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Traversée de la Norvège à vélo
Bonjour

ceci est mon premier message sur ce forum donc :

Je me présente : Romain, 26 ans, bien décidé à traverser une bonne partie de la norvège l'été prochain à vélo, avec une remorque et bien perdu dans les préparatifs.

Je voudrais réussir à faire "au moins" (sic!) 2000 bornes.

La période choisie été 2009.

Certains d'entre vous ont-ils déjà fait un parcours identique? J'ai déjà fait quelques recherches etc. Je ne sais pas trop sur quelle distance par jour partir (80 à 90?) pour planifier le voyage et les étapes.

J'envisage le trajet par la route, avec un VTT en acier, qui sera chaussé d'une fourche rigide, et de pneux slicks, ou au moins de pneux VTT très roulants (maxxis larsen ou autre)

Je suis preneur des conseils et je continue à tout fouiller sur ce site
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États-Unis - Argentine, 2 ans environ sur la route à vélo
Bonjour les baroudeurs!

Nous avons besoin de conseils pour notre voyage à venir. En mars 2018 nous atterrirons aux USA, puis après avoir profité des 3 mois de l'ESTA nous descendrons vers le sud. Grosso modo nous devrions trouver sur notre route le Mexique, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine... Nous allons barouder pendant environ 2 ans (on est un peu lent :) , donc tout ce qui est itinéraire et planification se fera au fur et à mesure.

Cependant pourriez-vous nous donner un avis sur le brouillon du planning ci-dessous question de voir si on profite des bonnes météo. Notre passage au Mexique est un peu comme une zone tampon où l'on peut rester entre 3 à 6 mois pour matcher avec les météo en Amérique du Sud. Nous allons pédaler sur la côté ouest et par les fameux itinéraires que beaucoup de cyclo-voyageurs empruntent, Uyuni, l'Altiplano, le désert d'Atacama, la Carretera Austral, etc... Il faut que l'on se renseigne bien sur tout ça.

Donc nous sommes flexibles et nous avons du temps devant nous.

USA = mars avril mai Mexique = juin juillet août septembre octobre novembre Guatemala = novembre décembre Honduras = décembre Nicaragua = décembre janvier Costa = Rica janvier Panama = janvier Colombie = février Équateur = mars Pérou = avril mai juin Bolivie = juillet août Chili = Août septembre Argentine = octobre novembre décembre

Merci pour votre aide!!
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Traversée à vélo de la côte est du continent africain
Hello à tous !

Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.

Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.

Introduction :

J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.

Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.

Le trajet :

Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket

Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.

Les premiers jours :

On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.

De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.

On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.

Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.

Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.

Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.

Noël :

Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.

Cairo - Louxor :

Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.

Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.

Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.

Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.

Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.

Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.

Louxor - Aswan :

La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.

Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.

Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.

Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.

Aswan - frontière Soudanaise :

On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.

Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.

On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..

De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.

Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.

Visa :

Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.

La frontière :

Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.

Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.

Généralités sur prix/négociations :

Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.

Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."

Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.

J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.

Conclusion :

Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.

Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !

De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.

Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.

Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.

Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan

Salutations du Soudan. Clo
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Ruta 40 de San Antonio de los Cobres à Londres à vélo 600 km
11 octobre 35 km 921 m de dénivelé de San Antonio à 10 km de l’Abra del Acay

Nous venons de passer deux jours dans cette petite ville, afin que Jean-Paul se remette de sa chute. Le médecin avait préconisé 48 heures de repos minimum. Ses plaies sont en bonne voie, aucune infection ne s’est déclarée. Il faut dire qu’il a été bien soigné. Cependant ses lèvres très tuméfiées le font souffrir. En tout cas nous devons une fière chandelle à la police argentine qui nous a sortis d’un mauvais pas. San Antonio de los Cobres

Notre hostal

Donc après ces deux jours de pause, où nous avons bien mangé, presque de l’embourgeoisement, nous reprenons la route. André et moi avons aussi apprécié cet interlude, car les dix premiers jours ont été rudes, et l’accident de Jean-Paul nous a aussi secoués. Nous avons bien conscience que nous ne sommes pas passés très loin d’une grosse catastrophe.

