Discussions similar to: Panamericana Traversée Amérique Centrale Amérique Sud
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Informations sur la Colombie
Salut,

Je viens d'arriver a Bogota ou je vais vivre pendant 4 mois et j'espere profiter de ces quelques mois pour decouvrir au maximum ce magnifique pays. J'ai deja quelques idees de lieux a decouvrir et j'aimerai savoir si quelqu'un pourrait me donner quelques renseignements sur ces differents coins (hotels pas cher, moyen de transport, eventuelle guide sur place, etc.): San Agustin, Eje Cafetero, Cartagena, Santa Marta y La Guajira. N'ayant pas un budget tres important je voyagerai tout le temps en bus.

Merci pour tous vos conseils.
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Qui a déja fait passer un véhicule de l'Amérique du Sud à l'Amérique Centrale?
Bonjour à tous,

Nous partons en amérique latine en septembre et comptons acheter un camping car sur place (Chili normalement et si nous trouvons...). Nous finirons notre parcours au Mexique, mais notre principale préoccupation est de faire traverser notre véhicule de l'Amérique du sud jusqu'au Panama.

Quelqu'un a-t-il une idée des prix, des personnes à qui s'adresser? De quels pays est-il possible d'embarquer? Colombie? Est-ce que ca se fait de l'Equateur?

On compte aussi traverser: à l'origine on voulait prendre un vol de l'Equateur au Costa Rica, mais combien faut-il compter pour traverser sur le même bateau que notre véhicule? De toutes facons nous irons jusqu'au pays ou il sera le plus simple d'embarquer.

Merci beaucoup pour vos réponses qui nous seront trés précieuses, puisque si rares à déguoter...
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Comment passer du Panama à la Colombie en camping-car?
Bonjour,

Comment faire pour passer du Panama à la Colombie ? > par la route ? > en bateau ? --> D'ailleur je comprend rien du tout au processus de transport en Cargo !!! lol !!!

Nous avions envisagé de faire le tour du monde en camping ca mais au vue des risques lié à la traversé de l'IRAN et PAKISTAN nous nous sommes résigné à ne faire que le tour des Amériques. Cependant, le risque qui court partout concernant la traversé de la colombie nous inquiète un peu. > Avez vous un retour d'expérience concernant cette traversée ? > Pourquoi la plupart des personnes qui sont passée du Panama à la Colombie ont mis leur camping car en cargo ? on peut pas prendre la route ? il y a t'il des risques par la route peut-etre ? > enfin, il faut savoir que nous ne parlons pas du tout Espagnol et moyennement Anglais (On garde la pèche quant même! mdr !), c'est faisable malgré tout ?

Merci pour vos réponses car je suis un peut inquiet à ce sujet . Si un couple avec enfants (nous c'est 5ans et 8ans) ont déja fait ce voyages des Amériques Fréquement (2011-2012), je suis preneur d'infos !
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Passages de frontières
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

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Traversée de la frontière Colombie - Panama (2012)
Vous trouverez toutes les informations relatives à la traversée de la frontière entre le Panama et la Colombie par voie terrestre et maritime. Les prix indiqués datent de mars 2012 et peuvent subir des variations lors de votre séjour. L'article est un copier-coller de celui-ci sur mon blog. Mais comme le sujet revient sans cesse, je me suis dis que cela pourrait être utile à tout le monde! SI vous voulez connaitre l'histoire de ma propre traversée, rendez-vous sur : www.breakborder.com

Observation : Pour ceux qui souhaitent voyager avec plus de confort et/ou de rapidité vous avez le choix de l’avion entre Medellin (Colombie) et Panama Ciudad (Panama) dès 230 € l’aller ou des voiliers entre Cartagena (Colombie) et El Porvenir ou Miramar (Panama) pour environ 380/400 euros (Prévoir 5j/4n). Une alternative pour 230 euros vous permet de rallier Sapzurro (Colombie) et El Porvenir ou Miramar (Panama) en 3 jours. Informez-vous sur les disponibilités auprès des auberges de jeunesses à Panama Ciudad ou Cartagena. Pour ceux qui veulent un voyage plus authentique et plus économique, suivez le guide !

L’itinéraire décrit ci-dessous débute du côté colombien et se termine au Panama.

Premier jour : Rejoindre le port de Turbo (Colombie).Pour rejoindre Turbo depuis Medellin : prenez un bus de nuit pour arriver très tôt le matin à Turbo et avoir une place pour un bateau vers Capurgana. Coût : 55 000 pesos.Pour rejoindre Turbo depuis Cartagena : prenez un premier bus très tôt (vers 7 ou 8 heures maximum) pour Monteria (5 ou 6 heures de trajet, pour un coût de 40 000 pesos). Ensuite, prenez un deuxième petit bus vers Turbo (4 à 5 heures de trajet, pour un prix de 30 000 pesos). N’hésitez pas à négocier les prix s’ils sont plus élevés que ceux indiqués.Les bus vous amène jusque la place principale de Turbo en face du port. Je vous conseil l’hôtel Residencias Florida qui se trouve à deux pas de l’arrêt de bus et du port. A partir de 15 000 pesos par nuit en chambre simple ou dortoir.Coût total (hors nourriture) : 70 000 pesos, soit 30 euros depuis Medellin ou 85 000 pesos, soit 36 euros depuis Cartagena.

