Bonjour,
je vais commencer par vous expliquer rapidement ma situation pour que vous ayez toutes les données :)
Je vais avoir un enfant (une petite fille) mi-octobre. On va se marier avec la mère fin décembre, et on a déjà fait la reconnaissance de la petite à l'ambassade de Manille.
Je vais demander un congé parental d'un an pour pouvoir venir vivre aux Philippines d'août 2010 à fin avril 2011, donc je vais rendre mon appartement (mais je pense déclarer habiter chez mes parents pour faciliter les démarches administratives). Après le mariage, on va demander un visa d'épouse pour ma futur femme, donc on éspère tous rentrer ensemble en France fin avril pour une installation définitive.
J'ai plusieurs questions/interrogations, et les informations que j'ai pu avoir ne sont pas toujours très clairs (voir même contradictoire) :p
Est ce que vous pouvez me dire :
1) pour la sécurité sociale,
a) est ce que je dois leur signaler que je vais vivre à l'étranger pendant 9 mois (auquel cas il semblerait que je doives changer de sécu et m'affilier à la CFE) ? Ils vont bien voir que l'enfant va naitre à l'étranger, et toutes les factures aussi, donc ils s'en rendront bien compte..
La question est : est-il nécessaire de changer pour la CFE ou non ; en gros est ce que je dois me prendre la tête avec encore plus de papiers ou est ce que ce n'est pas un problème si je vais vivre 9 mois à l'étranger.
b) est ce que la sécu accepte que je lui fax les papiers dont elle a besoin (certificat de naissance, factures), ou est ce que tous les documents doivent arriver par courier (auquel cas, c'est qui les plus fiables...et raisonnables niveau prix :p ...congé parental = pas de salaire :)
c) concernant ma future femme, elle peut dépendre de ma sécu quand on sera marier ? même si on vit aux Philippines (donc pas en France :D), ou faut même pas y penser ? (je demande ça surtout pour lorsque l'on demandera son visa afin qu'elle s'installe en France avec moi (et la petite bien sûr).
2) pour la CAF,
- j'ai vu que l'on pouvait bénéficier du complément de libre choix d’activité (CLCA) qui donne droit à une aide financière versée par la CAF. Mais est ce qu'on y a droit si on réside à l'étranger (donc encore la question de savoir si je dois déclarer mon adresse aux Philippines, ou bien celle de mes parents) avec la même interrogation concernant tous les papiers qui bien évidemment auront pour origine les Philippines (acte de naissance notamment).
3) pour l'ambassade,
a) pour le mariage, ya un truc qui me stress beaucoup, c'est qu'on a dû lui obtenir une "valid id" (elle avait que son passeport), et donc la plus simple a avoir, c'était la "postal id".
Mais pour cela, il faut résider depuis au moins 6 mois à l'adresse actuelle quand vous faites la demande (chose que l'on ne savait pas). La gérante de l'immeuble nous a fait une lettre disant qu'elle y vit depuis plus d'un an, donc elle a eut sa carte sans problème.
Par contre sur les formulaires demander par l'ambassade, ils demandent de dire depuis combien de temps elle réside à son adresse actuelle...donc si on dit la vérité, il va y avoir un problème avec la "postal id"...Le truc c'est qu'on était pas au courant de cette histoire de résidence de plus de 6 mois, et qu'on a déménager sur Manille parce que je voulais qu'elle accouche dans un très bon hopital (ouais je sais j'ai encore la mentalité d'un "alien" :p). Donc je stress un peu pour ce truc...vous pensez que j'ai raison de stresser, ou ils vérifieront pas ? (genre demande de copie du contrat de location...)
b) pour le visa :
i) pour que ma futur-femme s'installe en France avec moi et la petite, ils ne demandent rien d'autre que ma carte d'identité, 2 photos d'identité, une copie de la transcription de l'acte de mariage et le livret de famille en plus du formulaire de demande de visa long séjour ainsi que de mes justificatifs de ressources et de résidence en France ? Rien d'autre ?...
Je demande ça parce que les justificatifs de ressources et de domicile ils n'en parlent pas sur le site de l'ambassade dans le cas d'une installation permanente. J'ai vu ça sur les papiers que j'avais récupérer à l'ambassade pour le mariage.
Ils ne demandent pas d'assurance santé (ou autre) pour ma femme, pas de copie de billet d'avion (ou de réservation du billet) ?
ii) pour mes justificatifs de ressources, vu que je vais prendre un congé parental (donc pas de salaire), ils demandent quoi exactement ? la dernière déclaration de revenus ça suffit ? ou ils veulent les dernières fiches de paie ou/et des relevés de comptes en banque ? (j'aurais toujours mon PEL et mon PEG (actions), mais mes comptes courants risques d'être presque à sec :p).
iii) toujours la même question pour le domicile, ile veulent absolument que je sois domicilier en France, ou ils acceptent que vu que je vais vivre ici 9 mois je n'ai plus de domicile en France. Je pense aux français qui vivent à l'étranger depuis plusieurs années et qui rentrent en France, ils leur demandent d'avoir un logement en France avant ou ils sont compréhensifs ?
Si je me pose ces questions concernant ma déclaration de logement, c'est parce que à l'ambassade quand j'ai vu la personne qui s'occupe des mariages (Mme Hui Bon Hoa-Chan) et que je lui ai demander concernant l'attestation de résidence si je devais déclarer mon adresse aux Philippines ou celle de mes parents, elle m'a dit de donner celle de mes parents que ce serait plus simple :)
Je sais que je pose plein de questions, je vais bien évidemment contacter tous les organismes, mais j'ai moins de 2 mois pour faire tout ça, plus déménager, plus faire des heures sup au boulot histoire d'avoir un peu plus d'argent :) Ajouter à cela les milliers de Km loin de ma tendre qui vit une grossesse plus que compliquée (cloitrée au lit presque tout le temps depuis le début) et vous comprendrez que j'essaye d'avoir le plus d'aide possible :)
MERCI pour votre compréhension et votre aide !!!!
très cordialement,
Futur papa et mari heureux, mais hyper stressé :D
Bonjour,
Mon ami et moi avons prévu de partir aux Philippines pendant 15 jours début janvier. Nous étions à la base très tentés par le nord de Palawan mais nous hésitons car nous avons également pour projet de mettre un bébé en route dans les mois qui viennent. Je serai donc peut être enceinte de quelques semaines, voire 1 mois ou deux...ou peut être pas du tout! Et nous avons cru comprendre qu'entre les routes chaotiques, le palu, les longs trajets en bateau, Palawan , n'est peut être pas la destination idéale pour un début de grossesse...
Donc quel itinéraire me conseillez vous sachant que nous souhaitons voir de belles plages, de beaux paysages, faire un peu de snorkling et nous détendre?
merci d'avance pour vos conseils!
Bonjour,
Je pars dans les visayas début aout et mon médecin me dit de prendre un traitement anti palu (Savarine), mais d'après ce que je lis sur forum + web ce traitement ne serait pas vraiment necessaire...Quelqu'un peut il m'éclairer ?
Besoin ou pas besoin de traitement ???
D'avance merci bcp
Ciane
Je pars dans les visayas début aout et mon médecin me dit de prendre un traitement anti palu (Savarine), mais d'après ce que je lis sur forum + web ce traitement ne serait pas vraiment necessaire...Quelqu'un peut il m'éclairer ?
Besoin ou pas besoin de traitement ???
D'avance merci bcp
Ciane
Bonjour!
Je pars pour les Philippines pour la fin février. J'avais prévu me rendre à Davao et Mati mais sur le site du gouvernement canadien on nous déconseille fortement de voyager dans cette région (actes terroristes, enlèvements etc.). J'aimerais connaître l'avis de voyageurs qui s'y sont rendu dernièrement...
merci
Meily
Bonjour à tous,
Je séjourne aux philippines de mai à juillet avec un budget très serré et j'ai donc l'intention de dormir dehors, dans mon hamac. Alors quitte à dormir dehors, je me demandais si je ne pouvais pas organiser mon voyage autour d'un circuit de randonnée assez long, de quelques centaines de kilomètres. D'où ma question: existe-t-il l'équivalent des GR français aux philippines?
Merci d'avance pour vos réponses! =)
PS: est ce que quelqu'un sait s'il y a un seuil minimum d'argent à avoir sur son compte en banque pour obtenir le visa?
Je séjourne aux philippines de mai à juillet avec un budget très serré et j'ai donc l'intention de dormir dehors, dans mon hamac. Alors quitte à dormir dehors, je me demandais si je ne pouvais pas organiser mon voyage autour d'un circuit de randonnée assez long, de quelques centaines de kilomètres. D'où ma question: existe-t-il l'équivalent des GR français aux philippines?
Merci d'avance pour vos réponses! =)
PS: est ce que quelqu'un sait s'il y a un seuil minimum d'argent à avoir sur son compte en banque pour obtenir le visa?
Salut à tous,
je réside aux Philippines et je viens de finir l'aménagement de mon van. Je cherche à déterminer si une activité de location de van aménagés pourrait intéresser les touristes qui viennent en vacance ici... Vous en pensez quoi ?
Merci pour vos avis.
* Voici mon van = https://youtu.be/uxzdshQCKOU
je réside aux Philippines et je viens de finir l'aménagement de mon van. Je cherche à déterminer si une activité de location de van aménagés pourrait intéresser les touristes qui viennent en vacance ici... Vous en pensez quoi ?
Merci pour vos avis.
* Voici mon van = https://youtu.be/uxzdshQCKOU
Bonjour à tous !
Le voyage se rapprochant, je viens de nouveau faire appel à vous pour quelques questions !
Nous partons à 3 du 4 au 18 mars. Notre avion atterrit à Manille le 5 à 18h45 (en théorie). Pensez vous qu'il soit possible d'attraper un des bus pour Banaue le soir même ? J'ai bien compris qu'il y avait beaucoup de trafic dans la ville et que la station de bus était sensiblement à l'opposé, mais si en termes d'horaires (et de places dans le bus) c'est faisable nous sommes prêtes à tenter. Qu'en pensez vous ? La fatigue ne nous fait pas peur !
Pour la suite, nous pensons passer 2 jours sur Banaue et Batad, puis redescendre de nuit sur Manille. Dans la foulée, (donc soit le 7 soit le 8) récupérer un vol pour Coron, profiter de l'île et alentours 2 jours et redescendre sur El nido par la mer. Rester 3/4 jours, puis descendre à port barton pour 2 jours, et continuer la descente jusqu'à Sabang / PP avant de récupérer un vol pour Manille le 17 après midi.
Cela nous semble soutenu et un peu serré, mais nous prévoyons déjà de revenir sur l'archipel une prochaine fois ! Trop difficile de faire un choix !! Qu'en pensez vous ? Cela reste classique mais grâce à ce forum on s'est dit autant ne pas trop s'éparpiller..
Autre question : que voir à Manille en une demie journée ?
Mille mercis en tout cas pour tous les précieux conseils que vous donnez, je ne manquerai pas de venir faire un retour une fois revenue sous le froid marseillais !
Le voyage se rapprochant, je viens de nouveau faire appel à vous pour quelques questions !
Nous partons à 3 du 4 au 18 mars. Notre avion atterrit à Manille le 5 à 18h45 (en théorie). Pensez vous qu'il soit possible d'attraper un des bus pour Banaue le soir même ? J'ai bien compris qu'il y avait beaucoup de trafic dans la ville et que la station de bus était sensiblement à l'opposé, mais si en termes d'horaires (et de places dans le bus) c'est faisable nous sommes prêtes à tenter. Qu'en pensez vous ? La fatigue ne nous fait pas peur !
Pour la suite, nous pensons passer 2 jours sur Banaue et Batad, puis redescendre de nuit sur Manille. Dans la foulée, (donc soit le 7 soit le 8) récupérer un vol pour Coron, profiter de l'île et alentours 2 jours et redescendre sur El nido par la mer. Rester 3/4 jours, puis descendre à port barton pour 2 jours, et continuer la descente jusqu'à Sabang / PP avant de récupérer un vol pour Manille le 17 après midi.
Cela nous semble soutenu et un peu serré, mais nous prévoyons déjà de revenir sur l'archipel une prochaine fois ! Trop difficile de faire un choix !! Qu'en pensez vous ? Cela reste classique mais grâce à ce forum on s'est dit autant ne pas trop s'éparpiller..
Autre question : que voir à Manille en une demie journée ?
Mille mercis en tout cas pour tous les précieux conseils que vous donnez, je ne manquerai pas de venir faire un retour une fois revenue sous le froid marseillais !
Bonjour à tous,
Nous souhaiterions aider à notre manière les philippins. Nous ne sommes absolument pas pour les dons en argent car nous ne sommes pas confiant sur la redistribution.
En revanche nous voudrions savoir, s'il serait possible d'envoyer des colis de première nécessité (vêtements, pâtes, riz...) à certains expatriés qui auraient l'occasion de connaître des philippins ou des associations d'aide qui pourraient redistribuer notre colis à des familles dans le besoin.
Merci à vous
Nous souhaiterions aider à notre manière les philippins. Nous ne sommes absolument pas pour les dons en argent car nous ne sommes pas confiant sur la redistribution.
En revanche nous voudrions savoir, s'il serait possible d'envoyer des colis de première nécessité (vêtements, pâtes, riz...) à certains expatriés qui auraient l'occasion de connaître des philippins ou des associations d'aide qui pourraient redistribuer notre colis à des familles dans le besoin.
Merci à vous
Bonsoir
Je souhaiterais partir en vacances 3 semaines aux Philippines à la fin de l'année. Cependant j'hésite à prendre un billet car à la lecture du site Conseils aux voyageurs la sécurité ne semble pas être au rendez-vous !!
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/philippines-12346/
Y a t-il des risques démesurés à voyager à travers le pays ? Y a t-il des endroits à éviter impérativement ? Et si l'on évite le Sud est-ce raisonnable de partir à la découverte de ce pays qui semble magnifique et où la population semble très accueillante (nombreux avis de voyageurs) ?
Est-ce que des résidents ou touristes pourraient me donner leur avis sur le sujet ?
Merci d'avance pour votre aide. Florence
Je souhaiterais partir en vacances 3 semaines aux Philippines à la fin de l'année. Cependant j'hésite à prendre un billet car à la lecture du site Conseils aux voyageurs la sécurité ne semble pas être au rendez-vous !!
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/philippines-12346/
Y a t-il des risques démesurés à voyager à travers le pays ? Y a t-il des endroits à éviter impérativement ? Et si l'on évite le Sud est-ce raisonnable de partir à la découverte de ce pays qui semble magnifique et où la population semble très accueillante (nombreux avis de voyageurs) ?
Est-ce que des résidents ou touristes pourraient me donner leur avis sur le sujet ?
Merci d'avance pour votre aide. Florence
Bonjour à tous!
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Bonjour,
J'ai vraiment beoin d'aide, après de nombreuses recherches, je n'arrive pas a me décider entre la Thaïlande et les Philippines pour un séjour d'une dizaine de jours début octobre, nous sommes un couple, ma femme sera enceinte de 5 mois. Nous voudrions allier plages et de ouvertes avec le soleil ci-possible. Aidez moi
J'ai vraiment beoin d'aide, après de nombreuses recherches, je n'arrive pas a me décider entre la Thaïlande et les Philippines pour un séjour d'une dizaine de jours début octobre, nous sommes un couple, ma femme sera enceinte de 5 mois. Nous voudrions allier plages et de ouvertes avec le soleil ci-possible. Aidez moi
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
After several discussions on VF about travel journals from the Philippines, I decided to write this curiosity: a trip report from a journey made in 1984, when traveling to the Philippines was still an adventure.
A curiosity because writing a travel journal about a trip 35 years later isn’t common, but also (mostly?) because exploring the Philippines at that time had little in common with traveling there today.
Obviously, I’ve forgotten a number of facts, most of the details, but with the help of a few notes from that time and a stack of slides (yes, there was life before digital 😊), many memories came back and added to the highlights I’d never forgotten. The scanned slides aren’t always great quality, but there are still quite a few to brighten up this chatter. Back then, we didn’t snap photos like we do now—film was too expensive—so I don’t have pictures of every place we visited... too bad, comparing some of those spots to how they look today would’ve been interesting.
Why "Adventures"? Why call it "Adventures" in the Philippines in 1984, a word so often used for a simple exotic trip? - Because the lack of information (no *Guide du Routard*, no *Lonely Planet*, no *Michelin Guide*, nothing, and obviously no internet) gave this trip what’s at the heart of adventure: the unknown. - Because the political situation made the stay sometimes dangerous. - Because transportation conditions were always epic, often perilous. - Because the question of where we’d spend the night came up almost every evening. - And for... quite a few other reasons.
That said, we weren’t exactly explorers!
Why the Philippines? First of all, why go to the Philippines in 1984—a country not exactly set up for tourism and about which we knew very little? How could we get an idea of the beauty of the Philippines and its points of interest when we had no guides or photos?
The idea came to us from Thailand a year earlier, during our first long-haul trip. After touring the north of the country, we met a Frenchman living in Phuket, where there were only a few tourists in Patong, with just a few small hotels and guesthouses. Kata and Karon had no buildings or roads, Rawai only had three palm-thatched bungalows, including ours, and the other islands were unknown to tourists. There was plenty to discover, and we wanted to return to this beautiful country... but the Frenchman made us dream about the Philippines—a country to explore, with wild landscapes.
Long evenings of discussion over multiple Sprite-Mekong cocktails (what memories of those headaches!) finally convinced us we had to go to the Philippines.
Episode 0: Before Departure The decision was made: we’d go to the Philippines in May 1984. Our friends and family were surprised when we announced we were going on vacation to the Philippines (a bit like saying today we were going paddleboarding in the Kerguelen Islands 🤪).
These days, preparing for each of our trips takes long evenings of research, planning, and noting down good addresses... etc. But for the Philippines in 1984, preparation was quick: we had very little information about the country, we were leaving almost at random, and the discovery would only be more exciting.
We still had a few bits of info gathered here and there: the rice terraces in northern Luzon, volcanoes, Negros where we were supposed to visit an acquaintance, Cebu and its marine life (we ended up going elsewhere), and absolutely avoid Mindanao, which was practically at war with the regime. That was about it, but it was already a great itinerary.
Nothing was organized in advance; we’d see day by day. We had no idea about travel times or even the existence of transportation options. The main (and sometimes only) way to connect two islands was by overloaded, rusty ferry. Only the big cities had airports.
Let’s Go: Episode 1: Paris to Manila My travel journals always start after arriving at the airport—the Europe-to-“Other Continent” trip isn’t interesting—but the flight to the Philippines was already an adventure, so I’ll make an exception.
This was the era when only a few Asian airlines were on par with Western ones: Thai, Singapore Airlines, and Philippine Airlines. They had beautiful, brand-new planes, and to attract customers (almost exclusively “businessmen”) from the usual airlines (Air France, Lufthansa, British Airways), there was opulence on board: unlimited champagne, all sorts of cocktails... Compared to today’s long-haul flights, there was still one small difference: no personal screens, just one screen at the front of the cabin with one mandatory movie. And I don’t know why, but we only got James Bond films, both ways... that must’ve been the trend at the time.
The tourism boom to Southeast Asia hadn’t started yet, and the “Asian Tigers” weren’t a thing, so there weren’t many business trips. That meant long-haul flights made stops everywhere to fill the planes. Our Philippine Airlines Boeing 747 left London, picked us up in Paris, then stopped in Frankfurt to take on a few Germans. I don’t know why we then made a stop in Dubai—a totally exotic place at the time. There was nothing to do there... things have changed a lot since. It was a small town lost in the desert. The airport was tiny, with just one or two buildings and a supermarket. During the stopover, everyone had to get off the plane and walk to the supermarket. Photo and electronic equipment were dirt cheap—I guess that was the only reason for the stop. Maybe it was their first commercial move. Emirates didn’t exist yet, as I checked online, but anyway, the idea that such a remote place could have its own airline was unthinkable.
Online, I found this photo of Dubai Airport in 1980. Anyone who’s transited through today’s massive airport with its rows of A380s will appreciate it:
Next stop: New Delhi to drop off some Europeans and pick up a few Indians, and finally, the terminus: Manila. I don’t remember how long the trip took with its five stops—an unimaginable journey today. Despite all those stops to fill the plane, there was still enough space to stretch out on the four center seats of the 747, something that never happens these days despite all the flights in every direction.
So here we are, finally at Manila Airport around midnight.
Episode 1: Manila and Baguio To start, a quick note on the political and economic situation in the Philippines in 1984, which had consequences for us as tourists, as we’d soon realize upon arrival.
After several centuries of Spanish colonization, the Philippines became American at the start of the 20th century, then independent. In 1966, Marcos took power, and little by little, his regime sank into corruption and mismanagement, becoming a dictatorship with martial law, all for the benefit of his family and friends, who enriched themselves endlessly. The peak was the assassination of opposition leader Benigno Aquino in August 1983, which triggered harshly repressed protests. So we arrived a few months later in a very poor country, with omnipresent corruption and an extremely tense political situation, as we’d soon see for ourselves. Major protests took place in the main cities during our trip—I’ll come back to that. Two years later, Marcos fled to Hawaii after being forced out of power following rigged elections. This historical context explains a lot of the situations we found ourselves in over the following weeks.
Arriving in the middle of the night isn’t very cheerful. Manila was already a huge city with many slums, where you could find a few business hotels like the Hilton or Intercontinental—way out of our budget—and plenty of run-down hotels. Luckily, two Indians we’d chatted with on the plane offered to take us to their usual hotel. They came to Manila twice a year for business. We accepted their offer, relieved not to have to look for a place to stay in the middle of the night, figuring the address must be good since they came back every time... we were wrong 🙁
We left the airport and immediately got a taste of the local vibe when we got into the taxi: the police asked for our passports. We thought: what’s more normal than police in a dictatorship?
But that wasn’t it at all. Our two Indian friends explained that the police were noting our names along with the taxi number and time. Crime in Manila was so bad that the taxi driver would be held responsible if anything happened to us... welcome to the Philippines 😎 😎
Historically, the Philippines was a very violent country, where everything was settled with guns or machetes. Previous governments had banned carrying weapons, but Marcos later allowed the free sale and carrying of guns, and disputes were settled with pistols again (or worse, as we’d discover later). Since he’d released most of the criminals from prison to form a paramilitary militia at his service (I’ll talk about our encounter with these “heroes” later), it was pretty dangerous to go into many parts of Manila, where these “tonton macoutes” ruled.
We arrived at our hotel without incident... and then things started badly. The room was infested with big cockroaches—exactly what I hate most in those kinds of countries. No way to find another hotel at that hour. After the long flight, the urge to take a shower was so strong that we squeezed into the bathroom as best we could. After that, I don’t remember—I guess we must’ve fallen asleep exhausted under the sheets in the heat... air conditioning wasn’t widespread yet.
The next day, we just wanted to leave that dump as soon as possible. So we decided to head north right away, stopping in Baguio, and we’d visit Manila a bit on the way back.
When we stepped outside, we discovered a pretty run-down neighborhood with potholed streets. But we also discovered the jeepneys. They were everywhere, flooding the streets.


They had crazy sound systems, each one blasting louder than the last. The interiors were kitschy but fun. There weren’t many private cars—almost all transportation was by jeepney, with buses reserved for intercity trips.


Before heading to the bus terminal for the north, somewhere on the outskirts of the city, we needed to exchange some money. I don’t remember how we ended up in a policeman’s jeep who offered his services: - Exchange money on the black market at a better rate than the banks. - Take us wherever we wanted, in this case, the bus terminal.
We accepted both offers (we’d still checked the official exchange rate from dollars to pesos). So we found ourselves in his jeep. After exchanging money, we left in his vehicle and stopped for gas. Without turning off the engine, he calmly smoked a cigarette while filling up. Since we were in a jeep with no doors or roof, we were ready to jump out if things went south, our travel bag in hand.
But we weren’t done with surprises yet. Once we left the small streets, we ended up in a neighborhood with wide avenues and not much traffic, which didn’t justify his incredible behavior. At every intersection, he made the sign of the cross, closed his eyes, and crossed without looking. I was more stunned than terrified! It wasn’t until we got out of the car later that I told Anne-Marie what had happened. I’d seen everything because the cop had put me in the front seat. Luckily, A-Marie hadn’t noticed anything from the back. Crossing Manila by trusting God rather than the rules of the road was ultimately effective. We were lucky—the trip was off to a good start. 🙂 🙂
We then passed through a neighborhood where slums stretched on for a while, and we left our policeman—friendly but a bit crazy—with relief.
A few hours by bus later, here we are in Baguio, cool in the mountains. My memories of Baguio are pretty fuzzy. I remember a small town. After some research while writing this journal, I found that the population was 120,000 in 1980. Given the population density in each home, that confirms my memory of a smallish town. Outside the “official” district with the president’s summer residence and government buildings, there were two or three paved streets with nice houses. The rest was very dirty and very poor, with lots of slums and dirt roads.



People we met on the street invited us to stay with them. These days, we wouldn’t just show up at strangers’ houses, which we should’ve done in Baguio—it would’ve saved us from an unimaginable and dangerous situation... which I won’t say anything about... !😊
The simple wooden house was on stilts at the edge of a hill with a view of the mountains. Since it was the start of the rainy season in a city that gets a lot of rain, we saw a lot of water. Our outings in town happened between downpours.
View from our lodging:
Episode 2: Baguio to Bontoc Aside from the situation briefly mentioned above, it was on the next leg to Bontoc that the adventure really began: an endless and dangerous road, a bus from another era, breathtaking landscapes, and surprising people.
We didn’t know the distance or how long it would take to get to Bontoc. When we arrived after about ten hours, we learned that Baguio to Bontoc was 140 km.
We got on a bus with wooden seats and settled in, two to a seat meant for two. As the bus filled up, passengers squeezed in three or four per seat, with chickens and baskets full of all sorts of things in the aisle. A little embarrassed, we didn’t know if we should squeeze in three on our seat. The seats were super tight (luckily, Filipinos are small), and I didn’t know where to put my legs given my height. I don’t remember if we stayed alone on our bench or if we ended up sharing with others.

The “road” was a dirt track (or rather, a mud track) with endless turns. We held on as best we could to our slippery wooden seats—it was shaking in every direction. The woman behind us was carsick and throwing up... gross... but what were we doing there? Then we plunged into the Sierra Madre... just the name is dreamy!
Rice terraces started to appear:

they took up more and more space along cliffs where we weren’t always reassured,

with lots of waterfalls (all that water had to go somewhere).
A few miserable villages stretched along the track, most often just a few houses balancing between the road and the drop. The bus stopped in every village—people got on or off and settled inside or on the roof. Street vendors offered their products to the bus passengers—a common sight in Asia, even today.

We were in another world—villagers were in loincloths, others had spears. The atmosphere was strange... but all good, we wanted exoticism, and we got it:
This so-called traditional outfit was everyday wear—it wasn’t for tourists since there weren’t any.

A curiosity because writing a travel journal about a trip 35 years later isn’t common, but also (mostly?) because exploring the Philippines at that time had little in common with traveling there today.
Obviously, I’ve forgotten a number of facts, most of the details, but with the help of a few notes from that time and a stack of slides (yes, there was life before digital 😊), many memories came back and added to the highlights I’d never forgotten. The scanned slides aren’t always great quality, but there are still quite a few to brighten up this chatter. Back then, we didn’t snap photos like we do now—film was too expensive—so I don’t have pictures of every place we visited... too bad, comparing some of those spots to how they look today would’ve been interesting.
Why "Adventures"? Why call it "Adventures" in the Philippines in 1984, a word so often used for a simple exotic trip? - Because the lack of information (no *Guide du Routard*, no *Lonely Planet*, no *Michelin Guide*, nothing, and obviously no internet) gave this trip what’s at the heart of adventure: the unknown. - Because the political situation made the stay sometimes dangerous. - Because transportation conditions were always epic, often perilous. - Because the question of where we’d spend the night came up almost every evening. - And for... quite a few other reasons.
That said, we weren’t exactly explorers!
Why the Philippines? First of all, why go to the Philippines in 1984—a country not exactly set up for tourism and about which we knew very little? How could we get an idea of the beauty of the Philippines and its points of interest when we had no guides or photos?
The idea came to us from Thailand a year earlier, during our first long-haul trip. After touring the north of the country, we met a Frenchman living in Phuket, where there were only a few tourists in Patong, with just a few small hotels and guesthouses. Kata and Karon had no buildings or roads, Rawai only had three palm-thatched bungalows, including ours, and the other islands were unknown to tourists. There was plenty to discover, and we wanted to return to this beautiful country... but the Frenchman made us dream about the Philippines—a country to explore, with wild landscapes.
Long evenings of discussion over multiple Sprite-Mekong cocktails (what memories of those headaches!) finally convinced us we had to go to the Philippines.
Episode 0: Before Departure The decision was made: we’d go to the Philippines in May 1984. Our friends and family were surprised when we announced we were going on vacation to the Philippines (a bit like saying today we were going paddleboarding in the Kerguelen Islands 🤪).
These days, preparing for each of our trips takes long evenings of research, planning, and noting down good addresses... etc. But for the Philippines in 1984, preparation was quick: we had very little information about the country, we were leaving almost at random, and the discovery would only be more exciting.
We still had a few bits of info gathered here and there: the rice terraces in northern Luzon, volcanoes, Negros where we were supposed to visit an acquaintance, Cebu and its marine life (we ended up going elsewhere), and absolutely avoid Mindanao, which was practically at war with the regime. That was about it, but it was already a great itinerary.
Nothing was organized in advance; we’d see day by day. We had no idea about travel times or even the existence of transportation options. The main (and sometimes only) way to connect two islands was by overloaded, rusty ferry. Only the big cities had airports.
Let’s Go: Episode 1: Paris to Manila My travel journals always start after arriving at the airport—the Europe-to-“Other Continent” trip isn’t interesting—but the flight to the Philippines was already an adventure, so I’ll make an exception.
This was the era when only a few Asian airlines were on par with Western ones: Thai, Singapore Airlines, and Philippine Airlines. They had beautiful, brand-new planes, and to attract customers (almost exclusively “businessmen”) from the usual airlines (Air France, Lufthansa, British Airways), there was opulence on board: unlimited champagne, all sorts of cocktails... Compared to today’s long-haul flights, there was still one small difference: no personal screens, just one screen at the front of the cabin with one mandatory movie. And I don’t know why, but we only got James Bond films, both ways... that must’ve been the trend at the time.
The tourism boom to Southeast Asia hadn’t started yet, and the “Asian Tigers” weren’t a thing, so there weren’t many business trips. That meant long-haul flights made stops everywhere to fill the planes. Our Philippine Airlines Boeing 747 left London, picked us up in Paris, then stopped in Frankfurt to take on a few Germans. I don’t know why we then made a stop in Dubai—a totally exotic place at the time. There was nothing to do there... things have changed a lot since. It was a small town lost in the desert. The airport was tiny, with just one or two buildings and a supermarket. During the stopover, everyone had to get off the plane and walk to the supermarket. Photo and electronic equipment were dirt cheap—I guess that was the only reason for the stop. Maybe it was their first commercial move. Emirates didn’t exist yet, as I checked online, but anyway, the idea that such a remote place could have its own airline was unthinkable.
Online, I found this photo of Dubai Airport in 1980. Anyone who’s transited through today’s massive airport with its rows of A380s will appreciate it:

Next stop: New Delhi to drop off some Europeans and pick up a few Indians, and finally, the terminus: Manila. I don’t remember how long the trip took with its five stops—an unimaginable journey today. Despite all those stops to fill the plane, there was still enough space to stretch out on the four center seats of the 747, something that never happens these days despite all the flights in every direction.
So here we are, finally at Manila Airport around midnight.
Episode 1: Manila and Baguio To start, a quick note on the political and economic situation in the Philippines in 1984, which had consequences for us as tourists, as we’d soon realize upon arrival.
After several centuries of Spanish colonization, the Philippines became American at the start of the 20th century, then independent. In 1966, Marcos took power, and little by little, his regime sank into corruption and mismanagement, becoming a dictatorship with martial law, all for the benefit of his family and friends, who enriched themselves endlessly. The peak was the assassination of opposition leader Benigno Aquino in August 1983, which triggered harshly repressed protests. So we arrived a few months later in a very poor country, with omnipresent corruption and an extremely tense political situation, as we’d soon see for ourselves. Major protests took place in the main cities during our trip—I’ll come back to that. Two years later, Marcos fled to Hawaii after being forced out of power following rigged elections. This historical context explains a lot of the situations we found ourselves in over the following weeks.
Arriving in the middle of the night isn’t very cheerful. Manila was already a huge city with many slums, where you could find a few business hotels like the Hilton or Intercontinental—way out of our budget—and plenty of run-down hotels. Luckily, two Indians we’d chatted with on the plane offered to take us to their usual hotel. They came to Manila twice a year for business. We accepted their offer, relieved not to have to look for a place to stay in the middle of the night, figuring the address must be good since they came back every time... we were wrong 🙁
We left the airport and immediately got a taste of the local vibe when we got into the taxi: the police asked for our passports. We thought: what’s more normal than police in a dictatorship?
But that wasn’t it at all. Our two Indian friends explained that the police were noting our names along with the taxi number and time. Crime in Manila was so bad that the taxi driver would be held responsible if anything happened to us... welcome to the Philippines 😎 😎
Historically, the Philippines was a very violent country, where everything was settled with guns or machetes. Previous governments had banned carrying weapons, but Marcos later allowed the free sale and carrying of guns, and disputes were settled with pistols again (or worse, as we’d discover later). Since he’d released most of the criminals from prison to form a paramilitary militia at his service (I’ll talk about our encounter with these “heroes” later), it was pretty dangerous to go into many parts of Manila, where these “tonton macoutes” ruled.
We arrived at our hotel without incident... and then things started badly. The room was infested with big cockroaches—exactly what I hate most in those kinds of countries. No way to find another hotel at that hour. After the long flight, the urge to take a shower was so strong that we squeezed into the bathroom as best we could. After that, I don’t remember—I guess we must’ve fallen asleep exhausted under the sheets in the heat... air conditioning wasn’t widespread yet.
The next day, we just wanted to leave that dump as soon as possible. So we decided to head north right away, stopping in Baguio, and we’d visit Manila a bit on the way back.
When we stepped outside, we discovered a pretty run-down neighborhood with potholed streets. But we also discovered the jeepneys. They were everywhere, flooding the streets.



They had crazy sound systems, each one blasting louder than the last. The interiors were kitschy but fun. There weren’t many private cars—almost all transportation was by jeepney, with buses reserved for intercity trips.



Before heading to the bus terminal for the north, somewhere on the outskirts of the city, we needed to exchange some money. I don’t remember how we ended up in a policeman’s jeep who offered his services: - Exchange money on the black market at a better rate than the banks. - Take us wherever we wanted, in this case, the bus terminal.
We accepted both offers (we’d still checked the official exchange rate from dollars to pesos). So we found ourselves in his jeep. After exchanging money, we left in his vehicle and stopped for gas. Without turning off the engine, he calmly smoked a cigarette while filling up. Since we were in a jeep with no doors or roof, we were ready to jump out if things went south, our travel bag in hand.
But we weren’t done with surprises yet. Once we left the small streets, we ended up in a neighborhood with wide avenues and not much traffic, which didn’t justify his incredible behavior. At every intersection, he made the sign of the cross, closed his eyes, and crossed without looking. I was more stunned than terrified! It wasn’t until we got out of the car later that I told Anne-Marie what had happened. I’d seen everything because the cop had put me in the front seat. Luckily, A-Marie hadn’t noticed anything from the back. Crossing Manila by trusting God rather than the rules of the road was ultimately effective. We were lucky—the trip was off to a good start. 🙂 🙂
We then passed through a neighborhood where slums stretched on for a while, and we left our policeman—friendly but a bit crazy—with relief.
A few hours by bus later, here we are in Baguio, cool in the mountains. My memories of Baguio are pretty fuzzy. I remember a small town. After some research while writing this journal, I found that the population was 120,000 in 1980. Given the population density in each home, that confirms my memory of a smallish town. Outside the “official” district with the president’s summer residence and government buildings, there were two or three paved streets with nice houses. The rest was very dirty and very poor, with lots of slums and dirt roads.



People we met on the street invited us to stay with them. These days, we wouldn’t just show up at strangers’ houses, which we should’ve done in Baguio—it would’ve saved us from an unimaginable and dangerous situation... which I won’t say anything about... !😊
The simple wooden house was on stilts at the edge of a hill with a view of the mountains. Since it was the start of the rainy season in a city that gets a lot of rain, we saw a lot of water. Our outings in town happened between downpours.
View from our lodging:

Episode 2: Baguio to Bontoc Aside from the situation briefly mentioned above, it was on the next leg to Bontoc that the adventure really began: an endless and dangerous road, a bus from another era, breathtaking landscapes, and surprising people.
We didn’t know the distance or how long it would take to get to Bontoc. When we arrived after about ten hours, we learned that Baguio to Bontoc was 140 km.
We got on a bus with wooden seats and settled in, two to a seat meant for two. As the bus filled up, passengers squeezed in three or four per seat, with chickens and baskets full of all sorts of things in the aisle. A little embarrassed, we didn’t know if we should squeeze in three on our seat. The seats were super tight (luckily, Filipinos are small), and I didn’t know where to put my legs given my height. I don’t remember if we stayed alone on our bench or if we ended up sharing with others.

The “road” was a dirt track (or rather, a mud track) with endless turns. We held on as best we could to our slippery wooden seats—it was shaking in every direction. The woman behind us was carsick and throwing up... gross... but what were we doing there? Then we plunged into the Sierra Madre... just the name is dreamy!
Rice terraces started to appear:


they took up more and more space along cliffs where we weren’t always reassured,


with lots of waterfalls (all that water had to go somewhere).

A few miserable villages stretched along the track, most often just a few houses balancing between the road and the drop. The bus stopped in every village—people got on or off and settled inside or on the roof. Street vendors offered their products to the bus passengers—a common sight in Asia, even today.

We were in another world—villagers were in loincloths, others had spears. The atmosphere was strange... but all good, we wanted exoticism, and we got it:

This so-called traditional outfit was everyday wear—it wasn’t for tourists since there weren’t any.

Bonjour,
Je souhaite partir en décembre aux Philippines, sac à dos et bâtons de marche, pour une durée de 3 mois. Je n'ai encore jamais voyagé de cette façon "aventureuse" et j'aimerai avoir de l'aide pour savoir ce qu'il faut mettre dans ce sac (lampes, torches, tapis de sol, couverture... quelle sorte ?). Je suis terrorisée par les varans, peut-on dormir sur les plages en sécurité sans se faire dévorer, même partiellement pendant la nuit ? Y a t-il beaucoup de requins là-bas ?
D'autre part, je veux me couper au maximum de la civilisation pour arrêter de fumer, jeûner... Me détoxifier et changer ma lamentable hygiène de vie. Quelqu'un pourrait-il me dire où aller, sur quelle île, pour y trouver des plages pas trop touristiques, des endroits où je pourrais rencontrer des Philippins sans hordes de touristes et surtout me dire si je peux voyager sans hôtel ni chambre d'hôte (sauf une fois de temps en temps, pas le budget pour toutes les nuits) de façon assez sécurisée néanmoins ?
Y a-t-il des régions que les occidentaux doivent éviter ? (délit de sale gueule, de religion...)
Merci pour votre aide très précieuse.
😎 Bonjour !!
Je souhaiterai solliciter votre attention pour m'aider à trouver un hôtel "bon marché" près de l'aéroport "Ninoy Aquino" de Manille car c'est pour ma compagne Filipina qui venant d'un vol intérieur en provenance d'Ozamis; dans le Misamis occidental devra prendre le lendemain un vol en direction de Bangkok en Thaïlande, où je l'attendrai.
elle ne souhaite pas le luxe, car étant humble (héhéhé), ce serait juste pour patienter jusqu'au lendemain matin. En dessous des 1000 PHP celà lui serait largement suffisant. Elle n'est jamais venue non plus à Manille ! Donc je compte sur votre aide et conseil judicieux !
je vous remercie infiniment !
Salamat po !
Je souhaiterai solliciter votre attention pour m'aider à trouver un hôtel "bon marché" près de l'aéroport "Ninoy Aquino" de Manille car c'est pour ma compagne Filipina qui venant d'un vol intérieur en provenance d'Ozamis; dans le Misamis occidental devra prendre le lendemain un vol en direction de Bangkok en Thaïlande, où je l'attendrai.
elle ne souhaite pas le luxe, car étant humble (héhéhé), ce serait juste pour patienter jusqu'au lendemain matin. En dessous des 1000 PHP celà lui serait largement suffisant. Elle n'est jamais venue non plus à Manille ! Donc je compte sur votre aide et conseil judicieux !
je vous remercie infiniment !
Salamat po !
Voila 15 jours qu'il pleut beaucoup aux Phils...Ici a Camiguin, il pleut 18 a 20 heures par jour, de fort a tres tres fort, routes coupees a cause des coulees de boues et rocailles...La mousson a changer de periode*, ce n'est plus de Juin a Sept, mais de
Decembre a fevrier, je le constate depuis 4 ans...Quand je vais sur le site "Pagasa"
je vois qu'ils sont totalement a cote de la plaque en terme de previsions(a part pour les typhons)!Ca m'interesserait de savoir le temps qu'il fait en ce moment ailleurs aux Philippines...Merci pour les retours!
* a part Manille et le nord de Luzon.
Bonjour à tous!!!!
Nous sommes deux amies, qui partons un mois aux philippines (Avril 2013). Nous avons envie de faire le premier niveau de plongé aux philippines (pardon nous ne sommes pas des expertes :) ) , de préférence avec un instructeur qui parle bien le français... Nous pensions le faire dans les Visayas, connaisez-vous quelqu'un par là ou ailleurs, avec qui nous pouvons prendre contact ?
Nous vous remercions d'ores et déjà de vos réponses
A plus
Emilie et Thaïs
Nous sommes deux amies, qui partons un mois aux philippines (Avril 2013). Nous avons envie de faire le premier niveau de plongé aux philippines (pardon nous ne sommes pas des expertes :) ) , de préférence avec un instructeur qui parle bien le français... Nous pensions le faire dans les Visayas, connaisez-vous quelqu'un par là ou ailleurs, avec qui nous pouvons prendre contact ?
Nous vous remercions d'ores et déjà de vos réponses
A plus
Emilie et Thaïs
Bonjour a vous passionnes par les philippines.
J ai epluche la recherche et ai plein d info; merci
Maintenant je ne veux pas etre trop gourmand et succite votre aide pour mon voyage de ... 10 jours😊 aux phil.
Pourquoi 10 ou 12 jour tout au plus: car la chine donne la golden week et que je prends une semine en plus sur mes cours de fac pour me rendre sur ces iles paradisiaques.🙂
Bon; j ai trouve plein d info et me demande parmis tous ces sites lesquels retiennent le plus votre attention.
J aimerai bien bien bouger alors qu est ce que je peux faire avec tout ca!!😕
la cordilleres de luzon Banaue, la "route" Bagan-Sagada-Baguio, Vigan, Taal lake sur Luzon Mindoro
sagada"Le bus part a 22h et arrive sur banaue vers 7/8h du matin, on arrive a dormir mais le probleme, c'est qu'il s'arrete pratiquement toutes les 2h mais bon... "
sinon merci pour ca: 'Vous devrez eviter Manille et les grandes villes (davao, cebu, baguio, iloilo...).'😛
surigao island Bacuit Archipel mactan bantayan santa fe batad busuanga et coron camiguin
Il y a vraiment trop de choses a faire. Non il y atellement a voir a decouvrir, je suis perdu😊😊
que pensez vous de ce parcours propose par un forumiste... desole j ai oublie son pseudo😊. le tour MAnille-Banaue-Sagada-Baguio-100 Islands
Je ne fais pas de plongee, adore la nature, les plage, et la marche, bref un peu comme vous!🙂
merci a vous. je sais que la question est redondante sur les phil mais sans guides (je sais que les guides ne font pas tous aussi...) et avec que 10 ou 12 jours... que faire?
Bon voyage a tous. et vivement le 3 mai pour le depart... en esperant ne pas tomber sur trop de typhons la bas!!😄
Remy
J ai epluche la recherche et ai plein d info; merci
Maintenant je ne veux pas etre trop gourmand et succite votre aide pour mon voyage de ... 10 jours😊 aux phil.
Pourquoi 10 ou 12 jour tout au plus: car la chine donne la golden week et que je prends une semine en plus sur mes cours de fac pour me rendre sur ces iles paradisiaques.🙂
Bon; j ai trouve plein d info et me demande parmis tous ces sites lesquels retiennent le plus votre attention.
J aimerai bien bien bouger alors qu est ce que je peux faire avec tout ca!!😕
la cordilleres de luzon Banaue, la "route" Bagan-Sagada-Baguio, Vigan, Taal lake sur Luzon Mindoro
sagada"Le bus part a 22h et arrive sur banaue vers 7/8h du matin, on arrive a dormir mais le probleme, c'est qu'il s'arrete pratiquement toutes les 2h mais bon... "
sinon merci pour ca: 'Vous devrez eviter Manille et les grandes villes (davao, cebu, baguio, iloilo...).'😛
surigao island Bacuit Archipel mactan bantayan santa fe batad busuanga et coron camiguin
Il y a vraiment trop de choses a faire. Non il y atellement a voir a decouvrir, je suis perdu😊😊
que pensez vous de ce parcours propose par un forumiste... desole j ai oublie son pseudo😊. le tour MAnille-Banaue-Sagada-Baguio-100 Islands
Je ne fais pas de plongee, adore la nature, les plage, et la marche, bref un peu comme vous!🙂
merci a vous. je sais que la question est redondante sur les phil mais sans guides (je sais que les guides ne font pas tous aussi...) et avec que 10 ou 12 jours... que faire?
Bon voyage a tous. et vivement le 3 mai pour le depart... en esperant ne pas tomber sur trop de typhons la bas!!😄
Remy
Un peu plus de 30 heures. C’est plus ou moins ce qu’il a fallu entre le moment où on a mis deux tours de clés sur notre porte à Genève et le moment où on se pose enfin à Banaue, au cœur des montagnes de la grande île de Luzon aux Philippines.
Un voyage au goût d’un menu gastronomique, sans le choix des plats. Une entrée, avec un vol de 6 heures jusqu’à Dubai. 3 petites heures d’attente avant le plat principal, le second vol jusqu’à Manille. 8 heures de mieux. Pour monter jusqu’à Banaue, il faut rejoindre une petite gare routière dans le quartier de Sampaloc. A peine 10km de l’aéroport, mais surtout 2 heures de taxi, à avancer au pas dans une ville congestionnée par un trafic démentiel. Finalement, de Manille nous n’aurons vu que le cul d’une voiture devant nous. Bon, faut dire qu’il semble y avoir plus sexy comme ville. Pollution, bruit, saleté, trafic démentiel, tous les ingrédients d’une grande capitale asiatique sans réel charme.
Et pour le dessert, 9 heures de bus de nuit pour faire les 450km qui nous séparent des montagnes. Un trajet sans crainte, le chauffeur philippin n’ayant rien à voir avec son homologue indien.
L’arrivée à Banaue se fait dans les brumes matinales qui s’élèvent de la végétation à l’allure de jungle. Le jour se lève à peine, mais nous n’aurons quasi point dormi.
À la descente du bus, nous sommes accueillis par Jaypo. Un guide qui nous a été conseillé pour le trek qui va suivre.
Car si on monte jusqu’ici, c’est pour s’immiscer au cœur des fameuses rizières en terrasse, classées patrimoine mondial UNESCO, qui ornent certaines vallées. Des rizières principalement accessibles à pied. 3 jours de marche au programme donc, à travers des paysages que nous espérons féeriques.
Banaue, une petite ville, point d’arrivée des touristes. Ses restos locaux, son marché, rien de vraiment extraordinaire. Mais le passage obligé pour trouver son guide et rejoindre les sentiers. Nous y aurons flâné, récupérant de tous ces milliers de km parcourus pour être à l’autre bout de la planète.
Jaypo nous décrit le trek. Demain sera le plat de résistance avec pas loin de 7 heures, « enfin selon votre rythme » précise-t-il. Et pour les nuits ? Dans des auberges locales, au cœur des villages sur le parcours. Jaypo s’excuse d’ailleurs, les prix ont un peu augmenté. Au lieu de 500 pesos la nuit, c’est désormais 600.
La seule interrogation demeure la météo. Le sud de l’archipel a dû faire face à un typhon. Et ici, à plusieurs milliers de km plus au nord, nous en récoltons les effets avec une petite pluie fine qui débarque l’après-midi. On verra.
Demain donc, on quitte la civilisation du wifi pour 3 jours de calme et de paix dans le monde de la nature et du calme. Ça ne fera pas trop de mal de se couper du monde quelques heures. Même si l’effort sera sans doute rude.
Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.
On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.
Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.
On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.
Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Arrivé le 21 décembre et reparti le 11 janvier.
Itinéraire : 20. arrivé à clark 21. visite Pinatubopuis trajet sur Manille 22 journée visite Manille 23 Vol sur Coron 24 visite de Coron Island 25 Trajet en Bangka sur Elnido (7h) 26 Islandhopping tour A 27 Hiking en dessus d’Elnido 28 Island hopping tour B (le tour C était fermé en raison dela houle..) 29 Trajet en Van sur Puerto Princesa 30 Trajet sur Boracay via cebu + via Kalibo 31+1 repos à Boracay 2 Tour en VTT à Boracay 3 Trajet sur Oslob, via vol Kalibo-Cebu et taxi privéCebu-Oslob 4 Nage avec requins baleine + trajet sur Bohol via Dumaguete 5 Chocolate hills, tarsier, loboc river, combat de coq 6 Repos sur Panglao 7 Trajet sur Legazpi via ferry sur Cebu et vol sur Legazpi 8 Quad dans la région du Mayon (beau temps au rendez-vous) 9 Trajet sur Tagaytay via vol sur Manille et bus 10 Visite volcan Taal (grimpette sur le volcan) + trajet surClark 11 Départ de Phil..
Constatation, Le planning était ambitieux et fatiguant, on est rentré trèsfatigué évidemment (plus que d’habitude). Après avoir visité 13 pays d’Asie du sud-est, je peux direque c’est bien au Phil que les transports sont les moins efficaces. Vols annulé, ou repoussés, sont courant. Temps de trajetréel ne correspondant souvent pas du tout à la réalité. Exemple on nous dit que Manille-Tagaytay c’est 1h30 de bus, mais tant à l’allé qu’au retour, il nous aura fallut 2h30. L’excuse, le trafic..mais le trafic il y en a tout le temps et ça ne s’améliorera jamais autour deManille..
J’ai aimé : La sympathie des gens sur Bohol et Legazpi, qui tranche parrapport à Boracay, Manille Coron ou même elNido ou j’ai trouvé les gens menteurset faux-cul. Osons le dire ! La beauté magistral du Mt Mayon Les falaises d’Elnido (bien mieux que les plages des îles del’archipel des Bacuit souvent souillées de coraux mort suite à la pêche à ladynamite…) Nager avec les requins baleines (même si le nourrissage deceux-ci dans la région d’Oslob va probablement conduire à leur perte, quiserait arrivée de toute façon si les pêcheurs ne s’étaient pas reconvertis enprotecteurs de ces majestueux poisson). Les décors du Pinatubo L’île de Coron. La plage de sable blanc de Boracay (avant l’arrivée desalgues.. ) Les magnifiques Jeepney de Legazpi et tricycles de Tagaytay La San Miguel Bohol en général
J’ai pas aimé : Les sites détruits par la pêche à la dynamite de Coron et ElNido (on nous explique ce c’est à cause du typon, encore un mensonge...) Le côté menteur de bcp de Philippins rencontrés. Il faut entous-les-cas ne jamais demandé des infos (si vous voulez des infos fiables) à desgens qui travaillent dans le tourisme, taxi, hôtel car jamais ils ne vousdirons la vérité, ils essaieront toujours de vendre leur truc à eux.. Oui c’estsouvent comme ça en Asie ou en Afriquedu Nord, mais à ce point c’est pénible/pathétique.. La chaleur et l’humidité à El nido (30 degrés à minuit avecplus de 90% d’humidité) La nourriture dans l’ensemble bien en-dessous du reste de l’Asiedu Sud-Est. Manille, pire Capitale « visité » à ce jour, moche, crade, dénuée d’intérêts, dangereuse par endroit, encombré de trafic…. La lenteur générale des philippins par rapport aux autrespays d’Asie du Sud-Est. J’avais plus l’impression d’être en Afrique qu’en Asie. La misère à Boracay juste à côté de la richesse. L’envers du décors comme on dit, très rapidement visible… Le côté archi-développé de Boracay complètement mal géré. Onne devrait pas avoir pareille saleté sur cette île avant autant de pauvre gens etmalgré tout des taxes d’entrée pour l’île. Avec le pognon que génère lestouristes sur cette île, les pauvres gens y habitants devraient être rétribués pour contribuer à l’amélioration des routes, de la propreté (pour ne citer que cela).
J’ajouterais : ATTENTION LORSQUE VOUS PRENEZ LE BATEAU Lors de la traversée entre Coron et elNido, le capitaine denotre bateau s’est apparemment endormi. J’étais à l’extérieur de la bangkalorsque j’ai vu qu’on se rapprochait à vive allure d’un îlot. Après avoirhurlé, le capitaine à soudain coupé le moteur et fait machine arrière.. On s’estarrêté à moins de 20m des falaises.. Alors prudence. A El nido, le 27 décembre il faisait un temps pourri et il yavait des creux de 3-4 m pour ceux qui sont aller faire le tour C. Malgré lapeur des touristes, les bangkas on continuée à voguer dans le mauvais temps enfaisait courir de très grand risques aux passagers qui sont revenus (on en à vude nos propre yeux) en pleurs complètement terrorisés et frigorifiés (ilpleuvait des cordes et à chaque vague, c’était des litre et des litres d’eau qu’ilsleur arrivaient dessus) Carton rouge à Art boutique Café qui à notamment emmené, deux de nos amis marocains rencontrés sur place, en Bangka ce jour là pour letour C dans des conditions plus que dangereuses et que malgré les réclamationsdes touristes à bord, le capitaine du bateau à continué faisant courir un grosrisque au passagers contre le gré (art café n’a pas voulu remboursé lestouristes)..
Concernant Coron et le typhon : Les hôtels sont tous réparés ou presque. Pour les pauvreshabitants, leur maisons sont dans un sale était et beaucoup d’arbres on étéarrachés (étonnement très peux sur l’îles de Coron même). Les gens à Coron confirme n’avoir quasiment rien reçu de l’aideinternationale, normal selon eux car le 90% du pognon reçu des pays riches estparti comme à chaque fois dans les poches des corrompus de politicar haut placé…
Pour Bohol, toujours peu de touristes et les traces dutremblement de terre sont surtout visibles actuellement sur les bâtiment trèsanciens comme les églises qui sont pour la plupart détruites partiellement ou complètement(celle de Loboc par exemple..)
Voilà dans l’ensemble ce fut un beau voyage même si j’ai étédéçu (comme pas mal de personnes rencontrées sur place) de certains aspects desPhilippines. On pense que ce pays possède beaucoup de plages immaculéesde sable blanc (ça existe certainement mais pas sur les endroits visités) et unenature magnifique, mais on s’aperçoit très vite que la destruction de leurnature n’a pas attendu les touristes occidentaux. (forêts rasées, pêche auxcyanure ou à la dynamite => coraux mort, plages souillé de coraux mort..)
Bref c’est mon point de vue, partagé par la plupart destouristes francophones ou anglophones rencontré pendant ce voyage. Il est clairque pour moi, peu de chances que je retourne dans ce pays de ci-tôt, contrairementà l’Indonésie(paysage) ou la Thaïlande(nourriture, fête)
Si vous avez des questions n’hésitez pas.
Itinéraire : 20. arrivé à clark 21. visite Pinatubopuis trajet sur Manille 22 journée visite Manille 23 Vol sur Coron 24 visite de Coron Island 25 Trajet en Bangka sur Elnido (7h) 26 Islandhopping tour A 27 Hiking en dessus d’Elnido 28 Island hopping tour B (le tour C était fermé en raison dela houle..) 29 Trajet en Van sur Puerto Princesa 30 Trajet sur Boracay via cebu + via Kalibo 31+1 repos à Boracay 2 Tour en VTT à Boracay 3 Trajet sur Oslob, via vol Kalibo-Cebu et taxi privéCebu-Oslob 4 Nage avec requins baleine + trajet sur Bohol via Dumaguete 5 Chocolate hills, tarsier, loboc river, combat de coq 6 Repos sur Panglao 7 Trajet sur Legazpi via ferry sur Cebu et vol sur Legazpi 8 Quad dans la région du Mayon (beau temps au rendez-vous) 9 Trajet sur Tagaytay via vol sur Manille et bus 10 Visite volcan Taal (grimpette sur le volcan) + trajet surClark 11 Départ de Phil..
Constatation, Le planning était ambitieux et fatiguant, on est rentré trèsfatigué évidemment (plus que d’habitude). Après avoir visité 13 pays d’Asie du sud-est, je peux direque c’est bien au Phil que les transports sont les moins efficaces. Vols annulé, ou repoussés, sont courant. Temps de trajetréel ne correspondant souvent pas du tout à la réalité. Exemple on nous dit que Manille-Tagaytay c’est 1h30 de bus, mais tant à l’allé qu’au retour, il nous aura fallut 2h30. L’excuse, le trafic..mais le trafic il y en a tout le temps et ça ne s’améliorera jamais autour deManille..
J’ai aimé : La sympathie des gens sur Bohol et Legazpi, qui tranche parrapport à Boracay, Manille Coron ou même elNido ou j’ai trouvé les gens menteurset faux-cul. Osons le dire ! La beauté magistral du Mt Mayon Les falaises d’Elnido (bien mieux que les plages des îles del’archipel des Bacuit souvent souillées de coraux mort suite à la pêche à ladynamite…) Nager avec les requins baleines (même si le nourrissage deceux-ci dans la région d’Oslob va probablement conduire à leur perte, quiserait arrivée de toute façon si les pêcheurs ne s’étaient pas reconvertis enprotecteurs de ces majestueux poisson). Les décors du Pinatubo L’île de Coron. La plage de sable blanc de Boracay (avant l’arrivée desalgues.. ) Les magnifiques Jeepney de Legazpi et tricycles de Tagaytay La San Miguel Bohol en général
J’ai pas aimé : Les sites détruits par la pêche à la dynamite de Coron et ElNido (on nous explique ce c’est à cause du typon, encore un mensonge...) Le côté menteur de bcp de Philippins rencontrés. Il faut entous-les-cas ne jamais demandé des infos (si vous voulez des infos fiables) à desgens qui travaillent dans le tourisme, taxi, hôtel car jamais ils ne vousdirons la vérité, ils essaieront toujours de vendre leur truc à eux.. Oui c’estsouvent comme ça en Asie ou en Afriquedu Nord, mais à ce point c’est pénible/pathétique.. La chaleur et l’humidité à El nido (30 degrés à minuit avecplus de 90% d’humidité) La nourriture dans l’ensemble bien en-dessous du reste de l’Asiedu Sud-Est. Manille, pire Capitale « visité » à ce jour, moche, crade, dénuée d’intérêts, dangereuse par endroit, encombré de trafic…. La lenteur générale des philippins par rapport aux autrespays d’Asie du Sud-Est. J’avais plus l’impression d’être en Afrique qu’en Asie. La misère à Boracay juste à côté de la richesse. L’envers du décors comme on dit, très rapidement visible… Le côté archi-développé de Boracay complètement mal géré. Onne devrait pas avoir pareille saleté sur cette île avant autant de pauvre gens etmalgré tout des taxes d’entrée pour l’île. Avec le pognon que génère lestouristes sur cette île, les pauvres gens y habitants devraient être rétribués pour contribuer à l’amélioration des routes, de la propreté (pour ne citer que cela).
J’ajouterais : ATTENTION LORSQUE VOUS PRENEZ LE BATEAU Lors de la traversée entre Coron et elNido, le capitaine denotre bateau s’est apparemment endormi. J’étais à l’extérieur de la bangkalorsque j’ai vu qu’on se rapprochait à vive allure d’un îlot. Après avoirhurlé, le capitaine à soudain coupé le moteur et fait machine arrière.. On s’estarrêté à moins de 20m des falaises.. Alors prudence. A El nido, le 27 décembre il faisait un temps pourri et il yavait des creux de 3-4 m pour ceux qui sont aller faire le tour C. Malgré lapeur des touristes, les bangkas on continuée à voguer dans le mauvais temps enfaisait courir de très grand risques aux passagers qui sont revenus (on en à vude nos propre yeux) en pleurs complètement terrorisés et frigorifiés (ilpleuvait des cordes et à chaque vague, c’était des litre et des litres d’eau qu’ilsleur arrivaient dessus) Carton rouge à Art boutique Café qui à notamment emmené, deux de nos amis marocains rencontrés sur place, en Bangka ce jour là pour letour C dans des conditions plus que dangereuses et que malgré les réclamationsdes touristes à bord, le capitaine du bateau à continué faisant courir un grosrisque au passagers contre le gré (art café n’a pas voulu remboursé lestouristes)..
Concernant Coron et le typhon : Les hôtels sont tous réparés ou presque. Pour les pauvreshabitants, leur maisons sont dans un sale était et beaucoup d’arbres on étéarrachés (étonnement très peux sur l’îles de Coron même). Les gens à Coron confirme n’avoir quasiment rien reçu de l’aideinternationale, normal selon eux car le 90% du pognon reçu des pays riches estparti comme à chaque fois dans les poches des corrompus de politicar haut placé…
Pour Bohol, toujours peu de touristes et les traces dutremblement de terre sont surtout visibles actuellement sur les bâtiment trèsanciens comme les églises qui sont pour la plupart détruites partiellement ou complètement(celle de Loboc par exemple..)
Voilà dans l’ensemble ce fut un beau voyage même si j’ai étédéçu (comme pas mal de personnes rencontrées sur place) de certains aspects desPhilippines. On pense que ce pays possède beaucoup de plages immaculéesde sable blanc (ça existe certainement mais pas sur les endroits visités) et unenature magnifique, mais on s’aperçoit très vite que la destruction de leurnature n’a pas attendu les touristes occidentaux. (forêts rasées, pêche auxcyanure ou à la dynamite => coraux mort, plages souillé de coraux mort..)
Bref c’est mon point de vue, partagé par la plupart destouristes francophones ou anglophones rencontré pendant ce voyage. Il est clairque pour moi, peu de chances que je retourne dans ce pays de ci-tôt, contrairementà l’Indonésie(paysage) ou la Thaïlande(nourriture, fête)
Si vous avez des questions n’hésitez pas.
Bonjour (nouveau)
Sexe: Homme Age: 30ans Nationalité: Française Economies: Près de 20 000€ Philippines: 10 Mois Thailande: 1 Mois
Le moment s'y prêté, j'avais les sous et surtout je voulais voir le bout du monde. Dans ma tête: Philippines = Archipel de 7700 îles + Photos paradisiaque
L'ARGENT --
Je voulais y rester un certain temps donc: 1ière tactique: dépenser le moins possible, hotel miteux, et bouffe local.
Bouffe: Au bout de quelques semaines et en tant que Français (pays de la gastronomie), petite portion pas très bon ou mal cuisiné: sur la durée j'ai pas tenu. Hotel: Le FanRoom avec les habits qui colle à la peau dès que tu les mets, ça m'a vite passé. Passons encore sur les cafards, la salle d'eau plus petite que moi, le matos a 4 sous qui merde tout le temps (chasse d'eau, eau chaude, électricité) etc, etc. LeReste: Tout calculé au moins cher, transport, peu ou pas de sortie, donc pas de grand lieu touristique.
Mon 1ier mois (sans l'avion): 550€
J'ai vite compris, que soit je restais pour longtemps à l'autre bout de la planète pour me reclure dans une vie de merde. Soit je m'offrais une vie descente (dite normal) mais en restant moins longtemps.
Après expérience, traverser la moitié de la planète pour gratter le moindre €uro et donc tout sauf une bonne idée. Deplus pour un Philippins, Sans Argent = (je le fais vite) "Méprisable", Alors un Blanc sans Argent vous n'imaginez même pas. En fait ça il faut venir sur place pour le comprendre!
Changement de Vie: Hotel: Petit mais Aircon, Salle d'eau confortable, Internet et sans dormir avec de gros cafard. Bouffe: La bouffe en quantité raisonnable plus adapté pour un européen (en mixant tout de même) c'est tout de suite, trèèèèès cher. LeReste: Transport dans plus de confort (la-bas c'est pas du luxe), lieu touristique et plus de confort
Mes autres mois: 1300€/mois J'ai enfin pus profiter, tout en m'outrepassant moults galères ...
Je peux vous dire que je ne suis pas revenu en arrières !!!
Donc niveau argent, ceux qui plan au moins chère ce n'est pas une bonne idée de venir là-bas. Au début on se dit, la vie et pas cher, l'€uro est fort, eux ils vivent bien avec moins de 400€ par mois ... C'est ce que je me suis dit, et ce n'est pas la meilleur expérience que j'ai fait. Oui mais ...
L'effet: J'ai payé je ne peux donc pas être décut ou Je ne me suis pas fait avoir! Quelqu'un qui achète un téléphone 700€, même s'il ne sait pas s'en servir, même si son téléphone dysfonctionne. Il dira que son téléphone est le meilleur du monde...
Je vois passer des témoignages de personnes ayant économisé dur toute l'année, pour partir 3 semaines aux philippines avec 2500€ en poche. Payer 1400€ (A/R) d'avion pour faire au plus juste et au moins cher sur place (ce n'est pas valable que pour les philippines) mais après expérience c'est vraiment du Gachis.
D'autres faire le tour des Philippines avec 600€ en même pas 3 semaines: Mais comment font'ils ? Un vrai marathon, a vouloir voir le plus de choses en le moins de temps possible, c'est comme engloutir un bon repas de Noel en 1min, bonjour l'indigestion !, La encore : Quel Gachis...
On comprend pourquoi bcp reviennent au bureau plus crevé qu'avant leurs vacances ...
LE PAYS --
Beaucoup de monde Pas très propres Pas très sécur Pauvre en patrimoine culturel Cuisine mauvaise Paysages jolie Chaleur tropical Touristes peu de femme (et pour cause) Anglais Parlé Nécessaire Arnaque Attention Mentalité (pas bonne du moins du point de vue de mes valeurs)
LES FILLES --
La encore je vais peut être cassé le mythe de l'expat qui fait rêver le pauvre collègue resté en France dans le gris et le froid.
Il y en a de jolies, et (oh miracle!) de moches. Je dirais même plus qu'il y a plus de moches que de jolies, mais ceci est je pense valable dans le monde entier. Dsl de vous décevoir, mais le pays des Amazones n'existes Pas!
Après avoir crapahuté dans le pays 6 mois, oui j'ai été aux prostituées. Disons que le mari qui va la bas et dit ne pas avoir tromper sa femme, ça n'en tiens qu'a moi mais bizarrement je ne le croirai pas ! (personnellement je n'avais plus de copines en France, donc j'ai pas trop ce pb de conscience)
Pour être honnête avec vous j'y étais 14 ou 15 fois! Je suis "sortie" 2 mois avec l'une d'entre elle (très jolie) Quand je dis sortie cad que je la rémunéré pas à la journée (sauf forcément la première nuit) Juste la bouffe local (pour elle), quelques sorties, et quelques restos, l'hotel ct le même prix!
Je précise bien que c'est elle qui à voulu rester avec moi (au début je ne voulais pas), et la 1ière nuit (quand je ne la connaissais pas) elle m'a dit de lui payer ce que je voulais, ce que j'ai fait.
Ne rêvez pas ce n'est pas le genre de cas systématique, ou alors vous paierai la fille à la journée comme beaucoup! J'ai cottoyé suffisamment ses copines pour en connaitre suffisamment sur cet univers.
Honnêtement venir la-bas pour les filles est une ineptie car avec le biller AR ça vous reviendra plus cher que de payer pour ça près de chez vous. Ou alors il vous faudra/vouloir en prendre un certains nombre pour rentabiliser la chose, dans tous les cas cela vous reviendra cher!
En ce qui concerne la chose, à 2 ou 3 exceptions près c'est pas terrible, pour ne pas dire nul ! On ne compte plus les 'batailles' entre les filles et les clients mécontent. Autant vous dire qu'il n'y aura pas de SAV, et si vous insisté ça finira au poste de Barangay (corrompu) le plus proche. Et la le voyage risque de vous coûter plus cher que prévu.
Ps: A noter (ca peu servir) que faire entrer des Sexes Toys dans le pays est Totalement Illégal, au même titre que les Armes ou autres Drogues. Cela est bien spécifié sur le "Custom Delcaration" (au dos), lorsque vous passé au service immigration à votre sortie de l'avion!
Les filles sont sexuellement (malgré la pratique) d'un classique..., et pour la plus part seront pressé de vous expédier pour retourner au bar a fin de faire tourner la planche à billet avec un autre. Ne croyez pas qu'elles sont la pour vos beau yeux bleu ou pour vos beaux muscles (ou même votre belle peau de blanc). Sachez qu'une fille qui "marche" normalement bien, c'est facile plus de 300 mecs par an, alors imaginez au bout de 10 ans, je vous laisse compter, vous n'êtes plus qu'une aiguille dans une botte de paille.
C'est d'ailleurs ce qui m'a fait quitter "la mienne", au début j'étais un peu naïfs, je voyais la pauvre fille qui faisait cela juste pour survivre. Ensuite pour bcp cela deviens une drogue à l'argent, si je vous dis que c'elle avec qui j'étais, 24 ans toute mimi, visage de gamine, ce faisait parfois 6 gars dans la journée (soit environ 400-500€) pour tout dépenser aux machines à sous ou en alcool le même jour, et ce n'est pas un cas isolée ... croyez moi!
(Je ne parlerai même pas des Sponsors)
Bref, ne pensez donc pas impressionner ces filles parce que vous dépenser quelques 100 aine d'euro pour elles. Si pour vous c'est beaucoup, pour elles (mêmes dans ce pays "pauvre') ce n'est pas grand choses pour ne pas dire presque rien!
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Voila un petit témoignage comme un autre, d'un pays "du bout du monde" ... Un pays qui fait néanmoins grandir quand on est jeune (ou pas trop vieux)
Sexe: Homme Age: 30ans Nationalité: Française Economies: Près de 20 000€ Philippines: 10 Mois Thailande: 1 Mois
Le moment s'y prêté, j'avais les sous et surtout je voulais voir le bout du monde. Dans ma tête: Philippines = Archipel de 7700 îles + Photos paradisiaque
L'ARGENT --
Je voulais y rester un certain temps donc: 1ière tactique: dépenser le moins possible, hotel miteux, et bouffe local.
Bouffe: Au bout de quelques semaines et en tant que Français (pays de la gastronomie), petite portion pas très bon ou mal cuisiné: sur la durée j'ai pas tenu. Hotel: Le FanRoom avec les habits qui colle à la peau dès que tu les mets, ça m'a vite passé. Passons encore sur les cafards, la salle d'eau plus petite que moi, le matos a 4 sous qui merde tout le temps (chasse d'eau, eau chaude, électricité) etc, etc. LeReste: Tout calculé au moins cher, transport, peu ou pas de sortie, donc pas de grand lieu touristique.
Mon 1ier mois (sans l'avion): 550€
J'ai vite compris, que soit je restais pour longtemps à l'autre bout de la planète pour me reclure dans une vie de merde. Soit je m'offrais une vie descente (dite normal) mais en restant moins longtemps.
Après expérience, traverser la moitié de la planète pour gratter le moindre €uro et donc tout sauf une bonne idée. Deplus pour un Philippins, Sans Argent = (je le fais vite) "Méprisable", Alors un Blanc sans Argent vous n'imaginez même pas. En fait ça il faut venir sur place pour le comprendre!
Changement de Vie: Hotel: Petit mais Aircon, Salle d'eau confortable, Internet et sans dormir avec de gros cafard. Bouffe: La bouffe en quantité raisonnable plus adapté pour un européen (en mixant tout de même) c'est tout de suite, trèèèèès cher. LeReste: Transport dans plus de confort (la-bas c'est pas du luxe), lieu touristique et plus de confort
Mes autres mois: 1300€/mois J'ai enfin pus profiter, tout en m'outrepassant moults galères ...
Je peux vous dire que je ne suis pas revenu en arrières !!!
Donc niveau argent, ceux qui plan au moins chère ce n'est pas une bonne idée de venir là-bas. Au début on se dit, la vie et pas cher, l'€uro est fort, eux ils vivent bien avec moins de 400€ par mois ... C'est ce que je me suis dit, et ce n'est pas la meilleur expérience que j'ai fait. Oui mais ...
L'effet: J'ai payé je ne peux donc pas être décut ou Je ne me suis pas fait avoir! Quelqu'un qui achète un téléphone 700€, même s'il ne sait pas s'en servir, même si son téléphone dysfonctionne. Il dira que son téléphone est le meilleur du monde...
Je vois passer des témoignages de personnes ayant économisé dur toute l'année, pour partir 3 semaines aux philippines avec 2500€ en poche. Payer 1400€ (A/R) d'avion pour faire au plus juste et au moins cher sur place (ce n'est pas valable que pour les philippines) mais après expérience c'est vraiment du Gachis.
D'autres faire le tour des Philippines avec 600€ en même pas 3 semaines: Mais comment font'ils ? Un vrai marathon, a vouloir voir le plus de choses en le moins de temps possible, c'est comme engloutir un bon repas de Noel en 1min, bonjour l'indigestion !, La encore : Quel Gachis...
On comprend pourquoi bcp reviennent au bureau plus crevé qu'avant leurs vacances ...
LE PAYS --
Beaucoup de monde Pas très propres Pas très sécur Pauvre en patrimoine culturel Cuisine mauvaise Paysages jolie Chaleur tropical Touristes peu de femme (et pour cause) Anglais Parlé Nécessaire Arnaque Attention Mentalité (pas bonne du moins du point de vue de mes valeurs)
LES FILLES --
La encore je vais peut être cassé le mythe de l'expat qui fait rêver le pauvre collègue resté en France dans le gris et le froid.
Il y en a de jolies, et (oh miracle!) de moches. Je dirais même plus qu'il y a plus de moches que de jolies, mais ceci est je pense valable dans le monde entier. Dsl de vous décevoir, mais le pays des Amazones n'existes Pas!
Après avoir crapahuté dans le pays 6 mois, oui j'ai été aux prostituées. Disons que le mari qui va la bas et dit ne pas avoir tromper sa femme, ça n'en tiens qu'a moi mais bizarrement je ne le croirai pas ! (personnellement je n'avais plus de copines en France, donc j'ai pas trop ce pb de conscience)
Pour être honnête avec vous j'y étais 14 ou 15 fois! Je suis "sortie" 2 mois avec l'une d'entre elle (très jolie) Quand je dis sortie cad que je la rémunéré pas à la journée (sauf forcément la première nuit) Juste la bouffe local (pour elle), quelques sorties, et quelques restos, l'hotel ct le même prix!
Je précise bien que c'est elle qui à voulu rester avec moi (au début je ne voulais pas), et la 1ière nuit (quand je ne la connaissais pas) elle m'a dit de lui payer ce que je voulais, ce que j'ai fait.
Ne rêvez pas ce n'est pas le genre de cas systématique, ou alors vous paierai la fille à la journée comme beaucoup! J'ai cottoyé suffisamment ses copines pour en connaitre suffisamment sur cet univers.
Honnêtement venir la-bas pour les filles est une ineptie car avec le biller AR ça vous reviendra plus cher que de payer pour ça près de chez vous. Ou alors il vous faudra/vouloir en prendre un certains nombre pour rentabiliser la chose, dans tous les cas cela vous reviendra cher!
En ce qui concerne la chose, à 2 ou 3 exceptions près c'est pas terrible, pour ne pas dire nul ! On ne compte plus les 'batailles' entre les filles et les clients mécontent. Autant vous dire qu'il n'y aura pas de SAV, et si vous insisté ça finira au poste de Barangay (corrompu) le plus proche. Et la le voyage risque de vous coûter plus cher que prévu.
Ps: A noter (ca peu servir) que faire entrer des Sexes Toys dans le pays est Totalement Illégal, au même titre que les Armes ou autres Drogues. Cela est bien spécifié sur le "Custom Delcaration" (au dos), lorsque vous passé au service immigration à votre sortie de l'avion!
Les filles sont sexuellement (malgré la pratique) d'un classique..., et pour la plus part seront pressé de vous expédier pour retourner au bar a fin de faire tourner la planche à billet avec un autre. Ne croyez pas qu'elles sont la pour vos beau yeux bleu ou pour vos beaux muscles (ou même votre belle peau de blanc). Sachez qu'une fille qui "marche" normalement bien, c'est facile plus de 300 mecs par an, alors imaginez au bout de 10 ans, je vous laisse compter, vous n'êtes plus qu'une aiguille dans une botte de paille.
C'est d'ailleurs ce qui m'a fait quitter "la mienne", au début j'étais un peu naïfs, je voyais la pauvre fille qui faisait cela juste pour survivre. Ensuite pour bcp cela deviens une drogue à l'argent, si je vous dis que c'elle avec qui j'étais, 24 ans toute mimi, visage de gamine, ce faisait parfois 6 gars dans la journée (soit environ 400-500€) pour tout dépenser aux machines à sous ou en alcool le même jour, et ce n'est pas un cas isolée ... croyez moi!
(Je ne parlerai même pas des Sponsors)
Bref, ne pensez donc pas impressionner ces filles parce que vous dépenser quelques 100 aine d'euro pour elles. Si pour vous c'est beaucoup, pour elles (mêmes dans ce pays "pauvre') ce n'est pas grand choses pour ne pas dire presque rien!
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Voila un petit témoignage comme un autre, d'un pays "du bout du monde" ... Un pays qui fait néanmoins grandir quand on est jeune (ou pas trop vieux)
Bonjour, je cherche des infos sur la companie Cébu Pacific Air.
cette compagnie pratique les prix les moins cher que j'ai vu,
ex : manille bangkok
davao kota kinabalu
davao bangkok
le site est en anglais... je voulais donc savoir si quelqu'un a déjà voyagé avec.
Merci
Bonjour à tous,
Je pars 1 mois au Philippines avec une amie au mois de Septembre. Nous voyageons en mode sac à dos. Avez-vous des conseils sur les endroits incontournables à visiter. Il y a t-il des risques de voyager entre filles? Quels sont les conseils qui nous éviteraient des moments désagréables sur place??
On passerait par : - Palawan - Banaue -Chocolates Hills -Boracaie
Merci par avance pour toutes vos réponses.
Mélanie
Je pars 1 mois au Philippines avec une amie au mois de Septembre. Nous voyageons en mode sac à dos. Avez-vous des conseils sur les endroits incontournables à visiter. Il y a t-il des risques de voyager entre filles? Quels sont les conseils qui nous éviteraient des moments désagréables sur place??
On passerait par : - Palawan - Banaue -Chocolates Hills -Boracaie
Merci par avance pour toutes vos réponses.
Mélanie
Oh mon bateauuuu!! Tu es le plus beau des bateaux!!!
Et quand tu navigues sur les floooooots, vers ce qu'il y a de plus beauu,
Tu peux être sur que je ne fais pas dodooo!!
C'est le premier matin à El Nido. Les yeux s'ouvrent tous curieux de ce à quoi ressemble la vue dans la lumière éclatante de cette journée naissante. Sur notre terrasse à la limite du privatif, tous les visages que je peux croiser me sont désormais familiers, c'est donc sans crainte d'être dans la lunette d'un paparazzo que je peux déambuler en caleçon, les jambes offertes aux alizés. Les nuages sont toujours là mais l'espoir de voir le temps se dégager demeure si on en juge aux quelques trouées de ciel bleu qui parviennent péniblement à se tailler une place au soleil. On s'en tient donc aux prévisions de la veille. Par l'intermédiaire de l'Alternative, on réserve une bancasse pour notre groupe avec la ferme intention de laisser une emprunte sur ce qu'ici on nomme le Big et le Small Lagoon, des lagons qui à entendre Dondon sont des joyaux où il fait bon ce dorer la couenne en barbotant dans une eau qui ferait passer la Vittel pour de l'huile de vidange.
Sur les coups de 9h, tout le monde se tient fin prêt, un maillot de bain sur les fesses. Pour grimper sur la bancasse, il nous suffit de descendre de notre terrasse, de se mouiller les pieds dans la marée haute qui charrie des centaines de minuscules poissons, de marcher quelques mètres de l'eau jusqu'aux genoux et le tour est joué. La fine embarcation fend alors la surface et entame une navigation de plaisir plaisancier entre les îles qui se succèdent. La mer est d'un calme rare, tout comme nous, impatients d'atteindre des eaux moins profondes et plus colorées. Après une heure à faire les lézards sur le pont, il semblerait qu'on touche au but. Devant la proue, se rapprochant, une longue île au relief accidenté nous barre le passage. D'ordinaire, on en aurait fait le tour mais là, on fonce droit dessus dans la limite autorisée par notre moteur de tondeuse à gazon. Et à mesure qu'on réduit la distance, une faille dans la roche s'ouvre et grandit jusqu'à nous engloutir. Sous la coque, la mer dévoile une palette à faire pleurer Michel-Ange, ça n'est pas Tahiti mais ça y ressemble, les prix prohibitifs et les marchands de journaux vendant le Figaro Madame en moins. Dans cette espèce de canal sorti d'un livre de coloriage pour fétichistes des couleurs bleus et vertes, nous sommes seuls au monde avec la machoire qui se désolidarise du crane en admirant le Big Lagoon qui se présente, caché du monde réel, entouré d'une muraille infranchissable, comme un rêve éveillé. Au milieu du lagon est installée une petite plateforme permettant à la bancasse de s'amarrer sans avoir à s'ancrer de manière destructrice pour les fonds marins. Qui plus est, c'est le plongeoir idéal pour qu'enfin on puisse ne faire qu'un avec cette démonstration exubérante de Mère Nature, sans doute sous acide au moment de pondre un décor pareil. En moins de temps qu'il en faut pour... Plouf!!!! Ce n'était pas un mirage, l'eau est aussi chaude que l'air ambiant, nager là peut causer de sévères dommages si on a pas anticipé un si grand privilège. Gare à l'hydrocution psychologique!! Gare aussi au prolongement du traitement sur toute une journée car ce n'est que le début!
Après avoir bien nagé, bien bronzé, bien ri, il convient pour nous de remettre le couvert, direction le déjeuner. Pas facile en apparence quand on a pris l'habitude des gargottes et des restaurants bien agencés, qu'est ce qu'on vient faire sur cette plage déserte? Il est où le serveur? C'est alors que le capitaine du bateau aidé de son second commence à préparer un feu à l'aide de bois éparpillé sur le sable. Puis le second retourne au bateau et en sort toute une caisse de victuailles. En un rien de temps, un poisson cuit, des légumes et des fruits sont coupés. Le capitaine arrache au foutoir végétal des feuilles larges comme des bassines et en distribue une à chacun. - Vous avez faim? Voici vos assiettes! Nous, de notre côté, la parenthèse culinaire du déjeuner nous avait pas mal échappé à l'heure de préparer cette journée et c'est avec un peu de retenue faite de gêne d'avoir mis la tête dans l'eau plutôt que de mettre la main à la pate qu'on accepte la nourriture offerte en se promettant de remettre ça en mettant les formes dans les jours suivants si une opportunité se présente. Après une promesse d'échange de bon procédé comme ça, on peut enfin déculpabilisé et se jeter les mains les premières dans l'auge traditionnelle de la république bananière. Donc, ça mange, ça avale, ça se reconstruit de l'intérieur pour appréhender le feu au ventre ce qui va suivre...
La cantine est rangée. On n'écoute pas les conseils de grand-mère en rejouant aux dauphins juste après. On repart. Entre les îles, comme le matin, le capitaine met le cap sur un nouveau bijou, le Small Lagoon. En s'en rapprochant, la magie opère de la même manière, les poils se hérissent à la vue du changement de profondeur et de l'explosion chromatique qui en découle. Là aussi, on manoeuvre le long d'un étroit goulet d'eau entre les falaises sauf qu'à un moment, c'est comme si ce brave capitaine avait bu la gorgée de trop, le goulet est une impasse, le mur se referme sur nous, pas moyen d'avancer un mètre de plus. - Alors capitaine? On s'est trompé de route au précédent rond point ou quoi? Arrête le goulot, y'a un goulet!!! Dondon révèle alors le pot aux roses. Accrochez vos ceintures, respirez à fond. Aucun bateau quel qu'il soit ne peut mouillé dans les eaux du Small Lagoon. Le Small Lagoon est caché du monde, enserré entre les machoires d'une muraille asserrée. Pour faire partie du club de gros privilégiers de première détenteurs du secret du lagon perdu, il faut se lancer la tête la première à quelques mètres de profondeur. La seule ouverture possible pour avoir la tête qui bronze de l'autre côté, c'est une fente à trois mètres sous l'eau qui s'enfonce sur toute la largeur du mur, c'est à dire une demi-douzaine de mètres. Il convient donc de prendre une bonne inspiration et de nager jusqu'à respirer l'air du lagon. Ici, la mer est encore plus trancendante qu'au Big Lagoon, où que l'on se trouve à l'intérieur, l'impression que le fond n'est qu'à quelques centimètres domine, mais après vérification, il faut parfois descendre de longues secondes avant qu'enfin, on puisse pousser sur les jambes pour retrouver l'oxygène salvateur. Quand on nage dans ces eaux, on a l'impression qu'on pourrait rester une vie entière à barboter sans que rien ne viennent jamais à manquer. Au total, on passe un peu plus d'une heure à la recherche de grottes cachées en n'en croyant pas nos yeux une seule seconde. J'ai trouvé mon paradis et quand il faut finalement retourner au bateau après trois sommations, c'est le coeur lourd que je me sèche de cette eau de jouvence. Il est des endroits comme ça, où je suis sur de revenir un jour vérifier que ce n'était pas une illusion d'optique, celui-là en est un!! D'accord, ça n'est pas très pratique pour étendre sa serviette le temps d'un week-end, mais à l'arrivée, le jeu en vaut largement la chandelle tant c'est une nécessité de santé publique de vivre des claques comme celle-ci! D'ailleurs, il faut tous qu'on s'en remette pour l'instant. Le capitaine aussi l'a compris.
Sur le chemin du retour à El Nido, l'équipage fait une nouvelle halte. Une nouvelle plage déserte comme une photo de brochure touristique nous autorise une dernière feignantise, agrémetée cette fois d'une bière glacée, luxe ultime que de se retrouver nez à nez avec la guérite la plus isolée du coin. La bière n'est en plus pas venue toute seule, elle est accompagnée de son pote hamac, une solide équipe ces deux-là.
Puis, comme la vie continue par delà la paresse fortement justifiée par ce paradis qui ne demande que ça, il faut rejoindre El Nido, notre camp de base, guidés que nous sommes par un arc-en-ciel qui se déploye juste derrière le village. Il a dû pleuvoir quelque part, ah bon? Pas au dessus de nous en tout cas et c'est tant mieux car rien n'est donc venu compromettre le coucher de soleil que nous admirons tous depuis la cabane des gardes-côtes fauchés de tout sauf du plus beau balcon sur l'horizon.
L'heure est alors venue de se remettre de nos émotions. Un dîner sur la plage saura y remédier les petits pieds dans les grains. Le restaurant est aussi garni que nos assiettes et, à la table juste à côté de la notre, mange aussi le type qui voulait à tout prix partir de Puerto Princessa sans apparemment prendre gard au typhon qui soufflait Palawan comme le grand méchant loup souffle les maisons des trois petits cochons. On se reconnait, le type vient s'assoir à notre table, on discute. Arrive le plat de résistance, celui-ci étant non pas le met me remplissant délicieusement l'estomac mais le récit de voyage de mon nouveau voisin de table avec photos à l'appui. Il y avant bel et bien des bus partant pour El Nido, il est monté dans le premier lui barrant le chemin. En route, je lui demande ironiquement s'il a pu, lui comme nous, profiter de la vue en grimpant sur le toit. Il me répond dans un sourire que non, et bien lui en a pris. A peu près à mi-chemin, la pluie avait transformé toute la chaussée en une boue épaisse et, alors que le bus s'engageait dans un virage, tous ses passagers ont eu le temps de le voir venir comme au ralenti, il s'est mis à glisser sur toute la largeur de la route jusqu'à en sortir, finissant sans une roue au sol mais couché sur le bas-côté!! L'a bien fait de le prendre son bus, mon Champion!! Et puis ses photos sont très réussies, très contrastés avec une belle lumière!! Dans son malheur, il a quand même pu s'en tirer à moindre mal. Personne n'a été blessé. Le chauffeur est parti, dès le coucher du bus, trouver un tracteur serviable pour les tracter hors de ce vilain pas et les remettre sur leurs quatres roues. Mais quand même, pas moins de vingt heures pour boucler Puerto Princessa - El Nido, à mettre au tableau des meilleures performances de l'année!!!
L'histoire aura donc eu le mérite de faire rire tout le monde mais pas que. Dondon, avec son esprit un peu vrillé toujours en quête de quelque chose de récréatif, nous donne son sentiment pour le lendemain. C'est maintenant à notre tour de ne faire qu'un avec les routes défoncées. Au matin, on ira louer des deux roues et on tentera autant que possible d'essorer au maximum le nord de Palawan au bruit de nos moteurs rugissant. Demain, c'est journée moto. Encore une. J'en salive d'avance... D'autant qu'avec un guide comme ça... Tout est possible...
Sur le marché local, on répartit déjà les denrées. Nous, on répartit les pilotes. Six personnes pour trois motos sur la grille de départ. Josha et Mira ne sont pas vraiment dans leur élément, qu'à cela ne tienne, Dondon et moi sommes volontaires pour les acheminer au bout du monde. Sur la troisième bécane, François et Sarah s'échangeront le guidon.
A 10h, on est vaillamment lancé sur la route qui, après quelques kilomètres, ne mérite déjà plus ce nom. Ce n'est pas un rally asphalté, c'est un rally terreux dans le meilleur des cas. Dondon ouvre la route et se marre de nous faire circuler dans les pires conditions possibles. Un raccourci par ci, un raccourci par là, si aucun signe de chemin n'est devant nous, c'est quand même par là qu'on va, à travers les arbres, au milieu des rizières sur des couloirs à la largeur centimétrée. Quand on se retrouve nez-à-nez avec une flaque quelle que soit sa taille, on la traverse en se demandant ce faisant si, au final, elle n'est pas profonde d'un demi-mètre avec des souches d'arbres invisibles au milieu ou si, pour corcer le tout, elle n'est pas la cachette idéal pour un crocodile du Nil à l'affut de la moindre gazelle qui viendrait boire dans ses eaux troubles. Et chaque fois, presque miraculeusement, ça passe, on progresse. On a chaud mais on avance.
A l'heure du déjeuner, l'ami Dondon fait bien les choses, le paysage s'ouvre devant nous en une sorte de sublime cocoteraie. Et comme un bonheur n'arrive pas tout seul, il y a la mer juste derrière qui s'étale le long d'une plage aux pieds d'un village branlant mais accueuillant comme jamais avec ses porcs qui déambulent entre les arbres. Le village semble vivre en complète autonomie, la mer pourvoyant à tous les besoins. Apparemment, ca laisse le temps aux habitants d'abord de faire des bébés et puis aussi de ne rien faire que de jouer dans les vagues. Quand on descend de selle, le comité d'accueuil est composé d'une vingtaine d'enfants curieux quand on ne leur court pas après. Si on leur court après, au contraire, ce sont des cris aigus qui se répandent dans tous le voisinage. Pour ma part, comme il faut bien commencer par quelque chose, je passe de longues minutes à jouer avec ces terreurs. Comme à 1-2-3-soleil, dès que j'ai le dos tourné, ils se rapprochent par grappe. Pas comme à 1-2-3-soleil, dès que je fais volte-face, ils s'enfuient en riant. Je pourrais faire ça toute la journée... Mais comme la mer n'est qu'à quelques pas et qu'il doit faire dans les 35°, vient ensuite le moment de mettre la viande au frais dans une eau à 28-30°. Là, ce ne sont plus les 3-8 ans qui jouent, ce sont les 12-20 ans pleins de foutre et d'hormones qui s'ébattent dans des vagues propices à la pratique du bodysurf ou qui se jètent dans l'eau les uns grimpant sur les épaules des autres comme à la grande époque où Pepette faisait des saltos arrières grimpée sur les épaules de Papa. Impossible de rester en place. Tous les locaux nous invitent à partager leur jeu, c'est un grand moment de délire collectif. L'inhibition ne faisant pas partie du vocabulaire local, tout le monde passe des minutes fabuleuses
Puis, il est temps, d'une part de sortir de cette zone de cuisson qu'est la côte à ce moment de la journée où le soleil n'est pas ton ami mais un traitre en puissance, et d'autre part de lever le coude et la fourchette s'il y en a une. La petite communauté motorisée s'installe donc à l'ombre d'une des cases du village pendant qu'on lui apporte de quoi se remplir le diffuseur de vitamines en la personne de l'estomac. On est donc callé sur cette terrasse ombragée. Pendant ce temps, toute la population semble avoir mis entre parenthèses ses activités pour venir rire avec nous et aussi de nous, joyeux drilles, nous scruter sous toutes les coutures, voir comment on s'installe, comment on rit, comment on tente le mieux possible de faire honneur à la pureté de ces moments qu'ils nous octroient. Six personnes qui mangent et une cinquantaine qui les regardent manger sans montrer un seul signe de lassitude jusqu'au moment où les assiettes sont vides, les panses sont pleines, les coeurs remplis de sourires. Après avoir débarrassé la table, payé notre dû autrement qu'en bons sentiments, Dondon nous signale qu'il est temps d'en mettre un coup, d'accélérateur bien sur. Le bougre sait de quoi il parle...
L'après-midi défile au rythme de la poignée d'accélérateur tantôt callée dans l'angle quand il y a de la place devant nous et tantôt prudente quand on s'enfonce malgré nous à travers une foret dont la densité ferait passer le bois de Vincennes pour une prairie. Quand c'est comme ça, Dondon mène le bal. Quand c'est plus praticable, on se tire la bourre jusqu'à ce que, à l'image du Coyote et de Beep-Beep, je ne parviennes plus à voir de la moto de Dondon et Mira qu'un nuage de fumée qui disparait au loin. Dondon en bon local qu'il est, est un enragé de l'accélérateur sur toute surface, le suivre reviendrait à justifier à lui tout seul la présence dans mon assurance voyage d'un clause en cas de décès de l'assuré. Comme je le dis chaque fois que ça m'arrange, la sécurité avant tout!!! D'autant qu'en plus, on est pas en retard, la seule chose qui nous attend, c'est une vie saine et bien remplie!!
Il est 17h quand on revient dans les parrages d'El Nido. Une fois de plus le ciel se pare de ses plus belles couleurs, on est pas les plus malheureux, loin s'en faut. Dans ma tête résonne les notes d'"Emmenez moi" d'Aznavour.
Au retour des motos, rien est à signaler sauf pour François et Sarah qui se sont échoués sur un chemin au moins aussi pire que les autres et qui ont arrachés une pièce de carrosserie made in China de leur monture, seule égratignure, héritage logique de cette journée 4x4 sur deux roues.
Au retour à l'hotel, rien est à signaler sauf qu'on part le lendemain. Le temps imparti à El Nido touche à sa fin la mort dans l'âme. A l'heure qu'il est, demain nous serons sur l'île de Coron que je connais déjà comme ma poche ou presque pour y être déjà passé. Joie de retrouver des terres connues, joie de rester tous ensemble quelques jours de plus, joie de pouvoir vous y emmener ou presque.
C'est le premier matin à El Nido. Les yeux s'ouvrent tous curieux de ce à quoi ressemble la vue dans la lumière éclatante de cette journée naissante. Sur notre terrasse à la limite du privatif, tous les visages que je peux croiser me sont désormais familiers, c'est donc sans crainte d'être dans la lunette d'un paparazzo que je peux déambuler en caleçon, les jambes offertes aux alizés. Les nuages sont toujours là mais l'espoir de voir le temps se dégager demeure si on en juge aux quelques trouées de ciel bleu qui parviennent péniblement à se tailler une place au soleil. On s'en tient donc aux prévisions de la veille. Par l'intermédiaire de l'Alternative, on réserve une bancasse pour notre groupe avec la ferme intention de laisser une emprunte sur ce qu'ici on nomme le Big et le Small Lagoon, des lagons qui à entendre Dondon sont des joyaux où il fait bon ce dorer la couenne en barbotant dans une eau qui ferait passer la Vittel pour de l'huile de vidange.
Sur les coups de 9h, tout le monde se tient fin prêt, un maillot de bain sur les fesses. Pour grimper sur la bancasse, il nous suffit de descendre de notre terrasse, de se mouiller les pieds dans la marée haute qui charrie des centaines de minuscules poissons, de marcher quelques mètres de l'eau jusqu'aux genoux et le tour est joué. La fine embarcation fend alors la surface et entame une navigation de plaisir plaisancier entre les îles qui se succèdent. La mer est d'un calme rare, tout comme nous, impatients d'atteindre des eaux moins profondes et plus colorées. Après une heure à faire les lézards sur le pont, il semblerait qu'on touche au but. Devant la proue, se rapprochant, une longue île au relief accidenté nous barre le passage. D'ordinaire, on en aurait fait le tour mais là, on fonce droit dessus dans la limite autorisée par notre moteur de tondeuse à gazon. Et à mesure qu'on réduit la distance, une faille dans la roche s'ouvre et grandit jusqu'à nous engloutir. Sous la coque, la mer dévoile une palette à faire pleurer Michel-Ange, ça n'est pas Tahiti mais ça y ressemble, les prix prohibitifs et les marchands de journaux vendant le Figaro Madame en moins. Dans cette espèce de canal sorti d'un livre de coloriage pour fétichistes des couleurs bleus et vertes, nous sommes seuls au monde avec la machoire qui se désolidarise du crane en admirant le Big Lagoon qui se présente, caché du monde réel, entouré d'une muraille infranchissable, comme un rêve éveillé. Au milieu du lagon est installée une petite plateforme permettant à la bancasse de s'amarrer sans avoir à s'ancrer de manière destructrice pour les fonds marins. Qui plus est, c'est le plongeoir idéal pour qu'enfin on puisse ne faire qu'un avec cette démonstration exubérante de Mère Nature, sans doute sous acide au moment de pondre un décor pareil. En moins de temps qu'il en faut pour... Plouf!!!! Ce n'était pas un mirage, l'eau est aussi chaude que l'air ambiant, nager là peut causer de sévères dommages si on a pas anticipé un si grand privilège. Gare à l'hydrocution psychologique!! Gare aussi au prolongement du traitement sur toute une journée car ce n'est que le début!
Après avoir bien nagé, bien bronzé, bien ri, il convient pour nous de remettre le couvert, direction le déjeuner. Pas facile en apparence quand on a pris l'habitude des gargottes et des restaurants bien agencés, qu'est ce qu'on vient faire sur cette plage déserte? Il est où le serveur? C'est alors que le capitaine du bateau aidé de son second commence à préparer un feu à l'aide de bois éparpillé sur le sable. Puis le second retourne au bateau et en sort toute une caisse de victuailles. En un rien de temps, un poisson cuit, des légumes et des fruits sont coupés. Le capitaine arrache au foutoir végétal des feuilles larges comme des bassines et en distribue une à chacun. - Vous avez faim? Voici vos assiettes! Nous, de notre côté, la parenthèse culinaire du déjeuner nous avait pas mal échappé à l'heure de préparer cette journée et c'est avec un peu de retenue faite de gêne d'avoir mis la tête dans l'eau plutôt que de mettre la main à la pate qu'on accepte la nourriture offerte en se promettant de remettre ça en mettant les formes dans les jours suivants si une opportunité se présente. Après une promesse d'échange de bon procédé comme ça, on peut enfin déculpabilisé et se jeter les mains les premières dans l'auge traditionnelle de la république bananière. Donc, ça mange, ça avale, ça se reconstruit de l'intérieur pour appréhender le feu au ventre ce qui va suivre...
La cantine est rangée. On n'écoute pas les conseils de grand-mère en rejouant aux dauphins juste après. On repart. Entre les îles, comme le matin, le capitaine met le cap sur un nouveau bijou, le Small Lagoon. En s'en rapprochant, la magie opère de la même manière, les poils se hérissent à la vue du changement de profondeur et de l'explosion chromatique qui en découle. Là aussi, on manoeuvre le long d'un étroit goulet d'eau entre les falaises sauf qu'à un moment, c'est comme si ce brave capitaine avait bu la gorgée de trop, le goulet est une impasse, le mur se referme sur nous, pas moyen d'avancer un mètre de plus. - Alors capitaine? On s'est trompé de route au précédent rond point ou quoi? Arrête le goulot, y'a un goulet!!! Dondon révèle alors le pot aux roses. Accrochez vos ceintures, respirez à fond. Aucun bateau quel qu'il soit ne peut mouillé dans les eaux du Small Lagoon. Le Small Lagoon est caché du monde, enserré entre les machoires d'une muraille asserrée. Pour faire partie du club de gros privilégiers de première détenteurs du secret du lagon perdu, il faut se lancer la tête la première à quelques mètres de profondeur. La seule ouverture possible pour avoir la tête qui bronze de l'autre côté, c'est une fente à trois mètres sous l'eau qui s'enfonce sur toute la largeur du mur, c'est à dire une demi-douzaine de mètres. Il convient donc de prendre une bonne inspiration et de nager jusqu'à respirer l'air du lagon. Ici, la mer est encore plus trancendante qu'au Big Lagoon, où que l'on se trouve à l'intérieur, l'impression que le fond n'est qu'à quelques centimètres domine, mais après vérification, il faut parfois descendre de longues secondes avant qu'enfin, on puisse pousser sur les jambes pour retrouver l'oxygène salvateur. Quand on nage dans ces eaux, on a l'impression qu'on pourrait rester une vie entière à barboter sans que rien ne viennent jamais à manquer. Au total, on passe un peu plus d'une heure à la recherche de grottes cachées en n'en croyant pas nos yeux une seule seconde. J'ai trouvé mon paradis et quand il faut finalement retourner au bateau après trois sommations, c'est le coeur lourd que je me sèche de cette eau de jouvence. Il est des endroits comme ça, où je suis sur de revenir un jour vérifier que ce n'était pas une illusion d'optique, celui-là en est un!! D'accord, ça n'est pas très pratique pour étendre sa serviette le temps d'un week-end, mais à l'arrivée, le jeu en vaut largement la chandelle tant c'est une nécessité de santé publique de vivre des claques comme celle-ci! D'ailleurs, il faut tous qu'on s'en remette pour l'instant. Le capitaine aussi l'a compris.
Sur le chemin du retour à El Nido, l'équipage fait une nouvelle halte. Une nouvelle plage déserte comme une photo de brochure touristique nous autorise une dernière feignantise, agrémetée cette fois d'une bière glacée, luxe ultime que de se retrouver nez à nez avec la guérite la plus isolée du coin. La bière n'est en plus pas venue toute seule, elle est accompagnée de son pote hamac, une solide équipe ces deux-là.
Puis, comme la vie continue par delà la paresse fortement justifiée par ce paradis qui ne demande que ça, il faut rejoindre El Nido, notre camp de base, guidés que nous sommes par un arc-en-ciel qui se déploye juste derrière le village. Il a dû pleuvoir quelque part, ah bon? Pas au dessus de nous en tout cas et c'est tant mieux car rien n'est donc venu compromettre le coucher de soleil que nous admirons tous depuis la cabane des gardes-côtes fauchés de tout sauf du plus beau balcon sur l'horizon.
L'heure est alors venue de se remettre de nos émotions. Un dîner sur la plage saura y remédier les petits pieds dans les grains. Le restaurant est aussi garni que nos assiettes et, à la table juste à côté de la notre, mange aussi le type qui voulait à tout prix partir de Puerto Princessa sans apparemment prendre gard au typhon qui soufflait Palawan comme le grand méchant loup souffle les maisons des trois petits cochons. On se reconnait, le type vient s'assoir à notre table, on discute. Arrive le plat de résistance, celui-ci étant non pas le met me remplissant délicieusement l'estomac mais le récit de voyage de mon nouveau voisin de table avec photos à l'appui. Il y avant bel et bien des bus partant pour El Nido, il est monté dans le premier lui barrant le chemin. En route, je lui demande ironiquement s'il a pu, lui comme nous, profiter de la vue en grimpant sur le toit. Il me répond dans un sourire que non, et bien lui en a pris. A peu près à mi-chemin, la pluie avait transformé toute la chaussée en une boue épaisse et, alors que le bus s'engageait dans un virage, tous ses passagers ont eu le temps de le voir venir comme au ralenti, il s'est mis à glisser sur toute la largeur de la route jusqu'à en sortir, finissant sans une roue au sol mais couché sur le bas-côté!! L'a bien fait de le prendre son bus, mon Champion!! Et puis ses photos sont très réussies, très contrastés avec une belle lumière!! Dans son malheur, il a quand même pu s'en tirer à moindre mal. Personne n'a été blessé. Le chauffeur est parti, dès le coucher du bus, trouver un tracteur serviable pour les tracter hors de ce vilain pas et les remettre sur leurs quatres roues. Mais quand même, pas moins de vingt heures pour boucler Puerto Princessa - El Nido, à mettre au tableau des meilleures performances de l'année!!!
L'histoire aura donc eu le mérite de faire rire tout le monde mais pas que. Dondon, avec son esprit un peu vrillé toujours en quête de quelque chose de récréatif, nous donne son sentiment pour le lendemain. C'est maintenant à notre tour de ne faire qu'un avec les routes défoncées. Au matin, on ira louer des deux roues et on tentera autant que possible d'essorer au maximum le nord de Palawan au bruit de nos moteurs rugissant. Demain, c'est journée moto. Encore une. J'en salive d'avance... D'autant qu'avec un guide comme ça... Tout est possible...
Sur le marché local, on répartit déjà les denrées. Nous, on répartit les pilotes. Six personnes pour trois motos sur la grille de départ. Josha et Mira ne sont pas vraiment dans leur élément, qu'à cela ne tienne, Dondon et moi sommes volontaires pour les acheminer au bout du monde. Sur la troisième bécane, François et Sarah s'échangeront le guidon.
A 10h, on est vaillamment lancé sur la route qui, après quelques kilomètres, ne mérite déjà plus ce nom. Ce n'est pas un rally asphalté, c'est un rally terreux dans le meilleur des cas. Dondon ouvre la route et se marre de nous faire circuler dans les pires conditions possibles. Un raccourci par ci, un raccourci par là, si aucun signe de chemin n'est devant nous, c'est quand même par là qu'on va, à travers les arbres, au milieu des rizières sur des couloirs à la largeur centimétrée. Quand on se retrouve nez-à-nez avec une flaque quelle que soit sa taille, on la traverse en se demandant ce faisant si, au final, elle n'est pas profonde d'un demi-mètre avec des souches d'arbres invisibles au milieu ou si, pour corcer le tout, elle n'est pas la cachette idéal pour un crocodile du Nil à l'affut de la moindre gazelle qui viendrait boire dans ses eaux troubles. Et chaque fois, presque miraculeusement, ça passe, on progresse. On a chaud mais on avance.
A l'heure du déjeuner, l'ami Dondon fait bien les choses, le paysage s'ouvre devant nous en une sorte de sublime cocoteraie. Et comme un bonheur n'arrive pas tout seul, il y a la mer juste derrière qui s'étale le long d'une plage aux pieds d'un village branlant mais accueuillant comme jamais avec ses porcs qui déambulent entre les arbres. Le village semble vivre en complète autonomie, la mer pourvoyant à tous les besoins. Apparemment, ca laisse le temps aux habitants d'abord de faire des bébés et puis aussi de ne rien faire que de jouer dans les vagues. Quand on descend de selle, le comité d'accueuil est composé d'une vingtaine d'enfants curieux quand on ne leur court pas après. Si on leur court après, au contraire, ce sont des cris aigus qui se répandent dans tous le voisinage. Pour ma part, comme il faut bien commencer par quelque chose, je passe de longues minutes à jouer avec ces terreurs. Comme à 1-2-3-soleil, dès que j'ai le dos tourné, ils se rapprochent par grappe. Pas comme à 1-2-3-soleil, dès que je fais volte-face, ils s'enfuient en riant. Je pourrais faire ça toute la journée... Mais comme la mer n'est qu'à quelques pas et qu'il doit faire dans les 35°, vient ensuite le moment de mettre la viande au frais dans une eau à 28-30°. Là, ce ne sont plus les 3-8 ans qui jouent, ce sont les 12-20 ans pleins de foutre et d'hormones qui s'ébattent dans des vagues propices à la pratique du bodysurf ou qui se jètent dans l'eau les uns grimpant sur les épaules des autres comme à la grande époque où Pepette faisait des saltos arrières grimpée sur les épaules de Papa. Impossible de rester en place. Tous les locaux nous invitent à partager leur jeu, c'est un grand moment de délire collectif. L'inhibition ne faisant pas partie du vocabulaire local, tout le monde passe des minutes fabuleuses
Puis, il est temps, d'une part de sortir de cette zone de cuisson qu'est la côte à ce moment de la journée où le soleil n'est pas ton ami mais un traitre en puissance, et d'autre part de lever le coude et la fourchette s'il y en a une. La petite communauté motorisée s'installe donc à l'ombre d'une des cases du village pendant qu'on lui apporte de quoi se remplir le diffuseur de vitamines en la personne de l'estomac. On est donc callé sur cette terrasse ombragée. Pendant ce temps, toute la population semble avoir mis entre parenthèses ses activités pour venir rire avec nous et aussi de nous, joyeux drilles, nous scruter sous toutes les coutures, voir comment on s'installe, comment on rit, comment on tente le mieux possible de faire honneur à la pureté de ces moments qu'ils nous octroient. Six personnes qui mangent et une cinquantaine qui les regardent manger sans montrer un seul signe de lassitude jusqu'au moment où les assiettes sont vides, les panses sont pleines, les coeurs remplis de sourires. Après avoir débarrassé la table, payé notre dû autrement qu'en bons sentiments, Dondon nous signale qu'il est temps d'en mettre un coup, d'accélérateur bien sur. Le bougre sait de quoi il parle...
L'après-midi défile au rythme de la poignée d'accélérateur tantôt callée dans l'angle quand il y a de la place devant nous et tantôt prudente quand on s'enfonce malgré nous à travers une foret dont la densité ferait passer le bois de Vincennes pour une prairie. Quand c'est comme ça, Dondon mène le bal. Quand c'est plus praticable, on se tire la bourre jusqu'à ce que, à l'image du Coyote et de Beep-Beep, je ne parviennes plus à voir de la moto de Dondon et Mira qu'un nuage de fumée qui disparait au loin. Dondon en bon local qu'il est, est un enragé de l'accélérateur sur toute surface, le suivre reviendrait à justifier à lui tout seul la présence dans mon assurance voyage d'un clause en cas de décès de l'assuré. Comme je le dis chaque fois que ça m'arrange, la sécurité avant tout!!! D'autant qu'en plus, on est pas en retard, la seule chose qui nous attend, c'est une vie saine et bien remplie!!
Il est 17h quand on revient dans les parrages d'El Nido. Une fois de plus le ciel se pare de ses plus belles couleurs, on est pas les plus malheureux, loin s'en faut. Dans ma tête résonne les notes d'"Emmenez moi" d'Aznavour.
Au retour des motos, rien est à signaler sauf pour François et Sarah qui se sont échoués sur un chemin au moins aussi pire que les autres et qui ont arrachés une pièce de carrosserie made in China de leur monture, seule égratignure, héritage logique de cette journée 4x4 sur deux roues.
Au retour à l'hotel, rien est à signaler sauf qu'on part le lendemain. Le temps imparti à El Nido touche à sa fin la mort dans l'âme. A l'heure qu'il est, demain nous serons sur l'île de Coron que je connais déjà comme ma poche ou presque pour y être déjà passé. Joie de retrouver des terres connues, joie de rester tous ensemble quelques jours de plus, joie de pouvoir vous y emmener ou presque.
Bonsoir,
Nous partons aux Philippines dans 15jours. Faute de temps, nous devons faire un choix: Palawan (le Nord et El nido) ou Cébu (Bohol, Panglao) Avez-vous des suggestions? Merci de votre aide :-)
Nous partons aux Philippines dans 15jours. Faute de temps, nous devons faire un choix: Palawan (le Nord et El nido) ou Cébu (Bohol, Panglao) Avez-vous des suggestions? Merci de votre aide :-)
Bonjour à tous, après de nombreuses recherches au sujet du "camping sauvage sur ile inhabité en Asie", je me retrouve a poser ma question sur ce forum car très peu d'informations ou même de retours d’expériences sont disponible sur internet.
J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).
Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.
Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...
Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.
J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).
Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.
Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...
Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.
J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
Bonjour à tous,
Je cherche à partir aux Philippines mi-janvier 2013. Quelqu'un y est-il actuellement ?Croyez-vous raisonnable (moralement) d'y aller après le passage du typhon ? C'est une véritable catastrophe qui s'est abattue sur cette région aussi je me demandais si les Philippins n'ont pas autres choses à faire que de voir des touristes. Il ne s'agit évidemment pas d'aller dans les coins touchés par le cyclone ! Quelqu'un aurait-il des infos précises sur justement les coins à éviter. Je pars du principe que les Philippins ont besoin de notre argent touristique pour vivre. Salutations
Je cherche à partir aux Philippines mi-janvier 2013. Quelqu'un y est-il actuellement ?Croyez-vous raisonnable (moralement) d'y aller après le passage du typhon ? C'est une véritable catastrophe qui s'est abattue sur cette région aussi je me demandais si les Philippins n'ont pas autres choses à faire que de voir des touristes. Il ne s'agit évidemment pas d'aller dans les coins touchés par le cyclone ! Quelqu'un aurait-il des infos précises sur justement les coins à éviter. Je pars du principe que les Philippins ont besoin de notre argent touristique pour vivre. Salutations
Bonjour à tous. Étant en préparation pour mon prochain séjour d'un mois en janvier prochain, 3 destinations m'attirent, mais j'hésite dans mon choix. Pour ceux qui ont fait les 3 destinations, quel sont les avantages et différences? Ce que je recherche c'est 1-le cout sur place (pension oblige),2- la sécurité 3- la gentillesse des gens et la richesse culturelle.
Je voyage sac à dos, en louant scooter ou transport en commun, et ne recherche pas le party mais bien la tranquilité et le quotidien des gens, de belles plages et paysages grandioses.
Voici ou j'en suis dans mes réflections: Indonésie et Phillipines= trop grand pour un mois (donc encore plus indécis sur l'itinéraire) Le Sri Lanka me rebute pour une seule raison , l'hygiène (mes craintes sont-elles fondées?). Par contre il semble facile de s'y déplacer et d'en faire le tour en un mois. Bref, après avoir consulter différents forum et m'etre procurer les guides de chaque destination mentionnée, le ressenti de personne y ayant séjourné ou qui y vivent m'éclairerais peut-etre. Merci de partager vos expériences.
Bonjour à tous,
J'aimerais trouver un itinéraire me permettant de faire les 3 zones géographiques en 20 jours sur place :
- Luzon - Visayas - Palawan
Comment pourrais-je répartir les jours en fonction aussi des transports et vols intérieur ?
Par avance, merci pour votre aide, je pars le 2 janvier... ;-)
J'aimerais trouver un itinéraire me permettant de faire les 3 zones géographiques en 20 jours sur place :
- Luzon - Visayas - Palawan
Comment pourrais-je répartir les jours en fonction aussi des transports et vols intérieur ?
Par avance, merci pour votre aide, je pars le 2 janvier... ;-)