Dans un premier temps la route est goudronnée sur 12 kilomètres. Tout semble aller pour le mieux, même si nous sommes partis tard pour une étape qui promet d’être dure. En effet, nous nous dirigeons vers l’Abra del Acay, 4895 m, le col routier le plus haut d’Amérique du Sud.

L’embranchement de la piste en direction de l’Abra del Acay est atteint. Nous nous y engageons. Elle n’est pas très roulante, gravier et sable sont une vraie gêne. Alors Jean-Paul après seulement quelques centaines de mètres, ne se sent plus de rouler dans ces conditions, car il n’a pas analysé les raisons de sa chute. Alors il nous annonce qu’il renonce. Cette décision je la ressens comme un coup de massue. Moment très douloureux, alors que nous avons préparé ce voyage depuis 8 mois, cela me paraît inconcevable de perdre l’un de nous trois en route, après moins de deux semaines. Jean-Paul part

Mais la réalité est là, et il faut bien l’accepter. Quand le moral déserte et que psychologiquement on est atteint, il n’y a d’autre alternative que l’abandon. Moment déchirant, très difficile, doit-on laisser notre camarade rejoindre la route et rentrer seul à Salta distant de 140 km ? Il nous incite à reprendre notre route, et nous rassure sur sa capacité à rejoindre Salta. C’est un vieux baroudeur, qui a beaucoup roulé seul. Moment très difficile, nous nous embrassons et je pleure. Il retourne à la route asphaltée et nous le regardons la rejoindre. Il va faire du stop et une demi-heure après un pick-up va le conduire directement à Salta où il sera rapatrié en France grâce à son assurance.

Nous nous retrouvons à deux, ne pas se poser trop de questions, replonger au plus vite dans l’action. Pas facile, mais que faire d’autre ? La séparation au cours d’un grand voyage, c’est la première fois que j’y suis confronté. Nous sommes venus chercher l’aventure, et quand elle prend des directions inattendues et douloureuses il faut s’y plier, et surmonter au plus vite sa peine.

André est le compagnon idéal, calme et rassurant, alliant une très bonne forme physique à un moral à toutes épreuves, cela m’aide dans ce moment douloureux. J’ai pu le constater au cours des 10 jours précédents. Mon esprit est vite accaparé par cette piste qui va nous conduire à près de 5000 m.

Une ligne droite semble se perdre à l’infini, piste de sable et de gravier. Nous avons de la difficulté à imaginer par où va se faufiler l’itinéraire au milieu de ces immenses pans de montagne qui nous dominent. Les Andes, alors que j’y ai déjà effectué deux longs séjours à vélo, je reste toujours surpris par le gigantisme de ces coins loin de tout. Mais je reste soucieux en pensant à Jean-Paul. Nous saurons que tout s’est bien passé dans trois jours, lorsque nous aurons accès au dieu wifi.

Dans ces moments de déchirure, on réalise ce que représentent les compagnons de voyage dans ces entreprises un peu engagées. Cette envie commune de se dépasser qui nous a décidés à partir ensemble, nous a unis plus qu’on ne le pense, d’où cette douleur au moment de la séparation.

Et puis un léger vague à l’âme me fait regarder ces immensités désertes battues par le vent comme tristes et hostiles. Je me demande alors ce qui me pousse à me mettre dans cet inconfort à partir vers un col, que de toutes façons je n’atteindrai pas avant la nuit. Dès à présent je ne peux m’empêcher de penser au prochain bivouac, qui dans le meilleur des cas ne sera pas confortable.

Un cimetière au milieu de ces montagnes désolées, lieu de paix par excellence. Nous y faisons une halte. Profitons de la vie, il est temps de se remettre en route et de nous habituer à notre nouvelle configuration à deux au lieu de trois.



Après une dizaine de kilomètres, une épingle à cheveux, et là va commencer une longue séance de poussage qui va se terminer le lendemain à midi. Quelques voitures et motos passent. Vers les 16h nous décidons de nous arrêter pour bivouaquer. L’altitude est de 4500 m. Nous choisissons probablement le seul endroit acceptable pour planter les tentes sur toute cette longue montée.

Notre installation dérange un joli troupeau de vigognes qui était établi un peu en dessous dans un lieu marécageux, étonnant pour une zone désertique. Mais il faut dire que de hauts sommets nous dominent, et qu’à certaines périodes de l’année les précipitations sont importantes. Donc, il existe probablement de vastes poches d’eau s, ce qui permet d’entretenir ces ruisseaux, qui s’étalent sur des replats.