Deuxième jour : rejoindre Capurgana en Colombie puis Puerto Obaldia au Panama.Pour rejoindre Capurgana (village frontalier côté colombien) depuis Turbo, il vous faut prendre un bateau sortant à 8 heures du matin. Auparavant, levez-vous à 5h45 et rendez-vous au port pour y acheter votre ticket de transport. Plus vous l’achetez tôt, plus vous aurez une place à l’arrière du bateau (beaucoup plus confortable). Selon l’état de la mer, vous arriverez entre 2h30 et 3 heures à destination. Coût du voyage : 55 000 pesos + 550 pesos/kg de bagage au-delà de 10 kg.Obtenez votre tampon de sortie au bureau d’immigration situé près du port de Capurgana. Il est ouvert de 8h30 à 18 heures.Une fois à Capurgana, vous pouvez prendre un bateau pour Puerto Obaldia à 12h30 au prix de 25 000 pesos + 550 pesos/kg de bagage au-delà de 10. Durée : de 45 à 60 minutes. Pour ceux qui restent à Capurgana, vous pourrez prendre un bateau le lendemain matin à 7h30.Coût total (hors nourriture) : 80 000 pesos, soit 34 euros.

Pour ceux qui décident de rester une ou deux nuits à Capurgana (et ce serait le meilleur choix tant la région est belle) :Pour les petits budgets, je vous conseil l’hôtel Los Delfines (10 000 pesos) malgré l’humeur exécrable du propriétaire ou La Casa De Ivan plus roots et jeune (10 000 pesos également).A faire à Capurgana : randonnée vers les plages de Sapzurro (2 heures de marche) puis La Miel (où vous aurez besoin de votre passeport), ou celles de l’Aguacate (en longeant la côte vers l’est) et enfin, la cascade Al Cielo qui ne vaut pas vraiment pas la peine (1 heure de marche, entrée à 3000 pesos).Troisième jour : Les différentes solutions pour vous rendre à Carti depuis Puerto Obaldia:

1) Prendre l’avionDepuis Puerto Obaldia : environ un avion de 20 places tous les 2 ou 3 jours. Si vous n’avez pas réservé votre place au préalable, l’attente peut être d’une dizaine de jours. Renseignez-vous des disponibilités sur le site http://www.flyairpanama.com/Depuis Malutupo : prendre une barque depuis Puerto Obaldia pour environ 30 dollars. De là sortent des avions tous les jours pour environ 95 dollars. Renseignez-vous des disponibilités sur le site http://www.flyairpanama.com/Cout total : dès 95 dollars, soit 72 euros.

2) Par bateau (la meilleure solution selon moi) :Comment ? De nombreux cargos, bateaux marchands, barques à moteurs et autres…partent quasiment tous les jours de Puerto Obaldia vers Carti ou d’autres îles (Caledonia, Nargana etc)Qui ? Le mieux est de vous rendre dans un premier temps au petit port et de conversez avec les capitaines présent. Si vous n’avez rien trouvé, « camper » à côté du bureau de la marine et de l’immigration. Interrogez tous les passants jusqu’à trouver un capitaine prêt à faire le voyage selon vos conditions.Prix ? Cela dépend du capitaine, de votre destination (vous pouvez le faire en plusieurs étapes) et du nombre de passagers. A titre d’exemple, j’ai payé 72 euros (avec nuits gratuites chez l’habitant) pour 3 jours de traversée (inoubliables) entre Puerto Obaldia et Carti. Deux voyageurs français l’on fait en 5 jours pour 91 euros en changeant plusieurs fois d’embarcation.Combien de temps ? Comptez 2 jours au minimum pour Carti. Sinon, il n’y a pas de limites.Comment manger ? Les familles Kunas préparent des repas pour environ 1,5 euros.Si vous êtes obligé (ou si vous le souhaitez, on ne sait jamais !) de rester une nuit à Puerto Obaldia, allez à Residencia Cande pour 3,80 la nuit, presque en face du bureau de l’immigration.

Une fois arrivée à Carti, prenez un pick-up qui vous mènera à Panama Ciudad en 2 heures de temps pour environ 19 euros.

Coût total (hors nourriture) par avion : 95 dollars, soit 72 euros.

Coût total (hors nourriture) par bateau: 120 dollars, soit 91 euros.

En conclusion :

Au départ de Medellin, la traversée de la frontière entre le Colombie et le Panama, vous coûtera (hors frais de nourriture) : 155 euros par avion ou par bateau depuis Puerto Obaldia. Si votre aventure débute à Cartagena, alors vous débourserez 6 euros de plus, soit 161 euros. Et croyez moi, vous verrez davantage du pays en traversant la frontière de cette façon.

Autres informations :Dernier distributeur automatique du côté colombien : TurboDernier distributeur automatique côté Panaméen : Panama CiudadChange possible à Puerto Obaldia et Capurgana, mais taux très (trop !) défavorable.N’oubliez pas de protéger vos bagages avec les sacs poubelles vendus à Turbo ou Capurgana (1000 pesos chacun)Les autorités panaméennes ne réclament pas une preuve de sortie du territoire.Pour connaître l’histoire de ma traversée entre la frontière Colombienne et Panaméenne et vous donnez l’eau à la bouche, rendez vous sur www.breakborder.com

Traversée frontière Panama - Colombie : arrivée à Turbo et faits super naturels 1/6Traversée frontiere Panama-Colombie : le jour où j'ai fait naufrage sur une île déserte en direction de Capurgana 2/6Traversée frontière Panama-Colombie : A la découverte du dernier village colombien 3/6Traversée frontière Panama - Colombie : la longue recherche d'un bateau pour parcourir San Blas 4/6Traversée Panama Colombie : quand une famille Kunas accepte de nous héberger sur une île 5/6Traversée Panama Colombie : dernière ligne droite à la découverte des îles paradisiaques de San Blas 6/6Si vous avez des questions, n'hésitez pas! Sinon : bonne route !
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Trajet à partir de l'aéroport de San José jusqu'à la route qui traverse le Braulio Carrillo (Costa Rica)
J'aimerais connaitre avec le plus de précision possible le trajet à partir de l'aéroport de San José jusqu'à la route qui traverse le Braulio Carilio et surtout sans passer par San José (sur l'autoroute en direction de la capitale, y a-t-il par exemple une sortie très visible pour Heredia et quels villages ou directions faut-il prendre ensuite?) Mon but est en fait de me rendre à Tortuguero via Cariari le meme jour où j'atterris et ceci le plus rapidement possible donc sans me tromper de route dès le départ;(Aéroport-Cariari en 2 heures est-ce faisable?)
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Équateur: itinéraire et coups de coeur?
Bonsoir !

