Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Où vas-tu ?
Comme l'an dernier à pareille époque un post à idée de voyages à vélo.
Combien sommes-nous à préparer notre projet prévu dans l'année ? Nombreux sans doute.
Quel est le vôtre qui vous fait crever d'impatience depuis bien longtemps, trop longtemps peut-être ?
Nous, c'est modestement PARIS-MARATHON avec le vélo et dans la foulée, MARATHON-ATHENES en courant, en juin 2010. Et vous ?
Que la passion continue de vous gagner avant, pendant et après ! Bons préparatifs et bon vent à toutes et à tous.
Je vais faire la Loire à vélo dans son entièreté en cyclocamping cet été. Pour le cyclo, c'est facile je suis la route mais pour le camping il y a plusieurs choix possibles. Je me demande donc quels sont les plus beaux campings sur la Loire à vélo. J'apprécierais loger dans des campings ombragés ou je peux m'asseoir pour cuisiner mes repas et les déguster. J'aime la tranquilité et les beaux paysages. J'aime, bien sûr, une ambiance sympathique.
Lorsqu'on voyage à vélo, il est intéressant d'avoir accès à un refuge pour se protéger des intempéries si le temps est maussade.
J'aimerais aussi avoir des informations concernant des endroits moins connus (moins touristiques)qui peuvent être intéressants à visiter.
Bonjour,
Connaissez vous viaRhôna
Ayant l'intention de le faire cet été je cherche des infos
Merci
Bonjour à tous !
Je suis intéressée (avec mon copain) pour faire l'EuroVélo 6 Bâle/Mulhouse - Atlantique (voir lien ci-dessous). http://www.francevelotourisme.com/base-1/itineraires/eurovelo-6
J'aimerais savoir si quelqu'un d'entre vous l'a déjà réalisé ?? Nous sommes sportifs mais pas au point de faire du vélo tous les jours. Pensez-vous que c'est un problème pour ce genre de défi ?
Nous adorons les challenges et c'est un défi que nous voudrions réaliser d'ici peu.
Combien de temps faut-il prévoir pour réaliser ce parcours ? 1 mois ? Quel est le budget à prévoir ?
Merci pour vos retours !!
Audrey
Je suis intéressée (avec mon copain) pour faire l'EuroVélo 6 Bâle/Mulhouse - Atlantique (voir lien ci-dessous). http://www.francevelotourisme.com/base-1/itineraires/eurovelo-6
J'aimerais savoir si quelqu'un d'entre vous l'a déjà réalisé ?? Nous sommes sportifs mais pas au point de faire du vélo tous les jours. Pensez-vous que c'est un problème pour ce genre de défi ?
Nous adorons les challenges et c'est un défi que nous voudrions réaliser d'ici peu.
Combien de temps faut-il prévoir pour réaliser ce parcours ? 1 mois ? Quel est le budget à prévoir ?
Merci pour vos retours !!
Audrey
Salut à tous les voyageurs !! Voici un petit post pour vous présenter notre voyage en vélo de cet été. Nous avons effectué la Via-Rhôna de Genève jusqu'à la mer méditerranée. Ce fut vraiment une belle aventure, aucune embuche, beaucoup de voies vertes indépendantes, seuls au monde à longer le Rhône, notre guide, durant 700km pendant 7 jours. Cela fait donc une moyenne de 100km par jour, on pensait faire moins mais finalement la Via Rhôna est plate, pas trop fatigante, ce qui nous a permis de pousser jusqu'à la centaine de KM chaque jours !
Voici la vidéo intégrale de notre parcours : www.youtube.com/watch?v=x_cpBro6Df8
Nous ne sommes pas des cyclistes aguerris, nous aimons le vélo et ce voyage était notre 1er gros trip en cyclo-tourisme. Au niveau de nos vélos (voir photo) , nous avions des vélos de route, solides, roues assez grandes avec des portes bagages pour le matériel.
Justement le matériel, venons-en : juste ce qu'il faut pour 7 jours de vélo/camping : 1 tente pour 2, deux sacs de couchage, quelques habits (pas trop), 1 livre chacun, trousse de toilette, chargeurs pour portables, kit de réparation vélo (très basique)... et peut-être 2 ou 3 objets que j'oublie, mais l'idée est de voyager léger, afin de porter le moins possible durant le voyage !
Nous avons fait du camping chaque jour. Le long du Rhône il est assez facile de trouver des campings, pas chers qui plus est ! Le matin même nous fixions notre point d'arrivée pour le soir (en fonction des campings à disposition la plupart du temps) et nous appelions dans la journée pour réserver. Nous avons toujours réussi à avoir une place directement (a part en arrivant sur la côte méditerranéenne, mais nous aurions pu nous en douter avant 😛).
Au niveau des dépenses, nous dormions en camping le soir (entre 15 et 25€ l'emplacement pour 2) et nous faisions soit pic-nique soit restaurant. Pour le reste, pas vraiment d'autres dépenses à part quelques babioles ici et là. Au total, nous avons dépensé environ 500€ pour deux en 7 jours (donc 35€/ personne / jour). Je pense qu'il est possible de faire moins que ça, car nous avions décider de ne pas nous restreindre sur les restaurants et le prix des campings.
Pour nous, la partie la plus belle a été celle entre Genève et Lyon ! Le Rhône y est encore quelques peu sauvage, ses berges également. Pas trop de route, autoroute, trains, usines, centrales aux alentours... de la nature et du calme. On s'éloigne progressivement des Alpes pour arriver de plus en plus au sud. C'était vraiment une partie magnifique. On a également apprécié la "vallée du Rhône" après Lyon. L’enchaînement des dizaines de ponts suspendus et des petits villages tous plus beaux les uns que les autres, ça nous a vraiment enchanté.
Le moment le plus compliqué a été la sortie de Lyon... Plus de Via Rhôna sur un long tronçon, obligé d'alterner les routes, le trafic, le danger, la pollution... il a fallut attendre Givors, plus au sud, pour enfin retrouver le calme de la piste et le Rhône qui nous montre le chemin. Egalement, après Lyon, le Rhône s'industrialise en peu +, on passe souvent les barrages, usines et centrales électriques. Mais ce n'est vraiment qu'un petit détail, l'exception qui confirme la règle de cette magnifique via Rhôna.
La Via Rhôna, c'est un moyen superbe de voir comment l'eau des montagnes du lac Léman s'écoule, chemine, se faufile sur des centaines de KM pour arriver dans la Mer. Avec ce voyage, on se rapproche aussi du Rhône, il devient notre complice, notre guide. Aussi, on traverse une belle partie de la France, avec son charme, ses petits villages. C'est la France qu'on aime et ça fait du bien de faire du tourisme dans son propre pays.