Nous sommes assez bien installés, le lieu est magnifique et austère. Le vent souffle modérément. Nous nous préparons rapidement une platée de semoule cuisson une minute et disparaissons chacun dans notre tente pour 12 heures.



Pour ma part la nuit ne sera pas très bonne, j’ai un peu froid, mon duvet aurait-il perdu ses qualités ? Il faut dire que je l’ai depuis une dizaine d’années. Pourtant je m’enfile dans un sac à viande, puis dans le duvet et par-dessus le tout un sur-sac.

Dans la nuit lorsque le vent se sera arrêté très tard, nous entendrons quelques animaux aux cris étranges, sans doute des oiseaux.
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Vélo en Irlande
Bonjour à tous!

Je suis une jeune Québécoise en quête d'aventure! Je veux partir en Irlande 5 semaines dans le but d'y faire le tour à vélo. Est-ce suicidaire pour quelqu'un qui ne fait pas beaucoup de vélo (mais je suis tout de même en excellente condition physique). Devrais-je apporter mon vélo ou en louer un là-bas? Quelqu'un pourrait-il aussi me donner quelques adresses intéressantes d'auberges de jeunesse, magasins de locations de vélo, et d'endroits intéressants dans différentes villes??? Et aussi quelques bon titres de livres contenant des cartes (routières et de courbes à niveau)? Et quelques conseils généraux seraient aussi les bienvenus... Je vous remercie d'avance!

Émilie
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Voyage au Maghreb, juillet 2011
Bonjour la famille !

Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)

Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
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L'Algérie: jusqu'à Djanet et l'Erg Admer, vraiment à faire?
Cela fait déja quelque temps que je connais et cotoie des Algériens en France, et c'est un grand plaisir. Un récent voyage au Mali, avec Air Algérie, via Alger pour une escale a encore renforcé les très bonnes impressions que j'ai sur cette jeune Nation. Lors de mes deux passages à Alger, l'accueil a été exemplaire : sympathique, courtois, juste ce qu'il faut de sérieux, même de la part du personnel de l'aeroport. Cela m'encourage vivement à aller y faire un tour

Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
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Orléans - Berlin à vélo, à la découverte d'une Allemagne méconnue
Eté 2017 - Papa, je quitte la France, je pars vivre à Berlin. - Super ma fille, comme ça j'irai te voir à vélo Ce qui n'était au départ qu'une boutade germe peu à peu dans mon esprit. Après tout, je peux profiter de tout le temps libre que me laisse ma retraite, je fais beaucoup de vélo toute l'année, j'ai déjà fait les chemins de Compostelle à VTT... Alors pourquoi ne pas tenter l'aventure !

Pour Berlin deux possibilités - Tracer une ligne droite de Bordeaux à Berlin et la suivre au plus près par les petites routes - Composer un itinéraire qui permet de traverser les plus beaux sites, par les petites routes et les pistes cyclables.



Va pour la deuxième option en suivant le plus possible fleuves, rivières et vallées. Ce sera donc la Loire, La Saône, le Doubs, le Rhin, le Main. Pour la partie française, ce sera surtout l'eurovélo 6 jusqu'aux portes de l'Alsace. Pour la partie allemande, je vais composer avec les nombreux itinéraires cyclables qu'offre le pays, et relier entre elles des jolies villes que j'ai envie de voir. Open Cycle Map, mon outil de prédilection, me permet de visualiser tout ça avant de partir.



J'adapte mon vieux VTT qui a déjà beaucoup roulé : porte bagages de selle, sacoches, charge minimale. Pour l'hébergement, ce sera le réseau Warmshowers, Airbnb, ou Booking. Pas de tente, ça allège beaucoup. Pour le départ, ce sera Orléans.
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Canada et USA: le north-east à vélo et transports collectifs
Carnets de route d'un sexagénaire à vélo Niagara, Boston, Cape Cod, Nantucket, Nouvelle Angleterre, Nouveau Brunswick, Québec, Saint Laurent, Montréal... Surprises, galères et émotions. Un voyage contrasté sur le continent des contrastes. Partir en solo à vélo sans date de retour. Un rêve que je caressais depuis longtemps et que la retraite me permet de réaliser tant que la forme physique est là.

Les étapes, les portions à vélo (en bleu), les portions en bus et train (en orange) Pour le parcours, j'utilise les tracés de la carte Open Cycle Map
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Tour de l'Amérique du Sud à vélo couché
Bonjour,

J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.

La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.

Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...

Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.

Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Grégory
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mongolie en solo
bonjour

je projette de partir cet été en mongolie pendant un mois

des suggestions, conseils, mises en garde, coups de coeur, anecdotes ou autres récits ?...

en fait j'ai des tonnes de questions mais je ne sais pas par où commencer...

merci !
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Trajet Suisse - Inde avec un camion équipé camping de 7.5 tonnes?
Bonjour à tous...

Nous sommes un couple habitant en Suisse de 34 et 38 ans un peux trop roots au gout des gens ce qui nous plais bien, nous somme toujours a recherche de nouvelle aventure hors du commun. Nous serons 2 adultes et 1 enfant d'environ 1 an et 1 chien.

Notre nouveaux tripe (un vieux rêve) est de partir par la route en Inde et Nepal, vu que nous ne prenons pas l'avion, pas le choix pour visiter ces pays.

Projet pour milieu - fin 2013 : quitter la Suisse pour rejoindre l'Inde par la route, pour 6 mois a 12 mois. peux être même la Thaïlande.

Nous aurons moyen de transport et d'habitation un vieux camion 4x4 de 7.5tonnes, aménagé pour 2 adulte, 1 enfant d'environ 1 année et un chien. Steyr 680 4x4 diesel l'idée du trajet serait de passer par l'Italie, Slovénie, Croatie, monte-négro, macédoine, Grèce Turquie, Iran, Pakistan, Inde, Nepal, Inde,

Ou passer en ferry de l'Italie a la Grèce, ou par la Hongrie, Roumaine, Bulgarie, Grèce, Turquie, quel qu'un la déjà fait? retour à voire ... pour la Thaïlande a voir le budget d'ici la et itinéraire a emprunter sois par la route ou maritime.

Compte tenu de l'instabilité actuelle au Pakistan🙁, ça nous fait réfléchir, mais d'ici la tout peux changer nous pourrions passer d'Iran en Inde par voie maritime est possible? qu'en pensez vous quel qu'un la déjà fait? Faut il se faire escorter est ce obligatoire, payant, combien de temps pour traverser en escorte, et par ou est ce mieux par le sud ou le nord en bas ver la mer?

Pour camper ( bivouac) est ce possible de faire du sauvage de puis la Turquie, l'Iran et l'Inde? ou faut 'il aller dans des camping si il y en à, ou des parking d'hôtel payant a ce que j'ai pu entendre. Ya t'il des problèmes de sécurité ou est ce interdit, amendable ?

quel route, itinéraire conseiller vous?

coin sympa pour bivouaquer, visiter, montagne bord de mer, village, ou il ya le moin de foule ou touriste en masse, mais plutôt des gens de la bas et des voyage comme nous et vous...

quel budget?

Taxe d'entrée dans les pays?

faut il des visas pour d'autre pays que l'Iran, Pakistan et Inde, Nepal?

En attente de réponse... bonne route à tous ! 😉🙂😛

Merci d'avance a tous
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Spectacle "Son et Lumières" à Abu Simbel
Bonsoir à tous!

J'aimerais savoir si le spectacle son & lumières à Abu Simbel a encore lieu tous les soirs. Je vais là-bas au mois d'août et j'aimerais savoir si ça vaut la peine de rester dormir une nuit pour voir le spectacle. Merci pour votre aide!