J'essaie de gribouiller un itinéraire avec le nombre de jours pour prendre ASAP mon billet d'avion. Je partirais au mois de Juin.

J'ai noté rapidement les endroits suivants : Mais dans quel ordre, combien de temps? D'autres coups de coeurs ?

Je n'ai pas l'intention de faire l'ascension d'un volcan ou de faire de trecks.

- Quito - Mitad del mundo - Marché de Otavialo - Laguna Cuicocha - Région de la Laguna Quilotoa - Marché de Saquisili - Parc de Cotopaxi - Hameau de Zuleta - Amazonie (4 jours - Cuyabeno?) - Train Rio Bamba et la Narizdel Diablo - Cuenca - Guayaquil - Galapagos (4 jours plein sur place)

Merci bcp pour votre aide.
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De Mendoza à Bariloche
Salut a tous! Je suis a vélo en Amérique du sud. Actuellement en route pour Cordoba j irais ensuite vers Mendoza. La question que je pose concerne la partie Mendoza bariloche. Plus intéressant de passer côté chili ou rester côté argentine?? Sachant que j aime bien les désert mais que faut pas abuser quand même. Si il y En a qui veulent voir d photo de mon trip c sur face de bouk: loloavelo. Allez a plus zot toute!!!
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Carnet de voyage Pérou/Bolivie été 2011
Voyage Pérou / Bolivie été 2011

D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet

départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.

Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.

mardi 19 juillet

Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.

mercredi 20 juillet

Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.



jeudi 21 juillet

Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance. L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!

Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.

vendredi 22 juillet

Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces. Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans. Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.

samedi 23 juillet

Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât. De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet

Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser! Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion. Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!

Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.

lundi 25 juillet

Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas! Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme. Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires. Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF! Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).

mardi 26 juillet

Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!

mercredi 27 juillet

Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer! Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.



Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!

jeudi 28 juillet

Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel. Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!

vendredi 29 juillet

Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...

Samedi 30 juillet

Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports. Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques. De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!

Dimanche 31 juillet

C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge. Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”. Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web! Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour. Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers. Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers. Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.

Lundi 1er Août

Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!

Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.



Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.

Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement. On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins. Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!

Mardi 2 Août

Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls. On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m. Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.

Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!... je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige. Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères. Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité. Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!

Jeudi 4 Août

Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension. Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours. La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.

Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.



Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...

Vendredi 5 Août

Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.

Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés. A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos... Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!

Samedi 6 Août

Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B. Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...

Dimanche 7 Août

Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.

Lundi 8 Août

Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.

Mardi 9 Août

Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.

Mercredi 10 Août

C’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!

Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
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Transfert de véhicule d'Amerique Centrale vers le Sud
Bonjour à tous,

Nous sommes actuellement à El Salvador, nous cherchons à traverser par bateau du centre (idéalement Costa Rica) jusqu'au Sud (Equateur ou Perou) avec notre Van. Nous avons lu pas mal de posts, mais les infos datent de plusieurs années.

Quelqu'un aurait-il fait la traversée "dernièrement"?

Tous vos avis sont les bienvenus !!

Et d'avance merci :))

Jess & Greg

voilà une idée de "la bête"
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Transport véhicule Panama - Colombie
En préparation : Amérique du Nord au Sud à bord de notre Land Defender 130

Une question :

Comment assurer le transfert du véhicule de Panama en Colombie ? Toute information - actualisée - sera la bienvenue.

L'ambassade de Colombie confirme ce jour qu'aucun ferry n'assure de ligne entre les deux pays.

Merci à tous et à chacun
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La route panaméricaine à moto
Bonjour tout le monde.

J'ai en projet la route panaméricaine à moto, de L'Alaska à Ushuaia, en 2018 ou 2019 (je serais en retraite).

Le projet est récent, donc encore beaucoup de points d' interrogations. Transfert des motos

en Alaska depuis la France ou achat sur place?. Sécurité en Amérique du sud.? Papiers pour les passages des différentes douanes. ETC....

J'ai un peu d'expérience de voyages à moto mais uniquement en Europe.

Je suis preneur de vos expériences, idées, tout....

Merci d'avance et à bientôt

Guy

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Combien de temps pour préparer un tour des Amériques?
Bonjour à tous !

Après avoir longuement regardé vos blogs en rêvant d'horizons lointains, nous nous sommes soudainement décidés à partir faire un tour des Amériques du Nord et du Sud en camping-car... Notre seul problème est le suivant : nous ne pouvons partir qu'en été 2013, soit dans un an. C'est surtout à cause des études des enfants qui nous empêchent de partir quand nous le souhaitons (nous avons 4 enfants). Donc, avant de commencer à organiser quoi que ce soit et d'être finalement terriblement déçus, nous avons une question : est-il possible de préparer un voyage d'un an en un an ? Certaines formalités nécessiteraient-elles plus de temps ? Merci à tous pour vos conseils et bravo à tous ceux qui sont partis et qui nous font profiter de leurs beaux voyages ! 🙂
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Vendre un combi Volkswagen Westfalia en Californie?
Nous sommes une famille avec 2 petits loulous (2 et 5 ans) qui avons réalisé un périple sur le continent américain. Nous terminons à la fin décembre en Californie, à Los Angeles. Ne voulant pas traverse le Mexique en raison de l'insécurité croissante, nous continuerons par voie aérienne. Aussi cherchons nous à vendre notre Transporter complètement équipé de la fourchette, en passant par le frigo, les Wc les couettes ou les vélos.. Quelqu'un a-til déjà vendu un véhicule français en Californie, ...quelles sont les démarches administratives...connaissez vous des concessionnaires susceptibles de l'acheter, des sites internet spécialisés...ou tout simplement des personnes intéréssées...

