J’ai laissé mes lecteurs en suspense à l’arrêt de la station d’essence Zeuss, en bas du fameux rocher de El Peñol, alors que A et moi-même avions constaté la disparition de nos bagages. Ce petit incident m’avait conduit à parler un peu de deux mésaventures similaires qui m’étaient arrivées dans le passé. Jamais 2 sans 3 dit-on !
Nous sommes donc installés sur la terrasse – un bien grand mot – du « restaurant » de la station essence, buvant notre « tinto », quand un minibus venant de Guatapé s’arrête devant nous. On nous fait signe d’accourir. C’est que les 2 ou 3 hommes qui s’occupent des transports incessants de la place ne nous avaient pas oubliés.
Nous leur avions expliqué notre problème, mais nous n’avions pas pu être très précis : « de quelle couleur était le bus ? Était-il tout rouge, ou n’avait-il que des bandes rouges sur fond blanc ? » C’est qu’il y avait des flottes entières de minibus de tout acabit qui passaient par ici ! Mais après plusieurs coups de téléphone, ils avaient pu localiser le minibus qui nous avait largués, et surtout son conducteur ! Nous étions à moitié rassurés. Après sa pause-repas à Guatapé, sur le retour vers Medellin, revoici le conducteur de notre minibus. Il nous passe nos bagages par la fenêtre, un, puis deux, puis trois. Tout y est, et rien n’a disparu !
Jamais 2 sans 3 dit-on. Ce fameux dicton était vérifié une fois de plus, mais par chance il s’agissait de sacs et non de mésaventures.
Entretemps, nous avions bavardé un brin avec un jeune couple de Français qui étaient allés jusqu’au rocher de El Peñol mais avaient trouvé que la somme à payer pour y monter était au-dessus de ce qu’ils pouvaient se permettre. Ils voyageaient sur un budget serré. A et moi n’avons pas besoin d’en parler : pour tous deux, monter au Peñol n’est de toute façon pas une priorité. Sans aucun doute, le panorama d’en haut est magnifique, mais nous en avons vus d’autres, alors payer en plus….
Ce sont ces deux jeunes Français qui nous parlent pour la première fois de la frontière entre la Colombie et l’Equateur, et comme nous allons la passer dans quelques semaines, mais dans l’autre sens, nous sommes tout ouïe. Ils sont passés par San Miguel, du coté est des cordillères Andines, un passage pas trop fréquenté mais en fait très facile, disent-ils.
De la station essence Zeuss, il y a un service fréquent de touk-touks – ou l’équivalent local – pour les 10 minutes de route jusqu’à Guatapé. 10,000 COP, soit moins de 3 Euros, tout à fait honnête. Nous prenons une chambre au premier hostal venu, qui si je me rappelle bien est « La Casona Guatapé ». Prix d’une chambre un poil plus élevé que ce à quoi nous étions habitués, considérant le confort minimum, mais ça passera.
Faire le tour de la petite ville de Guatapé ne prend pas plus d’une heure. Presque toutes les maisons ont au niveau de la rue des frises de motifs animaliers et autres, de toutes les couleurs. C’est caractéristique de la ville. Je ne me suis pas trop excité à prendre des photos à tout va. Certes, c’est joli, mignon même, et visiblement entretenu pour le tourisme qui est très visible, aussi bien Colombien qu’étranger…. Mais comment dire, ça reste un peu fade à mon goût. Je n’ai pris qu’une photo en fait, à un endroit un peu périphérique que j’ai trouvé plaisant. Si vous regardez bien, vous reconnaîtrez ces frises en bas des maisons.
La place centrale est bourrée de stands commerciaux qui gâchent la vue sur la très belle église toute blanche décorée de motifs brun sombre. Les Colombiens ont un goût très sûr des couleurs, entre autres qualités. A l’entrée de l’église, on voit un lion, un taureau, un homme et un aigle qui représentent les 4 évangiles.
Descendant la rue principale, la Calle 31, nous nous arrêtons devant les posters détaillant les différents modèles de ces gaines pour femmes qui font bien ressortir les fesses. J’en ai déjà parlé, voir mes pages sur Manizales. A se renseigne sur les prix auprès de la jolie jeune femme du magasin – c’est ainsi que je sais que le modèle typique coûte 140,000 pesos. Moins de 40 Euros : une bagatelle pour celles qui rêvent de bien s’exhiber. Je dois me pincer pour ne pas en acheter une pour Y, ça la ferait écrouler de rire de voir ça !
Je n’ai en fait pas grand-chose à dire sur Guatapé. L’endroit ne nous a pas particulièrement frappé et nous avons même conclus que « si nous avions su », nous aurions zappé. Mais bien sûr, d’autres voyageurs pourront bien penser différemment.
Merci pour cette suite que j'attendais avec impatience!
C'est fou comme parfois, dans des situations qui peuvent nous apparaître comme "désespérées", tout fini parfois s'arranger...nous l'avons également expérimenté.
La patience fait aussi son oeuvre 😉
A mon tour de te laisser un petit mot pour te remercier de ce partage d'expérience.
Nous partons pour la Colombie fin décembre pour 5 semaines, et cela me servira.
J'attends la suite !
Merci beaucoup pour la suite de vos aventures.
Quand j’ai lu à Elica comment s’est terminée votre mésaventure, elle s’est exclamée « ça me fait tellement plaisir que des étrangers parlent comme ça de mon pays ».
J’attends la suite avec impatience parce que le récit est vraiment prenant et tellement humain.
Au plaisir.
Merci beaucoup pour la suite de vos aventures.
Quand j’ai lu à Elica comment s’est terminée votre mésaventure, elle s’est exclamée « ça me fait tellement plaisir que des étrangers parlent comme ça de mon pays ».
J’attends la suite avec impatience parce que le récit est vraiment prenant et tellement humain.
Au plaisir.
Nous avons visité pas mal de pays, moi et mon fils, et la Colombie est certainement l’un des plus beaux où en plus nous avons eu l’un des meilleurs rapports avec les gens. Dans notre voyage, nous en étions arrivés à nous demander ce que nous pourrions bien dire de mal sur la Colombie. Alors nous avions commencé à faire une liste de récriminations. La liste est longue 😉:
- Dans notre chambre à Salamina, nous ne pouvions pas changer les programmes à la télé.
- L’eau n’est pas toujours chaude dans les douches.
- Les œufs sur le plat sont souvent trop cuits.
- Les soupes sont trop salées.
- Le café ressemble à du jus de chaussettes.
- Il n’y a jamais de talc pour les mains dans les salles de billard.
- La télé était dans un coin peu pratique de la chambre à Medellin.
- Il faut payer partout pour pissxr.
- On ne nous a encore pas offert de coxxxne.
- On ne sert pas assez de frites dans les combos. Qui plus est, les frites sont souvent à peine cuites.
- Avec ce qu’il y a à manger, il y a tendance à constipation.
- Les arepas sont parfois froides. Elles ne sont vraiment bonnes que quand elles sont frites ou rôties.
- Il est difficile de prendre des photos quand on voyage en bus, les vitres sont trop petites et ça secoue trop.
- Les policiers ne sont pas très professionnels, ceux qui nous ont arrêtés à Medellin n’ont même pas pensé à fouiller nos sacs.
- L’interrupteur pour la salle de bains, dans la chambre de Medellin, était caché derrière un miroir. Nous avons d’ailleurs retrouvé cette « énormité » ailleurs plus tard, dans notre chambre à Barranquilla, alors n’hésitons pas à généraliser : les Colombiens s’amusent à rendre la vie impossible à leurs visiteurs !
- La lumière est éblouissante sur le coup de midi. Ça gâche les photos et ça fait mal aux yeux.
À prendre avec un gros grain de sel, bien entendu. C’est plutôt avec humour que nous avons dressé cet inventaire, « tongue in cheek » dit-on en Anglais, et il faudrait être très mauvais voyageur pour faire un gros problème de ces observations !
Oh là là ! Du coup, je ne sais pas si on va y aller, nous, en Colombie ! Jouer à cache cache avec les interrupteurs , avoir le soleil qui brûle les yeux et gâche les photos ....! 😉😉
En tous cas merci pour cette "relativité" humoristique. C'est ce qui fait le charme des voyages et ....beaucoup d'histoires drôles (quand on a l'esprit pour) à raconter plus tard.
Nous ne restons qu’une nuit à Guatapé. C’est mignon, mais « it’s not our cup of tea” ou plutôt, en traduction littérale, “ no es nuestro tinto”. Nous avons payé 70,000 COP pour notre chambre à la Casona, soit 20 Euros. D’habitude, nous trouvons moins cher, ou mieux pour le même prix : 40,000 COP à Aguadas 67,000 dans notre petit hôtel sympathique de Medellin, et le petit-déjeuner était inclus. Mais notre ressenti mitigé pour Guatapé n’est pas dû au logement.