Sabine
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Traverser les États-Unis à vélo, est - ouest
Bonjour, Je planche sur une traversée des USA en vélo, cote Est à Ouest, en 2019. Bien sur il y a 1000 questions a ce jour mais j'avance... Je voulais savoir si il y a des personnes qui ont déjà fait ce voyage qui serait susceptible de me renseigner et de m'aider a avancer dans mon projet. Merci et à bientot...
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Voyages à vélo à Madagascar pour octobre et novembre
Bonjour aux voyageurs que vous êtes. Recherche infos sur voyageà Madagascar en vélo pour Octobre et Novembre.😊 Pour traverser l'ile, faut il partir du sud et remonter vers le nord ou l'inverse en raison des vents? que vaut le route longeant la côte Est? Je compte également visiter la Réunion 15 jours soit avant, soit après Madagascar suivant l'indication S-N ou N-S. Je suis preneur de toutes les infos possibles sur Mada. Merci d'avance pour vos réponses. Cordialement, Géronimo64😊
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Préparation d'un voyage à vélo en Thaïlande cet été
Bonjour, je recherche quelqu'un qui puisse m'aider à préparer un voyage que je veux faire cet été en Thaïlande avec mes enfants. Je serai sur la Thaïlande du 15 juillet au 15 août 2016. J'aimerai y amener les vélos car nous sommes habitué à barouder en vélo avec les enfants de 9 et 12 ans. J'ai cru comprendre que ce n'étais pas la période la plus propice au niveau météo, est-vrai ? Nous n'avons que ce moment de disponible. Quel itinéraire me conseiller sachant que je compte aussi utiliser les transports en commun. Je ne suis pas dans la performance mais plutôt dans la découverte et la rencontre. Est- qu'il faut prévoir le camping ou dormir chez les locaux sera suffisant ? Faut-il quand même amener un duvet et une moustiquaire voir une bâche pour les nuits sous la pluie. Je ne suis jamais allé en Thaïlande j'ai donc tout à apprendre. Merci de votre aide.🙂
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Traversée du Sahara et de la Mauritanie à la mi-mars 2015
Bonjour amis velonautes

j'envisage de refaire une traversée du sahara et de la Mauritanie à la mi-mars 2015

je l'ai déjà fait en partie il y a 4 ans en décembre mais j'ai du zapper une grande partie (laayoune Nouadhibou) en bus. Tout échange m'es précieux notamment le train de Mauritanie le climat en Mars
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Film de notre voyage à tandem en Asie Centrale: Le Voyagenstan
Partis à l'aventure sur Sam notre tandem avec Bob la remorque, Kevin et Juliette, 27 ans, égrènent les pays en "stan" : Ouzbekistan, Kirghizstan, Turkmenistan, Tadkjikistan... sans oublier l'Armenistan :) Ces 6 mois d'aventure au grand air nous ont mené à la rencontre de pays et de cultures méconnues pour nous jusqu'alors, sans a priori, découvrant le long de la route de la soie cette région du monde : l'Asie centrale. 2015

Le Voyagenstan

Bon visionnage Kevin & Juliette
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Irlande: Dublin, Connemara, campings?
Bonjour,

A la recherche d'un itinéraire vélo pour cet été avec des enfants (8ans), je cherche des infos sur l'Irlande (je pensais par exemle dublin jusqu'au connemara) exixte-il des pistes cyclables? les routes sont-elles fréquentées? est-ce qu'il y a beaucoup de côtes? hébergement : les camping sont-ils nombreux, en cas de mauvais temps les auberges sont-elles abordables? Je suis preneuse de toutes vos expériences. Merci
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Voyager à vélo avec un euro par jour
Est-ce que, parmi vous, certains ont déjà essayé de voyager à vélo avec le moins d'argent possible? A combien êtes-vous descendu dans les pays ayant un PIB/habitant voisin de celui de la France. Avez-vous des conseils à donner à ceux qui veulent pédaler en dépensant pas plus que le nécessaire?

La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
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Conseils pour une première randonnée à vélo?
Bonjour,

cet été j'ai l'intention d'entreprendre pour la première foi une randonnée à vélo de deux semaines. Je ne suis pas une cycliste régulière et ce qui m'attire n'est pas le vélo en lui-même mais le voyage qui va avec. En fait, je dois avouer que mon idée initiale était une randonnée pédestre. Donc pour moi, pas de grosses étapes, mais plutôt de petites journées qui me font bouger et voir un peu de pays chaque jour.

Seulement voilà. Je suis absolument novice et n'ait aucune idée des distances que je peux espérer parcourir quotidiennement. Je suis assez sportive. Si vous pouviez me donner des indications, des chiffres qui me donnent un peu une idée de ce que je peux compter parcourir pour faire de petites étapes chaque jours, qui me font passer entre 4 et 6 heures sur selle quotidiennement.

Et puis, niveau matos, je suis un peu perdue. D'abord, est-ce que mon vélo est adapté? C'est un vélo type VTT bas de gamme...Ma question serait plutôt est-ce qu'il y a des critères qu'un vélo de rando doit plutôt avoir ou à contrario plutôt éviter?

Aprés, au niveau des sacs que l'on met sur le vélo. J'ai lu quelque part qu'il ne fallait pas se charger trop inégalement entre l'avant et l'arrière. Il va me falloir investir dans des sacs et portes bagages. Est-ce qu'il y a des pièges à éviter? Des trucs à ne pas oublier?

Une question qui s'écarte un peu du côté vélo, c'est la tente. Je me pose la question de la qualité des tentes queshua "2 secondes", celles qui se montent très rapidement. Le côté "je sors ma tente de son sac, je plante les sardine et c'est monté" est très séduisant. Au début, ces tentes étaient lourdes et encombrantes, aujourd'hui les modèles "lights" deviennent intéressants. Mais qu'est-ce que ça vaut vraiment?

Pour ce qui est du matériel, il me semble que j'ai dit tout ce qui m'était venu à l'esprit pour le moment. C'est sur l'Allemagne que j'ai jeté mon dévolu. L'Allemagne du Sud et la forêt Noire, plus exactement. Je partirais de Bâle. Je ne connais absolument pas ce coin. Si certains ont des infos, des plans sympas, des itinéraires à me conseiller...

Et si vous avez n'importe quelle remarque que ce soit à me faire...

Merci d'avance!

Zoé
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Travailler son itinéraire de tour du monde à vélo
Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur ce forum...et je suis en train de préparer mon tour du monde à vélo. Le problème, c'est qu'étant un éternel insatisfait, le problème de l'itinéraire est compliqué car on passerait bien dans tous les pays. Cependant, j'ai déjà quelques idées : France 1 Vincennes (Château) 2 Nancy 3 Strasbourg Allemagne 4 Stuttgart 5 Nuremberg République Tchèque 6 Plzen 7 Prague Pologne 8 Gliwice 9 Cracovie Ukraine 10 L'viv 11 Cernivci Moldavie 12 Chisinau Ukraine 13 Odesa 14 Cherson 15 Melitopol 16 Mariupol Russie 17 Rostov-na-donu 18 Elista 19 Astrachan' Kazahkstan 20 Atyrau (Gurjev) Ouzbekistan 21 Mujnak 22 Tachkent Chine 23 Kashi 24 Lhassa 25 Myitkyina 26 Mandalay 27 Chiang Mai 28 Bangkok 29 Singapour Ce ne sont bien sur que les très grande ligne, vous pouvez donc me dire ce que vous en penser pour cette première partie.

Par ailleurs, afin de rédiger son itinéraire précis, kilométré, sur quel genre de cartes est il préférable de travailler pour déterminer les routes à emprunter, et mesurer le kilométrage ??? Existe il un logiciel de cartographie précis genre IGN, référencant le monde entier ???

D'autres part, une fois le parcours métré, je dois m'attacher aux saisons et températures pour décider du jour de départ... et éventuellement des billets d'avion à prévoir... y a til un site ou un truc pour déterminer le temps et la température d'un pays à un jour donné ???

Voilà pour ce qui est de l'itinéraire.... du point de vue du matériel, étant donné l'importance de ce forum, je pense que je n'aurai qu'à faire mon shopping et vous poser les bonnes questions !

Merci pour vos réponses
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Vietnam à vélo avec enfants de 2 et 4 ans
j'aimerais découvrir le Vietnam avec mon conjoint et mes deux enfants (2 ans et 4 ans) en vélos avec une carriole. nous aimerions partir un mois? Nous voulons un rythme assez tranquille pour profiter des paysages, des gens, de nos enfants... Est ce un pays pratique pour les vélos, quelle région doit on privilégier, comment ça peut se passer avec deux petits ? merci de vos conseils !
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De France vers la Mongolie entre janvier et aout
Bonjour à tous,