Merci d'avance, Les DD

email : gilles.duny@laposte.net suivez nos aventures sur dd.aux.zamériques.overblog.com
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Amérique du Sud en 4X4 ou camping car, faut-il un carnet ATA?
Bonjour à tous,

Suite à nos différentes démarches auprès des compagnies maritimes, certains nous parlent du carnet ATA ... La CCI et les douanes Françaises nous disent qu'il n'en faut pas.

Pour ceux qui partent ou qui reviennent (avec leur véhicule) d'Amérique du sud, qu'en est-il?

Merci et bonne semaine à tous
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Situation en Bolivie ( Part III la vengeance )
Bonjour a tous,

Cette semaine a ete plutot chaude et mouvementee en Bolivie. Comme toujours je precise que je ne suis pas la pour crier au loup ni pour alarmer les voyageurs qui auraient dans l idee de trainer leurs basquets a la Paz. Soit vous venez pour passer 2 semaines de vacances en Bolivie en pensant voir un maximum de cartes postales (rien de desobligeant de ma part), et dans ce cas la je vous deconseille d y aller car vous aurez des problemes dans vos deplacements, soit vous venez a la Paz dans un contexte plus large ou vous pouvez vous permettre de prendre le temps de mettre un peu le nez dans ce qui est entrain de se passer et dans ce cas la, bien au contraire je vous invite a vous y plonger corps et ame !

Pour resumer la situation : Carlos Mesa, president de la Bolivie, etait pris entre le marteau et l enclume, d'une part augmenter les impots sur le brut et le gaz soutirrés du sol bolivien par les multinationales...et se mettre donc a dos ces societes ( qui sont meme capable de mettre un terme a leurs extractions....donc perte seche pour les caisses de la Bolivie en cas de depart des Texaco, Petrobras, et autre Total ), d autre part ne pas augmenter les impots s etait se mettre a dos les syndicats boliviens qui declarent que les mechants etrangers volent la gentille Bolivie en ne payant que tres peu d impot !...

Donc Mesa dans un premier temps ( tres courageux ) avait declaré que seuls le senat ou les deputes pouvaient se mettre d accord et prendre une decision ....( donc premiere crise il y a trois mois ) ...la patate chaude est revenu sur le bureau de Mesa puisqu aucune chambre n'a voulu prendre le risque de se decider ! ce qui explique la tention depuis deux semaines.......

Puis date butoir...il y a 10 jours sur une nouvelle loi qui declare augmenter de 25 a 50 % les impots sur l extraction, et cette nouvelle loi, le president devait la ratiffier .....coute que coute .....et il l a fait ( de toute facon, il n avait pas d autre alternative).....mais du meme coup il mecontente les multinationales petrolieres ( Petrobras declare deja qu il gele les investissement en Bolivie, etc ..)...et du cote des syndicats ( on aurait pensé qu ils seraient plutot contents ), et ben non, il sont mecontents car il fallait passer non pas a 50 % mais a 100 % ou alors carrement nationaliser tous les hydrocarbures boliviens....bref les syndicats jouent la carte des "jamais contents".

En fait Les syndicats veulent la "peau" de Mesa, donc qu il dise Blanc ou noir ou gris, de toute facon les syndicats sont contre lui. Voila qui n est pas facile !

Questions : Pourquoi veulent ils coute que coute la peau de Mesa .....ahahhahah ben voila ou pourraient commencer les points de vues de chacun ....... d une part les syndicats sont loins d etre tous des anges, ( les syndicats les plus puissants sont les routiers et les cocaleros ..ceux qui cultives la feuille de coca ), nous ne sommes pas non plus naifs, et nous savons tous que bien que la feuille de coca puisse se macher a longueur de journee, 95 % de la production bolivienne de coca ne se destine pas au machage . Donc les routiers sont tenus par les syndicats, donc les blocages de routes sont en general tres bien suivi ( comme par hasard ). Les paysans suivent ceux qui geulent le plus forts ( en general les syndicats de cocaleros )....qui voudraient peut etre ( alors qu ils sont deja au parlement ) mettre en place a la presidence quelqu un qui leur donne toute entiere satisfaction . ( pas aux paysans, mais non ! mais aux syndicats de cocaleros ) ...(surement pour developper le machage de la feuille de coca a l'exportation).

Donc voici le troisieme chapitre qui s ouvre : Mesa a ratifié la nouvelle loi, la balle se trouve maintenant cote syndicats . Les actions de cette semaine ont donc eu pour but de renverser Mesa . tout dabord par le peuple, ce qui expliquent les nombreuses marches vers La Paz, avec pour accompagnement les coupures de route, ou le blocus de La Paz ............quelques debordements de la part d activistes vite calmés par les matraques de la police ......comme ca ne marche pas.......les syndicats essayent une autre strategie : la corruption de quelques colonels pour soulever l armee ( ca c etait mardi 24 mai ) ...mais bon, ces quelques colonels ont un peu bouge mais pas le reste de l armee, donc ca a echoué aussi lamentablement ! Apres leur apparition raté a la tele pour demander a Mesa de partir, ils ont affirme " no es un golpe militar" .non-non..c etait seulement une "tentative".... A la tele, Herrera (a gauche) et Galindo (a droite) deux lieutenants colonels demandent spontanement la demission de Mesa (une enveloppe glissee des syndicats cocaleros depasse encore a gauche de l image sous la table)

