notre passage. En effet, un inesthétique cordon d'algues jonchait le sable le long du rivage. Mais question beauté de l'eau et de l'horizon marin, rien à dire, le panorama est de rêve !
A Palm Beach, les tons verts font concurrence à la riche palette des bleus du ciel et de la mer. Le vert est celui de la végétation des jardins et surtout celui des gazons et des green de golf, très nombreux dans toute l'agglomération comme d'ailleurs dans toute la Floride. Nous n'avons pas vu le golf particulier du Président Trump mais plutôt celui du Breakers Golf Course.

Beau green, n'est-ce pas ? Joliment orné sur l'ensemble du parcours par d'élégants palmiers. Justement, à propos de palmiers et de cocotiers, la légende raconte que de nombreux palmiers ont poussé sur cette île suite au naufrage d'un navire espagnol chargé de noix de coco, c'était vers la fin du XIXe siècle. Ce serait ainsi la raison du nom attribué à ces lieux … Palm Beach.
A deux pas du terrain de golf du Breakers, plus précisément juste en face, se trouve le principal monument historique de Palm Beach. Il s'agit de la splendide demeure du milliardaire Henry Morrison Flagler (1830-1913). Il l'a fait construire en 1902 afin de l'offrir à son épouse. Joli, le « petit » cadeau !

Cette maison, enfin ce palace, possède un intérieur somptueusement décoré. Transformée en musée, l'ancienne demeure historique est ouverte à la visite. Mais au fait, qui était donc ce fameux Flaglerqui de toute évidence avait les moyens ... C'était un homme d'affaires ayant particulièrement réussi dans l'immobilier et les chemins de fer, on lui doit en grande partie le développement touristique de la riviera floridienne. Il est aussi à l'origine de la construction en 1880 du premier grand hôtel de ce qui devait devenir une des stations balnéaires des plus huppées des USA. Attenante à l'Hôtel Royal Palm Beach (500 chambres), Flagler avait souhaité édifié une chapelle, la Royal Poincina chapel (1897). La voici avec sa façade actuelle, toute coquette avec ses murs gris qui s'harmonisent de belle façon avec la teinte des bougainvillées de la haie encadrant son petit parvis.

--
On the road again … ou plutôt sur la route qui passe un pont surplombant la lagune de l'Indian River. Nous sommes à Melbourne Beach, une station balnéaire paisible qui longe l'océan.

Mais ce nom de Melbourne a-t-il une relation avec celui de la ville australienne du même nom ? Renseignement pris ... la réponse est oui. En effet, ce nom vient d'un Anglais, un certain John Hector, qui a vécu une bonne partie de sa vie en Australie avant de s'établir dans ce coin de Floride.

Un coup d’œil et une photo (évidemment!) de la longue plage locale. Elle est bordée de petites dunes côtières recouvertes de végétation, elles s'étendent à perte de vue.

Et certain de longer cette côte, bandana aux couleurs du pays sur la tête, chevauchant avec plaisir une grosse cylindrée … une balade au grand air sur des kilomètres baignés d'air iodé soufflé par la brise océane. D'autres en profitent autrement, en survolant le littoral, à l'image de ces pélicans qui prennent la direction du nord.
Suite récit --> Message suivant
On the road … en direction du « North ». Nous venons juste de quitter Miami et ses inévitables embouteillages, mais dans nos têtes ce sont encore toutes les images de cette trépidante métropole qui se bousculent … comme South Beach avec son immense plage et ses célèbres postes de secours à la déco unique. On n'oublie pas non plus, le charmant quartier Art Déco et ses façades typiques ou encore le skyline de Downtown et ses buildings scintillants de mille lumières sur fond de soleil couchant …



Un dernier embranchement et le trafic se fait plus fluide et avouons-le moins stressant. Nous roulons maintenant tranquillement sur la route A1a qui longe au plus près le littoral. Après à peine quelques kilomètres de voies rapides ... embouteillées, voici que j'éprouve déjà l'envie d'une première pause.
-- L'appel de la plage se fait sentir. Faisons halte pour retrouver une atmosphère paisible sans voitures ni poids-lourds … pour oublier tous ces véhicules qui vous doublent, tantôt sur la gauche puis une autre fois, sur la droite ! C'est ainsi sur les voies rapides des States !
Haulover fait partie des plus belles plages du nord de Miami. Avec son immense ruban de sable clair au bord d'une eau cristalline, un tel décor a de quoi vous attirer. Le parking est lui aussi immense, mais heureusement vide à cette heure, comme également la plage, on ne s'en plaindra pas. Seuls les oiseaux marins sont en nombre, un côté nature qui est plus agréable à contempler qu'un banal alignement de parasols.


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Un périple itinérant le long d'une côte s'avère toujours une succession d'arrêts. A présent, c'est à Hollywood que nous arrivons, pas la cité du cinéma de la côte Ouest mais Hollywood in Florida, of course ! Une station balnéaire avec ses (hautes) résidences de tourisme et son front de mer très animé. Là, s'y promènent une foule de vacanciers : à vélo, en rollers ou tout simplement à pied, une glace ou un smartphone à la main. Ou bien même avec les deux objets aux mains ... dans ce cas, ils est recommandé de ne pas être trop distrait au risque de porter à la bouche le portable à la place de l'icecream. Ce serait dommage, car la saveur ne doit pas être la même !

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A près de 50 kilomètres au nord de Miami, notre route nous mène à Fort Lauderdale, la « Venise » américaine. Bon, la comparaison est un peu (beaucoup !) exagérée mais avec son dédale de canaux et de petits ponts, c'est vrai que l'ensemble de cette ville d'eau a un faux air de la Sérénissime … sans les palais ni les gondoles.

En empruntant les rues, ponts après ponts, on enjambe une longue série de canaux. La vision se répète à l'infinie : villas de luxe sagement alignées au bord de pontons privés où sont accostés des bateaux de plaisance, des jet ski ou des kayaks de mer. On dénombre tant d'embarcations de plaisance à Fort Lauderdale que la marina a du être agrandie … imaginez, il en faut de l'espace pour parquer plus de 40 000 bateaux ! Mais c'est sans aucun doute la vision aérienne des lieux qui traduit le mieux l'aspect de cet urbanisme mi-urbain, mi-aquatique. N'ayant pas survolé cette ville ni utilisé un quelconque drone pour immortaliser l'aspect graphique de ces quartiers, je ne résiste pas à compléter ma photo prise au ras des canaux par une vue empruntée à notre cher Google Earth. Voilà en effet ce que cela donne vu d'en-haut, entre quadrillage et courbes, digues et quais puis entre eau et bandes de terre ponctuées de toitures colorées.

Et le Fort ? me direz-vous (enfin peut-être !). Il fait partie de l'histoire locale. Il a été construit en 1838 sous les ordres d'un Major appelé William Lauderdale d'où le nom attribué à l'agglomération. --
Un saut de puce (géante!) nous conduit au nord de la ville, précisément à Pompano Beach. Ce n'est pas un hasard, car à l'extrémité de la baie a été érigé un phare. J'ai toujours bien aimé les phares, ils ont souvent fière allure avec leur colonne effilée. Et avec mon regard d'amateur de photos, j'apprécie ces paysages de bord de mer où un phare vient compléter la composition photographique.

Et puis de nuit, j'aime aussi admirer les faisceaux de ces lanternes qui balayent sur 360° la nuit sombre, sans oublier les éclats lumineux qui par intermittence semblent vous faire un clin d’œil. Colonne blanche et sommet noir, le phare de Pompano s'élève à 41 mètres de hauteur au dessus de la mer. Sa structure est originale avec ces armatures métalliques qui l'entourent non, ce ne sont pas des échafaudages, la construction est bien achevée et ce depuis l'année 1906. De Pompano Beach, je garde le souvenir de cette mer agitée par le vent du large et de ces vagues venant lécher le rivage de sable en se transformant en une tapis d'écume. Mais avec une température de l'eau d'environ 23/24°C, l'eau de baignade était « bonne » comme l'on dit. Un vrai jacuzzi naturel au parfum particulièrement iodé.

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Kilomètre 112. Palm Beach island se profile à l'horizon. Ici, on quitte les grands ensemble d'immeubles et le tourisme balnéaire de masse. Palm beach dont le nom sonne comme le titre d'une série télévisée américaine est un lieu pour privilégiés. D'ailleurs, beaucoup de grandes familles influentes et fortunées des Etats-Unis y possèdent de luxueuses villas. Citons, les Kennedy, Pullitzer, Rockfeller ou même un certain Donald Trump … L'actuel hôte de la Maison Blanche y passe paraît-il la plupart de ses week-ends sur ce point on peut être d'accord avec lui, les lieux et le climat ont certainement beaucoup plus de charme que ceux de Washinton ! Palm Beach island, c'est une île côtière toute en longueur elle s'étire sur une dizaine de kilomètres face à l'océan Atlantique et dans sa partie la plus large, elle ne mesure qu'environ un petit kilomètre. Il est agréable de la sillonner tout en admirant les somptueuses villas dont les styles architecturaux sont assez variés. On passe de demeures méditerranéennes, voire à la décoration orientale, aux belles habitations coloniales dans le style de celles des îles Caraïbes …

Suivons South Ocean Boulevard puis North Ocean Bd, le regard hésitant entre la contemplation de l'Atlantique et la vue de toutes ces résidences particulièrement cossues. Pour les villas n'ayant pas un accès direct à la plage, c'est à dire celles séparées de la plage par la route, leurs propriétaires ont trouvé la parade. Juste en face de leur demeure et donnant directement sur le sable, ils possèdent des terrains privés avec gazon, palmiers et abri, enfin de coquette maisonnette de plage … un vrai privilège !

En ce mois de mars, nous sommes hors saison de vacances et on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans les rues de l'île de Palm Beach. On croise çà et là quelques cabriolets ou autres voitures de luxe mais en fait, ce sont bien plus les véhicules d'ouvriers d'entretien qui sont les plus nombreux : jardiniers, piscinistes. A Palm Beach, les résidents permanents sont plutôt discrets, on est ici entre-soi dans sa propriété … bien à l'abri des regards curieux.

Il ne faut que quelques minutes pour arriver à l'extrémité nord de l'île. Et là, comme à peu près partout dans cette localité, il n'y a pas de possibilité de parking, juste une place de retournement. Aussi, l'arrêt ne durera que le temps de la photo: un bras de mer qui sépare Palm Beach island de l'île Singer, on l'aperçoit en face.

Quant à la plage de Palm … beach, Il n'y a finalement que quelques accès publics, et puis, c'est peut être l'endroit le moins bien entretenu de l'île … enfin lors de notre passage. En effet, un inesthétique cordon d'algues jonchait le sable le long du rivage. Mais question beauté de l'eau et de l'horizon marin, rien à dire, le panorama est de rêve !
A Palm Beach, les tons verts font concurrence à la riche palette des bleus du ciel et de la mer. Le vert est celui de la végétation des jardins et surtout celui des gazons et des green de golf, très nombreux dans toute l'agglomération comme d'ailleurs dans toute la Floride. Nous n'avons pas vu le golf particulier du Président Trump mais plutôt celui du Breakers Golf Course.

Beau green, n'est-ce pas ? Joliment orné sur l'ensemble du parcours par d'élégants palmiers. Justement, à propos de palmiers et de cocotiers, la légende raconte que de nombreux palmiers ont poussé sur cette île suite au naufrage d'un navire espagnol chargé de noix de coco, c'était vers la fin du XIXe siècle. Ce serait ainsi la raison du nom attribué à ces lieux … Palm Beach.
A deux pas du terrain de golf du Breakers, plus précisément juste en face, se trouve le principal monument historique de Palm Beach. Il s'agit de la splendide demeure du milliardaire Henry Morrison Flagler (1830-1913). Il l'a fait construire en 1902 afin de l'offrir à son épouse. Joli, le « petit » cadeau !

Cette maison, enfin ce palace, possède un intérieur somptueusement décoré. Transformée en musée, l'ancienne demeure historique est ouverte à la visite. Mais au fait, qui était donc ce fameux Flaglerqui de toute évidence avait les moyens ... C'était un homme d'affaires ayant particulièrement réussi dans l'immobilier et les chemins de fer, on lui doit en grande partie le développement touristique de la riviera floridienne. Il est aussi à l'origine de la construction en 1880 du premier grand hôtel de ce qui devait devenir une des stations balnéaires des plus huppées des USA. Attenante à l'Hôtel Royal Palm Beach (500 chambres), Flagler avait souhaité édifié une chapelle, la Royal Poincina chapel (1897). La voici avec sa façade actuelle, toute coquette avec ses murs gris qui s'harmonisent de belle façon avec la teinte des bougainvillées de la haie encadrant son petit parvis.

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On the road again … ou plutôt sur la route qui passe un pont surplombant la lagune de l'Indian River. Nous sommes à Melbourne Beach, une station balnéaire paisible qui longe l'océan.

Mais ce nom de Melbourne a-t-il une relation avec celui de la ville australienne du même nom ? Renseignement pris ... la réponse est oui. En effet, ce nom vient d'un Anglais, un certain John Hector, qui a vécu une bonne partie de sa vie en Australie avant de s'établir dans ce coin de Floride.

Un coup d’œil et une photo (évidemment!) de la longue plage locale. Elle est bordée de petites dunes côtières recouvertes de végétation, elles s'étendent à perte de vue.