Voilà qqes temps que je « traîne » sur les forums et c’est à mon tour de demander aide et conseils maintenant. Je pars de France (Belleherbe dans le Doubs) début février pour essayer de rejoindre la Mongolie. Vu que mon départ est en plein hiver je vais essayer de vite descendre au sud pour avoir des T° un peu plus clémentes. Pour l’instant, j’ai prévu : France – Suisse – Italie – Slovénie – Croatie – Serbie Monténégro – Grèce – Turquie et après …. ?????? 1 – Arménie – Azerbaïdjan – Bateau pour traverser la Caspienne – Kazakhstan – Chine ou Russie – Mongolie. 2 – Iran – Turkménistan – Ouzbékistan – Kirghizstan – Chine – Mongolie 3 - Iran – Turkménistan – Ouzbékistan –Kazakhstan – Chine ou Russie – Mongolie.

Si vous avez des conseils à me donner là-dessus, je suis plus que prenneur.

D’autre part, je suis plus qu’obsédé par les délais de visas, en effet, me connaissant, je crois que j’aurai du mal à attendre 15j dans une ville pour l’obtention de mon visa suivant et ce pour tous les pays à partir de la turquie. Et là j’ai vraiment encore plus besoin de vos conseils.

Je me disais que je pouvais me faire un 2° passeport et faire faire des visas en France et de me faire expédier le passeport. Seulement : Peur des pb postaux et pour passer d’un pays à l’autre il me faudra souvent présenter le visa précédent et je ne peux pas présenter 2 passeports !!!!!!!

Je crois que je suis coincé ?????????????

Merci pour vos contributions

Bonnes routes à tous

Francois
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Cyclotourisme au Danemark
Bonjour!

Je vais effectuer pour la première fois un voyage à vélo en juin, au Danemark. J'aurai voulu avoir tous les conseils possibles concernant l'équipement, quoi mettre dans les sacoches, les règles de base à vélo, etc.

Merci d'avance!

Lilidh
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Quatre mois dans les Balkans à vélo Venise - Istanbul
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+ Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...



A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...



Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+

La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?



Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...



Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.



Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !



A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !



Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !



Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.

Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.



Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

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Itinéraire à vélo Kirghizistan-Chine-Asie Sud-Est avec deux enfants en tandem remorque?
Bonjour,

Je compte partir 6 mois en tandem+ remorque enfant avec ma fille de 6 ans sur le tandem et mon fils qui aura alors 5-6 mois dans la remorque à partir du mois d'aout jusqu'en février à travers le kirghizistan, puis la Chine puis l'Asie du sud est. Mais j'ai beaucoup de mal à choisir l'itinéraire, sachant qu'il ma faut un itinéraire ou je puisse impérativement trouver du ravitaillement en eau minimum tous les 40 kms car ne suis pas sure que les étapes puissent être vraiment plus longues avec mes deux petits. Si vous avez silloné ces pays là et des conseils à me donner pour choisir mon itinéraire et éventuellement des endroits à absolument aller voir, des routes à éviter, des saisons à préférer...et savoir si certaines jonctions sont préférables à faire en train et s'il est facile d'y mettre un vélo...merci de me faire un retour!

Claire😉
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Appli web pour préparer ses itinéraires internationaux à vélo
Salut à tous.

Voilà un bout de temps que je travaille sur ce projet, et maintenant j'aimerais le partager ici.

Il s'agit d'une application web qui vise à aider les voyageurs à vélo dans la préparation de leurs itinéraires internationaux. Ça vous permet d'estimer combien de temps il vous faut pour vous rendre d'un endroit à un autre, et quel devrait être le climat quand vous arrivez là-bas.

C'est 100% gratuit et sans pub. Je l'avais initialement conçu pour mon propre usage ; et puis j'ai voulu en faire profiter les autres. Ça se trouve sur https://talaria.ingirum.net

En retour, j'aimerais demander une seule chose : des commentaires. L'application est toujours en cours de développement. Il y a encore beaucoup de choses que j'aimerais améliorer. Alors si vous décelez des bugs, si vous rencontrez des difficultés, ou si vous avez des idées ou des suggestions, je serais très content que vous m'en fassiez part.

Bons préparatifs, bonne route, bon voyage !

https://talaria.ingirum.net

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Voyage d'une vie (à vélo)
Bonjour à tous Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation. C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie. Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils ! Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.

Oui, une autre vie est possible ...
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