En fait le probleme n est pas moral ( choisir entre un Mesa corrompu et un syndicat de cocalero ), on aurait du mal a trouver le "gentil" de l histoire, le probleme vient que Mesa n interresse que la Bourgeoisie et les investisseurs fortunees de Bolivie ( soit 0, 0000000001 % de la polulation ) et que les cocaleros par leur mine super tendre et sympa aux manieres expeditives empruntes a leur copain de Medelin, font la joie de 5 ou 10 % de la polulation, c'est a dire ceux qui labourent, plantent, recoltent la coca pour la vendre ensuite ( avec commissions des syndicats ) aux ...heu.....laboratoires qui la changent en feuille a macher . ( ben tiens ) . Bref .. d'un cote 0, 0000001 % contre 5 a 10 % de la population et au milieu 90 % des boliviens qui ne comprennent pas trop ce qui se passe ..ceux la c est 60 % en dessous du seuil de misere alors que ca soit le fric du gaz ou des feuilles de cocas ...ils ne sont pas prets de le voir ! ni meme de le voir investi dans des ecoles ! ( des fois que ca les rendent un jour capable de comprendre ! ) . Apres le passage a la tele des deux gugusses spontanes, Mesa demande a l armee et non plus a la police d'assurer la securite de la place centrale ( une facon de montrer qu il controle toujours l armee ) . D ailleurs la haut commandement de l armee a declaré apres l arrestation des deux gugusses colonels de la tele qu il s'agissait de "gente sin futuro en las fuerzas armadas dispuesta a decir cualquier cosa" d'ailleur a mon avis a l heure actuelle ils non plus aucun futur et il ne sont plus du tout capable de dire quoi que ce soit ...puisqu'on ne les a plus revu depuis !

Bref, dans une bonne guerre civile, il faut toujours deux camps mais qui puissent quand meme regrouper a eux 2 la majorite des convictions...regarder par exemple le referendum en France, il y a 1 mois tout le monde s en foutait, aujourd'hui apres 1 mois de propagande tout le monde est OUI ou NON et tout le monde s enguele dans les familles ( c'est ca le debut d un bon conflit ) Mais en Bolivie, pour un truc tout de meme plus important, le bolivien de masse s en fou ! Donc la situation peut continuer a crapauter comme ca pendant des semaines . Soit ca se tasse et Mesa a gagné la partie, soit les syndicats arrivent a lancer un gros choc, ( par exemple une grosse repression bien provoqué ..quitte meme a payer l armee par les syndicats pour reprimer dans le sang ..comme en 2003 .... et hop, le lendemain dans la presse 200 morts avec femmes et enfants et la c est gagné pour les syndicats ...puisque les 90 % des boliviens sortiront de leur somnolence pour crier :" Mesa, assassin !" ...et Mesa suivra la methode " je m echappe en helico ! "

Bref nous voila a une charniere, aujourd hui ( jeudi ) en Bolivie c est la fete de Corpus Christi et demain vendredi c est la fete des meres, alors les syndicats ont decreté une treve jusqu a samedi ( le temps de se donner des idees de lancer ou de payer le prochain soulevement ! ).

Pour vous donner une idee de la bonne ambiance en ce moment a la Paz : pour la premiere fois depuis...des lustres, Mesa ne s est pas rendu a la cathedrale pour corpus christi ...la trouille !!!!!!!!!! des fois qu une balle perdu qui passait par la par hasard lui traverse le crane .....un accident quoi ! surement un " individu psychiquement instable" pourrait par exemple avoir une idee aussi saugrenue, non ? Bref Mesa il est resté a la maison aujourd'hui, il pleuvait pas beau pour aller a l eglise qu il a dit !

Et puis des "groupes radicaux" comme on dit ( puisque les syndicats sont eux officielement en treve...ca ne peux donc pas venir d eux, non ? ), ont mis un peu d ambiance sur la place centrale aujourd'hui ( il faut dire que la place en ce moment est interdite aux vehicules et aux personnes aussi ), donc pour faire vraiment la manif devant le palais en ce moment il faut vraiment vouloir ! ( mais les groupes "radicaux " peuvent !).

Pour ce qui est des coupures de routes, a la Paz ( en ville ) c'est aujourd'hui tranquille ) mais par contre les routes qui y menent sont ouvertes, fermees, ouvertes, fermees...bon tout depend de l heure !...en attendant la fin de la treve ...samedi ! En tout cas la route La Paz - Oruro est bloquee de meme pour la route La Paz - Desaguadero et vers Copacabana......Probleme aussi entre Bolivie et Le Perou au poste frontiere du cote du Lac Titicaca .

Bref comme qui dirait " tout va bien ", ca va si bien que l Argentine s est proposé de faire le mediateur, mais les boliviens ne veulent pas de mediateurs la dedans, ils vont regler leurs problemes "internos" tous seuls........ en tout cas aujourd'hui le gouvernement argentin a mis en place 5 avions Hercule pour rapatrier tous les argentins encore a la Paz si "el problema Interno" degenere !

A bientot !

Samedi la suite !

Herge !
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Quel camping-car ou 4x4 avec cellule pour l'Amérique du Sud en famille avec deux enfants
Bonjour nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants 4 et 7 ans nous souhaitons partir en Amérique du sud en juin 2022 pour 1 an (on est pas en retard !) , nous aimerions déjà choisir un véhicule et nous hésitons entre un camping car classique mais nous avons peur de rater de beaux coins isolés , le camping car 4x4 mais quel modéle ?? ou le 4x4 avec cellule , mais il parait que celui ci n'est pas trés stable ... le but étant de tester le véhicule quelques fois avant de nous lancer pour une année entiére . Pouvez vous me donner des conseils ? Des modéles ...

Merci et bonne journée

Julie
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Quel véhicule pour visiter le parc Lauca et ses environs? (Chili)
Bonjour à tous,

en juin nous serons dans le Nord Chili. Nous comptons louer une voiture au départ d'Arica mais hésitons sur le modèle. Ce serait pour 5 jours dans la région pour voir le parc Lauca, Salar Surire et les environs avant de prendre un bus de nuit pour San Pedro d'Atacama. Je ne sais pas encore si nous passerons par Iquique.

Pour cette partie du voyage, quel véhicule nous conseillez-vous sachant qu'on aime l'aventure et être autonome. Un véhicule du type nissan xtrail ou un pick-up 4x2 ou pick-up 4x4 ou encore un autre modèle? j'ai lu qq part de prendre une "camionetta" à quel type de véhicule cela correspond-il?

Merci d'avance
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Nord Chili: logements faciles à trouver entre le 19 décembre et le 1er janvier?
Bonjour,

on sera une famille de 4 (dont 2 enfants de 9 et 11 ans) au nord Chili entre le 19 décembre et le 1er janvier. Je ne sais pas si ca correspond déjà aux congés d'été au Chili. Il semble que les congés, ou du moins les touristes chiliens, puissent déjà pas mal bouger entre noel et le jour de l'an.

On prévoie de loger dans l'ordre chrono sans avoir les jours exacts : - Santiago - Arica - Putre - ce qu'on trouve entre Putre et Surire et Islugo et Colchane et Huara si la route est faisable à cette époque - San Pedro de Atacama, avec peut-etre qq nuits sous tente/"refuges" sur les hauts plateaux cote Tatio, Salar de Tara, Miscanti - Parc Pan de Azucar (on devrait camper) - et on sera de nouveau à Santiago ou Valparaiso le soir du 31 décembre.

Autre problème, autant on devrait réserver d'ici 1 ou 2 jour des vols pour Santiago/Arica, sera t-il facile de trouver des bus pour redescendre ? (Arica - Calama puis Calama - Copiapo puis Copiapo - Santiago).

Merci
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Projet de randonnée au Chili en septembre 2011
Bonjour à toute la communauté de voyageurs, amoureux de notre Terre. 🙂

Nous sommes deux jeunes de 23 ans et notre projet est de parcourir le Chili du Nord au Sud, départ du Pérou à Tacna en Septembre (de cette année) jusqu'à Ushuaia (Argentine) en 7-8 mois. Nos moyens de transports seront la marche, l'auto-stop, et les transports en communs, c'est un voyage de découverte d'un pays, de sa flore, de sa faune, de ses paysages un voyage pour comprendre les différentes cultures que l'on rencontrera, c'est pour cela que l'on veux partir librement avec un sac à dos, un peu d'argent et beaucoup de volonté, faut il plus ? Dans un monde comme le notre malheureusement oui, il faut une organisation, nous faisons appel à vous qui pouvez transmettre votre connaissance et vos expériences que ce soit niveau paperasse, coin à visiter, ou à éviter.

ITINÉRAIRE : Le projet se dessine comme ça (en gros) : Nous arrivons à Tacna au Pérou (pour cause que le billet d'avion est deux fois moins cher ) puis direction Arica en Taxi (en espérant ne pas rencontrer de problème à la douane pour obtenir notre visa) nous suivront dans un premier temps les étapes : Arica - Iquique - Calama - San Pedro de Atacama et sa région semée de truc géant comme les Geyser 😏, les Salar, la vallée de la Lune, etc. En estimations cela nous prendrait de Septembre à Novembre peut être. Ensuite c'est la descente jusqu'à Santiago sans itinéraire précis (bien que vers Juriques, à l'est de Calama, on passera la frontière pour un nouveau visa) mais on pourra prendre la route d'Antofagasta. Puis à Santiago (encore renouvellement de visa 🏴‍☠️) on ira sur le bord de l'océan à Vina del Mar et Valparaiso, la ville graffiti. Là encore on descendra ensuite jusqu'à l'ile merveilleuse de Chiloé en suivant Conception, Valdivia, Osorno et Puerto Montt. A la sortie de l'ile de Chiloé, nous seront dans l'inconnu, comme toujours mais il faudra prendre le bateau pour rallier le continent (si il y a des idées nous sommes toujours preneur).

Si vous connaissez le Chili alors après l'ile de Chiloé nous serons au niveau sud de l'ile mais niveau continent d'où on pense rattraper la zone frontalière qui à cette endroit du pays semble la plus praticable en randonnée lol et ou les Andes nous offre des Volcans, Montagne, et Glacier à couper le souffle : l'entrée en Patagonie !! 😊

Nous pensons de cet itinéraire atteindre logiquement Torres del Paine (je vous passe les noms de ville et village méconnus que nous avons pointés) et Puerto Natales - Punta Arenas. A Punta Arenas logiquement on passe le détroit de Magellan pour aller à Porvenir (le plus court) pour rejoindre l'autre coté terrestre de la Terre de Feu où nous retrouverons Ushuaia.

NOS DOUTES/QUESTIONS : Ils concernent les visa et les papiers nécessaires à ce monde de commerce, nous sommes preneur de toutes informations, des endroits les plus agréables pour faire ça et des endroits insolites à visiter et ou magnifique. Des communautés également, ou des paysans accueillants. Nous aimerions aussi une idée pour la fin de notre périple puisque Ushuaia semble une ville Très chère niveau avion alors il faudra une autre ville alternative pour se rendre en Europe. 🏴‍☠️

Par ailleurs L'ile des États à l'extrême sud Argentin semble inaccessible aux gens (et me fait envie), avez vous des témoignages de gens qui savent s'y prendre pour défier le bout du monde ? Un point aussi sur l'argent, combien conseillez vous d'avoir (on traduit en euro) en permanence (ou presque) sur nous ? Dans quel type de distributeur faut il retirer ? et aussi peut-on payer "tout" avec nos cartes bleu (mastercard et cb visa). (je sais pas si je l'ai mentionné mais nous aurons des photocopies de tout nos papiers).

Aussi un autre truc : les semaines sont elles comme en France ? genre le dimanche il se passe rien ?

Je ne vous cache pas que j'ai lu le guide du routard sur le Chili, mais il est bizarre, je préfère l'échange ici.

Nous aimerions aussi savoir si ici des personnes savent combien peut couter une petite barque (à moteur) dans le sud pour s'éclater et j'espère que notre message est assez clair car il peut s'avérer que des questions nous échappent.

MATÉRIELS : Mais l'important en dehors de savoir ce que l'on veut comme itinéraire c'est le matériel ! C'est pourquoi je vous laisse ci dessous une liste qui nous semble correcte (n'oublions pas que l'on va faire des milliers de km) 😮 :

Sac à dos 75 Litres (+ Housse anti-pluie) Sac de couchage Couverture de survie Petite corde 10 mètres (Une pour deux) Tente toutes saisons (Une pour deux)

1 Veste anti-pluie, froid et vent 1 Poncho (facultatif, pour le vent et la pluie s’il fait chaud) 1 Pull polaire 2 T-shirt respirant (surtout pour le désert) 2 T-shirt normaux (dont un manche longue) Un sweat normal Un pantalon normal 2 pantalons randonnée (apparemment, j’y connais rien mais ça s’enfilerai dessus un pantalon normal ?) Gants spéciales froid et marche Bonnet

Bob (« anti-pluie ») Collant et 3/4 calçons (+ maillot de bain ?) Lunette soleil/Crème solaire 1 paire de chaussures de randonnée 1 paire de Tongue 4 paires de chaussettes dédiées à la marche 2 paires de chaussettes normales pour le campement. Sac de rangement de vêtement (vendu par 3, le plus gros pouvant servir d’oreiller)

Gourde (eaux) Boussole

Sac nourritures Bouchons oreilles

Briquet (Un pour deux) Papier toilette (Un pour deux) Couteau multi-usages (Un pour deux) Lampe (Un pour deux) Trousse premiers secours (Un pour deux) + Téléphone Allumettes (Un pour deux)/réchaud/Ustensiles cuisine sac-poubelle (Un pour deux) Trousse de toilette (coupe ongle, rasoir, etc.) Serviettes/Savon sans eau Sachets plastique Zips (type congélation) Appareil photo/mp3 Un adaptateur électrique international (Un pour deux) Lessive (Un pour deux) Jeu de carte/Livres/Crayons/Cartes Chili

Un pote m'avait conseillé un GPS satellite avec agressivité car il pensait que sans j'allais périr et ne pas être secouru à temps. Toutefois nous voulons y aller sans contrainte du matériel obsessionnel qui nous rend dépendant, car c'est une Aventure, seuls un téléphone, un MP3, un appareil photo nous accompagneront en priorité. Mais c'est notre première grande aventure alors chaque conseil de votre part sera PRÉCIEUX et prit en compte. 🙂😉

ANNONCE : Pour ceux qui ont suivit ce message, nous sommes partageurs d'aventures, et si des gens sympa (français ou non) partent en même temps que nous et veulent faire des étapes, et nous rencontrer alors aucun problème. 🙂 Toutefois vous l'avez compris l'itinéraire semble défini et on aimerait s'y tenir en 6/7/8 mois ! Nous arrangerons ça en fonction des conseils de lieux à voir.

En espérant avoir des réponses d'ici notre départ en septembre, j'espère que l'on pourra échanger ensemble. Prenez bien en fait que ce message contient certainement des oublis et que vous pouvez les paliers avec joie.

PS : Nous connaissons le système wwoofing, pour s'implanter si il y a de la place, bénévolement dans une communauté agricole, mais nos questions concernent votre vécu éventuel. Nous connaissons aussi le site "counch surfin" mais c'est compliqué d'entretenir une relation et une mise à jour de notre périple alors que l'on sera sur la route vous voyez. Mais on essayera ce système pour le sud je pense. Peace !Merci d'avance à toutes les futures réponses, à vous qui prendrez le temps de lire et de nous apporter vos avis et vos conseils, ce sera la bienvenue. Merci à tous. 😇 Vaya Con Dio ! 🙂

Tiago & Raf'

PS : Si les administrateurs jugent que notre message est mieux dans une autre partie du Forum, pas de problème.

Voici la carte de notre itinéraire (traits rose) : voir "image attachée"

sinon si ça fonctionne pas voir ce lien : http://img194.imageshack.us/i/chilin.jpg/
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Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

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Parcourir les trois Amériques
Bonjour,

tout d'abord, désolé si ce fil de discussion n'est pas dans la bonne catégorie🤪 mais je ne vois pas ou je peux le placer mieux. L'idée de faire un break d'1 an ayant muri sérieusement depuis quelques mois et sachant récemment que la demande de congés sans solde est possible dans ma boîte, j'ai pour projet de parcourir l'Amérique du Nord au Sud. Afin d'affiner encore mieux le projet et proposer une échéance sure à mon chef 1an avant, je vous explique le projet.

Je pense partir pour Mai 2013, en commençant par le Canada, les USA voire l'Alaska, pour ensuite descendre le Mexique, Costa Rica, Equateur, peut être Cuba, la Colombie, Pérou, Bolivie, Argentine, Chili, Brésil. Un peu comme la panaméricaine.

Pourquoi exclusivement l'Amérique ? car je veux profiter d'un break pour réellement "ralentir", prendre le temps de s'arrêter ici et là et se sentir plus immergé dans les cultures que lors d'un TDM d'un an, qui me paraît plus une course contre la montre qu'autre chose. Autre chose, le continent américain a aussi l'avantage de ne nécessiter qu'un vol avion, un aller pour le début et un retour pour la fin. Entre les deux, tous les modes de transports sont envisagés.

Je ne chercherai pas spécialement à faire du tourisme, mais profiter des cultures, travailler en wwoofing et faire des travaux manuels, apprendre et perfectionner l'espagnol, faire (pas mal) de treks en montagne, et faire un maximum de rencontres. Pour l'AM du Nord, je privilégie la partie Est que l'Ouest.

Ayant commencé à affiner les recherches à des idées de trajet, bien que je veuille faire à l'arrache, car j'aurai le temps et probablement aussi plein d'opportunités étant sur place.

Alors grosso modo au niveau timing, cela donnerait cela à la louche et c'est là ou j'ai besoin de votre aide et expérience: Canada: cote Ouest en Mai, est Canada Alaska fin Mai et Juin; dans les deux il est envisagé de faire du wwofing USA: fin Juin et Juillet: rocheuses, grands canyon; dans les deux il est envisagé de faire du wwofing Mexique: stop pour apprendre et perfectionner l'espagnol en Août mais plutôt au centre du pays pour éviter les trop grosses chaleurs; Costa Rica, Colombie, Equateur en Septembre pour filer au Sud; Pérou: Octobre le temps devrait encore être bon pour les randos, et tant pis si ce ne sont pas les plus spectaculaires; Bolivie: Novembre: là je sais pas trop quoi dire; Chili: Décembre - mi Janvier (peut être en profiter pour travailler un peu) Argentine: mi Janvier - Février (peut être en profiter pour travailler un peu) Brésil: Mars - Avril (peut être en profiter pour travailler un peu)

Qu'en pensez vous ?

Je n'arrive pas trop à savoir si j'arriverai à éviter les aléas climatiques. Sinon je peux retourner la question dans l'autre sens: par rapport au "trajet" quelles sont les périodes à éviter vis à vis de certains pays. Bien que cela soit compliqué, notamment au Chili, au Mexique, car ces pays sont sous influence de plusieurs types de climats.

Merci beaucoup !
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Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car?
Bonjour,

Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.

Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.

Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).

Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.

A bientot peutetre
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Trajet de Mexico à Panama City en deux mois?
salut je voulais savoir si sur un trajet total de 6 mois nous emmenant jusqu'a rio, 2 mois etaient raisonnables pour aller de mexico a panama city en passant par le guatemala, salvador, nicaragua et costa rica

je precise juste que j'aime pas etre trop speed mais en meme tps une envie de decouvrir enorme 😉
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Traversée de l'Amérique Centrale en voiture par la panaméricaine: dangereux?
Bonjour a tous, nous partons demain de Los Angeles pour traverser l'amerique centrale par la panamericaine pour rejoindre le Costa Rica, nous sommes 2 garçons et 1 fille avec un 4X4 aux plaques americaines. J'aimerai savoir si c'est dangereux, que ce soit la traversée, les motels au bord des routes et le passage des frontieres. S'il vous plait HELP car si c'est vraiment dangereux je laisserai les garçons et moi je prendrai l'avion. Merci d'avance de vos reponses!!
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Tour d'Amérique du Sud à vélo
Bonjour à tous,

Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.

Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:

Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie

Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?

Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?

Auriez-vous des conseils particuliers?

Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?

(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)

Merci d'avance pour vos réponses.

Angélique
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Vos conseils pour voyager en Amérique Latine à vélo?
Je prends tous vos conseils pour :purifier l'eau à boireme protéger un maximum contre les moustiques planquer sur soi (comment exactement ?) et dans les sacoches l'argent liquide, la CB, etc ...me mettre en garde des mauvaises surprises en tous genresme protéger (et comment ?) de ces mauvaises rencontreschanger l'argent sans se faire arnaquerUn grand merci à vous pour vos précieuses informations !
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Le tour entier du Chili à vélo
Hola amigos! 🙂

Je m'apelle Hans et avec ma copine Rose nous avons l'intention de faire le Chili depuis le nord du Chili vers l'Antarctique si c'est possible. Voici notre itinéraire (première essai):

Premiere Partie (Partir debut novembre)

1) Arica, en commençant environs par le lac de Chungara et descendre vers le sud pour arriver a Calama.

2) Depuis Calama passer par San Pedro de Atacama et descendre vers Copiapo

3) Depuis Copiapo essayer de ne pas longer la route 5, sinon trouver une autre route pour aller vers La Serena.

4) Depuis la Serena longer la cote pacifique en passant par los vilos pour arriver vers Valparaiso et ansi Santiago.

Deuxième Partie (Repos chez mes parents )(Partir après Noël)

5) Depuis Santiago, partir en direction vers le sud en longeant le pacific en passant par Pichilemu, Iloca, Constitution, etc pour arriver petit à petit vers Puerto Montt.

6) Depuis Puerto Montt, longer toute la "carretera austral" jusqu'à Tortel.

7) Depuis Tortel, prendre le bateau qui va jusqu'à Puerto Williams (à coté de la terre de Ushuaia)

8) Essayer si c'est possible depuis Puerto Williams d'aller à l'antarctique.

Mes questions sont les suivantes: - Combien de temps peut prendre tout ce voyage? - Existe t'il des aides ou des sponsors pour financer mon projet? - Est-il possible de faire de camper le long du Chili? - Existe t'il des gens qui ont deja fait ce périple en vélo et quels sont ces conseils le plus importants?

Merci énormément de votre aide et vive la liberté à deux roues!

Hans et Rose
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