Et certain de longer cette côte, bandana aux couleurs du pays sur la tête, chevauchant avec plaisir une grosse cylindrée … une balade au grand air sur des kilomètres baignés d'air iodé soufflé par la brise océane. D'autres en profitent autrement, en survolant le littoral, à l'image de ces pélicans qui prennent la direction du nord.
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Salut, je m'appelle Guillaume et j' ai vraiment marre de vivre dans la société dans laaquelle on est . Le fait de devoire ce comporter comme des moutons obéissant, tout le monde va à l'école alors tu vas à l'école, tout le monde travail alors tu vas travailler. Le fait de devoir bosser toute sa vie, Pour finir avec un peu de chance, dans un hospice pour personnes agées. En tout cas moi sa fait déjà un moment que je pense réaliser un rêve, bien que fou pour certain, mais je pense qu'il faut réaliser ces rêves pour ne pas les regretter toute sa vie. partir vivre sur mon voilier de 27 pied et mon chien en essperant que je ne serrait pas le seul a avoire cette idée!!! alors j.aimerai avoir loppinion des gens comme ou il fait bon de vivre dans la decroissance sur un voilier et sans trop debourser dargent pour vivre a +
Bonjour
je propose ce nouveau sujet de discussion.
Parlez des livres que vous avez lu, qui traitent du voyage, et qui donnent encore plus envie de partir.
Je sais, c'est pas bien de faire ça, c'est malsain, parce qu'on a tous suffisamment envie de se barrer, mais c'est plus fort que nous, n'est-ce pas?
J'ouvre, avec l'Usage du Monde de Nicolas Bouvier.
Entre 1951 et 1953, Nicolas Bouvier est parti avec un ami peintre (Thierry Vernet) en fiat facile à réparer qui tombe tout le temps en panne à travers l'Europe Balkanique, puis la Turquie, le Kurdistan, l'Iran, l'Afganistan. Il raconte ses souvenirs et ses analyses d'une manière simple et très émouvante. Les rencontres et les moments insolites donnent particulièrement envie de vivre des instants similaires, même s'ils ont quand même pas mal galéré. Mais la galère est un véhicule comme un autre...
Donc voilà, pour ceux qui n'aiment pas voyager, lisez ce bouquin, les autres, surtout, abstenez vous, sinon, vous serez irrémédiablement perdus, korzéam.
Quand je me suis inscrit à voyageforum il y a déjà 12 ans, je pensais que le mérite principal était l'entraide entre voyageurs, car les renseignements sur les diverses destinations sortant un peu des sentiers battus n'étaient pas très bien documentés.
Il y avait donc ceux qui en revenaient et donnaient des témoignages, et ceux qui voulaient y aller et demandaient des renseignements.
Et puis, petit à petit, avec l'essor des réseaux sociaux (que j'ai décidé de ne plus utiliser*), il est apparu plusieurs courants de comportements un peu dommageable à cet objectif d'entraide.
Il y a bien entendu toujours ces extrémistes d'opinion 😠, ceux qui sont souvent plein de haine vis à vis d'autres (religions, ethnies, politiques, communautés sociétales ou rassemblées autour d'une passion, etc ...). Cela a toujours existé, sur l'internet et même avant que cela ne devienne internet, et on n'a jamais réussi à s'en débarrasser. Cela constitue un bruit de fond désagréable auquel on finit par s'accoutumer en étant un peu agacé, comme pour le spam ou les moustiques. Par contre, une dérive est apparue ces dernières années qui dans un premier temps m'ont fait délaisser voyageforum : des donneurs de leçon d'opinion qui parfois n'y connaissent pas grand chose ou d'autres fois ont une vision de la réalité déformée.
Par exemple, sur le Myanmar (que certains s'obstinent à appeler Birmanie, ce qui en soi est déjà un positionnnement idéologique), on a vu passer ceux farouchement pour les pauvres bouddhistes massacrés et/ou opprimés par le régime militaire, Puis, avec l'arrêt du régime militaire, les pauvres rohingas massacrés et/ou opprimés par le régime démocratique bouddhiste.**
Ou encore le Zimbabwe où le "dictateur Mugabe"*** vient d'être démis de ses fonctions par l'armée en libérant le peuple.
Et les exemples sont très nombreux, il suffit d'aller surfer sur voyageforum pour les reconnaître.
Et donc, on voit fleurir à partir de ces élements de nombreuses recommandations pour ne pas aller visiter le Myanmar, le Zimbabwe, Madagascar, l'Algérie, le Brésil etc ...
On peut donner -et cela est souhaitable- donner une opinion basée sur des faits objectifs en explicitant pourquoi on ne va pas visiter tel ou tel pays. Mais aller raconter des salades dont on a eu les rumeurs pour donner des conseil inavisés n'est pas ce que l'on pourrait appeler de l'entraide. Cela relève de la désinformation, qu'elle soit consciente ou non, et c'est à chacun de se poser des questions au moment où il écrit.
============================== Notes (pour expliciter ce que j'ai écrit de façon un peu abrupte): * Il est désormais patent que, à part cet espèce de voyeurisme mélangé à son côté opposé des troubles comportements histrioniques, les réseaux sociaux sont devenus un des vecteurs principaux de désinformation. Ce qui y circule est donc plus que jamais sujet à caution, y compris d'ailleurs des documents photographiques bidons ou détournés. Je me suis donc désabonné de tout réseau social. Je ne dis pas que c'est ce que chacun doit faire (chacun doit avoir son propre jugement), mais que chacun doit à chaque instant se poser la question de l'intérêt d'y être quand cela peut constituer une arme contre soi-même utilisée par d'autres (famille, mésentente avec ses proches, employeur, communautés, malfaiteurs, administration etc ...)
** Je ne me positionne ni contre ni pour les bouddhistes, les militaires ou les Rohingas, mais les exemples excessifs de ce qui s'est passé et se passe au Myanmar montrent bien que comme malheureusement partout dans le monde et dans le temps (il y en a même décrits dans l'ancien testament, récit religieux faisant partie des textes sacrés de la quasi totalité des cultes en France : diverses formes de christianisme, judaisme et islam), les minorités ont toujours été opprimées et souvent par des violences. Et d'ailleurs on fait souvent partie de la minorité de quelqu'un d'autre. Cela dit, je n'y suis pas allé en refusant d'organiser quoique que ce soit lorsqu'il y avait un régime militaire qui organisait le travail des enfants pour fabriquer les routes. J'ai agit ainsi par conviction politique, mais à tous ceux qui me demandaient mon avis, ma réponse était que cela se ferait sans moi (par conviction), mais que le pays était maginifique et les gens accueillants. Et maintenant, je n'y vais toujours pas par conviction à cause de l'oppression des Rohingas, mais si on me demande mon avis, je dis toujours que c'est un pays magnifique avec des gens adorables (je ne peux pas en dire grand chose d'autre, ce ne sont que les retours directs que j'ai eu d'amis et de la famille). J'espère que j'irai quand même à un moment donné ...
*** Les mots sont souvent utilisés et répétés avec un peu de légèreté. Ainsi le mot dictateur renvoie dans notre inconscient collectif à Hitler, mais si Mugabe est très autoritaire, il n'est pas un dictateur : en particulier, il a perdu les élections législatives de 2008, ce qui l'a mis dans l'obligation d'avoir un premier ministre de l'opposition, et la cohabitation (on connaît ça en France) a duré 5 ans jusqu'à la législative suivante. Cela montre à la fois qu'il n'est pas un dictateur (par définition), et que les élections sont démocratiques, au moins plus que dans de nombreux pays dans le monde. J'ai également entendu un interview d'un "grand reporter" de l'Express qui disait que les terres des fermiers blancs avaient été confisquées par Mugabe pour les remettre aux fermiers noirs "par vengeance". C'est clairement une contre vérité, car ce transfert des terres des fermiers blancs aux fermiers noirs fait partie de la constitution du Zimbabwe (1980), cette constitution étant rédigée à partir des accords de Lancaster House signées en Grande Bretagne par les mouvement révolutionnaires noirs (dont Mugabe représentant un de ces mouvements), Ian Smith (au nom des blancs de ce qui était la Rhodésie du Sud à l'époque) et la GB de Thatcher représentée par Lord Soames. Et la date limite était 2000, date effective de la réforme agraire qui entérinait ce transfert, ce qui a provoqué le couroux de la GB de Tony Blair et a amené ce pays à une grande campagne de guerre économique avec gel des avoirs du Zimbabwe dans les banques britanniques et l'échange des voix de la GB sur des sujets européens (France) ou politiques mondiaux (USA) pour un boycott complet du Zimbabwe et a plongé ce pays dans une dégringolade économique grave et provoqué la fuite de tous ceux qui pouvaient d'enfuir dans les pays voisins (professeurs, infirmiers, docteurs, avocats, industriels etc ...) Le pays ne s'en est aujourd'hui toujours pas remis, et il est à espérer qu'avec le nouveau gouvernement qui va sortir des prochaines élections de aout 2018 pourra permettre à cette force vive installée dans les pays voisins de revenir et relancer le pays. Ce n'est pas évident, car ils ont refait leur vie ailleurs... Cela dit, c'est bien ce qu'a réussit la Chine ! Mais pendant que tout le monde disait que le pays était sous la férule d'un "dictateur sanguinaire" et qu'il ne fallait surtout pas y aller, j'y suis allé en 2004. Le pays est magnifique et j'y suis retourné 8 fois, dont la dernière l'été dernier. C'est un pays fantastique, et on n'y court pas de danger lié à la sécurité (ni politique, ni délinquance), en tout cas moins qu'en France. Pendant cette période, il y a d'ailleurs eu plusieurs missions d'universitaires français pour des missions de restauration de monuments (ruines de Khami, sous l'égide de l'Uniesco) ou d'étude de la nature (à Hwange, université de lyon pendant plusieurs années). Et les amis avec qui j'y suis allé se sont faits traités de fous par des connaissances (qu'y n'y sont jamais allé), alors que nous y avons loué une voiture et circulé sans aucun problème dans tout le pays. Comme quoi, il n'y a pas que sur voyageforum que l'on dit n'importe quoi, n'importe comment ...
Et puis, petit à petit, avec l'essor des réseaux sociaux (que j'ai décidé de ne plus utiliser*), il est apparu plusieurs courants de comportements un peu dommageable à cet objectif d'entraide.
Il y a bien entendu toujours ces extrémistes d'opinion 😠, ceux qui sont souvent plein de haine vis à vis d'autres (religions, ethnies, politiques, communautés sociétales ou rassemblées autour d'une passion, etc ...). Cela a toujours existé, sur l'internet et même avant que cela ne devienne internet, et on n'a jamais réussi à s'en débarrasser. Cela constitue un bruit de fond désagréable auquel on finit par s'accoutumer en étant un peu agacé, comme pour le spam ou les moustiques. Par contre, une dérive est apparue ces dernières années qui dans un premier temps m'ont fait délaisser voyageforum : des donneurs de leçon d'opinion qui parfois n'y connaissent pas grand chose ou d'autres fois ont une vision de la réalité déformée.
Par exemple, sur le Myanmar (que certains s'obstinent à appeler Birmanie, ce qui en soi est déjà un positionnnement idéologique), on a vu passer ceux farouchement pour les pauvres bouddhistes massacrés et/ou opprimés par le régime militaire, Puis, avec l'arrêt du régime militaire, les pauvres rohingas massacrés et/ou opprimés par le régime démocratique bouddhiste.**
Ou encore le Zimbabwe où le "dictateur Mugabe"*** vient d'être démis de ses fonctions par l'armée en libérant le peuple.
Et les exemples sont très nombreux, il suffit d'aller surfer sur voyageforum pour les reconnaître.
Et donc, on voit fleurir à partir de ces élements de nombreuses recommandations pour ne pas aller visiter le Myanmar, le Zimbabwe, Madagascar, l'Algérie, le Brésil etc ...
On peut donner -et cela est souhaitable- donner une opinion basée sur des faits objectifs en explicitant pourquoi on ne va pas visiter tel ou tel pays. Mais aller raconter des salades dont on a eu les rumeurs pour donner des conseil inavisés n'est pas ce que l'on pourrait appeler de l'entraide. Cela relève de la désinformation, qu'elle soit consciente ou non, et c'est à chacun de se poser des questions au moment où il écrit.
============================== Notes (pour expliciter ce que j'ai écrit de façon un peu abrupte): * Il est désormais patent que, à part cet espèce de voyeurisme mélangé à son côté opposé des troubles comportements histrioniques, les réseaux sociaux sont devenus un des vecteurs principaux de désinformation. Ce qui y circule est donc plus que jamais sujet à caution, y compris d'ailleurs des documents photographiques bidons ou détournés. Je me suis donc désabonné de tout réseau social. Je ne dis pas que c'est ce que chacun doit faire (chacun doit avoir son propre jugement), mais que chacun doit à chaque instant se poser la question de l'intérêt d'y être quand cela peut constituer une arme contre soi-même utilisée par d'autres (famille, mésentente avec ses proches, employeur, communautés, malfaiteurs, administration etc ...)
** Je ne me positionne ni contre ni pour les bouddhistes, les militaires ou les Rohingas, mais les exemples excessifs de ce qui s'est passé et se passe au Myanmar montrent bien que comme malheureusement partout dans le monde et dans le temps (il y en a même décrits dans l'ancien testament, récit religieux faisant partie des textes sacrés de la quasi totalité des cultes en France : diverses formes de christianisme, judaisme et islam), les minorités ont toujours été opprimées et souvent par des violences. Et d'ailleurs on fait souvent partie de la minorité de quelqu'un d'autre. Cela dit, je n'y suis pas allé en refusant d'organiser quoique que ce soit lorsqu'il y avait un régime militaire qui organisait le travail des enfants pour fabriquer les routes. J'ai agit ainsi par conviction politique, mais à tous ceux qui me demandaient mon avis, ma réponse était que cela se ferait sans moi (par conviction), mais que le pays était maginifique et les gens accueillants. Et maintenant, je n'y vais toujours pas par conviction à cause de l'oppression des Rohingas, mais si on me demande mon avis, je dis toujours que c'est un pays magnifique avec des gens adorables (je ne peux pas en dire grand chose d'autre, ce ne sont que les retours directs que j'ai eu d'amis et de la famille). J'espère que j'irai quand même à un moment donné ...
*** Les mots sont souvent utilisés et répétés avec un peu de légèreté. Ainsi le mot dictateur renvoie dans notre inconscient collectif à Hitler, mais si Mugabe est très autoritaire, il n'est pas un dictateur : en particulier, il a perdu les élections législatives de 2008, ce qui l'a mis dans l'obligation d'avoir un premier ministre de l'opposition, et la cohabitation (on connaît ça en France) a duré 5 ans jusqu'à la législative suivante. Cela montre à la fois qu'il n'est pas un dictateur (par définition), et que les élections sont démocratiques, au moins plus que dans de nombreux pays dans le monde. J'ai également entendu un interview d'un "grand reporter" de l'Express qui disait que les terres des fermiers blancs avaient été confisquées par Mugabe pour les remettre aux fermiers noirs "par vengeance". C'est clairement une contre vérité, car ce transfert des terres des fermiers blancs aux fermiers noirs fait partie de la constitution du Zimbabwe (1980), cette constitution étant rédigée à partir des accords de Lancaster House signées en Grande Bretagne par les mouvement révolutionnaires noirs (dont Mugabe représentant un de ces mouvements), Ian Smith (au nom des blancs de ce qui était la Rhodésie du Sud à l'époque) et la GB de Thatcher représentée par Lord Soames. Et la date limite était 2000, date effective de la réforme agraire qui entérinait ce transfert, ce qui a provoqué le couroux de la GB de Tony Blair et a amené ce pays à une grande campagne de guerre économique avec gel des avoirs du Zimbabwe dans les banques britanniques et l'échange des voix de la GB sur des sujets européens (France) ou politiques mondiaux (USA) pour un boycott complet du Zimbabwe et a plongé ce pays dans une dégringolade économique grave et provoqué la fuite de tous ceux qui pouvaient d'enfuir dans les pays voisins (professeurs, infirmiers, docteurs, avocats, industriels etc ...) Le pays ne s'en est aujourd'hui toujours pas remis, et il est à espérer qu'avec le nouveau gouvernement qui va sortir des prochaines élections de aout 2018 pourra permettre à cette force vive installée dans les pays voisins de revenir et relancer le pays. Ce n'est pas évident, car ils ont refait leur vie ailleurs... Cela dit, c'est bien ce qu'a réussit la Chine ! Mais pendant que tout le monde disait que le pays était sous la férule d'un "dictateur sanguinaire" et qu'il ne fallait surtout pas y aller, j'y suis allé en 2004. Le pays est magnifique et j'y suis retourné 8 fois, dont la dernière l'été dernier. C'est un pays fantastique, et on n'y court pas de danger lié à la sécurité (ni politique, ni délinquance), en tout cas moins qu'en France. Pendant cette période, il y a d'ailleurs eu plusieurs missions d'universitaires français pour des missions de restauration de monuments (ruines de Khami, sous l'égide de l'Uniesco) ou d'étude de la nature (à Hwange, université de lyon pendant plusieurs années). Et les amis avec qui j'y suis allé se sont faits traités de fous par des connaissances (qu'y n'y sont jamais allé), alors que nous y avons loué une voiture et circulé sans aucun problème dans tout le pays. Comme quoi, il n'y a pas que sur voyageforum que l'on dit n'importe quoi, n'importe comment ...
Bonjour
Pour passer sur un autre post que celui de Bayernd77 nous nous posions la question
Le long voyage du type un an deux ans... une vie comme Bayernd77 la motivation c'est la recherche du bonheur, une fuite, une thérapie, un genre de suicide ou tout autre chose ? Le débat est ouvert Nous avns notre avis mais bon c'est ouvert..... vous avez la parole
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INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.
Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe
Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.
Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.



Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.
Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe
Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.
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Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Mes chers heureux voyageurs,
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
"Ah ! Vous allez en Alaska pour vos vacances d'été ??? Il y a encore de la neige ? Vous n'avez pas peur d'avoir froid ?"
Voilà les réactions de nos amis lorsqu'on leur donnait notre destination de vacances. Pour nous un rêve , pour eux une bien drôle d'idée !
Cette année nous sommes donc partis tous les deux (mon mari et moi) contrairement à l’année dernière où nous avions emporté notre traducteur dans l’Ouest canadien …pardon notre benjamine qui est bilingue…pratique pour nous qui n’avions pas pratiqué l’anglais depuis……très longtemps
Nous préparons ce voyage depuis l’automne 2015 et conséquence du paragraphe précédent : j’ai assisté à des cours d’anglais toute l’année… avec un bon dictionnaire on espère pouvoir s’en sortir.
Après avoir lu bon nombre de récits (Merci Trois14) posé mille questions sur VF (merci Trois14, Etrefal, Durandale2, Cheechako et bien sûr Calisson94 avec qui j’ai beaucoup correspondu !) le parcours s’est affiné. Peu habitués à voyager et pas aventuriers comme Calisson94 nous avons choisi l’option location de voiture et hébergement en hôtel. Le parcours alternera voiture, hydravion, excursions en bateau et possibles survols.
J’ai donc épluché les guides et le Milepost pour bâtir les différentes étapes. Même si on ne prévoit pas d’activités extérieures la question de la météo se pose. Comme l’a dit Laure l’Alaska c’est « Weather permitting ». Donc quand il a fallu faire les sacs on a prévu des vêtements multicouches des moustiquaires, polaires, impers, capes de pluie et chaussures de marche étanches mais pas de crème solaire.
Notre parcours : J1 : Paris - Keflavik - Anchorage . Arrivée à Anchorage (nuit Anchorage : Susitna Place B&B) J2 : Route vers Homer et mini croisière sur Portage lake (nuit à Homer, Hotel Ocean Store ) J3 : Hydravion vers Katmaï . Bear viewing à Brooks Falls (nuit à Homer) J4 : Bateau au départ d’Homer : Gull Island et Seldovia (nuit à Homer) J5 : Route vers Seward. Ninilchick, Kenaï, Exit Glacier (nuit à Seward : Exit Glacier Lodge) J6 : Croisière Kenaï Fjord (nuit à Seward) J7 : Route vers Valdez en repassant par Anchorage et par la Glenn Highway : longue étape (nuit à Valdez : Best Western) J8 : Croisière au Meares Glacier (nuit à Valdez) J9 : Route vers Chitina, Thompson Pass, Worthington Glacier (nuit à Chitina Gilpatrick Hotel ) J10 : Minibus vers Mac Carthy / Survol de Wrangell / Mine de Kennicott (nuit Chitina) J11 : Route vers Fairbanks. Passage à Summit Lake. Arrivée de la pluie en soirée (nuit à Fairbanks : Bridgewater Hotel) J12 : Route vers Denali …sous la pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J13 : Denali Eielson Center, mini trail ( Maintained trail) , pluie pluie pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J14 : Route vers Palmer, nuit près de la Knik River ( Knik River Lodge) J15 : Route vers Anchorage, Independance Mine, grosse pluie et Hatcher Pass dans le brouillard ( nuit à Anchorage : Susitna place B&B) J16 Retour en France avec escale à Keflavik

Voilà les réactions de nos amis lorsqu'on leur donnait notre destination de vacances. Pour nous un rêve , pour eux une bien drôle d'idée !
Cette année nous sommes donc partis tous les deux (mon mari et moi) contrairement à l’année dernière où nous avions emporté notre traducteur dans l’Ouest canadien …pardon notre benjamine qui est bilingue…pratique pour nous qui n’avions pas pratiqué l’anglais depuis……très longtemps
Nous préparons ce voyage depuis l’automne 2015 et conséquence du paragraphe précédent : j’ai assisté à des cours d’anglais toute l’année… avec un bon dictionnaire on espère pouvoir s’en sortir.
Après avoir lu bon nombre de récits (Merci Trois14) posé mille questions sur VF (merci Trois14, Etrefal, Durandale2, Cheechako et bien sûr Calisson94 avec qui j’ai beaucoup correspondu !) le parcours s’est affiné. Peu habitués à voyager et pas aventuriers comme Calisson94 nous avons choisi l’option location de voiture et hébergement en hôtel. Le parcours alternera voiture, hydravion, excursions en bateau et possibles survols.
J’ai donc épluché les guides et le Milepost pour bâtir les différentes étapes. Même si on ne prévoit pas d’activités extérieures la question de la météo se pose. Comme l’a dit Laure l’Alaska c’est « Weather permitting ». Donc quand il a fallu faire les sacs on a prévu des vêtements multicouches des moustiquaires, polaires, impers, capes de pluie et chaussures de marche étanches mais pas de crème solaire.
Notre parcours : J1 : Paris - Keflavik - Anchorage . Arrivée à Anchorage (nuit Anchorage : Susitna Place B&B) J2 : Route vers Homer et mini croisière sur Portage lake (nuit à Homer, Hotel Ocean Store ) J3 : Hydravion vers Katmaï . Bear viewing à Brooks Falls (nuit à Homer) J4 : Bateau au départ d’Homer : Gull Island et Seldovia (nuit à Homer) J5 : Route vers Seward. Ninilchick, Kenaï, Exit Glacier (nuit à Seward : Exit Glacier Lodge) J6 : Croisière Kenaï Fjord (nuit à Seward) J7 : Route vers Valdez en repassant par Anchorage et par la Glenn Highway : longue étape (nuit à Valdez : Best Western) J8 : Croisière au Meares Glacier (nuit à Valdez) J9 : Route vers Chitina, Thompson Pass, Worthington Glacier (nuit à Chitina Gilpatrick Hotel ) J10 : Minibus vers Mac Carthy / Survol de Wrangell / Mine de Kennicott (nuit Chitina) J11 : Route vers Fairbanks. Passage à Summit Lake. Arrivée de la pluie en soirée (nuit à Fairbanks : Bridgewater Hotel) J12 : Route vers Denali …sous la pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J13 : Denali Eielson Center, mini trail ( Maintained trail) , pluie pluie pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J14 : Route vers Palmer, nuit près de la Knik River ( Knik River Lodge) J15 : Route vers Anchorage, Independance Mine, grosse pluie et Hatcher Pass dans le brouillard ( nuit à Anchorage : Susitna place B&B) J16 Retour en France avec escale à Keflavik

Enfin ! Trois ans après notre premier voyage aux Etat-Unis (un classique Washington & NYC en deux semaines), nous voilà, moi et mon frère, reparti pour les Etats-Unis mais cette fois-ci le parcours est bien différent, construit de A à Z sur nos envies, nos recherches, nos possibilités et opportunités…. C’est sûr, aucune agence de voyage n’aurait pu nous proposer un tel trajet ! 🙂
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Bonsoir à tous,
Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils.
Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère.
Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois).
Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
😉 bon matin....
J'aimerais avoir des informations concernant le mélia Las Dunas, on est un couple qui aime la tranquillité...pas trop d'enfants mais qui aime quand ca bouge le soir...danser...!! spectacle...!! Party......Pour ce qui est de la nourriture et du nombre de restos à la carte ca serait aussi apprécier d'avoir des commentaires....
Bonne journée et merci d'avance...sinon si vous avez d'autres hôtels à nous suggérer...ne vous gênez pas !!!
Mel 🙂
J'aimerais avoir des informations concernant le mélia Las Dunas, on est un couple qui aime la tranquillité...pas trop d'enfants mais qui aime quand ca bouge le soir...danser...!! spectacle...!! Party......Pour ce qui est de la nourriture et du nombre de restos à la carte ca serait aussi apprécier d'avoir des commentaires....
Bonne journée et merci d'avance...sinon si vous avez d'autres hôtels à nous suggérer...ne vous gênez pas !!!
Mel 🙂
Je rentre du Vietnam. Je suis déçue du Nord. On est sans cesse sollicité pour acheter. Si on ne veut pas, on se fait agresser verbalement. On nous colle les objets sur les bras et on insiste lourdement. Et cela sans arrêt. De plus, on vous demande en service de faire de la monnaie, enfin l'inverse, d'échanger un billet en euros contre des pièces et là encore on se fait arnaquer. On veut rendre service et on en est de 16 euros sur 20. On vous montre les pièces par 10 alignées, seulement la première est de 2 euros, le reste sont des pièces THAI. Même couleur, même taille. Faites attention, je n'ai pas été la seule à me faire avoir.
Mais le pire c'est le harcèlement pour acheter. Vraiment in-suportable. Si je reviens au Vietnam, j'éviterais HANOI. Ensuite, exemple vous achetez pour 300 00 dongs, on vous fait croire que vous avez donné un billet de 10 OOO dongs à la place de 100 000, alors que vous n'avez en poche que des 100 000. Encore une arnaque. Mon avis sur les Vietnamiens : des voleurs qui profitent du tourisme. Mais un jour, les touristes n'iront plus.
Cette escapade s'est faite fin juin-début juillet 2011.
Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.
Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...
C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !
Dimanche:
Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.
Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.
Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.
Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.
La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.
Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.
Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.
En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !
Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.
C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.
Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi
saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.
Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.
Lundi:
Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.
Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).
Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.
Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.
La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).
La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!
Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.
Mardi:
J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.
Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.
Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.
Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.
Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.
Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.
Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.
Mercredi:
Nuit de mardi à mercredi:
Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.
BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).
Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.
Mercredi:
La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.
Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.
La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.
Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.
Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).
Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.
Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:
- assiette de charcuterie
- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes
- plateau de fromages (à discrétion)
- tiramisu (pour finir sur une note légère)
Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).
Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.
Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.
Juste avant de m'endormir:
A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.
Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »
Jeudi:
Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.
D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.
Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.
Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.
Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.
Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.
Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.
L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)
Vendredi:
J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.
A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.
Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).
Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.
Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.
C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.
Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.
Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...
L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.
Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).
J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.
Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).
Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.
20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.
Samedi:
Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.
Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.
Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).
Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.
Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.
Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent
Trappe de ND des neiges
par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc
par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)
retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.
Ouaip !
Vivement...
Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.
Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...
C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !
Dimanche:
Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.
Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.
Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.
Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.
La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.
Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.
Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.
En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !
Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.
C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.
Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi
saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.
Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.
Lundi:
Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.
Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).
Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.
Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.
La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).
La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!
Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.
Mardi:
J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.
Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.
Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.
Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.
Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.
Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.
Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.
Mercredi:
Nuit de mardi à mercredi:
Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.
BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).
Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.
Mercredi:
La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.
Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.
La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.
Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.
Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).
Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.
Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:
- assiette de charcuterie
- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes
- plateau de fromages (à discrétion)
- tiramisu (pour finir sur une note légère)
Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).
Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.
Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.
Juste avant de m'endormir:
A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.
Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »
Jeudi:
Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.
D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.
Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.
Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.
Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.
Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.
Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.
L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)
Vendredi:
J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.
A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.
Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).
Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.
Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.
C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.
Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.
Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...
L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.
Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).
J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.
Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).
Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.
20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.
Samedi:
Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.
Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.
Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).
Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.
Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.
Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent
Trappe de ND des neiges
par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc
par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)
retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.
Ouaip !
Vivement...
Hello tous,
Une ptit question, comme sa en passant, est ce que vous savez si africantreck des époux poussin (lui avait déjas écrit deux bouquin avec un de ses potes), et si par hazard quelqu'un la lu, il ets comment ???
think, see you
Philo
Une ptit question, comme sa en passant, est ce que vous savez si africantreck des époux poussin (lui avait déjas écrit deux bouquin avec un de ses potes), et si par hazard quelqu'un la lu, il ets comment ???
think, see you
Philo
Nous sommes revenus dimanche vers 16h d’une agréable semaine au Mélia Las Dunas de Cayo Santa Maria, du 30 décembre 2007 au 6 janvier 2008. L’hôtel est de construction récente et juste pour la beauté des lieux, ça vaut la peine d’y aller ! Nous étions en famille : 2 parents, fille de 20 ans (moi !) et gars de 19 ans.
L'arrivée: Nous partions de Montréal avec Air Canada, en passant par l’agence de voyage TMR. Le vol était prévu à 6h30, mais nous sommes finalement partis à 7h seulement, et le vol qui devait durer environs 3h30 en a duré 4h15 en raison de forts vents dans les airs. Comme j’étais assise juste derrière une sortie de secours côté hublot, il n’y avait aucun siège devant moi donc de la place en masse pour les jambes. J’ai pu dormir confortablement une partie du trajet (car vol à 6h30 implique arrivée à l’aéroport à 4h du matin environs, donc se lever très très tôt !) À bord, on avait le choix entre une mince variété de sandwich et 3 collations à nos frais… N’étant pas assez réveillée et motivée surtout pour manger un sandwich énorme œufs-bacon-tomates sur du ciabbata, je me suis contentée des biscuits ! Finalement, à 11:15, nous sommes arrivés à Santa Clara. Température au sol de 27 degrés, pas si mal ! L’attente pour les douanes était minime, un autobus nous attendait pour l’hôtel. Après 90 minutes, nous sommes arrivés au Melia, où le check-in était déjà fait pour nous, suffisait de compléter une feuille à remettre. La plage était à nous ! Mais avant tout.. Le buffet pour survivre à la journée !
Chambre: Le Las Dunas compte 925 chambres et est séparé en deux parties : un côté plus familial (blocs 1-36) et un plus adultes (37-76). Chacun a sa propre piscine (celle du côté famille étant plus animée, l’autre plus confortable) et un snack bar. Nous étions dans le bloc 70 au 2e (et dernier) étage, environs 3-4 minutes de marche du Lobby, de la plage et de toutes les activités (resto, bar, disco). Ce n’était pas le plus loin. Donc si vous ne voulez pas marcher trop, demandez les blocs 74-75-76-37-38, 27-26 ou 23. Ils sont près de tout. Dans la chambre, garde-robe double avec tiroirs et cintres, coffre-fort, grand miroir, salle de bain tout confort (bidet, toilette, bain et pomme de douche ajustable, miroir pour se maquiller, petit banc), très grand, un bureau, télévision, 2 fauteuils, table, chaises et table aussi sur la galerie dehors, deux lits ¾ collés ensemble (un lit très grands pour mes parents par contre dans leur chambre). Pas d’odeur louche, des prises de courants qui fonctionnent bien avec nos fiches, bref, parfait. La chambre était faite tous les jours et la femme de chambre appréciait beaucoup les petits produits que nous lui laissions, elle nous a fait des trucs déments avec les serviettes sur le lit (cygnes, éléphants, voiliers)
Restaurants: Il y a beaucoup de choix de restaurants. J'avais hâte aux repas tellement c'était bon! Il faut dire que je ne suis pas difficile, mais il y a de quoi pour tous les goûts. J’ai beaucoup aimé le buffet Caibarien, très varié. Les poissons étaient excellents, les desserts aussi. Je n’ai jamais essayé les mets où il fallait faire la queue par contre, c’était trop long. Le déjeuner était vraiment délicieux la seule fois où je l’ai pris durant la semaine. Il faut dire qu’entre 10h et midi, tout les buffets sont fermés.. Un petit négatif, car à dix heures, j’avais pas le goût d’un hamburger ! Pour le midi, on pouvait aller au snack bar, au buffet, resto de la plage (ou il y avait buffet et plats à commander), beer garden (le resto 24h très bon aussi !) et sur la plage pour un sandwich. La crèmerie était aussi ouverte durant la journée. La dame qui y travaille est enceinte de 6 mois et doit travailler à l’extérieur debout toute la journée, c’est pas évident. Nous avions apporté quelques objets pour bébé que nous lui avons remis, elle a été très émue et nous a apporté de Remedios des coquillages joliment décorés par son mari. Pour le soir, encore là beaucoup de choix ! Nous avons essayés trois restos à la carte (dont tous les noms sont en liens avec la découverte de l’Amérique) : L’italien (columbus), essayez la soupe aux fruits de mer, Le romantique Isabel y Fernando (le meilleur de tous, service excellent et pianiste amusante !) et le grill Los siboneyes (où après 2h, nous attendions encore pour notre plat principal), disons que ce dernier était le pire de tous. Heureusement, le groupe qui se promenait de table en table était excellent. Le 31 au soir, nous avons eu droit à un souper gala au buffet, langouste, crevettes, sushis, bananes flambées au rhum, des délices !! Bref, pour les repas, tous devraient être servis. Ceux plus aventuriers aimeront les mets typiquement cubain et les poissons, et les autres les viandes, les grillades, pâtes et panures. N’oubliez pas de réserver en arrivant pour avoir les tables que vous souhaitez, il n’y a pas vraiment de limites. Nous n’avons pas essayé le steak house, le resto de fruits de mer (puisque nous avions de la langouste le 31 décembre) et le japonais (sushi), mais semble t’il que ceux-ci étaient très bien.
Bars: Alors là, il y en a vraiment pour tous et chacun! Deux bars aux extrémités de la plage, un bar principal au milieu de la plage, le beer garden, le bar du resto plage, le lobby bar, le bar de la discothèque et en plus du charmant barman itinérant ‘‘happy hour 2 pour un (à la blague bien sûr !)’’ qui se promène dans le bâtiment principal du lobby. Le beer garden et le bar du lobby sont tous deux ouverts 24h sur 24. C’est au Lobby qu’on avait les meilleurs les drinks comme des mojitos, les pina colada, les mintchocolate et les francidès. Les pool bar sont très bien aussi, achalandés mais celui du côté adulte bien intéressant. Un bar supplémentaire était ouvert à la plage lors du beach party. Les drinks étaient tous aussi délicieux les uns que les autres, j’avoue avoir une préférence encore et toujours pour les mojitos. N’hésitez pas à demander à vos barmans de vous préparer leur spécialité ou un varadero sunrise, cela vaut la surprise :) Mes parents ont beaucoup apprécié les cafés du lobby bar, surtout les capuccino et les cafés brésiliens.
Le réveillon : Le soir du 31 décembre, nous avons été choyés ! Dans la journée, plusieurs activités étaient organisées, et le soir, c’était le souper de gala (en 2 services 18h30 et 20h30) au restaurant buffet. Des tonnes de choses alléchantes à manger, du champagne, vin en bouteille à la table, une rose pour chaque dame (j’en ai eu deux, c’était les animateurs qui les donnaient et semble t’il que j’étais leur ‘magnifique’ du moment hihi !), de même que des sacs comprenant tout ce qu’il faut pour faire la fête : Chapeau, couronne, masque, lunettes à gros sourcils et moustache, loup, collier scintillant, étoiles à faire claquer (clap-clap), des trucs pour souffler et faire du bruit, des ballons, etc. Après le souper, un gros défilé du style carnaval de Rio au Lobby avec tout le monde qui peut danser, les gens costumés et en grand apparat. Puis, spectacle époustouflant de danse. Le fameux décompte, le champagne qui coule à flot, les employés en profitaient également! Par la suite, beach party dehors avec un orchestre cubain qui a fait bouger tous les gens présents ! Et à 1h du matin, musique plus discothèque et ça a fêté jusque dans les petites heures de la nuit !
Activités: Moitié sur la plage, moitié à la piscine pour enfants. Il est certain que l’on participe selon nos envies, mais les gens de l’animation prennent la peine de faire un tour pour jaser avec nous et nous inviter bien sûr. J’ai bien aimé tous les cours de danse sur la plage, surtout ceux de merengue. Il y a également des activités pour les plus jeunes au baby club et au club pour enfants. Ça vaut la peine de participer, on peut gagner des prix le soir venu. Les spectacles étaient très bien aussi ! Ceux de la fin de semaine sont plus du genre à faire participer le public puisque les danseurs sont en congé. On rit beaucoup et c’est drôle d’embarquer avec eux ! Et puis à la fin de tous les shows, nous sommes invités à aller danser le ‘Ragga ragga’, la danse de l’hôtel avec tous les animateurs et danseurs ! Beaucoup de fous rire en perspective ! On devient vite bon et un peu accro à cette danse ! Les spectacles de danse sont très bien, avec des chorégraphies originales et des danseurs qui ont le rythme dans le sang. Ils sont à la disco parfois le soir, et ils ne dansent pas bien uniquement sur scène!! La discothèque est toujours très animées dès 23h. C’est certain que la musique se répète parfois, mais il y en a de tous les genres, de la salsa / bachata au rock/twist et des hits plus jeune et qui se dansent sans problème. Durant la journée, on peut faire plusieurs activités sur le bord de la plage, dont du catamaran (un spécialiste nous accompagne pour un tour d’environs 20 minutes s’il y a des vagues, plus longtemps si la mer est calme), pédalo, kayak à deux et voile. On peut en faire aussi longtemps qu’on le souhaite, tant que les embarcations sont de retour avant 17h ! Nous avons fait l’excursion pour Santa Clara et les villages aux alentours, cela vaut vraiment la peine! Par contre, prévoyez vous un petit lunch si vous avez des goûts plus précis, mon frère entre autre n’a presque rien mangé du repas traditionnel cubain. La plage est longue et blanche, on peut marcher longtemps !! Par contre, les journées très venteuses, des jelly fish s’échouent sur la plage, donc il faut regarder où on met les pieds ! En marchant, on voit bien les autres hôtels, et le Melia Las Dunas est vraiment celui qui remporte la palme pour le coin selon moi. L’eau est superbe, limpide et pas froide du tout. Les piscines étaient très bien, mais nous y allions seulement en fin d’après-midi pour profiter de quelques moments supplémentaires de soleil. Pour ceux qui veulent faire des achats, il y a quelques boutiques à l’intérieur de l’hôtel, une à l’extérieur sur la place principale et aussi des marchants de Santa Clara (ce ne sont pas toujours les mêmes) qui offrent des bijoux, toiles, vêtements, chapeaux et souliers à des prix intéressants.
Ambiance: Comme Cayo Santa Maria est une destination un peu nouvelle et que les hôtels sont récents, nous n’étions pas sûrs qu’il y aurait des gens de notre âge. Et bien surprise ! L’hôtel était complet (mais il y avait toujours une place sur le bord de la plage ou de la piscine!), et plusieurs jeunes dans notre groupe d’âge qui étaient là aussi en famille. Beaucoup de gens aussi pour des mariages. Nous avons passés la semaine avec des gens très sympathiques, créés des liens et tout le monde s’est bien amusé! De plus, les barmans, serveurs et employés de l’hôtel sont tous souriants, un holà chaque fois, quelques phrases échangées, personne qui ne quête pour avoir un tip (quoi que ça ne fait pas de tort d’en donné au lobby bar, on est servi un peu plus rapidement quand il y a foule le soir!) Quelques mots d’espagnol font toujours plaisir, juste de commander le drink par exemple. Des petits cadeaux plaisent parfois beaucoup plus que le tip!
Quelques + et - : + : L’hôtel est grand et beau, on peut prendre des marches sans vraiment y penser ! - : Quand la chambre est trop éloignée, ça fait assez long à marcher.. + : Une voiturette de golf style limousine se promène pour amener des gens là où ils souhaitent aller. - : Elle n’est pas souvent là au moment où on en a besoin malheureusement :p + : La gentillesse des gens, la beauté des chambres. - : Des gens qui ont fait la fête jusqu’à 4h la première nuit.. heureusement, la réception a été avertie (nous n’étions pas les seuls dérangés il faut croire!) et tout cela a cessé et ne s’est pas reproduit. - : Il devrait y avoir un resto qui sert des fruits et pâtisseries entre 10h et 12h pour ceux qui n’ont pas faim tôt le matin. + : La fête sur la plage une fois par semaine. Merveilleux et agréable pour des gens de tous les âges, car il n’y a pas de gros spots de lumière qui flashent comme à la discothèque! + : La crème glacée. Et les boissons. Un délice!
Conclusion: Si c'était possible, je ne serais pas revenue en ville, j’aurais établi domicile au Melia ! Malgré le mauvais temps durant 2 journées de la semaine (où nous étions enroulés dans nos couvertures à boire des breuvages chauds et jouer aux cartes), nous avons eu beaucoup de plaisir. Chacun y a trouvé son compte et son bonheur. Nous n’avons pas l’habitude de retourner 2 fois au même endroit, mais c'était vraiment une semaine de rêve, donc peut-être de nouveau l’an prochain au début janvier, qui sait! Je vous le conseille donc sans hésitation! Et pour ceux qui ne parlent pas bien l’anglais ou l’espagnol, n’ayez pas crainte, beaucoup d’employés se débrouillent en français (suffisamment pour que vous soyez compris!)
L'arrivée: Nous partions de Montréal avec Air Canada, en passant par l’agence de voyage TMR. Le vol était prévu à 6h30, mais nous sommes finalement partis à 7h seulement, et le vol qui devait durer environs 3h30 en a duré 4h15 en raison de forts vents dans les airs. Comme j’étais assise juste derrière une sortie de secours côté hublot, il n’y avait aucun siège devant moi donc de la place en masse pour les jambes. J’ai pu dormir confortablement une partie du trajet (car vol à 6h30 implique arrivée à l’aéroport à 4h du matin environs, donc se lever très très tôt !) À bord, on avait le choix entre une mince variété de sandwich et 3 collations à nos frais… N’étant pas assez réveillée et motivée surtout pour manger un sandwich énorme œufs-bacon-tomates sur du ciabbata, je me suis contentée des biscuits ! Finalement, à 11:15, nous sommes arrivés à Santa Clara. Température au sol de 27 degrés, pas si mal ! L’attente pour les douanes était minime, un autobus nous attendait pour l’hôtel. Après 90 minutes, nous sommes arrivés au Melia, où le check-in était déjà fait pour nous, suffisait de compléter une feuille à remettre. La plage était à nous ! Mais avant tout.. Le buffet pour survivre à la journée !
Chambre: Le Las Dunas compte 925 chambres et est séparé en deux parties : un côté plus familial (blocs 1-36) et un plus adultes (37-76). Chacun a sa propre piscine (celle du côté famille étant plus animée, l’autre plus confortable) et un snack bar. Nous étions dans le bloc 70 au 2e (et dernier) étage, environs 3-4 minutes de marche du Lobby, de la plage et de toutes les activités (resto, bar, disco). Ce n’était pas le plus loin. Donc si vous ne voulez pas marcher trop, demandez les blocs 74-75-76-37-38, 27-26 ou 23. Ils sont près de tout. Dans la chambre, garde-robe double avec tiroirs et cintres, coffre-fort, grand miroir, salle de bain tout confort (bidet, toilette, bain et pomme de douche ajustable, miroir pour se maquiller, petit banc), très grand, un bureau, télévision, 2 fauteuils, table, chaises et table aussi sur la galerie dehors, deux lits ¾ collés ensemble (un lit très grands pour mes parents par contre dans leur chambre). Pas d’odeur louche, des prises de courants qui fonctionnent bien avec nos fiches, bref, parfait. La chambre était faite tous les jours et la femme de chambre appréciait beaucoup les petits produits que nous lui laissions, elle nous a fait des trucs déments avec les serviettes sur le lit (cygnes, éléphants, voiliers)
Restaurants: Il y a beaucoup de choix de restaurants. J'avais hâte aux repas tellement c'était bon! Il faut dire que je ne suis pas difficile, mais il y a de quoi pour tous les goûts. J’ai beaucoup aimé le buffet Caibarien, très varié. Les poissons étaient excellents, les desserts aussi. Je n’ai jamais essayé les mets où il fallait faire la queue par contre, c’était trop long. Le déjeuner était vraiment délicieux la seule fois où je l’ai pris durant la semaine. Il faut dire qu’entre 10h et midi, tout les buffets sont fermés.. Un petit négatif, car à dix heures, j’avais pas le goût d’un hamburger ! Pour le midi, on pouvait aller au snack bar, au buffet, resto de la plage (ou il y avait buffet et plats à commander), beer garden (le resto 24h très bon aussi !) et sur la plage pour un sandwich. La crèmerie était aussi ouverte durant la journée. La dame qui y travaille est enceinte de 6 mois et doit travailler à l’extérieur debout toute la journée, c’est pas évident. Nous avions apporté quelques objets pour bébé que nous lui avons remis, elle a été très émue et nous a apporté de Remedios des coquillages joliment décorés par son mari. Pour le soir, encore là beaucoup de choix ! Nous avons essayés trois restos à la carte (dont tous les noms sont en liens avec la découverte de l’Amérique) : L’italien (columbus), essayez la soupe aux fruits de mer, Le romantique Isabel y Fernando (le meilleur de tous, service excellent et pianiste amusante !) et le grill Los siboneyes (où après 2h, nous attendions encore pour notre plat principal), disons que ce dernier était le pire de tous. Heureusement, le groupe qui se promenait de table en table était excellent. Le 31 au soir, nous avons eu droit à un souper gala au buffet, langouste, crevettes, sushis, bananes flambées au rhum, des délices !! Bref, pour les repas, tous devraient être servis. Ceux plus aventuriers aimeront les mets typiquement cubain et les poissons, et les autres les viandes, les grillades, pâtes et panures. N’oubliez pas de réserver en arrivant pour avoir les tables que vous souhaitez, il n’y a pas vraiment de limites. Nous n’avons pas essayé le steak house, le resto de fruits de mer (puisque nous avions de la langouste le 31 décembre) et le japonais (sushi), mais semble t’il que ceux-ci étaient très bien.
Bars: Alors là, il y en a vraiment pour tous et chacun! Deux bars aux extrémités de la plage, un bar principal au milieu de la plage, le beer garden, le bar du resto plage, le lobby bar, le bar de la discothèque et en plus du charmant barman itinérant ‘‘happy hour 2 pour un (à la blague bien sûr !)’’ qui se promène dans le bâtiment principal du lobby. Le beer garden et le bar du lobby sont tous deux ouverts 24h sur 24. C’est au Lobby qu’on avait les meilleurs les drinks comme des mojitos, les pina colada, les mintchocolate et les francidès. Les pool bar sont très bien aussi, achalandés mais celui du côté adulte bien intéressant. Un bar supplémentaire était ouvert à la plage lors du beach party. Les drinks étaient tous aussi délicieux les uns que les autres, j’avoue avoir une préférence encore et toujours pour les mojitos. N’hésitez pas à demander à vos barmans de vous préparer leur spécialité ou un varadero sunrise, cela vaut la surprise :) Mes parents ont beaucoup apprécié les cafés du lobby bar, surtout les capuccino et les cafés brésiliens.
Le réveillon : Le soir du 31 décembre, nous avons été choyés ! Dans la journée, plusieurs activités étaient organisées, et le soir, c’était le souper de gala (en 2 services 18h30 et 20h30) au restaurant buffet. Des tonnes de choses alléchantes à manger, du champagne, vin en bouteille à la table, une rose pour chaque dame (j’en ai eu deux, c’était les animateurs qui les donnaient et semble t’il que j’étais leur ‘magnifique’ du moment hihi !), de même que des sacs comprenant tout ce qu’il faut pour faire la fête : Chapeau, couronne, masque, lunettes à gros sourcils et moustache, loup, collier scintillant, étoiles à faire claquer (clap-clap), des trucs pour souffler et faire du bruit, des ballons, etc. Après le souper, un gros défilé du style carnaval de Rio au Lobby avec tout le monde qui peut danser, les gens costumés et en grand apparat. Puis, spectacle époustouflant de danse. Le fameux décompte, le champagne qui coule à flot, les employés en profitaient également! Par la suite, beach party dehors avec un orchestre cubain qui a fait bouger tous les gens présents ! Et à 1h du matin, musique plus discothèque et ça a fêté jusque dans les petites heures de la nuit !
Activités: Moitié sur la plage, moitié à la piscine pour enfants. Il est certain que l’on participe selon nos envies, mais les gens de l’animation prennent la peine de faire un tour pour jaser avec nous et nous inviter bien sûr. J’ai bien aimé tous les cours de danse sur la plage, surtout ceux de merengue. Il y a également des activités pour les plus jeunes au baby club et au club pour enfants. Ça vaut la peine de participer, on peut gagner des prix le soir venu. Les spectacles étaient très bien aussi ! Ceux de la fin de semaine sont plus du genre à faire participer le public puisque les danseurs sont en congé. On rit beaucoup et c’est drôle d’embarquer avec eux ! Et puis à la fin de tous les shows, nous sommes invités à aller danser le ‘Ragga ragga’, la danse de l’hôtel avec tous les animateurs et danseurs ! Beaucoup de fous rire en perspective ! On devient vite bon et un peu accro à cette danse ! Les spectacles de danse sont très bien, avec des chorégraphies originales et des danseurs qui ont le rythme dans le sang. Ils sont à la disco parfois le soir, et ils ne dansent pas bien uniquement sur scène!! La discothèque est toujours très animées dès 23h. C’est certain que la musique se répète parfois, mais il y en a de tous les genres, de la salsa / bachata au rock/twist et des hits plus jeune et qui se dansent sans problème. Durant la journée, on peut faire plusieurs activités sur le bord de la plage, dont du catamaran (un spécialiste nous accompagne pour un tour d’environs 20 minutes s’il y a des vagues, plus longtemps si la mer est calme), pédalo, kayak à deux et voile. On peut en faire aussi longtemps qu’on le souhaite, tant que les embarcations sont de retour avant 17h ! Nous avons fait l’excursion pour Santa Clara et les villages aux alentours, cela vaut vraiment la peine! Par contre, prévoyez vous un petit lunch si vous avez des goûts plus précis, mon frère entre autre n’a presque rien mangé du repas traditionnel cubain. La plage est longue et blanche, on peut marcher longtemps !! Par contre, les journées très venteuses, des jelly fish s’échouent sur la plage, donc il faut regarder où on met les pieds ! En marchant, on voit bien les autres hôtels, et le Melia Las Dunas est vraiment celui qui remporte la palme pour le coin selon moi. L’eau est superbe, limpide et pas froide du tout. Les piscines étaient très bien, mais nous y allions seulement en fin d’après-midi pour profiter de quelques moments supplémentaires de soleil. Pour ceux qui veulent faire des achats, il y a quelques boutiques à l’intérieur de l’hôtel, une à l’extérieur sur la place principale et aussi des marchants de Santa Clara (ce ne sont pas toujours les mêmes) qui offrent des bijoux, toiles, vêtements, chapeaux et souliers à des prix intéressants.
Ambiance: Comme Cayo Santa Maria est une destination un peu nouvelle et que les hôtels sont récents, nous n’étions pas sûrs qu’il y aurait des gens de notre âge. Et bien surprise ! L’hôtel était complet (mais il y avait toujours une place sur le bord de la plage ou de la piscine!), et plusieurs jeunes dans notre groupe d’âge qui étaient là aussi en famille. Beaucoup de gens aussi pour des mariages. Nous avons passés la semaine avec des gens très sympathiques, créés des liens et tout le monde s’est bien amusé! De plus, les barmans, serveurs et employés de l’hôtel sont tous souriants, un holà chaque fois, quelques phrases échangées, personne qui ne quête pour avoir un tip (quoi que ça ne fait pas de tort d’en donné au lobby bar, on est servi un peu plus rapidement quand il y a foule le soir!) Quelques mots d’espagnol font toujours plaisir, juste de commander le drink par exemple. Des petits cadeaux plaisent parfois beaucoup plus que le tip!
Quelques + et - : + : L’hôtel est grand et beau, on peut prendre des marches sans vraiment y penser ! - : Quand la chambre est trop éloignée, ça fait assez long à marcher.. + : Une voiturette de golf style limousine se promène pour amener des gens là où ils souhaitent aller. - : Elle n’est pas souvent là au moment où on en a besoin malheureusement :p + : La gentillesse des gens, la beauté des chambres. - : Des gens qui ont fait la fête jusqu’à 4h la première nuit.. heureusement, la réception a été avertie (nous n’étions pas les seuls dérangés il faut croire!) et tout cela a cessé et ne s’est pas reproduit. - : Il devrait y avoir un resto qui sert des fruits et pâtisseries entre 10h et 12h pour ceux qui n’ont pas faim tôt le matin. + : La fête sur la plage une fois par semaine. Merveilleux et agréable pour des gens de tous les âges, car il n’y a pas de gros spots de lumière qui flashent comme à la discothèque! + : La crème glacée. Et les boissons. Un délice!
Conclusion: Si c'était possible, je ne serais pas revenue en ville, j’aurais établi domicile au Melia ! Malgré le mauvais temps durant 2 journées de la semaine (où nous étions enroulés dans nos couvertures à boire des breuvages chauds et jouer aux cartes), nous avons eu beaucoup de plaisir. Chacun y a trouvé son compte et son bonheur. Nous n’avons pas l’habitude de retourner 2 fois au même endroit, mais c'était vraiment une semaine de rêve, donc peut-être de nouveau l’an prochain au début janvier, qui sait! Je vous le conseille donc sans hésitation! Et pour ceux qui ne parlent pas bien l’anglais ou l’espagnol, n’ayez pas crainte, beaucoup d’employés se débrouillent en français (suffisamment pour que vous soyez compris!)
Bonjour,
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Salut salut,
Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.
A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.
Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.
Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil. Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse. Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie. Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.
Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.
Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.
En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.
A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.
Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.
Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil. Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse. Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie. Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.
Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.
Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.
En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
23 mai 2017
Nous sommes rentrés hier d'un voyage de 4 semaines en Nouvelle-Zélande, des images plein la tête, mais pas encore les mots pour décrire tout ce que nous avons vu et ressenti. Tout est encore si frais, et pourtant déjà si loin...
Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂
Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !
Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂
Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !











