On rencontre habituellement des gens dans les bus, au café ou dans la rue... C'est oublier les toilettes communes qui se trouvent dans les villages pamiris. Un cabane de bois perchée sur une fosse, au milieu du quartier. A l'intérieur, des trous alignés contre la paroi de planches. J'ai beau attendre qu'il ny ait personne, le matin, il y a embouteillage! Et si je suis seul, je ne peux pas interdire de venir à l'homme que je vois arriver. Accroupis, ça discute, ça papote. Je suis gêné mais tout le monde s'en fiche, évidemment!
Retour prêt du feu allumé dans la cuisine. Nous discutons en anglais avec la maîtresse de maison. Elle est souriante. Ses deux filles, adolescentes, ont préparé la pâte pour le pain. La petite dernière, qu'on appelle "Sugar" a peut-être deux ans. Elle est irrésistible, autant pour sa mère que pour les voyageurs qui passent par là. Au menu, crème, beurre, un bol de lait frais chaud, riz au lait, confiture, raisins secs, galettes de pain. Je mange sans arrêt pendant trois quarts d'heure. Mon bol vide est immédiatement rempli. Je retourne m'allonger quelques instants après ce petit déjeuner qui n'a de petit que le nom.
Le premier matin, Simon et moi accompagnons notre hôte et son neveu à la recherche de combustible. Nous marchons une heure dans un maquis peu dense. Il n'y a que des caillasses et de temps à autre une touffe d'épineux secs (tersken). Les deux tadjiks plantent une barre de fer dans le sol pour arracher la plante avec ses racines. Ils font des petits tas et, après une demie heure, remplissent deux grands sacs extrêmement lourds qu'ils portent jusqu'à la maison. Plus de deux heures et beaucoup d'efforts pour pourvoir se chauffer pendant une seule journée! En voilà qui ne se posent pas cent mille questions sur ce qu'ils ont à faire aujourd'hui : le vital, l'indispensable, occupe leurs journées. Mais il reste aussi du temps pour le repos. Après la corvée de tersken, on mange puis tout le monde se repose.
Le village est coupé en deux. Une moitié est réservée à la communauté tadjik et l'autre à la kirghize. Un espace vide où coule un ruisseau sépare les deux groupes. D'après mon hôte, il n'y a pas de problèmes entre eux. Mais les mariages mixtes n'existent pas car ils n'ont pas la même religion (sunnites et chiites). Par ailleurs, ils ont des écoles séparées où l'on étudie soit en kirghize, soit en farsi.
La voisine et sa fille tissent des tapis. Devant leur maison, un métier rudimentaire et un peigne suffisent à réaliser, lentement, des mètres et des mètres d'un ouvrage rouge et noir. La mosquée se trouve du côté kirghize (les ismaëliens prient chez les membres de la communauté, à tour de rôle). Tout y est en travaux, les tapis de prière sont étalé entre les sacs de béton. Du haut du petit minaret rouge, le regard porte sur tout Alichur.
Je suis très poussiéreux, pas douché depuis une semaine. Mes cheveux sont emmêlés, j'entreprends de les peigner. Une des filles passe dans la chambre. Elle est aussitôt prise d'un fou rire. Lorsque je rejoins toute la famille dans la cuisine, je tombe sur les deux filles complètement hilares. Elles pleurent, elles sont pliées en deux, au sens littéral du terme. La mère rit aussi, elle m'explique que ce n'est pas une habitude locale de se soigner comme ça pour un homme. J'en rajoute, fais mine de me pomponner... Lorsqu'on demande où on pourrait se laver, on comprend que ça va être difficile. Je crois que la toilette se résume ici à se rincer le visage et les mains. Je me trompe peut-être. Dans tous les cas, il n'y a pas d'endroit prévu pour ça, dedans ou à l'extérieur.
Nous partons avec Simon et Matthias, armés d'une serviette et d'un savon. Après une heure, nous ne voyons plus le village et nous nous installons au bords d'une rivière. L'eau est glacée. Les pieds hésitent entre les pierres, mais un peu de courage suffit à nous faire y entrer tout entiers. On se savonne rapidement, on plonge la tête sous l'eau mais sans s'éterniser. Nos muscles s'engourdissent tellement c'est froid. Je me sens bien vivant, cette claque me fait un bien fou. Je ressors avec une nouvelle peau et m'allonge sous le soleil. Il fait bon, j'écoute le courant, je vois quelques yaks. Ils doivent se marrer en voyant trois vers blancs allongés dans leur territoire!
Le lendemain matin, nous rejoignons le lac Yashil Kul. Du village, nous suivons une piste qui s'élève à flanc d'une montagne ocre. On ne court pas, nous sommes à près de 4000 mètres et l'altitude se fait sentir pendant l'effort. Nous voyons le chemin monter devant nous et à chaque fois, nous sommes convaincu que dans quelques mètres, nous pourrons contempler le lac. Mais non! Le chemin tourne, ou continue de monter. Derrière nous, en contrebas, le petit village de Bulunkul est posé entre des petits pâturages verts et jaunes, et l'immensité minérale de ce désert.
Finalement, le voilà, trois cents mètres en dessous de nous. Il est bleu, tantôt sombre et profond, tantôt turquoise. Le lac dort entre les hautes montagnes. Il est entouré de pics blancs. Je pars seul sur la droite pour escalader un monticule. Au fur et à mesure que j'avance, le sommet recule. Impatient d'être en haut, je vais trop vite et fais des pauses fréquentes, à bout de souffle.
Après une demi heure d'efforts, je découvre un panorama à 360 degrés. Le vent gronde en rafales. Je marche sur des pierres multicolores. Il y en a des noires, des roses, des oranges, des vertes... Je m'assois et ferme les yeux. J'inspire profondément. J'ouvre les yeux, le paysage est toujours là, encore plus vaste. Un moment de grâce. Je prends quelques photos, sachant d'avance qu'elles ne pourront rendre ce que je vois en ce moment. Le paysages ne se regardent pas uniquement, ils se respirent et ils s'écoutent.
Je crois voir Simon sur le sommet d'un monticule en face de celui ou je me trouve. Il me fait des signes avec les bras. Je dévale la pente et remonte celle d'en face. Essoufflé, je ne trouve pas mon ami mais un panneau de métal! Je redescends vers le lac. On s'y était donné rendez-vous pour manger. Je ne vois personne, décide de longer la berge vers la droite. Il y a des petites vagues, l'eau est transparente. Des groupes de canards ou de poules d'eau s'envolent. Les animaux ici ne doivent pas être dérangés souvent. J'approche à quelques mètres des marmottes énormes. Parfois, il est impossible de suivre la berge. Deux solutions s'offrent à moi, soit aller dans l'eau, soit escalader les rochers de la rive pour retrouver un chemin dix mètres plus haut. J'alterne les deux solutions.
Je marche, complètement grisé par la nature et par la faim qui me tenaille. Je ne trouve pas mes deux compagnons, je n'ai aucune notion du temps, je fais demi tour. Je les découvre sur une petite plage, non loin delà où nous nous sommes séparés. Ils m'apprennent qu'ils m'attendent, moi et mes boîtes de thon depuis trois heures! Nous repartons en fin d'après midi. Au moment de basculer de l'autre côté de la montagne, je regarde une dernière fois le lac comme pour imprimer son image dans ma mémoire. C'est vain. On se souvient des émotions et des ambiances mais après quelques minutes, les images s'effacent déjà.

paysage autour d'Alichur

la rivière : le bain public!

lac Yashil Kul





































On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!






























The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:







Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.

A little sneak peek?











The karst site:





(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)