Voilà pour notre petit carnet de voyage. Je n'ai pas détaillé nos journée trop précisément car tout le monde suivra le même itinéraire et chacun est libre d'y aller à son rythme :) Toutefois, je reste à disposition pour répondre à tout type de question (logistique, technique, itinéraires etc...) c'est avec grand plaisir que j'y répondrai.
Je vous laisse avec la vidéo de notre parcours, j'ai également réalisé la musique, j'espère que le tout vous plaira : www.youtube.com/watch?v=x_cpBro6Df8
Bon voyage,
Flo
Voici la vidéo intégrale de notre parcours : www.youtube.com/watch?v=x_cpBro6Df8
Nous ne sommes pas des cyclistes aguerris, nous aimons le vélo et ce voyage était notre 1er gros trip en cyclo-tourisme. Au niveau de nos vélos (voir photo) , nous avions des vélos de route, solides, roues assez grandes avec des portes bagages pour le matériel.
Justement le matériel, venons-en : juste ce qu'il faut pour 7 jours de vélo/camping : 1 tente pour 2, deux sacs de couchage, quelques habits (pas trop), 1 livre chacun, trousse de toilette, chargeurs pour portables, kit de réparation vélo (très basique)... et peut-être 2 ou 3 objets que j'oublie, mais l'idée est de voyager léger, afin de porter le moins possible durant le voyage !
Nous avons fait du camping chaque jour. Le long du Rhône il est assez facile de trouver des campings, pas chers qui plus est ! Le matin même nous fixions notre point d'arrivée pour le soir (en fonction des campings à disposition la plupart du temps) et nous appelions dans la journée pour réserver. Nous avons toujours réussi à avoir une place directement (a part en arrivant sur la côte méditerranéenne, mais nous aurions pu nous en douter avant 😛).
Au niveau des dépenses, nous dormions en camping le soir (entre 15 et 25€ l'emplacement pour 2) et nous faisions soit pic-nique soit restaurant. Pour le reste, pas vraiment d'autres dépenses à part quelques babioles ici et là. Au total, nous avons dépensé environ 500€ pour deux en 7 jours (donc 35€/ personne / jour). Je pense qu'il est possible de faire moins que ça, car nous avions décider de ne pas nous restreindre sur les restaurants et le prix des campings.
Pour nous, la partie la plus belle a été celle entre Genève et Lyon ! Le Rhône y est encore quelques peu sauvage, ses berges également. Pas trop de route, autoroute, trains, usines, centrales aux alentours... de la nature et du calme. On s'éloigne progressivement des Alpes pour arriver de plus en plus au sud. C'était vraiment une partie magnifique. On a également apprécié la "vallée du Rhône" après Lyon. L’enchaînement des dizaines de ponts suspendus et des petits villages tous plus beaux les uns que les autres, ça nous a vraiment enchanté.
Le moment le plus compliqué a été la sortie de Lyon... Plus de Via Rhôna sur un long tronçon, obligé d'alterner les routes, le trafic, le danger, la pollution... il a fallut attendre Givors, plus au sud, pour enfin retrouver le calme de la piste et le Rhône qui nous montre le chemin. Egalement, après Lyon, le Rhône s'industrialise en peu +, on passe souvent les barrages, usines et centrales électriques. Mais ce n'est vraiment qu'un petit détail, l'exception qui confirme la règle de cette magnifique via Rhôna.
La Via Rhôna, c'est un moyen superbe de voir comment l'eau des montagnes du lac Léman s'écoule, chemine, se faufile sur des centaines de KM pour arriver dans la Mer. Avec ce voyage, on se rapproche aussi du Rhône, il devient notre complice, notre guide. Aussi, on traverse une belle partie de la France, avec son charme, ses petits villages. C'est la France qu'on aime et ça fait du bien de faire du tourisme dans son propre pays.
Voilà pour notre petit carnet de voyage. Je n'ai pas détaillé nos journée trop précisément car tout le monde suivra le même itinéraire et chacun est libre d'y aller à son rythme :) Toutefois, je reste à disposition pour répondre à tout type de question (logistique, technique, itinéraires etc...) c'est avec grand plaisir que j'y répondrai.
Je vous laisse avec la vidéo de notre parcours, j'ai également réalisé la musique, j'espère que le tout vous plaira : www.youtube.com/watch?v=x_cpBro6Df8
Bon voyage,
Flo
bonjour,
j'aimerai faire un périple début juillet de Paris à Nice en vélo ; pour cela je cherche des routes peu fréquentés par les voitures mais j'ai du mal a établir mon trajet il existait un livre : vélo buissonnier de paris à Nice (auteur Dominique PELASSY) mais après m être renseignée il n'est plus édité .... Dommage il avait l'air très bien. Je compte faire approximativement 150 kms par jour est ce que quelqu'un pourrait m'aider à trouver les routes où rouler pour organiser mon voyage je vous remercie cordialement Michèle
j'aimerai faire un périple début juillet de Paris à Nice en vélo ; pour cela je cherche des routes peu fréquentés par les voitures mais j'ai du mal a établir mon trajet il existait un livre : vélo buissonnier de paris à Nice (auteur Dominique PELASSY) mais après m être renseignée il n'est plus édité .... Dommage il avait l'air très bien. Je compte faire approximativement 150 kms par jour est ce que quelqu'un pourrait m'aider à trouver les routes où rouler pour organiser mon voyage je vous remercie cordialement Michèle
Bonjour à tous,
Avec mon ami nous aimerions faire un périple en vélo sur la Vélodyssée, de Nantes à Lacanau (+ Bordeaux). Nous avons commencé à établir notre itinéraire, mais n'ayant jamais fait de voyage en vélo, nous ne savons pas si nos étapes ne sont pas un peu trop ambitieuses, vu que nous n'avons pas planifié de jour sans vélo. Nous avons 28 et 30 ans, plutôt sportifs, nous faisons du vélo tous les jours pour aller au travail mais sur de courtes distances.