Nous sommes de retour au Terminal Norte de Medellin à 8 heures du matin. Le bus Brasilia pour Lorica, sur la ligne qui va jusque à Barranquilla, part à 8 :30. Prix du billet : 90,000 COP, soit 25 Euros. Cela paraît beaucoup plus cher que d’habitude, mais qu’on y pense : sur une distance de 465 kms, cela fait une moyenne de 5.5 Euros pour 100 kms, ce qui est tout à fait honnête. Revoyant mes notes, je vois effectivement une moyenne de 7.5 à 8 Euros pour 100 kms en bus en Colombie.
Il y a encore beaucoup de montagne à franchir. Tout le long, les paysages sont magnifiques, comme d’habitude. J’ai choisi 2 jpegs et 2 courtes vidéos pour en donner une très faible idée. Les portables, c’est pratique mais c’est vraiment limite pour faire de la vidéo de qualité à travers les fenêtres d’un bus qui ne cesse de tanguer et de vibrer pour gérer les virages d’une route vraiment tordue. Dans les passages les plus « serrés », je ne peux que m’accrocher à mon siège, et il est impossible de trouver les occasions de prendre des photos. Il faut 5 heures pour couvrir 180 kms jusque à Puerto Valdivia !
youtu.be/drbHD_e8QwA
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Dire que la route est tordue, c’est un euphémisme. Le nombre de lacets pour passer d’un versant de montagne à l’autre, je ne vous dis pas. La route reste aussi souvent le long des crêtes. Elle n’est vraiment pas large et les vues sur les vallées tout au fond sont intimidantes. On aimerait bien que la route puisse rester au fond des vallées, là où il n’y aurait plus de risque de « dévisser » et se faire une chute de plusieurs centaines de mètres !
En route, nous nous arrêtons dans une station pour dégourdir les jambes. C’est tout à fait à l’honneur de la Colombie, ce genre d’endroits : c’est très grand et très propre, voyez la jpeg jointe. Il y a même une grande inscription en Anglais : « Thanks for visiting …. Good trip ! », comique en pleine pampa, pardon, en pleine montagne, là où il y a une chance sur 100 de rencontrer qui que ce soit capable de sortir 3 mots d’Anglais.
Aux toilettes, il y a des affiches pour avertir les passagers du besoin de limiter l’usage des produits en plastique, qui causent de plus en plus des dommages à l’environnement. Dans le cas présent, ce sont les « pajitas » qui sont visées. Les « pajitas » sont les pailles qu’on utilise pour les boissons. Le terme Colombien familier est amusant : « popotes ».
Le bus ne s’arrête pas à Puerto Valdivia mais le site paraît intéressant, avec ce pont proéminent qui franchit la rivière Cauca et les montagnes de chaque côté. Peut-être un endroit à visiter à l’occasion ? A partir de là, la géographie commence lentement à changer. Nous sommes sur la retombée nord d’une partie des chaînes Andines. Nous longeons la rivière qui ressemble de plus en plus à ses cousines des plaines tropicales Africaines ou Asiatiques. A Caucasia, une centaine de kms plus loin, nous arrivons à l’extrémité nord du département d’Antioquia, dont Medellin est la capitale.
C’est vaste, Antioquia, on peut y caser les 7 plus grands départements de la France : la Gironde, les Landes, la Dordogne, la Côte d’Or, l’Aveyron, la Saône et Loire et la Marne. C’est plus de 2 fois la Belgique !
Encore 180 kms pour arriver à Lorica. Nous y sommes à 19 :00. Nous sommes maintenant dans le département de Cordoba, pratiquement au bord de la mer des Caraïbes. Dès le terminal, nous sentons la différence avec les montagnes. C’est chaotique et délabré. La rue principale, la Carrera 25, donne une piètre impression, en tout cas pour le petit km qui nous reste à faire avant d’arriver au centre historique de la ville, au bord de la rivière Sinu.
Je vous lis avec passion!! Votre carnet de voyage est tout simplement sublime,
Merci pour ces belles infos ...tellement vivantes, je voyage avec vous,
Quel beau trip!! En tout cas, assurément que vous me donnez le goût de visiter ce pays!!
J’ai déjà hâte au prochain « chapitre »!!
L’ouverture sur le monde est un émerveillement assuré pour le coeur !!
Je vous lis avec passion!! Votre carnet de voyage est tout simplement sublime,
Merci pour ces belles infos ...tellement vivantes, je voyage avec vous,
Quel beau trip!! En tout cas, assurément que vous me donnez le goût de visiter ce pays!!
J’ai déjà hâte au prochain « chapitre »!!
Bonjour Suzan,
Merci pour tes mots gentils …. Et flatteurs !
Si tu aimes mon récit sur la Colombie, je te recommanderai de lire ceux que j’ai fournis sur la Thaïlande, le Népal, l’Afghanistan et le Pakistan. Voyages « solo ». Beaucoup de vécu !
Bonjour
Je commence à m intéresser à la Colombie et je trouve ton récit
J espère que tu as continué 😊
Bonjour Anne,
Content de t’avoir « on board » sur mon carnet de voyage. Je recommanderai la Colombie à tout voyageur appréciant ce qui reste de frais et d’authentique sur notre planète écrasée par le tourisme de masse.
Bonjour,
Je suis actuellement à Santa Marta demain Minca....
Pour parler des bus Colombiens et donner une info sur la route Manizales-Medellin, le bus a mis 7h pour 197km....
Beaucoup de travaux...des attentes parfois de 25mn aux feux.....dur dur...
De Salento, des français rencontrés ont mis 9h.....
Bravo pour le récit super intéressant.
Bonjour,
Je suis actuellement à Santa Marta demain Minca....
Pour parler des bus Colombiens et donner une info sur la route Manizales-Medellin, le bus a mis 7h pour 197km....
Beaucoup de travaux...des attentes parfois de 25mn aux feux.....dur dur...
De Salento, des français rencontrés ont mis 9h.....
Bravo pour le récit super intéressant.
Oui, super paysages et en + la wifi fonctionne vraiment bien dans tous les bus pris. Sur le trajet Manizales -Medellin...un arrêt pipi-repas de 20mn.
Je viens de rencontrer 2 filles vues à Salento, ici à Santa Marta et elles ont fait Salento-Cartagena en bus...presque 24h !!!!!
Oui, super paysages et en + la wifi fonctionne vraiment bien dans tous les bus pris. Sur le trajet Manizales -Medellin...un arrêt pipi-repas de 20mn.
Je viens de rencontrer 2 filles vues à Salento, ici à Santa Marta et elles ont fait Salento-Cartagena en bus...presque 24h !!!!!
Bonjour Roland,
Salento - Medellin: 197 km en 7 heures > moyenne 28 kms par heure
Salento - Cartagena: 880 kms en 24 heures > moyenne 37 kms par heure
C'est tout à fait dans les cordes. Ma moyenne sur 2,600 kms de bus : 33 kms par heure.
Cela pour donner une idée, surtout pour les petits malins qui croieraient pouvoir faire des trajets-miracle!
Je lis sur ton profil: tu as un projet pour l'Inde du Sud?
Je vous fais un aveu : je suis un obsédé de la linguistique. A chaque deuxième mot d’une langue étrangère, ça y est, j’ai une crise. 😉
Tenez, ce poster dénonçant l’usage abusif des « pajitas » pour les boissons : c’est bien sûr le diminutif de « paja », la paille. Beaucoup de mots Espagnols qui contiennent un « j » ou « g » sont frères jumeaux de mots Français qui contiennent le son « y », souvent représenté par un « ill » ou un :
- Paja = paille
- Oreja = oreille
- Hoja = feuille ..... Il y a aussi une équivalence fréquente entre un « h » Espagnol et un « f » Français
- Mojar = mouiller
- Aguja = aiguille
- Ajeno = alienus en Latin = autre, étranger, autrui – « aliénation »
- Ojo = œil
- Coger = cueillir
- Consejo = conseil
- Abeja = abeille
- Trabajo = travail
- Mejor = meilleur
- Despojar = dépouiller
Ce n’est évidemment pas un hasard. Il est assez difficile d’imaginer comment on peut arriver à des prononciations aussi différentes à partir des mêmes racines Latines, mais qu’on y pense un peu. On ne parlait déjà pas le même Latin d’un bout à l’autre de l’empire Romain et depuis ça a été repris par un ramassis invraisemblable de peuples à travers l’Europe, déformé de plus par 1 à 2 millénaires d’usage.
Quand on prête bien attention à ces correspondances phonétiques – le « j » = « ill » ci-dessus n’étant qu’un exemple parmi d’autres – on finit par les « sentir » instinctivement. L’Espagnol et le Français sont bien différents mais n’en restent pas moins des langues cousines. Je suis parfois étonné que certains Francophones n’arrivent pas à saisir cette proximité et ne fassent que si peu d’efforts pour comprendre et parler un minimum d’Espagnol quand ils voyagent dans un pays hispanophone.
Bonjour,
je vais vous lire avec passion mais auparavant je souhaitais faire une esquisse de trajet
Nous avons un peu près 5 semaine de voyage.
départ le 8.01 et retour le 15.02
Nous sommes un couple qui partons en sac à dos.
Nous souhaitons terminer par 6 jours aux Iles san Blas
on a vu que les temps de transports sont importants longs voir + et avions.
entre 2 visites. Ces temps diminuent les sites à voir.
Maintenant on va finaliser ou le modifier avec les récits comme le votre et les blogs qui sont toujours très intéressants.
Voici notre esquisse de trajet. on a supprimé San Agustin temps trajet trop long de nuit.
Bogota 2j
Medellin 2 j
Manizales 3 j
Salento 2 j
Cali 1j
Popayan 1j
Neiva Villavieja desert de tatacoa 2j
Neiva Bogota Avion 1j
Villa de Letva 1j
San gil 1j
Barichara 1j
Buccarmanga Santa Marta avion 1j
Santa Marta 2j
Carthagene 4j
Panama 3j
Iles de San Blas 6j Bonne journée
Paul
Je trouve qu’il y a effectivement beaucoup de déplacements et aussi beaucoup d’endroits où vous ne pensez que passer un jour. Ce ne sera même pas un jour si on décompte le temps passé dans les transports. A mon avis, cela peut être fatigant et peu satisfaisant. Frustrant même.
A mon avis, il faut essayer de réduire le temps passé là où c’est possible pour pouvoir rééquilibrer le programme :
o Manizales : sympathique et très authentique, ça peut valoir 3 jours, mais vu l’ambition de votre itinéraire vous pourriez couper à 2 jours.
o Cartagena : 4 jours c’est trop. Coupez 1 jour. C’est beau mais après avoir déambulé pendant 2 jours entiers entre la vieille ville historique et Getsemani, tous deux ultra-touristiques, on commence à « avoir vu ». Et les plages autour de Cartagena ne me semblent pas indispensables si vous allez à Santa Marta et aux îles San Blas.
o Les îles San Blas : 6 jours ??? Ça ne laisse en fait que 27 jours pour le reste = 15 points de chute. Ça ne paraît pas a priori beaucoup moins que ce que moi et mon fils avons fait - 16 endroits en 34 jours en Colombie, ce qui était juste bien – mais c’est 15% plus rapide sur un « territoire » plus vaste que ce que nous avons visité nous-mêmes.
o Panama : 3 jours ????
Je suis en train de vous lire et je trouve ça très intéressant et aidant, puisque je suis en train de faire mon itinéraire pour notre voyage sac à dos, ma fille, son amie et sa mère (une bonne amie à moi).
Si vous me le permettez, je vous enverrai quelques questions.
Je me permets de vous faire parvenir mon itinéraire pour trois semaines en Colombie, en bus, sac à dos. J'aimerais avoir votre point de vue svp:
Nous arriverons le 26 décembre au matin - 2 jours (26 et 27) à Bogota
le 26 au soir nous prendrons un bus pour Villa de Leyva - 1 jour (28)
les 29 et 30 à San Gill + Barichara
le 31 en route (bus) pour Santa Maria le 1 à Santa Maria
les 2 et 3 janvier à Parque National Natural Tayrona - plages
les 4-5 et 6 Cartagena
les 7 et 8 janvier Medellin
les 9 et 10 San Augutin
les 11,12,13 Desierto de la Tatacoa ou vol aller/retour Leticia/Bogata
Je crois, en l'écrivant, que c'est chargé!
Qu'est-ce que vous devrions enlever? Les jeunes veulent plus faire de la plage, de la ville et un peu de treck. L'amazonie les intrigue beaucoup aussi et nous avons le vaccin!
Où peut-être devrions-nous enlever certains endroits? lesquelles?
Je me permets de vous faire parvenir mon itinéraire pour trois semaines en Colombie, en bus, sac à dos. J'aimerais avoir votre point de vue svp:
Nous arriverons le 26 décembre au matin - 2 jours (26 et 27) à Bogota
le 26 au soir nous prendrons un bus pour Villa de Leyva - 1 jour (28)
les 29 et 30 à San Gill + Barichara
le 31 en route (bus) pour Santa Maria le 1 à Santa Maria
les 2 et 3 janvier à Parque National Natural Tayrona - plages
les 4-5 et 6 Cartagena
les 7 et 8 janvier Medellin
les 9 et 10 San Augutin
les 11,12,13 Desierto de la Tatacoa ou vol aller/retour Leticia/Bogata
Je crois, en l'écrivant, que c'est chargé!
Qu'est-ce que vous devrions enlever? Les jeunes veulent plus faire de la plage, de la ville et un peu de treck. L'amazonie les intrigue beaucoup aussi et nous avons le vaccin!
Où peut-être devrions-nous enlever certains endroits? lesquelles?
Nous arrivons à Bogota et repartons de Bogota
Merci de vos conseils
Bonjour Nathalie,
Ce programme me paraît très difficile. Vous voulez tout faire en 3 semaines, la plage, la montagne, la forêt amazonienne, le nord, le centre, le sud …. Dans un petit pays déjà, ce serait charge mais en Colombie en plus : de Santa Marta à San Agustin, il y a près de 1500 kms, et ne parlons pas d’un saut jusque à Leticia !
Je ne pourrai pas trop conseiller sur le nord-est, n’y étant pas allé, mais faire Medellin en 2 jours puis compter faire San Agustin les 2 jours suivants, ca me paraît impossible.
Il va falloir faire des choix stratégiques.à mon avis, et éliminer une voire 2 de ces étapes !
Je suis à 100 % d accord avec toi, sur 23 jours en Colombie nous avons du faire des choix et pour gagner du temps avons privilégié l'avion, cela nous a permis de voir pas mal de choses mais il nous reste encore beaucoup à faire. En bus cela me parait injouable....et au final assez frustrant
J’ai fait une petite pause avant de reprendre mon récit. Me revoici !
Nous sommes donc à Lorica, nom complet Santa Cruz de Lorica. Son attrait principal réside en son « Centro Histórico ». Cela dit pour autant que nous ne soyons allés nulle part ailleurs dans la ville à part de là jusqu’au terminal routier – et comme déjà dit, ce trajet d’un petit km ne nous a pas vraiment inspiré !
La ville et la rivière tiendraient leurs noms de celui du cacique Orica des indiens Zenúe du 18-ème siècle, à la fondation de la ville. Cela ne serait qu’une supposition, en fait rien n’a été bien enregistré à l’époque. La rivière était navigable et cela avait donné une certaine importance à la région, jusqu’à ce que l’on développe ailleurs – plus à l’est - de meilleurs accès à l’intérieur du pays. J’ai lu quelque part qu’il y eut une tentative Française d’exploiter l’or à partir des alluvions de la rivière, mais que cette tentative échoua.
Une chose à noter, c’est qu’il y eut une immigration importante de Libanais / Syriens vers la fin du 19-ème siècle et jusqu’au début du 20-ème siècle. Cet ajout renforça les éléments Arabes au vernaculaire de l’endroit, qui était déjà lui-même un « mudéjar « arabo-andalou.
Le centre historique tient sur à peine un demi-km le long de la rivière, et ne s’en écarte que de 200 ou 300 mètres. C’est pour dire qu’on a vite fait le tour ! Je ne parle en fait que du quartier principal, il se pourrait qu’il y en ait une petite extension de l’autre côté de la route principale, la Carrera 25.
On tombe en l’espace d’une heure ou deux de flânerie sur tout ce qu’il y a à voir. C’est mignon comme tout. Ce qui frappe le plus, peut-être, c’est le « mercado », le marché couvert mais ouvert sur la rivière, avec ses belles colonnades jaune-orangé. On y trouve les inévitables boutiques de produits artisanaux et quelques petits restaurants où on cuisine devant vous. Tout ça reste de dimensions modestes et personne ne pousse ni à l’achat ni à la consommation. En mi-journée, c’est un endroit agréable pour s’asseoir à l’ombre, et c’est bien évidemment ce que nous faisons. Nous mangeons à l’un de ces restaurants, c’est bon, du poisson naturellement ! Vue sur la rivière à 2 pas de nous.
Sur la promenade le long de la rivière, la lumière est éblouissante et la chaleur accablante. On comprend que beaucoup de jeunes s’y baignent. Mais l’endroit reste paisible, il n’y a pas grande foule – nous ne sommes pas en Inde !
Les ruelles derrière le marché historique ressemblent à un souk. Echoppes d’épices, de tissus, de produits électroniques etc. L’influence des Syriens-Libanais est évidente. Cela se voit même sur les visages des gens. En fait, la population locale semble être un croisement curieux d’indigènes, d’Arabes, d’Européens et d’Africains. Les gens sont agréables, comme toujours.
Aux abords du pont qui franchit la Sinu, nous tombons sur un monument intéressant : un simple gros cube de pierre ou de ciment érigé à l’honneur de « l’influence de la langue Arabe sur la langue Hispanique ». On y retrouve les grands classiques du genre : les mots Espagnols « aceite » / » huile », « alcaide » / » maire », « azúcar » / » sucre », « alquitrán » / » goudron » dérivent des mots Arabes « az zait », « al qaid », « sukkar », « qatran » etc. D’autres exemples moins connus figurent sur le monument, qui mériterait d’être étudié de plus près. Je me rappelle vaguement avoir entendu que près de 700 mots Espagnols ont une racine Arabe, c’est pour dire !
Il est bien connu que les langues Européennes, et surtout l’Espagnol, ont beaucoup emprunté à l’Arabe. Mais savez-vous que le mot Arabe « sukkar » a lui-même été emprunté au Grec « sakjar » ? Il ne faut pas oublier non plus que les Arabes de l’époque médiévale avaient énormément étudié les Grecs antiques, et que beaucoup de ce que nous connaissons de la civilisation Grecque nous a été transmis par les Arabes – et par les Juifs Sépharades, ne les oublions pas !
Je dois mes excuses à ceux de mes lecteurs qui trouveront ces commentaires linguistiques ennuyeux. Je l’ai déjà dit, je suis un obsédé de la chose !
Revenons « à nos blancs moutons », juste pour dire que le centre historique est un endroit agréable à visiter. L’architecture est plaisante. Les gens sont tranquilles mais je dirais peut-être un brin plus distants que les « Paisas » des montagnes ? Ou cela ne serait-ce qu’une impression ? En tout cas, nous n’avons pas vu le moindre étranger de la journée, ni du jour suivant. Ah si, correction ! Nous avons aussi mangé dans un snack de la Calle 4 ou 4b, pas loin de la Carrera 25, et le serveur était un immigré Vénézuélien. Immigré ou réfugié ? Ce serveur est notre première rencontre avec le phénomène extraordinaire de l’exode des Vénézuéliens fuyant le régime de Maduro. En à peine 2 ans, la Colombie a accordé le droit de séjour à plus de 800,000 Vénézuéliens, et beaucoup d’entre eux ont trouvé du travail en Colombie. Il y aurait des pages à écrire sur le sujet.
Le soir, nous cherchons où manger le long de la Carrera 25. Notre première impression quand nous sommes arrivés à Lorica ne fait que se renforcer : ce n’est pas un endroit très engageant. Nous finissons par nous asseoir dans un restaurant minable pour manger de la viande au BBQ. Ce n’est pas cher, ce n’est pas mauvais, mais surtout : pas le moindre sourire de la part des gens ! Je dirais même : visages renfrognés, gueules patibulaires.
Comme dit, ce qu’il y a de sympathique à voir à Lorica tient dans un mouchoir de poche, en tout cas pour ce qu’il y a de facilement accessible. Il se peut toujours qu’un voyageur y restant plusieurs jours et s’aventurant plus loin dans la ville y découvre quelque chose de remarquable ou y fasse une rencontre plaisante. Qui sait ? C’est toujours comme ça quand on voyage un peu vite, et même si nous prenons un peu notre temps, si notre première impression n’est pas si bonne que ça, nous décidons alors d’aller plus loin.
Sans vouloir « cracher » sur Lorica, nous n’y avons pas eu un vécu comparable à celui des montagnes. En route donc pour aller voir plus loin ! Au terminal routier, assez miteux comparé à ceux que nous avons trouvés jusqu’ici, il se trouve qu’il n’y a pas de bus pour aller à l’embarcadère pour Isla Fuerte. D’après nos maigres renseignements, ça devrait se trouver à une localité appelée Paso Nuevo, à quelques kms de San Bernardo del Viento. Nous sommes deux étrangers typiques, tranchant au milieu de la foule avec nos tailles nettement plus grandes que la moyenne locale, avec nos cheveux longs et notre air un peu perdu, même si nous avons un look assez Latino. Il ne faut donc pas longtemps avant qu’on nous approche pour nous proposer une voiture particulière pour notre trajet. 40,000 COP, ça ne nous fait que 11.5 Euros pour deux et pour une distance de 40 kms. C’est assez honnête, à peine plus cher qu’un bus en fait.
La route est parfois OK, parfois assez mauvaise. Paysages verts et plaisants. Arrivée à l’embarcadère une heure plus tard. Embarcadère ? Un bien grand mot : une petite place poussiéreuse coincée entre d’humbles maisons, une petite jetée minable en ciment. A notre descente de la voiture, nous avons immédiatement affaire à 3 ou 4 hommes qui nous proposent le passage en « lancha » vers Isla Fuerte, pour 50,000 COP. Ça fait 14 Euros et un poil ce qui, de nouveau, n’est pas la mer à boire pour deux passagers.
Nous évitons de trop nous mouiller les pieds en montant dans la « lancha ». Deux hommes nous poussent à la mer, sautent dans la « lancha » et font droit vers l’île. Pas la mer à boire, c’est à voir ! A la vitesse où nous allons, ça secoue mais il ne faut pas trop s’en faire, ça tient bien la route ! La mer est calme heureusement. A n’a pas mon expérience de toute une vie à bourlinguer, je lis un soupçon d’inquiétude sur son visage de marin d’eau douce. Il doit se dire qu’il ne faudrait peut-être pas grand-chose pour que nous allions dire bonjour aux poissons.
Une demi-heure plus tard, nous arrivons à Isla Fuerte. Vous l’avez compris, il n’y a pas d’» embarcadère ».
Comme je n’ai pas de photo pour illustrer ce petit voyage, je vais coller une dernière jpeg de Lorica. Nous avions trouvé un billard dans un petit bar, au bord de la rivière. C’était l’après-midi, il faisait une chaleur écrasante, nous étions les seuls clients, les bières étaient tièdes. Par pudeur, je ne montre que la table de billard, un peu « fatiguée » mais ça ne se voit pas sur la photo.
A n’était pas le seul à s’inquiéter pendant notre traversée en « lancha ». Sans en parler trop ouvertement, nous pensions tous les deux qu’il aurait été tellement facile aux deux hommes qui nous accompagnaient de nous jeter par-dessus bord et de s’emparer de nos affaires. Les requins ne les auraient pas dénoncés à la police !
Il y a des moments comme ça, on se sent exposé, vulnérable….
L’île de Isla Fuerte ne fait que 3 km carrés et il n’y a qu’un minuscule patelin à l’extrémité sud. De notre point de chute sur la plage, nous nous dirigeons vers la gauche et arrivons presqu’immédiatement aux « Cabanas Lili ». Ce n’est pas le grand luxe mais ça nous semble adéquat. Prix : 75,000 COP pour une nuit et par personne – 21 Euros - mais si cela paraît plus cher que d’habitude, c’est parce que nous avons 3 repas compris. En tout cas, le fait d’être presque au bout du monde n’a pas fait chuter les prix !
Ça ressemble à une grande hutte tout en bois, on se sent bien sous les Tropiques, jugez de la photo de la véranda à l’étage où nous avons pris notre chambre. Notez que les chambres ne sont séparées que par des cloisons de 2 mètres de hauteur, alors que le toit de palmes se trouve beaucoup plus haut. Inutile de le préciser, il n’y a pas d’air conditionné. Peu importe, les ventilateurs suffiront bien. Nous sommes les seuls clients à l’étage, ce qui nous permet de nous sentir un peu chez nous. Du coup, un peu de lessive s’impose, après quoi nous étalons nos affaires un peu partout autour de nous sur la véranda pour que ça sèche.
Nous faisons trempette sur la plage à 2 pas des « Cabanas ». Ce n’est sans doute pas la plus belle plage de l’île mais l’eau est à une température idéale. Dommage que le fond soit plein de grosses pierres couvertes d’une mousse gluante... Après cette petite trempette, nous partons à la découverte. Le village est vite traversé, plutôt pauvre et parfois franchement misérable. Nous arrivons sur une espèce de petite place plutôt mal bricolée. Au vu des ordures qui traînent dans les coins, nous nous demandons tout d’abord si c’est le dépotoir municipal. Mais non, il y a aussi un espace couvert d’un toit de palmes et quelques bancs rudimentaires. Nous nous sentons un peu las de marcher sans but, et surtout de ne rien voir de vraiment intéressant nulle part, alors nous y prenons place. La maison juste à côté vend de la bière …. tiède. Ce n’est que le milieu de l’après-midi mais tout paraît si sombre …. La saleté, la moisissure….
Quelques locaux s’installent sur les bancs à côté de nous. Nous finissons par nous retrouver entourés d’une vingtaine de gens, des hommes, des femmes, des enfants. Dans une situation « normale », on nous adresserait la parole, mais non, pas un mot. Et pourtant nous sommes tous là à presque pouvoir nous toucher. Pas le moindre sourire non plus. Quelle impression bizarre.
C’est le moment de préciser que la population locale, à commencer par les gens de Paso Nuevo sur la côte, sont presque tous d’ascendance purement Africaine.
De retour aux « Cabanas Lili », nous nous asseyons en bas et nous commandons une bière bien fraîche, pour changer. Il y a deux types jeunes assis à une table un peu plus loin, des touristes Colombiens. Et à une autre table, 3 jeunes Colombiennes qui visiblement ne sont pas du coin non plus. Elles sont toutes blanches et bien blondes, 100% Européennes d’origine. La plus âgée, Alejandra, nous interpelle et dans la foulée les deux autres viennent nous rejoindre. Laura et Clara, des jumelles.
Ce sont des filles de Medellin, de toute évidence de bonne extraction sociale. Alejandra fait de la pub à Medellin, l’une des jumelles fait des études de cinéma et autres médias à Montería, qui ne se trouve pas si loin que ça de Lorica. Elles connaissent bien l’île. Le père des jumelles est en train de construire un petit hôtel à l’autre bout du patelin. Ça leur permet de venir passer des vacances à Isla Fuerte. Qu’y a-t-il de bien par ici ? Elles nous parlent surtout de la plongée qu’on peut pratiquer dans les alentours.
Elles nous parlent aussi de la population de l’île. Ce sont des gens bizarres, disent-elles, très isolés socialement du monde extérieur. Leur activité principale : la contrebande avec le Panama qui ne serait pas si loin que ça – à quelques bons 200 kms quand même ! Elles comprennent parfaitement que nous ne nous soyons pas sentis à l’aise quand nous étions assis sur la place-décharge publique, entourés de locaux qui nous ignoraient comme si nous étions des mouches posées sur un mur.
Elles nous emmènent voir un film de plein air. Où ça, mais sur la place-décharge publique bien sûr! Nous avons de la chance, nous sommes tombés sur le jour où on passe un documentaire fait par des chercheurs Colombiens sur la population de l’île. Tout le village semble y être venu, nous sommes assis par terre comme la plupart des gens – hmmmm, sur quoi exactement suis-je assis ? Bon, ce n’est pas très excitant non plus, ce documentaire, on voit défiler les bobines de dizaines d’autochtones poursuivant leurs activités quotidiennes. Tout le monde se reconnaît et rigole. Âmes simples.
Ces gens me font penser aux Bikura, dans le premier livre des Cantos d'Hypérion de l’auteur Américain Dan Simmons. Un chef-d’œuvre dans le genre. J’aime bien ça, la science-fiction de qualité, épique, poétique, débordant d’imagination. Une autre forme de voyage, en fait. Dans ce premier livre, le Père Paul Duré est un prêtre catholique exilé sur la planète Hypérion. Il part à la découverte des Bikura, une tribu extrêmement isolée. Ceux-ci croient que Duré est "de la croix" (en raison de son crucifix). Duré pénètre leur caverne sacrée et découvre une œuvre d'art en forme de croix finement ouvragée et d’une grande antiquité. Il en déduit que les Bikura sont les survivants du crash d’un vol interplanétaire survenu il y a très longtemps, infectés par des organismes en forme de croix appelés cruciformes qui s'intègrent à leur hôte. Après la mort, le cruciforme reconstruit le corps physique et le ressuscite. Le prix de l'immortalité est qu’avec le temps, les Bikura deviennent inintelligents et androgynes, perdant toutes leurs caractéristiques distinctives.
Il est difficile de trouver quoi que ce soit de plus dérangeant que les Bikura, effrayants et obscènes. Je sais que bien des lecteurs, comme moi, en ont eu des réminiscences nauséeuses. Dan Simmons a une façon d’écrire qui vous rentre lentement dans la peau, brrrrrr. Son récit est souvent délirant, on se demande ce qu’il pouvait bien fumer avant d’écrire !
Bon, ne me jetez pas des pierres trop vite, je n’ai pas l’intention de dénigrer les habitants d’Isla Fuerte. Il y a juste cette réserve et ce manque de communication qui résulte de plusieurs siècles d’isolation...
Je ne réponds pas toujours lorsque je lis vote carnet, mais c’est tout simplement savoureux, je me délecte de vos récits. Toutes les explications concernant les terminologies de certains mots est un must!! Merci infiniment pour tout!!
On prévoit aller en Colombie en février 2019, j’ai quand même un peu d’inquiétude quant à la sécurité mais bon!! On verra rendus sur place!! Et encore un gros merci, indéniablement vous avez le sens de l’écriture...je voyage avec vous!!! Je ne suis plus chez nous quand je vous lis.....ma pensée vagabonde et voyage avec vous!! Un pur délice!!
L’ouverture sur le monde est un émerveillement assuré pour le coeur !!
Je ne réponds pas toujours lorsque je lis vote carnet, mais c’est tout simplement savoureux, je me délecte de vos récits. Toutes les explications concernant les terminologies de certains mots est un must!! Merci infiniment pour tout!!
On prévoit aller en Colombie en février 2019, j’ai quand même un peu d’inquiétude quant à la sécurité mais bon!! On verra rendus sur place!! Et encore un gros merci, indéniablement vous avez le sens de l’écriture...je voyage avec vous!!! Je ne suis plus chez nous quand je vous lis.....ma pensée vagabonde et voyage avec vous!! Un pur délice!!
Merci pour tous ces bons mots Suzan, mais ça ne va pas faire de bien à mon amour-propre ! En tout cas, je suis ravi de savoir que j’ai quelques lecteurs et lectrices qui apprécient mon récit !
Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure de la sécurité. En 5 semaines, nous nous sommes rarement senti « exposés ». Mais comme partout en Amérique Latine, je pense, il faut ne pas être naïf. La plupart des Colombiens, nous les avons trouvés plutôt « sweet ».
Merci, votre petit mot sur la sécurité est apprécié!! En effet, en Amérique Latine, il faut quand même user de prudence, nous sommes déjà allés au Pérou et autres pays ...on fera attention, j’ai bien hâte de continuer la lecture de votre récit!!
Encore merci!!
L’ouverture sur le monde est un émerveillement assuré pour le coeur !!
Le lendemain matin commence tout doucement aux « Cabanas Lili ». Je me prélasse dans un hamac à l’étage. Il fait une chaleur ! Les filles nous ont dit qu’elles viendraient nous chercher vers 9 heures pour nous montrer les 3 arbres fameux de l’île. Il est 10 heures largement passées quand elles arrivent.
Nous retraversons le patelin. En passant, nous remarquons quelques peintures murales dans ce style haut en couleurs bien Colombien. Les arbres en question ne sont pas loin, nous y sommes en 10 minutes. Le plus remarquable est « el árbol que camina », l »’arbre qui marche », appelé ainsi car il se propage grâce à ses racines « aériennes ». Quand elles prennent racine, de nouveaux troncs se développent mais il s’agit toujours du même arbre. Ça doit frapper l’imagination de la population locale. Comme beaucoup de peuples restés près de la nature, ils doivent attacher un pouvoir surnaturel à certains arbres. Si nous nous trouvions en Thaïlande, l’arbre serait ceint de rubans multicolores et il y aurait une collection de petits objets dévotionnels et propitiatoires tout autour. Si nous étions au Nigéria, ce serait un lieu de rites « juju ». Eh, mais nous ne sommes pas si loin que ça des îles Caribéennes où on pratique le vaudou !
Nous nous arrêtons à l’hôtel en construction des jumelles, et y rencontrons leur père autour d’une petite friandise. Discussion agréable. Les filles insistent un peu sur le caractère « éco-tourisme » de l’entreprise mais nous nous questionnons un peu sur le sérieux de la chose. Faire pousser tout un tas de plantes exotiques et laisser patrouiller quelques paons dans les alentours de l’hôtel ne sont qu’une faible justification à notre avis. Et comment ne pas remarquer que tout le matériel de construction a dû être importé de la terre ferme, et il y en a du lourd. Même le mobilier en bois a dû être transporté par bateau. Ces gens n’ont-ils pas pensé à développer un artisanal local ? Ou peut-être est-ce mission impossible, les gens du cru seraient-ils plus proches des Bikura que nous osions le penser ?
Je suis un peu négatif, je le reconnais, et ne peux pas vraiment juger après une visite de quelques heures. Mais je trouve souvent les gens un peu rapides dans leurs ambitions, ou naïfs. Bon, l’hôtel va être un endroit agréable, une fois les travaux terminés, il faut le reconnaître.
Pas loin, il y a une petite résidence qui a l’air bien sympathique, ça s’appelle La Playita. C’est « up market » comparé aux Cabanas Lili, mais ce n’est peut-être pas si cher que ça, nous aurions pu le demander mais nous nous contentons d’y prendre une bière, à l’une des tables qui surplombent la plage. Une plage bien plus jolie que celle où nous étions hier. Il y a un ponton en planches, quelques enjambées et plouf ! Une super baignade dans des eaux transparentes, pour changer. C’est délicieux, les Tropiques …. Quand on oublie la chaleur, les moustiques, la saleté, la pauvreté etc.
Nous avons fixé rendez-vous à une « lancha » pour le retour à Paso Nuevo, prix 40,000 COP pour les deux. Elle vient nous chercher juste en bas de La Playita. Nous n’avons que deux pas à faire et en route vers la terre ferme. Adios les filles, adios les « Bikura » !
De Paso Nuevo, nous devons faire le chemin inverse vers Lorica, 40,000 COP en voiture particulière. Retour à la case départ : le terminal routier de Lorica. Nous avons décidé, un peu hésitants, de nous rendre à Sincelejo. Une fois de plus, il ne semble y a voir aucun bus pour y aller et nous prenons une autre voiture particulière. 80,000 COP pour couvrir 60 kms – ça fait 22 Euros ce qui est nettement plus cher que la moyenne.
Nous traversons des patelins minuscules d’allure très modeste. On se demande comment un voyageur pourrait s’y arrêter sans y connaître qui que ce soit. Il faudrait vraiment être très aventureux. Sincelejo en revanche est assez grand. C’est la capitale du département de Sucre, population dans les 300,000 personnes. J’ai réservé une chambre en route, sur mon Galaxy, pour ne pas avoir besoin de tournicoter en cherchant où nous loger. Nous « débarquons » quelque part dans le centre-ville et avons à chercher un peu pour trouver l’hôtel Danys, pourtant situé pas très loin du Parque Santander et de la cathédrale San Francisco De Asís, dans la Carrera 18. Chambre très correcte pour 80,000 COP par nuit à deux, mais sans petit déjeuner.
En fin d’après-midi, nous poussons une reconnaissance aux alentours du Parque Santander. Pour le dire tout court, l’ensemble n’est pas vraiment reluisant. Nous avons du mal à trouver où manger. La « picada » recouverte de fromage fondu que nous prenons sur une petite place est d’une qualité moins que moyenne – 35,000 COP pour deux.
Revenant à l’hôtel, nous nous laissons tenter par un club-bar-disco assez grand d’où sortent des flots de musique. Ça s’appelle « Los Amigos de la Salsa », quelle surprise ! Il n’y a pas grand monde mais c’est peut-être encore trop tôt. Peu importe, une Club Dorada bien fraîche, suivie d’une deuxième, voilà de quoi nous réconcilier avec la vie – 3500 COP pièce, soit 1 Euro, ce n’est pas la mort. Nous nous amusons à étudier le style exhibitionniste des rarissimes danseurs. Le tout est assez « low class », on dirait Lo-So si c’était en Thaïlande.
Je suis toujours là, moins présente mais là!
Ton arbre me fait penser à celui qu'on appelle le Banian, en inde, arbre considéré comme sacré. Je crois qu'en faite c'est une sorte de figuier. En tout cas il est magnifique !
Merci pour tes photos, en ce mois décembre, elles ont plus que bienvenues! 😎
Ton arbre me fait penser à celui qu'on appelle le Banian, en inde, arbre considéré comme sacré. Je crois qu'en faite c'est une sorte de figuier. En tout cas il est magnifique !
Oui, il s'agit bien d'un "ficus" quelque chose. Je ne sais pas s'il donne des fruits par contre.
Sincelejo – Poussière
Pas de petit déjeuner compris dans le prix de la chambre. Il y a seulement un petit coin café gratuit à la réception de l’hôtel. Nous mangeons dans un petit restaurant modeste à deux pas de l’hôtel. Œufs frits dans cette petite « cazuela » en fer blanc qu’on voit partout en Colombie + « tinto » - 12,000 COP pour deux.
Sur la place centrale en fin de matinée, il y a beaucoup de monde. Les physionomies des gens reflètent différents pourcentages de sang Européen, Africain, Indigène, Arabe peut-être même ? Peu de gens nous remarquent, si ce n’est à cause des shorts sportifs rouge vif que porte A. Il a un de ces styles, mon fils ! Il doit être le seul dans un rayon de 500 kms à porter ce genre de trucs. A vrai dire, ça me gêne un tantinet, je me doute que les gens nous prennent pour des « maricones » en vadrouille. Mais j’ai beau le lui dire, il se moque de mes préoccupations comme de l’An 40 !
Assis autour d’une fontaine, les badauds semblent ne rien avoir à faire de leur journée. Quelques joueurs d’échecs, le jeu posé sur la margelle. Les hommes qui portent des chapeaux semblent préférer un style différent du style « cowboy » du pays Paisa, dans les montagnes. Ici, ce sont des chapeaux à cercles blancs, crème et marron sur les bords, quadrillés des mêmes couleurs sur la partie centrale. Un type, un seul, vient nous serrer la main, et nous demande si nous sommes Espagnols !
Nous remarquons le manège d’une demi-douzaine de femmes qui croisent et recroisent la place, où 99% des gens sont des hommes. Elles sont vêtues d’une manière plus aguichante que la normale. L’une d’elles croise mon regard. Rouge à lèvres excessif, type « indigena » bien marqué. Peu importe que je puisse être soupçonné d’être un « maricón », je reste un client potentiel ! A l’exception d’une grande Noire au corps bien balancé, la tête haute et le regard porté sur l’infini, arrogante, ces femmes sont franchement moches.
Ce n’est pas la première fois que nous voyons faire le tapin en Colombie. Mais il n’est même pas midi ! Ça fait contraste avec la foule dans la cathédrale juste à côté. C’est la messe du dimanche. Déjà en semaine, il y a toujours du monde dans les églises, mais aujourd’hui dimanche, les fidèles sont massés jusqu’au portail d’entrée et débordent même sur le parvis.
Dès qu’on quitte l’ombre des arbres de la place, le soleil se fait sentir. Nous marchons une bonne demi-heure à la recherche de quoi que ce soit de vaguement intéressant. Rien. Toujours pratiquement aucun café, aucun restaurant. C’est un peu sale partout sans être franchement dégueulasse. C’est peut-être la saison, tout ça semble plutôt sec et poussiéreux. C’était d’ailleurs l’impression que nous avions eue pendant nos trajets en voiture de la côte à Sincelejo, passant par Lorica. Dès qu’on s’éloigne de la Plaza Santander, certaines rues ont un aspect de « war zone ». Il n’y a presque personne dans les rues. Mais peut-être parce que c’est le week-end ?
Sortis du centre-ville, quelque part dans la direction du terminal routier, nous mangeons une « sopita + carne asada » - 17,000 COP soit moins de 5 Euros pour deux. C’est médiocre mais ça passe. Nous retournons à l’hôtel pour retrouver un peu de fraîcheur.
Une deuxième longue journée à Sincelejo. Longue parce que franchement nous n’y trouvons rien de vraiment sympathique. Nous prenons notre repas de midi dans l’un des rarissimes restaurants de la place Santander, en fait une espèce de fast food minable. Du poulet frit avec quelques légumes, de l’igname je crois et des patates. Certes, ce n’est pas la ruine : 11,000 COP soit 3 Euros à deux – mais si seulement nous pouvions trouver quelque chose de meilleur !
En fin d’un long après-midi écrasé par un déluge photonique, nous cherchons dans les rues autour du croisement de la Carrera 19 et de la Calle 19, sur le côté nord du Parque Santander. Il s’y trouve quelques bars à l’aspect louche d’où la musique sort à pleins tubes. A et moi, d’habitude, nous n’avons pas trop peur des bouges mais nous ne trouvons rien d’invitant. Il faudra chercher ailleurs pour nous rafraîchir.
Et presque inévitablement, nous nous retrouvons au club « Los Amigos de la Salsa », pas loin de notre hôtel. Notre refuge de Sincelejo ! Il n’y a toujours pas grand monde mais il n’est bien sûr pas tard. Quelques hommes nous font un petit signe amical, ils se souviennent de notre passage hier. Une jeune femme assise à une table proche de la notre, que nous ne voyons que de dos, a une chevelure absolument superbe, de longs cheveux noirs soyeux. J’ai toujours apprécié ce genre, ça me rappelle tout à fait la Thaïlande. Je prends une petite photo discrètement.
Plus tard dans la soirée, sur le retour à l’hôtel, nous remarquons une femme qui fait le tapin à un coin de rue. Ça y est, A ne se sent plus. Non, n’allez pas croire des choses, hein ?! Mon fils est tout simplement frustré de ne pas avoir pris de photos « professionnellement intéressantes » de la journée. Et qui plus est, il est attiré par les personnes un peu en dehors des normes. Professionnellement parlant, j’insiste !
Voilà, il a donc sa revanche de ne pas avoir pu photographier le travelo de Manizales. Nous prenons nos précautions, quand-même, nous allons d’abord à l’hôtel déposer le gros de nos affaires, avant de retourner voir de plus près. Je me place discrètement de l’autre côté de la rue pour surveiller les alentours, sait-on jamais ? A s’approche de la femme et une discussion de 2-3 minutes s’en suit. Je saurai par la suite qu’il s’agissait de fixer le prix modeste à payer pour pouvoir prendre ces photos. Ironie, il s’agit une fois de plus d’un travelo. Je n’ai malheureusement que des copies des photos de A, qui n’ont pas la densité de pixels requise pour pouvoir mettre sur VF. Dommage, car ce sont parmi les meilleures photos que A a prises de tout ce voyage. On y sent une humanité faite de difficultés.
Le lendemain, départ de Sincelejo. De tout ce que nous avons vu en Colombie, c’était sans doute l’endroit le moins attrayant. L’une de nos amies d’Isla Fuerte nous disait que si on comparait la Colombie à un système digestif, la côte Caribéenne se trouverait à l’extrémité des intestins. C’est bien notre impression: Sincelejo, le tdc de la Colombie?
Bonjour Georges,
Toujours un plaisir renouvelé de lire votre périple en Colombie. Merci pour ce merveilleux récit, riches en émotions de toutes sortes!!
L’ouverture sur le monde est un émerveillement assuré pour le coeur !!
Bonjour Georges,
Toujours un plaisir renouvelé de lire votre périple en Colombie. Merci pour ce merveilleux récit, riches en émotions de toutes sortes!!
Et merci à toi Suzan pour continuer à me lire avec autant d'intérêt!
Comme c’est bientôt Noel, je vais faire quelques digressions en guise de petit cadeau à mes lecteurs.
Digression : « l’action de s’éloigner «. En général, on prend ça au sens figuré, quand on s’éloigne du sujet principal. Mais on pourrait aussi penser à un sens plus littéral, celui de s’éloigner de son chemin. C’est ce que Sincelejo a été pour moi et mon fils. Jusque là, notre voyage se déroulait plutôt bien. Nous visitions des endroits intéressants, parfois très beaux, nous rencontrions des gens sympathiques, nous trouvions assez souvent des choses bonnes à manger … et là, boum, Sincelejo : passage à vide! Comme je l’ai suggéré dans ma page précédente, nous sommes peut-être tombés sur le tdc de la Colombie. Pensez-y, la seule chose remarquable de notre passage dans cette ville, c’est que A a pu prendre des photos réussies d’un travelo faisant le tapin !
Mais il y a bien sûr le sens premier de la digression : quitter pour un moment le fil de son récit. Alors allons-y !
Sincelejo est la capitale du département Colombien de Sucre. Ce nom revient souvent en Amérique du Sud. En Colombie, Sucre est aussi une commune du département du Cauca, ou une commune du département de Santander. Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie. En Équateur, Sucre est un canton de la province de Manabí, et aussi la ville principale d’un autre canton toujours dans la province de Manabi. Au Pérou, Sucre est un district de la province de Celendín, département de Cajamarca. Enfin au Venezuela, Sucre est un état, ou encore une division administrative de Caracas, sans citer plusieurs autres endroits portant le même nom.
Alors, c’est quoi cette histoire de Sucre ? Un peu d'histoire:
La famille Sucre a été fondée au Venezuela au 18-ème siècle par Carlos Francisco de Sucre Garrido y Pardo, fils de Charles Adrien de Soucre et d'Yves, marquis de Preux, seigneur et baron du château de Sieglére et seigneur et Baron de Gaber, noble Flamand au service de l'Espagne, et de l'Espagnole María Buenaventura Carolina Isabel Garrido de Sánchez y Pardo de Figueroa - "if you please"!. Cette famille a excellé dans l'histoire du Venezuela. Le membre le plus connu est le général Antonio José de Sucre qui fut un héros du mouvement d'indépendance contre l'Espagne, en tant que premier lieutenant de Simon Bolivar "El Libertador ". Alors que Bolivar est décrit comme le leader charismatique ralliant les forces de l'indépendance au combat, les historiens reconnaissent Sucre comme le génie militaire derrière lui.
La famille Sucre est donc originaire de Belgique. Quod erat demostrandum ! Les Sucre ou Soucre étaient connectés avec plusieurs familles nobles Flamandes et Françaises, les plus remarquables étant les ducs souverains de Brabant, d'Aquitaine, de Bretagne ou même les familles royales Capet et Plantagenêt ! C’est pour dire !
Cela va sans doute plaire à nos amis Belges, si jamais il y en a un ou une parmi les lecteurs/lectrices de mon carnet.
Voilà donc ! Sucre, le départements de la Colombie dont Sincelejo est la capitale, reçoit bien évidemment son nom en l'honneur du maréchal Vénézuélien Antonio José de Sucre.
Et pendant que j’y suis, quand j’avais mentionné un nombre de mots Espagnols qui viennent de l’Arabe, j’avais dit que le mot « azúcar », le sucre, vient d'un mot Arabe lui-même dérivé d’un mot Grec. Je tiens ça d’un site Espagnol. Mais je crois que c’est faux. Le mot Arabe سُكّر, sukar viendrait du Persan شکر, shekar, lui-même issu du sanskrit शर्करा, śarkarā. Voilà, je tenais à rectifier. Je ne voudrais pas laisser l’impression de propager des informations fausses !
Comme nous sommes à la veille de Noël et à une semaine du Nouvel An, vous comprendrez que je serai pris par d’autres choses que par mon carnet. Je vais faire un dernier effort pour « quitter Sincelejo ».
J’ai été dur pour la ville de Sincelejo, la comparant au tdc de la Colombie. Je m’en veux de ne pas avoir suffisamment fait part de ses qualités. Par exemple, chose à savoir, le linge lavé sèche vite à Sincelejo ! Voilà, j’ai rectifié le tir !
Le matin, avant de continuer notre pérégrination, nous prenons notre petit déjeuner dans ce qui doit être l’un des meilleurs endroits de Sincelejo, le Punto Negro. Ce restaurant est situé sur le côté nord du Parque Santander, au croisement de la Carrera 20 et de la Calle 20. C’est ce que nous avons mangé de mieux dans cette ville – petit déjeuner pour 19,000 COP soit un poil au-dessus de 5 Euros pour tous deux.
N’ayant pas envie de traîner nos savates sur les 2 petits kms qui nous séparent du terminal routier, nous prenons un taxi – 6,000 COP. Le « Terminal de Transportes » est à l’image de la ville : poussiéreux. La femme au comptoir : pas un sourire. Ça nous change du pays Paisa ! Nous achetons nos 2 tickets pour Barranquilla – 70,000 COP – sur le bus Brasilia qui part à 10:00.
La route est médiocre. Le voyage est un véritable tape-cul. Sur les premiers 140 kms, nous traversons un relief desséché, avant de tomber sur la rivière Magdalena, à un endroit portant le nom amusant de Calamar. De là jusqu’à Barranquilla, il y a moins de 100 kms et c’est franchement pauvre et moche. Ça me renvoie des rappels des endroits moins attrayants du Nigéria, de la Tunisie, de la Thaïlande, du Pakistan …. Il y a toujours l’envers de la médaille quelque part, même pour les pays vantés pour leur beauté. Bon, d’accord, le Nigéria et le Pakistan ne figurent pas sur les grands circuits touristiques et ne sont donc pas « vantés pour leur beauté », il se trouve seulement que j’y ai eu des expériences « personnelles ». De même, j’ai pas mal de vécu en Tunisie et en Thaïlande. Qu’on m’excuse de faire un peu long là-dessus, mais je trouve que trop souvent les gens ont une vue idyllique des pays à visiter, délibérément renforcée par les promesses de tout le commerce du voyage. Et tiens, qu’on ne m’accuse pas d’être négatif : le Pakistan est une destination négligée, c’est le moins qu’on puisse dire, mais je peux vous dire que le nord de ce pays est vraiment très beau et que c'est un pays d'une grande richesse culturelle.
Ouf, mille excuses une fois de plus, je sais, je suis parfois lourd…..
Nous arrivons au terminal routier de Barranquilla à 14:30. Ce n’est pas bien organisé comme les terminaux du pays Paisa. Non, c’est plutôt bxxxélique. De plus, nous sommes tout à fait au sud de la ville et nous avons réservé une chambre dans la partie nord et donc nous avons une bonne dizaine de kms à faire en taxi. Nous empruntons tout d’abord une espèce de ceinture routière, genre boulevards extérieurs Parisiens, pour contourner la ville sur son côté est. Nous remarquons un nombre d’endroits qui pourraient s’avérer intéressants plus tard dans la journée, des clubs de danse par exemple. Et un grand changement de ce que nous avons vu jusqu’ici: une quantité de restaurants Chinois.
La deuxième partie du trajet jusqu’à notre « hostal » traverse des quartiers plus centraux, probablement quelque part du côté nord-est de la ville – comment s’y reconnaître dans une ville de 2 millions d’habitants que nous visitons pour la première fois ? C’est assez animé et ça n’a pas l’air trop vilain, avant d’arriver dans les quartiers plus résidentiels et plus modernes de El Prado et Bella Vista. Nous logeons dans un modeste « hostal » pour 106,000 COP soit 30 Euros, une chambre à 2 lits pour 2 nuits. La chambre est plutôt primaire mais le quartier est très propre et agréable. Les rues sont bien ombragées, il y a des arbres partout, les trottoirs sont larges et bien praticables. De plus, on se sent tout à fait en sécurité.
Votre carnet est très agréable à lire, j’attends la suite! En espérant qu’en plus il sera utile aux futurs voyageurs : Lorica, Sincelejo ou Barranquilla ont un bon emplacement lorsqu’on planifie un voyage et qu’on regarde sur une carte, mais on peut s’en passer.
Je suis né en Colombie mais habite le Québec depuis longtemps, vous réussissez à transmettre les odeurs, les couleurs et la lumière de mon enfance. En passant, vu que vous aimez les mots : l’affiche que vous avez vu à Medellin pour démotiver l’usage des pailles plastiques, vous vous souvenez? Le slogan était « mejor sin pajita », autrement dit, « c’est mieux sans la paille ». Logique. Sauf qu’il y a un jeu de mots là-dedans, car la « pajita » c’est aussi… la branlette! Voilà, ça reste dans le mémoires et le message est passé.
Votre carnet est très agréable à lire, j’attends la suite! En espérant qu’en plus il sera utile aux futurs voyageurs : Lorica, Sincelejo ou Barranquilla ont un bon emplacement lorsqu’on planifie un voyage et qu’on regarde sur une carte, mais on peut s’en passer.
Je suis né en Colombie mais habite le Québec depuis longtemps, vous réussissez à transmettre les odeurs, les couleurs et la lumière de mon enfance. En passant, vu que vous aimez les mots : l’affiche que vous avez vu à Medellin pour démotiver l’usage des pailles plastiques, vous vous souvenez? Le slogan était « mejor sin pajita », autrement dit, « c’est mieux sans la paille ». Logique. Sauf qu’il y a un jeu de mots là-dedans, car la « pajita » c’est aussi… la branlette! Voilà, ça reste dans le mémoires et le message est passé.
Bonjour Eduardo,
Hahaha, ça me fait bien rire cette histoire de « pajita » ! C’est sympa d’avoir relevé le sens double du mot, qui bien sûr nous avait complètement échappé.
En passant, puisque je tiens maintenant un « natif », c.à-d vous, j’ai remarqué un nombre de fois que les gens ne disent pas un « buenos días » parfait, mais plutôt quelque chose qui ressemble étrangement au « bom día » Portugais. Il s’agirait évidemment d’une prononciation de la vie familière, un peu comme en France qqn qui dirait « b’jour » ou « ‘jour » au lieu de « bonjour ».
J’avais été frappé les quelques fois que j’avais entendu ça, car je vis une partie de mon année au Portugal et je pense avoir l’oreille assez fine.
En tout cas, moi et mon fils nous avons adoré la Colombie, les gens, les paysages et l’Espagnol qu’on y parle. Je le disais à des amis Espagnols il y a peu, qui m’ont répondu que l’Espagnol de Colombie est « muy precioso ».
Autrement, je fais une grande pause pendant les fêtes de fin d’année, mais je compte bien reprendre mon récit ….. même si je n’ai qu’une petite centaine de lecteurs !
Bonjour Georges,
Je ne sais pas si tu auras le temps de me répondre mais je tente quand même !
Je m'appelle Ludivine, j'ai 36 ans et dans un mois je décolle pour la Colombie au départ de Lyon avec seulement quelques mots d'espagnols !
Au programme : Bogota, puis Pereira/Salento, de la direction Medellin puis vol jusqu'à Santa Marta avec une escapade a Palomino pour finir a Carthagène.
J'aurais voulu savoir si tu te souvenais du bus que tu avais pris à l'aéroport de Bogota pour te rendre dans le centre.
De plus, si tu es passée par la bas, je rechercherais des petites agences qui pourraient proposer des excursions à Salento ainsi qu'a Seyduka depuis Palomino, si toi ou quelqu'un d'autre pourrait m'aider...
Merci par avance de ton aide !
Et a bientôt
Ludivine
Bonjour Georges,
Je ne sais pas si tu auras le temps de me répondre mais je tente quand même !
Je m'appelle Ludivine, j'ai 36 ans et dans un mois je décolle pour la Colombie au départ de Lyon avec seulement quelques mots d'espagnols !
Au programme : Bogota, puis Pereira/Salento, de la direction Medellin puis vol jusqu'à Santa Marta avec une escapade a Palomino pour finir a Carthagène.
J'aurais voulu savoir si tu te souvenais du bus que tu avais pris à l'aéroport de Bogota pour te rendre dans le centre.
De plus, si tu es passée par la bas, je rechercherais des petites agences qui pourraient proposer des excursions à Salento ainsi qu'a Seyduka depuis Palomino, si toi ou quelqu'un d'autre pourrait m'aider...
Merci par avance de ton aide !
Et a bientôt
Ludivine
Bonjour Ludivyne,
Je ne crois pas pouvoir beaucoup t’aider. Je n’ai pas la moindre idée du bus que nous avons pris pour aller de l’aéroport de Bogota au centre-ville. Nous avions pris un bus juste à la sortie de l’aéroport pour aller au « Portal », pas loin de l’aéroport, ce qui nous a semblé connecter directement dans les transports urbains de Bogota - l’aéroport étant d’ailleurs à la porte même de la ville - mais comme je l’ai dit, nous avons navigué à l’aveuglette.
Pour éviter une expérience assez confuse comme la notre, il vaut peut-être mieux chercher un transport qui ira directement en ville sans passer par ce « portal » dont beaucoup de Colombiens parlent à l’aéroport. Que ce transport soit un taxi ou un bus. Le taxi n’est d’ailleurs pas cher à Bogota.
Quand au moyen de faire ton excursion depuis Palomino, je regrette, je n’en sais rien. Qqn d’autre pourra sans doute t’aider. Bonne chance !
Lorsque tu sors de l’aéroport, tu demandes à prendre le bus "alimentador", il est gratuit, et te transportera jusqu’à "portal El Dorado". La, tu devras payer ton entrée à la station de bus: 2.400 pesos, mais qui doivent être chargé sur une carte électronique que évidemment tu n’as pas. Il faut demander à une personne qu’elle accepte de prendre ton argent liquide pour le mettre sur la carte et ensuite te faire passer : pour ca tu vas vers les guichets et demande à une personne dans la file d’attente. Une fois à l’intérieur, tu demandes à prendre le bus pour le terminus qui s’appelle "universidades". Quand tu arrives, tu demandes la sortie pour le parc "de los periodistas", tu que traverseras pour rentrer dans la Candelaria.
Le service de taxi aéroport - candelaria coute dans les 25-30 miles pesos.
Alors cette suite? 😛
Ton comité de lecteurs s'impatiente !!!
Bonjour Caro,
Être réclamé par ses lecteurs : le rêve de tout écrivain ?
Je te dois mes excuses, ainsi qu’aux autres qui m’ont suivi jusqu’ici et qui se demandent où j’ai bien pu disparaître ces dernières 3 semaines. J’ai dû laisser mon récit en suspens, étant fort occupé par ailleurs. Visites de famille en France et ailleurs, et maintenant même sur mon trajet de retour au village de Y, dans le cœur de l’Isaan en Thaïlande – Y est ma douce moitié, voir mon avatar ("avatar" : "a-oua-tan" en Thaï). Mais c’est promis, une fois que j’aurai posé mes bagages, dans les jours qui viennent, je reprendrai la plume !
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super,…
Comment la Colombie nous est venue à l’esprit? La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était…
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Je ne sais pas si ce recit peut vous intéresser. Entre voyage, métier, découverte. C'est la tournée de "nouveau cirque" que nous avons faite en Colombie. Une…
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven��s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations