Bonsoir Marie-Aude,
Merci d'avoir répondu. Je suis d'accord avec toi dans ce que tu as dis. Je sais très bien que l'argent est le nerf de la guerre et que sans lui, malheureusement, on se retrouve dans l'incapacité de faire quoique ce soit.
Cependant ma situation est plus compliquée qu'elle n'y parait, je ne fais pas l'amalgame entre se sentir utile, avoir un métier et la culture de l'autre, seulement j'ai une façon de voir de les choses bien particulières et qui ne plait pas toujours aux associations, car cela les remettrait en question.
L'envie d'être auprès des femmes n'est pas une lubie, une envie soudaine, mais au contraire un projet qui murit depuis 8 ans !
Je sais également et je suis tout à fait consciente que me former couterait beaucoup d'argent et de temps aux associations, c'est pour cette raison que j'aurais envisagé de payer moi-même cette "expérience", pour ne pas trop les pénaliser. De plus, je ne pensais pas rester uniquement quelques semaines, mais plutot prendre le temps de bien comprendre tous les mécanismes en jeu.
Ca peut paraitre étrange pour certain, mais il n'existe a l'heure actuelle, aucun métier qui me comblerait réellement, car c'est un mélange de plusieurs qui me satisferait, mais il n'existe pas ...encore. Donc c'est très difficile pour moi de me lancer dans une formation en France, j'ai un tempérament passionnée (ce qui peut être parfois handicapant !!), je ne peux pas faire les choses a moitié.
En plus de cela, en effet j'avais un projet pour le Népal, et s'il était toujours d'actualité, je n'aurais pas écris ce post, mais malheureusement pour moi, il est annulé, après avoir passé près de 8 mois dessus, faute de financements. J'ai refusé des emplois, pensant que je partirais. Ce qui fait qu'à la rentrée, je n'ai plus rien, plus d'emploi (je faisais des ménages) donc plus de salaires et je n'ai aucune aide, je ne peux pas me permettre de faire que du bénévolat, on ne peux plus aujourd'hui vivre d'amour et d'eau fraiche !!😉
Je donne parfois l'impression d'être un peu désespérée, mais j'accumule les "malchances". Je vis, je mange, je dors pour pouvoir un jour agir solidairement auprès d'autres personnes, pour qu'ensemble on puisse se re-construire. Mais depuis 5, 6 ans, je m'accroches a des branches qui finissent toujours par pourrir, et je me retrouve sans projets. Je dépense toute mon énergie pour trouver quelque chose, mais la chose que je reçois ce sont des refus, alors à la fin, on essaye de concilier les choses mais ca ne suffit toujours pas.
Je ne sais pas si tu comprends, mais ce que je viens de dire est vraiment réducteur par rapport à la complexité du problème.
Voila, je voulais en tout cas répondre a ton mail, et te remercier pour tes suggestions.
A très bientot
Noemie