Voici notre itinéraire : Jour 1 : Nantes - Pornic (86,7 km) Jour 2 : Pornic - Noirmoutier (57,5km) Jour 3 : Noirmoutier - Les Sables d'Olonne (72,6km) Jour 4 : Les Sables d'Olonne - St Michel en l'Herm (70,1km) Jour 5 : St Michel en l'Herm - La Rochelle (48,8km) Jour 6 : La Rochelle - Marennes (77,5km) Jour 7 : Marennes - Royan (45,9km) Jour 8 : Royan - Lacanau (82km) Jour 9 : Lacanau - Bordeaux (60km)
Nous pensons faire cet itinéraire début avril. En lisant les sujets sur le forum, je vois plutôt des gens qui ont fait la vélodyssée à partir de mai/juin et l'été. Nous serons parés pour la pluie, mais pensez-vous qu'avril est une bonne période?
Tous les avis, conseils sont les bienvenus!
Avec mon ami nous aimerions faire un périple en vélo sur la Vélodyssée, de Nantes à Lacanau (+ Bordeaux). Nous avons commencé à établir notre itinéraire, mais n'ayant jamais fait de voyage en vélo, nous ne savons pas si nos étapes ne sont pas un peu trop ambitieuses, vu que nous n'avons pas planifié de jour sans vélo. Nous avons 28 et 30 ans, plutôt sportifs, nous faisons du vélo tous les jours pour aller au travail mais sur de courtes distances.
Voici notre itinéraire : Jour 1 : Nantes - Pornic (86,7 km) Jour 2 : Pornic - Noirmoutier (57,5km) Jour 3 : Noirmoutier - Les Sables d'Olonne (72,6km) Jour 4 : Les Sables d'Olonne - St Michel en l'Herm (70,1km) Jour 5 : St Michel en l'Herm - La Rochelle (48,8km) Jour 6 : La Rochelle - Marennes (77,5km) Jour 7 : Marennes - Royan (45,9km) Jour 8 : Royan - Lacanau (82km) Jour 9 : Lacanau - Bordeaux (60km)
Nous pensons faire cet itinéraire début avril. En lisant les sujets sur le forum, je vois plutôt des gens qui ont fait la vélodyssée à partir de mai/juin et l'été. Nous serons parés pour la pluie, mais pensez-vous qu'avril est une bonne période?
Tous les avis, conseils sont les bienvenus!
bonjour,
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Pourquoi faire du vélo (VTT) le long du canal entre les 2 mers : latéral à la Garonne de Bordeaux à Toulouse, du Midi de Toulouse à la Méditerranée ?
Ce canal ayant étant créé pour relier la Méditerranée à l'Atlantique sans faire le tour de l'Espagne, a sur toute sa longueur un ancien chemin de halage (pour tirer les barges). Comme ce chemin est interdit à la circulation (sauf aux véhicule de service des Voies Navigables de France), il n'y circule pas d'automobile (c'est dangereux, bruyant et ça pue). Le canal d'entre les 2 mers a été réalisé pour le transport de marchandise, il traverse donc un grand nombre de villes que vous pouvez découvrir sans vous intégrer dans la circulation. Vous pouvez vous y ravitailler ou y dormir. Vous découvrirez les paysages variés de la campagne toujours dans la sérénité apportée par le calme et le lent écoulement de l'eau du canal. Le plus souvent à l'ombre des arbres qui ont été planter pour retenir les berges par leur racines. Il vous suffit de suivre le tracé de ce ruban bleu ou plutôt vert sans avoir à consulter une carte pour suivre son itinéraire. Mais surtout l'avantage majeur c'est que c'est plat ! Bien sûr sur le canal du Midi l'eau descend depuis le seuil de partage des eaux de Naurouze à l'Est vers la Méditerranée et descend à l'Ouest vers Toulouse. Bien sûr sur le Canal latéral à la Garonne l'eau s'écoule vers Bordeaux. Mais cette pente est pratiquement imperceptible et c'est un atout majeur lorsque l'on veut voyager en vélo plusieurs jours avec des bagages.
Quand je dis vélo je devrais plutôt dire VTT car si le chemin de halage a par endroit été remplacé par une piste cyclable goudronnée il ressemble le plus souvent à un chemin de terre parfois agréable à rouler parfois empierré et souvent encombré par les racines des magnifiques arbres qui le bordent. Depuis que le canal a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, des aménagements sont en cours mais ce n'est pas demain que l'on pourra joindre Bordeaux à Sète en vélo de course. Et j'ai peur que les premières parties de la chaussée soient dégradées avant que le reste soit terminé. On peut d'ailleurs tomber sur des travaux en cours pour la réalisation de cette piste cyclable. C'est ce qui m'est arrivé lors de ce printemps 2007 en avance.
Dimanche 11/03 Valence d'Agen 08h15 Toulouse (Rangueil) 16h30 97 Km en 8h15 6h sur le vélo Départ sur le chemin récemment goudronné le long du Canal Latéral à la Garonne, les premières écluses et en approchant de Moissac la piste devient un billard jusqu'à Castelsarrasin où après le port Cousteau on retrouve le classique chemin de halage en terre avec ses cailloux, ses racines et ses trous de ragondin. Enfin pas pour longtemps car je tombe sur les ornières crées par les tractopelles et les bulldozers qui heureusement sont en repos dominical. Un tas de gravats plus haut que moi barre toute la largeur du chemin. Je ne souhaite pas faire demi-tour pour retrouver le précédent pont et rouler sur l'autre rive pas plus praticable (herbe dense). Pas facile de porter un vélo avec des sacoches pleines alors je le hisse et passe plusieurs monticules. Je continue parfois à pied ne sachant pas jusqu'où se font les travaux. Autre bulldozer, heureusement que le terrain est sec. En fait les travaux vont jusqu'à Montech et le chemin est impraticable. Je conseille donc de prendre la N113 qui est parallèle (c'est ce que j'ai fait au retour). A Montech la célèbre pente d'eau est au repos en attendant les touristes. Pour de nombreux kilomètres je retrouve le traditionnel chemin de halage. Puis plus on approche de Toulouse plus le revêtement s'améliore et plus il y a de cyclistes et de piétons jusqu'au centre ville où y a un trafic incessant de cyclistes surtout d'étudiants en allant sur Rangueil.
Lundi 12/03 Rangueil 09h10 Revel 16h30 86 Km en 7h20 5h30 sur le vélo Dés que l'on arrive sur Toulouse, on effectue un 90° pour suivre le raccordement entre le canal latéral et le canal du Midi. Direction Est on passe devant la péniche qui vend les célèbres souvenirs à la Violette de Toulouse. Une véritable piste cyclable a été réalisée pendant 50 Km jusqu'à Port Lauragais. C'est un vrai bonheur pour les Toulousains et les voyageurs. Des sanitaires ont été installés ou partagés avec les aires de repos de l'autoroute. Ce qui permet de s'approvisionner en eau (Bien sûr les vélos sont interdits sur aires ASF mais des supports judicieusement placés permettent d'attacher sa monture et de rentrer à pied). A port Lauragais c'est encore une aire de repos qui se partage entre usagers de l'autoroute, de la piste cyclable et les navigateurs. On trouve ici cafétéria, restaurant et hôtel, boutique de souvenirs régionaux. Mais le grand plaisir c'est d'arriver au seuil de partage des eaux de Naurouze où l'eau s'écoule d'un côté vers la méditerranée et de l'autre vers l'Atlantique. Là j'ai décidé de quitté le canal du Midi qui continue vers Castelnaudary avec un chemin de halage beaucoup moins roulant pour suivre la Rigole qui alimente le canal en eau depuis le bassin de Saint Ferréol. Pour moi ce fut un retour à la source un peu comme un pèlerinage en hommage au génial Pierre Paul Riquet concepteur de ce magnifique ouvrage. J'ai donc suivi le sentier de service qui longe la rigole. C'est en fait une variante de GR 653 qui mène à Revel en longeant ce cours d'eau artificiel. Il est alimenté en eau de la Montagne Noire et je craignais de devoir suivre une pente importante. Il n'en est rien car la rigole serpente sur 40 Km en s'écoulant doucement sous les arbres. C'est mieux qu'en rêve : un chemin de terre assez roulant avec le crissement de feuilles ou des épines des pins sous les roues sur lequel je n'ai croisé que quelques pêcheurs... Et pour soulager les fesses douloureuses les derniers km sont en terre battue, un paradis (Moto quad s'abstenir) où l'on croise davantage de promeneurs et cyclistes.
Mardi 13/03 Après une nuit réconfortante à Revel j'ai attaqué la matinée par le tour à pied du Lac de St Ferréol. Une randonnée de 10 km très agréable que je déconseille au Vététistes à moins d'avoir le pied montagnard et le mollet musclé. Sinon vous pouvez aussi vous y rendre par la route. Il y a au moins 2 hôtels prés du lac. Après-midi début du retour vers Le Tarn et Garonne par le même chemin avec le même plaisir.
Total 378 km de souffrance et de bonheur pour lesquels je dois remercier les conseils généraux et régionaux qui subventionnent, les VNF qui entretiennent et les bénévoles qui balisent les chemins de randonnée. Et tu ne crois pas que tu exagères un peu avec tes 378 km de bonheur et le paradis de la rigole ?
Bon c'est vrai que ce n'était pas toujours aussi idyllique parfois le chemin était carrément pierrique... mais j'ai eu un temps magnifique et les paysages sont si beaux (eau, soleil, végétation)… Sous la pluie ou dans la boue c'eut été moins drôle. Là tu déblogues complément çà veut dire quoi pierrique ?
Pierrique c'est pire que pierreux. J'en connais un Pierrick et c'est un dur. Et pourquoi Facteur4 ?
C'est l'objectif pour la France de réduire par 4 l'émission de gaz à effet de serre pour 2050. J'y participe en allant travailler 3 fois sur 4 en vélo. Et ton cassoulet ?
Là je plaide coupable. J'ai mangé le meilleur cassoulet de ma vie à l'hôtel du Midi à Revel. Mais il a été très productif en méthane. J'ai eu tellement mal au ventre que cela m'a empêché de dormir et que j'ai écrit mes cartes postales entre 3 et 4h du mat. Que de bons souvenirs !
Ce canal ayant étant créé pour relier la Méditerranée à l'Atlantique sans faire le tour de l'Espagne, a sur toute sa longueur un ancien chemin de halage (pour tirer les barges). Comme ce chemin est interdit à la circulation (sauf aux véhicule de service des Voies Navigables de France), il n'y circule pas d'automobile (c'est dangereux, bruyant et ça pue). Le canal d'entre les 2 mers a été réalisé pour le transport de marchandise, il traverse donc un grand nombre de villes que vous pouvez découvrir sans vous intégrer dans la circulation. Vous pouvez vous y ravitailler ou y dormir. Vous découvrirez les paysages variés de la campagne toujours dans la sérénité apportée par le calme et le lent écoulement de l'eau du canal. Le plus souvent à l'ombre des arbres qui ont été planter pour retenir les berges par leur racines. Il vous suffit de suivre le tracé de ce ruban bleu ou plutôt vert sans avoir à consulter une carte pour suivre son itinéraire. Mais surtout l'avantage majeur c'est que c'est plat ! Bien sûr sur le canal du Midi l'eau descend depuis le seuil de partage des eaux de Naurouze à l'Est vers la Méditerranée et descend à l'Ouest vers Toulouse. Bien sûr sur le Canal latéral à la Garonne l'eau s'écoule vers Bordeaux. Mais cette pente est pratiquement imperceptible et c'est un atout majeur lorsque l'on veut voyager en vélo plusieurs jours avec des bagages.
Quand je dis vélo je devrais plutôt dire VTT car si le chemin de halage a par endroit été remplacé par une piste cyclable goudronnée il ressemble le plus souvent à un chemin de terre parfois agréable à rouler parfois empierré et souvent encombré par les racines des magnifiques arbres qui le bordent. Depuis que le canal a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, des aménagements sont en cours mais ce n'est pas demain que l'on pourra joindre Bordeaux à Sète en vélo de course. Et j'ai peur que les premières parties de la chaussée soient dégradées avant que le reste soit terminé. On peut d'ailleurs tomber sur des travaux en cours pour la réalisation de cette piste cyclable. C'est ce qui m'est arrivé lors de ce printemps 2007 en avance.
Dimanche 11/03 Valence d'Agen 08h15 Toulouse (Rangueil) 16h30 97 Km en 8h15 6h sur le vélo Départ sur le chemin récemment goudronné le long du Canal Latéral à la Garonne, les premières écluses et en approchant de Moissac la piste devient un billard jusqu'à Castelsarrasin où après le port Cousteau on retrouve le classique chemin de halage en terre avec ses cailloux, ses racines et ses trous de ragondin. Enfin pas pour longtemps car je tombe sur les ornières crées par les tractopelles et les bulldozers qui heureusement sont en repos dominical. Un tas de gravats plus haut que moi barre toute la largeur du chemin. Je ne souhaite pas faire demi-tour pour retrouver le précédent pont et rouler sur l'autre rive pas plus praticable (herbe dense). Pas facile de porter un vélo avec des sacoches pleines alors je le hisse et passe plusieurs monticules. Je continue parfois à pied ne sachant pas jusqu'où se font les travaux. Autre bulldozer, heureusement que le terrain est sec. En fait les travaux vont jusqu'à Montech et le chemin est impraticable. Je conseille donc de prendre la N113 qui est parallèle (c'est ce que j'ai fait au retour). A Montech la célèbre pente d'eau est au repos en attendant les touristes. Pour de nombreux kilomètres je retrouve le traditionnel chemin de halage. Puis plus on approche de Toulouse plus le revêtement s'améliore et plus il y a de cyclistes et de piétons jusqu'au centre ville où y a un trafic incessant de cyclistes surtout d'étudiants en allant sur Rangueil.
Lundi 12/03 Rangueil 09h10 Revel 16h30 86 Km en 7h20 5h30 sur le vélo Dés que l'on arrive sur Toulouse, on effectue un 90° pour suivre le raccordement entre le canal latéral et le canal du Midi. Direction Est on passe devant la péniche qui vend les célèbres souvenirs à la Violette de Toulouse. Une véritable piste cyclable a été réalisée pendant 50 Km jusqu'à Port Lauragais. C'est un vrai bonheur pour les Toulousains et les voyageurs. Des sanitaires ont été installés ou partagés avec les aires de repos de l'autoroute. Ce qui permet de s'approvisionner en eau (Bien sûr les vélos sont interdits sur aires ASF mais des supports judicieusement placés permettent d'attacher sa monture et de rentrer à pied). A port Lauragais c'est encore une aire de repos qui se partage entre usagers de l'autoroute, de la piste cyclable et les navigateurs. On trouve ici cafétéria, restaurant et hôtel, boutique de souvenirs régionaux. Mais le grand plaisir c'est d'arriver au seuil de partage des eaux de Naurouze où l'eau s'écoule d'un côté vers la méditerranée et de l'autre vers l'Atlantique. Là j'ai décidé de quitté le canal du Midi qui continue vers Castelnaudary avec un chemin de halage beaucoup moins roulant pour suivre la Rigole qui alimente le canal en eau depuis le bassin de Saint Ferréol. Pour moi ce fut un retour à la source un peu comme un pèlerinage en hommage au génial Pierre Paul Riquet concepteur de ce magnifique ouvrage. J'ai donc suivi le sentier de service qui longe la rigole. C'est en fait une variante de GR 653 qui mène à Revel en longeant ce cours d'eau artificiel. Il est alimenté en eau de la Montagne Noire et je craignais de devoir suivre une pente importante. Il n'en est rien car la rigole serpente sur 40 Km en s'écoulant doucement sous les arbres. C'est mieux qu'en rêve : un chemin de terre assez roulant avec le crissement de feuilles ou des épines des pins sous les roues sur lequel je n'ai croisé que quelques pêcheurs... Et pour soulager les fesses douloureuses les derniers km sont en terre battue, un paradis (Moto quad s'abstenir) où l'on croise davantage de promeneurs et cyclistes.
Mardi 13/03 Après une nuit réconfortante à Revel j'ai attaqué la matinée par le tour à pied du Lac de St Ferréol. Une randonnée de 10 km très agréable que je déconseille au Vététistes à moins d'avoir le pied montagnard et le mollet musclé. Sinon vous pouvez aussi vous y rendre par la route. Il y a au moins 2 hôtels prés du lac. Après-midi début du retour vers Le Tarn et Garonne par le même chemin avec le même plaisir.
Total 378 km de souffrance et de bonheur pour lesquels je dois remercier les conseils généraux et régionaux qui subventionnent, les VNF qui entretiennent et les bénévoles qui balisent les chemins de randonnée. Et tu ne crois pas que tu exagères un peu avec tes 378 km de bonheur et le paradis de la rigole ?
Bon c'est vrai que ce n'était pas toujours aussi idyllique parfois le chemin était carrément pierrique... mais j'ai eu un temps magnifique et les paysages sont si beaux (eau, soleil, végétation)… Sous la pluie ou dans la boue c'eut été moins drôle. Là tu déblogues complément çà veut dire quoi pierrique ?
Pierrique c'est pire que pierreux. J'en connais un Pierrick et c'est un dur. Et pourquoi Facteur4 ?
C'est l'objectif pour la France de réduire par 4 l'émission de gaz à effet de serre pour 2050. J'y participe en allant travailler 3 fois sur 4 en vélo. Et ton cassoulet ?
Là je plaide coupable. J'ai mangé le meilleur cassoulet de ma vie à l'hôtel du Midi à Revel. Mais il a été très productif en méthane. J'ai eu tellement mal au ventre que cela m'a empêché de dormir et que j'ai écrit mes cartes postales entre 3 et 4h du mat. Que de bons souvenirs !
Je prépare un départ à vélo pour faire l eurovelo 6 au depart de Saint Nazaire jusque la mer noire début mai 2016. Je pars seule et j aimerais avoir des conseils sur l'itineraire, comment obtenir les cartes . . et toutes informations sur ce trajet
Est ce possible de camper tout le long du voyage ? Combien faut il compter de temps ?
Merci de vos reponses
bonjour, je souhaite vers l'Eurovélo6 le long du Danube avec un départ vers le 20 août 2010;
j'ai deux questions, y a-t-il un volontaire pour m'accompagner ?
Et l'autre question, si je fais l'eurovélo6 dans le sens mer noire vers la france, quels sont les inconvénients?
Voilà, je souhaite partir de la mer noire et revenir en france en vélo; certains cyclos m'ont signalé que j'allais avoir le vent défavorable, alors j'aimerais vos avis, est ce vraiment un gros problème? merci André
Et l'autre question, si je fais l'eurovélo6 dans le sens mer noire vers la france, quels sont les inconvénients?
Voilà, je souhaite partir de la mer noire et revenir en france en vélo; certains cyclos m'ont signalé que j'allais avoir le vent défavorable, alors j'aimerais vos avis, est ce vraiment un gros problème? merci André
Bonjour Cyclistes,
Au mois d’août, je compte effectuer Lyon Venise en 3 semaines en autonomie.
Mon itinéraire initial :
- De l’aéroport, je compte suivre la Saône jusqu’à Chalon-sur-Saône pour une distance approximative de 150 km
- Chalon-sur-Saône à Bâle par la Eurovélo 6 http://veloroute6.free.fr/accueil.htm et www.eurovelo6.org (+/- 330km)
- Bâle à Lindau par la route du Rhin, contournement du lac Constance du côté allemand www.veloland.ch et www.bodensee-koenigssee-radweg (+/-225km)
- Lindau à Fussen par la voie Bodensee-Konigssee www.bodensee-koenigssee-radweg.de/en/ (+/-125km)
- Fussen à Venise par l’ancienne voie romaine la Via Claudia Augusta www.viaclaudia.org (+/- 400km)
Pour un total d’environ 1250km
Bon là… je me pose des questions existentielles … Je compte effectuer la EV6 d’ici quelques années… Le lac Constance semble être très touristiques et je ne suis pas très foule… Bref… j’envisage de changer mon itinéraire et suivre la ViaRhôna jusqu’à Genève pour prendre ensuite la Route des Lacs jusqu’à Lindau. Est-ce une bonne alternative? Est-ce qu’il y a des tronçons à éviter? Où est-ce que je peux acheter le guide no 9 en arrivant en Suisse? Les campings sont-ils aussi bien qu’en France? Sont-ils aussi nombreux, annoncés et facilement accessibles (je déteste chercher!)? Les coups de cœur à ne pas manquer et qui valent le détour?
Les questions sur la Via Claudia Augusta vont suivre lorsquej’aurai reçu le guide Bikeline mais avez-vous une suggestion d’hébergement hôtel pas trop cher ou camping à proximité de l’aéroport à Venise?
En attentes de vos infos!
Bonsoir à tous,
Durant les grandes vacances j'ai pour projet de faire un petit "road trip" a vélo dans la France durant 1 semaine ou un peu plus. 🙂
Je compte faire environ 80/100 km par jour.
Je partirais de Lille en train jusqu'a une certaine destination ou commencerais le road trip puis a l'arrivé dans une grande ville, une bonne centaine de km plus tard, je retournerais dans le nord.
Alors voila ma question :
Avez vous des trajets sympas avec des paysages sympas à me proposer (avec véloroute) ? Et si vous avez deja utilisé ces véloroutes, est il facile de se reperer ?
Merci d'avance 😉 Clément !
Alors voila ma question :
Avez vous des trajets sympas avec des paysages sympas à me proposer (avec véloroute) ? Et si vous avez deja utilisé ces véloroutes, est il facile de se reperer ?
Merci d'avance 😉 Clément !
Bonjour tout le monde !
J'essai de commencer à préparer un ptit tour d'Europe avec option Turquie/Iran sur 3 à 6 mois en autonomie moyenne (=camping quand possible, auberge ou hotel sinon). J'ai déjà le vélo, un paquet de pates et deux jambes, donc je me trouve bien partis 😉 Mais pour les sacoches, je vois que le standard semble être environ 50L à l'arrière + 25L à l'avant + 5L au guidon. ça fait quand même 80L, ce qui me parait énorme comparé à une rando pédestre (j'utilise normalement un sac de 60L quand je me promène à pieds).
Vous utilisez vraiment tout ce volume ? ou vous gardez de la réserve pour ramener des souvenirs 😄 ?
Au passage si vous avez des adresses pour trouver des sacoches de bonne qualité (ortlieb, vaude au autre) d'occasion, je suis preneur ! EBay n'a pas l'air très bien pourvu...
Et tant que j'y suis, je ne trouve pas non plus de cartes détaillées des itinéraires eurovélo, il n'y a rien de centralisé ou je suis mauvais ?
J'essai de commencer à préparer un ptit tour d'Europe avec option Turquie/Iran sur 3 à 6 mois en autonomie moyenne (=camping quand possible, auberge ou hotel sinon). J'ai déjà le vélo, un paquet de pates et deux jambes, donc je me trouve bien partis 😉 Mais pour les sacoches, je vois que le standard semble être environ 50L à l'arrière + 25L à l'avant + 5L au guidon. ça fait quand même 80L, ce qui me parait énorme comparé à une rando pédestre (j'utilise normalement un sac de 60L quand je me promène à pieds).
Vous utilisez vraiment tout ce volume ? ou vous gardez de la réserve pour ramener des souvenirs 😄 ?
Au passage si vous avez des adresses pour trouver des sacoches de bonne qualité (ortlieb, vaude au autre) d'occasion, je suis preneur ! EBay n'a pas l'air très bien pourvu...
Et tant que j'y suis, je ne trouve pas non plus de cartes détaillées des itinéraires eurovélo, il n'y a rien de centralisé ou je suis mauvais ?
salut à tous les vététistes!
à 45 ans j'ai un rêve (peu être un peu fou) en tous cas je vais m'efforcer de l'assouvir! je suis en bonne forme physique, et j'aimerai faire le chemin de St Jacques de Compostelle au départ du Puy-en Velay! Alors je sais il y a plein de sites qui en parlent, mais moi j'ai besoin de rentrer en contact avec des gens qui l'ont vraiment réalisé!! des gens qui l'on vraiment vécu de l'intérieur!! avec leurs tripes!! (pas des marcheurs, que je respecte au plus haut point!! des vététistes!!) Notament 2 ou 3 questions, malgrè la lecture de quasiment tous les sites, restent sans réponse: combien de temps faut-il environ, nom de dieu, pour faire l'aller et le retour en tenant compte que le retour sera fait en train, autocar ou autre? dois-je transporter ma tente par sécurité ou vais-je rencontrer des campings tout au long du périple? le parcours est fait de routes, ou de chemins? j'ai une sainte horreur de faire de la route bitumée, c'est dangeureux pour les vélos!! et enfin dernière question récurente: quel niveau de vtt faut-il pour m'aventurer dans cette aventure!!
Voilà, je sais, j'ai été un peu long mais si quelqu'un pouvait m'aider!! pourquoi pas trouver un (ou plusieurs!!) partenaires pour accomplir ce voyage!! CIAO à tous et à toutes bye
Bonjour,
cet été j'ai l'intention d'entreprendre pour la première foi une randonnée à vélo de deux semaines. Je ne suis pas une cycliste régulière et ce qui m'attire n'est pas le vélo en lui-même mais le voyage qui va avec. En fait, je dois avouer que mon idée initiale était une randonnée pédestre. Donc pour moi, pas de grosses étapes, mais plutôt de petites journées qui me font bouger et voir un peu de pays chaque jour.
Seulement voilà. Je suis absolument novice et n'ait aucune idée des distances que je peux espérer parcourir quotidiennement. Je suis assez sportive. Si vous pouviez me donner des indications, des chiffres qui me donnent un peu une idée de ce que je peux compter parcourir pour faire de petites étapes chaque jours, qui me font passer entre 4 et 6 heures sur selle quotidiennement.
Et puis, niveau matos, je suis un peu perdue. D'abord, est-ce que mon vélo est adapté? C'est un vélo type VTT bas de gamme...Ma question serait plutôt est-ce qu'il y a des critères qu'un vélo de rando doit plutôt avoir ou à contrario plutôt éviter?
Aprés, au niveau des sacs que l'on met sur le vélo. J'ai lu quelque part qu'il ne fallait pas se charger trop inégalement entre l'avant et l'arrière. Il va me falloir investir dans des sacs et portes bagages. Est-ce qu'il y a des pièges à éviter? Des trucs à ne pas oublier?
Une question qui s'écarte un peu du côté vélo, c'est la tente. Je me pose la question de la qualité des tentes queshua "2 secondes", celles qui se montent très rapidement. Le côté "je sors ma tente de son sac, je plante les sardine et c'est monté" est très séduisant. Au début, ces tentes étaient lourdes et encombrantes, aujourd'hui les modèles "lights" deviennent intéressants. Mais qu'est-ce que ça vaut vraiment?
Pour ce qui est du matériel, il me semble que j'ai dit tout ce qui m'était venu à l'esprit pour le moment. C'est sur l'Allemagne que j'ai jeté mon dévolu. L'Allemagne du Sud et la forêt Noire, plus exactement. Je partirais de Bâle. Je ne connais absolument pas ce coin. Si certains ont des infos, des plans sympas, des itinéraires à me conseiller...
Et si vous avez n'importe quelle remarque que ce soit à me faire...
Merci d'avance!
Zoé
cet été j'ai l'intention d'entreprendre pour la première foi une randonnée à vélo de deux semaines. Je ne suis pas une cycliste régulière et ce qui m'attire n'est pas le vélo en lui-même mais le voyage qui va avec. En fait, je dois avouer que mon idée initiale était une randonnée pédestre. Donc pour moi, pas de grosses étapes, mais plutôt de petites journées qui me font bouger et voir un peu de pays chaque jour.
Seulement voilà. Je suis absolument novice et n'ait aucune idée des distances que je peux espérer parcourir quotidiennement. Je suis assez sportive. Si vous pouviez me donner des indications, des chiffres qui me donnent un peu une idée de ce que je peux compter parcourir pour faire de petites étapes chaque jours, qui me font passer entre 4 et 6 heures sur selle quotidiennement.
Et puis, niveau matos, je suis un peu perdue. D'abord, est-ce que mon vélo est adapté? C'est un vélo type VTT bas de gamme...Ma question serait plutôt est-ce qu'il y a des critères qu'un vélo de rando doit plutôt avoir ou à contrario plutôt éviter?
Aprés, au niveau des sacs que l'on met sur le vélo. J'ai lu quelque part qu'il ne fallait pas se charger trop inégalement entre l'avant et l'arrière. Il va me falloir investir dans des sacs et portes bagages. Est-ce qu'il y a des pièges à éviter? Des trucs à ne pas oublier?
Une question qui s'écarte un peu du côté vélo, c'est la tente. Je me pose la question de la qualité des tentes queshua "2 secondes", celles qui se montent très rapidement. Le côté "je sors ma tente de son sac, je plante les sardine et c'est monté" est très séduisant. Au début, ces tentes étaient lourdes et encombrantes, aujourd'hui les modèles "lights" deviennent intéressants. Mais qu'est-ce que ça vaut vraiment?
Pour ce qui est du matériel, il me semble que j'ai dit tout ce qui m'était venu à l'esprit pour le moment. C'est sur l'Allemagne que j'ai jeté mon dévolu. L'Allemagne du Sud et la forêt Noire, plus exactement. Je partirais de Bâle. Je ne connais absolument pas ce coin. Si certains ont des infos, des plans sympas, des itinéraires à me conseiller...
Et si vous avez n'importe quelle remarque que ce soit à me faire...
Merci d'avance!
Zoé
Bonjour bonjour !
Après avoir réfléchis aux destinations possibles pour un mois de vélo sur juillet-août (voir la discussion " destination et itinéraire pour un mois à vélo cet été"), mon ami et moi avons eu l'idée des pays baltes... qu'en pensez vous ?? si vous pouvez me donner des info sur ces pays (dormir manger se déplacer...), sur les coins sympas, les risques (ou pas) du vélo, l'équipement à prévoir, etc...
merci d'avance PS nous n'avons plus q'un petit mois pour décider de l'itinéraire et nous équiper...la panique ! alors toute aide est la bienvenue ! à+++
Après avoir réfléchis aux destinations possibles pour un mois de vélo sur juillet-août (voir la discussion " destination et itinéraire pour un mois à vélo cet été"), mon ami et moi avons eu l'idée des pays baltes... qu'en pensez vous ?? si vous pouvez me donner des info sur ces pays (dormir manger se déplacer...), sur les coins sympas, les risques (ou pas) du vélo, l'équipement à prévoir, etc...
merci d'avance PS nous n'avons plus q'un petit mois pour décider de l'itinéraire et nous équiper...la panique ! alors toute aide est la bienvenue ! à+++
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Bonjour
cet été je prévois de partir faire l'eurovelo 15 en reliant Strasbourg à Rotterdam puis peut aller jusqu'à Amsterdam.
Nous pensions dormir dans des campings le long du Rhin savez vous si cela est possible ?
J'aimerais aussi savoir combien de kilomètre pouvons nous faire en une journée sachant que nous sommes plutôt sportif.
Merci d'avance pour vos réponse Thibault
Bonjour à tous,
Je cherche des idées de parcours (pour la belle saison) sur une durée de 4 jours à 1 semaine, pour une cyclorandonnée en France dans un coin campagnard, sauvage et pas trop fréquenté, afin de pouvoir y bivouaquer en tente.
Nous partirons avec notre bébé d'1 an, en remorque Chariot. Le but est de ce faire des petites routes campagnardes peu fréquenté par les voitures....
Je pensai au Larzac, Ardèche, Lozère, Loire ?????????????????
Des idées de parcours et des remarques.
Merci d'avance
bonjour
ayant programmè ROSCOFF HENDAY je me rabat suite a pas mal de manipulation en train (horaire ::: reservation ect ....ect ...)sur un tour complet de la bretagne en juin avec en plus le canal de nantes a brest (ou de brest a nantes !!j attend votre avis pour savoir quelle option prendre )
je prends tout conseil (bivouac; camping , restos )
durèe du voyage : illimitè
je depose mon camping car a rennes et ma rando debute de ce point
merci pour vos conseils et bonne semaine
ayant programmè ROSCOFF HENDAY je me rabat suite a pas mal de manipulation en train (horaire ::: reservation ect ....ect ...)sur un tour complet de la bretagne en juin avec en plus le canal de nantes a brest (ou de brest a nantes !!j attend votre avis pour savoir quelle option prendre )
je prends tout conseil (bivouac; camping , restos )
durèe du voyage : illimitè
je depose mon camping car a rennes et ma rando debute de ce point
merci pour vos conseils et bonne semaine
Bonjour a tous et toutes
En pleine préparation pour mon voyage début avril pour le canal du midi en partant de Rochefort /mer via l'estuaire de la Gironde et le canal de la Garonne jusqu'à Béziers (a/r) je m'interrogée sur l'état de se parcourt , se qu'il ne faut pas manqué , et se qui faudrait plutôt évité , merci pour vos conseilles et ressentis .
Bonsoir,
Nous hésitions entre un beau voyage et un périple en vélo.
Pour raison de budget, ce sera périple en vélo!
Nous sommes 4 dont 2 ado de 13 ans et 16 ans, tous sportifs du week end ou en club (cyclisme, course à pieds....) et comptons donc partir de vendée (noirmoutier) vers hendaye pour cet été pour 3 semaines.
Nous aimerions alterner journée de vélo et repos(rythme 70 km à 80 par jour x 3 jours + 1 jour de repos) est ce que ce rythme est tenable?
La descente faisant 720 km, nous pourrions la faire sur 3X(3jours + 1 de repos) soit 12 jours, allez 15 jours, ce qui nous laisse 1 semaine pour faire autre chose(les pyrenées?😛)
je ne me rends pas bien compte du poids que nous aurons (nous allons installer des sacoches latérales sur les vtt)
Nous penchons sur un mixte camping (sauvage ou non) et hôtel sympatoche avec piscine ou mer à toute proximité pour les loulous(et nous aussi...😉) Le retour se fera ensuite en train vers Paris.
S'il y a des villages sur le chemin super sympa à quelques bornes de détour, on est preneur également!
J'attends vos conseils sur la route, rythme journalier, matos(quel garde boue et sacoche pour nos rockrider...) tente à prendre, fringues....tout quoi!
Bonjour à tous,
Je vous écris afin d'obtenir quelques renseignements sur le circuit EUROVELO6. Une personne l'a t-il parcouru en partie ou en totalité. Mon objectif peut être un peu présomptueux serait d'attaquer vers la frontière Française direction Vienne.
Avez vous des expériences à faire partager car les sites c'est sympa mais ça manque de témoignages..
De plus j'écris pour savoir si ce genre de voyages tenterait une autre personne, 3 semaines cet été. Car le vélo c'est sympa mais tout seul ça devient longuet...
Voilà merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt
De plus j'écris pour savoir si ce genre de voyages tenterait une autre personne, 3 semaines cet été. Car le vélo c'est sympa mais tout seul ça devient longuet...
Voilà merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt
Bonjour,
Je souhaite faire une partie de l'Eurovélo 6 bientôt. Me conseillez-vous pour cela le Garmin Edge 1000 ou 1000 explorer ? En particulier : les cartes d'Europe sont-elles incluses ? autonomie réelle ? Facilité d'utilisation ? Pour le recharger (on me parle d'un câble à acheter en plus.... Peut-on le coupler au Samsung S4 ? Merci d'avance ! Ln
Eté 2017
- Papa, je quitte la France, je pars vivre à Berlin.
- Super ma fille, comme ça j'irai te voir à vélo
Ce qui n'était au départ qu'une boutade germe peu à peu dans mon esprit. Après tout, je peux profiter de tout le temps libre que me laisse ma retraite, je fais beaucoup de vélo toute l'année, j'ai déjà fait les chemins de Compostelle à VTT... Alors pourquoi ne pas tenter l'aventure !
Pour Berlin deux possibilités - Tracer une ligne droite de Bordeaux à Berlin et la suivre au plus près par les petites routes - Composer un itinéraire qui permet de traverser les plus beaux sites, par les petites routes et les pistes cyclables.

Va pour la deuxième option en suivant le plus possible fleuves, rivières et vallées. Ce sera donc la Loire, La Saône, le Doubs, le Rhin, le Main. Pour la partie française, ce sera surtout l'eurovélo 6 jusqu'aux portes de l'Alsace. Pour la partie allemande, je vais composer avec les nombreux itinéraires cyclables qu'offre le pays, et relier entre elles des jolies villes que j'ai envie de voir. Open Cycle Map, mon outil de prédilection, me permet de visualiser tout ça avant de partir.

J'adapte mon vieux VTT qui a déjà beaucoup roulé : porte bagages de selle, sacoches, charge minimale. Pour l'hébergement, ce sera le réseau Warmshowers, Airbnb, ou Booking. Pas de tente, ça allège beaucoup. Pour le départ, ce sera Orléans.
Pour Berlin deux possibilités - Tracer une ligne droite de Bordeaux à Berlin et la suivre au plus près par les petites routes - Composer un itinéraire qui permet de traverser les plus beaux sites, par les petites routes et les pistes cyclables.

Va pour la deuxième option en suivant le plus possible fleuves, rivières et vallées. Ce sera donc la Loire, La Saône, le Doubs, le Rhin, le Main. Pour la partie française, ce sera surtout l'eurovélo 6 jusqu'aux portes de l'Alsace. Pour la partie allemande, je vais composer avec les nombreux itinéraires cyclables qu'offre le pays, et relier entre elles des jolies villes que j'ai envie de voir. Open Cycle Map, mon outil de prédilection, me permet de visualiser tout ça avant de partir.

J'adapte mon vieux VTT qui a déjà beaucoup roulé : porte bagages de selle, sacoches, charge minimale. Pour l'hébergement, ce sera le réseau Warmshowers, Airbnb, ou Booking. Pas de tente, ça allège beaucoup. Pour le départ, ce sera Orléans.
Trop frustré de projets avortés et en manque de raids au long cours à cause de cette saloperie de virus, j'ai décidé de partir quand même. Ce sera donc la suite de ma transeuropéenne démarrée il y a un an à Oslo. Voir carnet Oslo - Hambourg."Au fil du fleuve", c'est la carte offerte par "ViaRhôna magazine" et "le Dauphiné Libéré". Je viens de la recevoir.










