Bonjour.
De Bogota je me permet une annotation pour un bus recherché depuis l aeroport de Bogota. Je pense ludivine que ne parlant pas super l espagnol tu prends un taxi comme nous hier tu en as pour 30 000 cops ce qui te fais 10 €. La tu peux mieux voir ton programme te renseigner sur place pour le reste.
C est un.avis ok
Bon voyage
Paul
Je me doutais bien que tu étais en vadrouille quelque part (quelle chance!!!).
Le coeur de l'isaac...ça fait rêver, en tout cas, moi ça me fait rêver ! 😉
Prends ton temps, nous saurons attendre 🙂
A bientôt
Lorsque tu sors de l’aéroport, tu demandes à prendre le bus "alimentador", il est gratuit, et te transportera jusqu’à "portal El Dorado". La, tu devras payer ton entrée à la station de bus: 2.400 pesos, mais qui doivent être chargé sur une carte électronique que évidemment tu n’as pas. Il faut demander à une personne qu’elle accepte de prendre ton argent liquide pour le mettre sur la carte et ensuite te faire passer : pour ca tu vas vers les guichets et demande à une personne dans la file d’attente. Une fois à l’intérieur, tu demandes à prendre le bus pour le terminus qui s’appelle "universidades". Quand tu arrives, tu demandes la sortie pour le parc "de los periodistas", tu que traverseras pour rentrer dans la Candelaria.
Le service de taxi aéroport - candelaria coute dans les 25-30 miles pesos.
Je me demande si ce n’est pas plus ou moins la manip que nous avons faite nous-mêmes, A cela près que c’est à l’aéroport même que nous avons acheté cette carte. Il a fallu faire la queue quelques minutes, il n’y avait que des Colombiens (mais les gens sont sympas et aident ceux qui n’y comprennent rien). Je crois que nous avons payé 5000 COP pour deux. Puis nous avons pris un bus juste à la sortie de l’aéroport. C’est si je me rappelle bien seulement à l’entrée dans ce bus que nous avons dû montrer la carte. Au terminal, quelques kms plus loin, c’était comme je l’ai déjà dit, une foule de gens et une certaine confusion mais comme tu le dis toi-même, il suffit de demander le bus pour sa destination. Les gens sont toujours près à aider.
Je me doutais bien que tu étais en vadrouille quelque part (quelle chance!!!).
Le coeur de l'isaac...ça fait rêver, en tout cas, moi ça me fait rêver ! 😉
Prends ton temps, nous saurons attendre 🙂
A bientôt
Caroline
Le cœur de l’Isàán (je marque le ton descendant et remontant !) …. Hier des célébrations partout pour fêter la nouvelle récolte de riz. Des centaines de danseuses en costumes traditionnels dans presque toutes les villes. Comme c’est l’hiver, la température tombe à 19 degrés vers les 6 heures du matin….
Ayant déposé mes maigres bagages dans la maison de Y, quelque part au cœur de l’Isaan, je « reprends donc ma plume » pour continuer mon récit. Récit que j’avais laissé en suspens suite à notre arrivée à Barranquilla. Quand je dis « nous » ou « notre », je fais référence à moi et mon fils A.
Je n’ai pas grand-chose d’extraordinaire à raconter sur Barranquilla. Il est bien difficile de juger d’une ville aussi grande quand on n’y passe qu’en coup de vent, qu’on n’a fait aucune recherche sur elle auparavant et qu’on ne se retrouve peut-être pas dans l’un des districts les plus intéressants. Qu’on ne juge donc pas de Barranquilla d’après le peu de choses que j’ai à en dire !
Nous sommes dans un district propre et résidentiel, quelque part aux alentours des quartiers Bella Vista et El Prado. Juste en face de notre hostal, un petit restaurant modeste sert un petit déjeuner « simplifié » - mais n’est-ce pas la norme en Colombie ? Des œufs frits, des « patacones » et un tinto. Le « patacón » est un mélange de banane plantain et de mais frit, c’est sans doute nutritif et c’est meilleur à manger que les « arepas ».
Ce petit déjeuner nous a coûté la fortune de 5000 pesos par personne. C’est à peine 1.5 Euros, nous ne pouvons pas nous plaindre. Cela nous permet donc de viser plus haut pour le repas de midi. A 2 pas de l’hostal, au coin de la rue, un restaurant Libanais nous semble bien tentant et nous donne l’occasion de varier notre régime alimentaire – un besoin que sans doute d’autres voyageurs ont resenti après quelques temps en Colombie. Nous aimons bien la cuisine Libanaise (ou Syrienne, c’est pratiquement la même chose), une fois en passant. Pas d’hésitation donc ! Nous nous payons le luxe d’un bon repas, non seulement bon mais aussi bien copieux, pour 71,000 COP à deux. C’est 10 Euros chaque, aie aie aie, nous allons devoir surveiller nos dépenses, hein ! Mais plaisanterie à part, même un repas tout à fait correct dans une grande ville de Colombie, ça reste encore vraiment bien abordable.
Il semble qu’il y ait abondance de restaurants Libanais dans cette ville. Les Libanais forment un élément non négligeable du « mixe ethno-culturel » de la région Caribéenne. Nous savons tous (ou presque tous) que Shakira est originaire de Barranquilla et qu’elle a des ascendances Libanaises. Quel dommage, nous ne la rencontrerons pas lors de notre séjour, nous aurions dû la prévenir de notre passage !
En fin d’après-midi, nous nous retrouvons aux alentours du croisement de la Calle 74 et de la Carrera 47. Ces détails topologiques permettront un jour à nos admirateurs d’ériger une stèle commémorative en notre honneur… Il n’y a rien de particulièrement remarquable dans les parages, sinon que c’est très propre et assez agréable pour une promenade à pied. Nous sommes toujours plutôt dans un style urbain relativement proche de ce qu’on connaît en Europe, et pas du tout dans le style peu accueillant pour les piétons de tant de villes Américaines.
Après avoir mangé une excellente « sopita » sur une terrasse (18,000 COP avec 2 bouteilles d’eau à emporter), nous continuons notre balade. Vous remarquerez que je fais de Barranquilla une étape gastronomique (le restaurant Libanais) et alimentaire. Loin de moi les « bandejas paisas » …. au moins pour quelques jours ! Nous arrivons sur la Plaza Suri Salcedo. Là, au coin de la Calle 70, nous nous asseyons pour regarder un groupe d’adolescents jouant au basket-ball. Il y a de l’atmosphère, les jeunes sont encadrés par des éducateurs et s’adonnent au jeu avec enthousiasme. Les parents, les amis, les badauds (nous), prennent plaisir à observer. On voit ça presque partout en Colombie, au moins là où nous sommes allés, des terrains aménagés pour le sport et beaucoup de participation. Nous envions ces gens, ils nous donnent l’impression de jouir d’un bon esprit communautaire. C’est joyeux, bon enfant et familial.
Nous savons tous (ou presque tous) que Shakira est originaire de Barranquilla et qu’elle a des ascendances Libanaises.
Presque, effectivement !
Merci en tout cas de cette info, que je n'hésiterai pas à partager à mon tour, au détour d'un dîner entre copains !!😛
(je vais faire fureur)
D'ailleurs, sait-on pourquoi il y a une communauté importante de libanais à Barranquilla (je m’excuse par avance de mon ignorance...)
Nous savons tous (ou presque tous) que Shakira est originaire de Barranquilla et qu’elle a des ascendances Libanaises.
Presque, effectivement !
Merci en tout cas de cette info, que je n'hésiterai pas à partager à mon tour, au détour d'un dîner entre copains !!😛
(je vais faire fureur)
D'ailleurs, sait-on pourquoi il y a une communauté importante de libanais à Barranquilla (je m’excuse par avance de mon ignorance...)
Bonjour Caro,
Les Libanais en Colombie, excellente question qui mériterait toute une discussion (mais ailleurs). Suffira-t-il donc de dire que les Libanais sont connus pour leurs talents commerciaux (comme c’est le cas pour d’autres gens de la Méditerranée Orientale et du Levant). Et ils se sont beaucoup « exportés », on en trouve beaucoup en Afrique par exemple. Le fait qu’il y en ait une communauté importante sur la côte Caribéenne de la Colombie ne peut pas surprendre : là où il y a une mer navigable et des pays limitrophes habitables, il y a du commerce …. Et donc des commerçants, entre autres des Libanais !
Shakira : son nom est de la même racine Arabe que « shoukran » qui veut dire « merci ». D’un père Libanais chrétien et d’une mère d’origine Castillane + Catalane + Italienne, tous deux Colombiens. C’est bien ça , la Colombie !
J’ai mis du temps à me remettre à mon carnet de voyage, mais me revoici enfin !
Avant de passer à l’étape suivante, à Cartagena, je pense que je devrais répondre à une question que se posent peut-être certains de mes lecteurs : que diable sommes-nous aller faire dans ce trou paumé de Sincelejo (rappelez-vous : le « tdc de la Colombie ») et dans un endroit aussi peu attirant que Barranquilla ? C’est simple. J’avais fait une réservation assez longtemps à l'avance pour un hostal de Cartagena, de peur de ne rien trouver de convenable facilement et à bon prix si je m’y prenais trop tard. De plus, j’avais déjà réservé l’avion de Cartagena à Cali - la suite de notre voyage - donc il était difficile de changer les dates de notre passage à Cartagena. Il fallait donc bien passer notre temps quelque part dans le nord de la Colombie, et pourquoi ne pas aller « flairer » des destinations moins courues que le parc Tayrona ou Cartagena, justement ?
Je l’ai déjà dit, l’hostal de Barranquilla n’était pas mirobolant. Une particularité, entre autres, qui répétait ce que nous avions vu dans notre hôtel (bien meilleur) de Medellin : l’interrupteur des toilettes était caché derrière un miroir. Bizarre, non ?
Nous prenons le bus pour Cartagena à partir d’un terminal qui se trouve dans la partie nord de Barranquilla, et cette fois nous n’avons pas à faire une douzaine ou une quinzaine de kms en taxi pour y arriver. 42,000 COP pour deux, ça fait 6 Euros chacun pour quelques 130 kms de bus. Le conducteur nous « largue » pas trop loin du quartier de Getsemani où nous avons réservé 3 nuits dans un hostal pour 255,000 COP, petit déjeuner compris. Ça fait 24 Euros la nuit pour moi et mon fils A. C’est plus cher que d’habitude mais c’est encore bien acceptable.
La Calle 30 va du Parque del Centenario jusqu’à ce qui semble être une lagune au milieu de la cité (là où passe la Carrera 11), et forme la bordure nord du quartier de Getsemani, ou du moins de sa partie principale. Au nord de la Calle 30, on rencontre encore pas mal de touristes car c’est un lieu de passage entre Getsemani et la vieille ville touristique entourée de murailles. Mais quand on va plus vers l’est et surtout quand on tourne le coin de la Carrera 11 pour longer la lagune, ça devient nettement plus populaire. Cette partie intermédiaire entre Getsemani et la vieille ville, à vrai dire, ce n’est pas si grand que ça, on ne parle que de quelques centaines de mètres dans un sens ou dans l’autre.
Nous venons donc de traverser le quartier de Getsemani, l’affaire de 15-20 minutes. C’est un quartier bien agréable, très animé de jour comme de nuit. Les rues sont belles dans un style colonial bien connu. Je n’ai pas besoin de trop en dire, n’étant ni le premier ni le dernier à parler de cette ville. Je me contenterai donc de fournir quelques photos :
- La petite Plaza de la Santisima Trinidad (restons catholiques, hein !), bien appréciée des badauds de tous poils et plumages.
- Une procession religieuse (restons …. mais je viens juste de le dire !) passant par ladite place de la S.T.
- Quelques photos illustrant le caractère fleuri des fenêtres et balcons. Vraiment joli.
- Graffitis muraux – la Colombie est connue pour ça.
- Un peu plus du côté populaire (voir explications plus haut), une mulâtresse (ou métisse, je ne sais trop), en train de poser pour mon fils. Son foulard sur la tête n’est pas sans rappeler le style des femmes de Bahia au Brésil.
- Un hostal typique de Getsemani. L’extérieur est sympa, je ne sais pas à quoi ça ressemble à l’intérieur.
- La Calle 31, dans ce petit quartier intermédiaire entre Getsemani et la vieille ville touristique dont j’ai parlé plus haut. J’avais été frappé par les ombres projetées sur le sol par ces petits drapeaux triangulaires aux couleurs de la Colombie, tranchant sur la lumière éblouissante du milieu de journée.
Pour notre repas de midi, quelque part dans Getsemani, nous prenons la soupe habituelle et une paella de porc. Pas mal. 45,000 COP, c.à-d. 13 Euros pour deux. C’est dire qu’on n’a pas besoin de se ruiner même dans un lieu aussi touristique que Cartagena.
Le long de la Calle 30 et dans cette partie plus populaire et moins touristique, on trouve plusieurs bars, cafés et restaurants d’allure modeste. Nous prenons une bière dans l’un de ces bars. Il y a de la musique, c’est sympa. A la table voisine, des Colombiens : un homme d’âge mûr et deux jeunes métisses. Visiblement une partie de fesses « in the making ».
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
L attente est longue ... Depuis j'ai eu le temps d'aller et revenir de Colombie ! 😉
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
L attente est longue ... Depuis j'ai eu le temps d'aller et revenir de Colombie ! 😉
C'est juste, et je présente mes excuses. Entretemps, j'ai fait 2 voyages en Thailande, 2 voyages en Inde et un voyage au Mexique, en tout bien 6 mois de voyage ce qui ne donne pas beaucoup de temps libre. Mais j'ai des remords d'avoir laissé ce carnet en suspens….
J'attends avec impatience la suite de ton périple, notamment ton regard sur Cartagena….
Bonjour!
Je suis en voyage (en Inde jusqu'à fin mars), il faudra attendre!).
Mais juste une chose, avant que je ne l'oublie: nous avons trouvé les gens très honnêtes. Nous n'avons pas eu le moindre problème dans les restaus, les bus ou les taxis. On nous a toujours bien rendu la monnaie.
L attente est longue ... Depuis j'ai eu le temps d'aller et revenir de Colombie ! 😉
C'est juste, et je présente mes excuses. Entretemps, j'ai fait 2 voyages en Thailande, 2 voyages en Inde et un voyage au Mexique, en tout bien 6 mois de voyage ce qui ne donne pas beaucoup de temps libre. Mais j'ai des remords d'avoir laissé ce carnet en suspens….
Après une très longue pause, ayant été assez occupé ailleurs, je reprends ce long récit laissé en suspens à Cartagena, il y a maintenant déjà 2 ans. Comme le monde a changé depuis ! Restant en rade, relativement parlant, à cause de la crise du COVID-19 qui fait rage à travers le monde, pourquoi ne pas reprendre refaire voile virtuellement ?
Cartagena, certes, c’est une ville magnifique. Le centre historique, à quelques pas du quartier de Getsemani, est une merveille. Il n’est pas besoin d’en dire plus car tant d’autres en ont déjà beaucoup parlé. Je ne suis pas radin, alors voici quelques photos. Les remparts avec la tour au milieu, c’est l’entrée principale dans la ville historique. Pour faire bref, et avec le recul du temps, ce qui m’a le plus frappé, ce sont les balcons fleuris. Et aussi, pour l’authenticité et pour sortir des clichés trop faciles, quelques murs bien défraîchis … et, ah oui, à ne pas oublier : un mannequin dans une vitrine qui montre que les Colombiens ont un certain intérêt pour afficher les formes féminines….
Nous (moi et mon fils A) n’avons passé que 2 jours pleins à Cartagena. C’est juste un peu trop touristique. Sans nul doute, c’est un « incontournable » en Colombie, mais le pays a bien plus que ça ! Pour changer complètement la donne, nous prenons l’avion pour Cali. Nous avons assez pris de bus depuis notre arrivée à Bogota, et nous devons tout doucement nous diriger vers le sud car notre retour sur l’Europe, c’est de Quito en Equateur !
Une chose de plus à dire en bien sur Cartagena, c’est que l’aéroport est très proche de la ville. Nous y arrivons rapidement et pour pas cher. Propre, spacieux, facile d’accès et facile d’usage.
Par contre, l’aéroport de Cali nous semble être assez éloigné de la ville. Nous sommes un peu des paresseux par moments, il faut l’avouer, et plutôt que prendre la peine de nous informer du transport possible en bus, nous prenons un taxi. Et nous voici logés dans un hôtel assez mignon dans le quartier de Granada, au nord-ouest de la ville.
J’ai retrouvé mes notes de voyage. A Cartagena, le taxi de Getsemani à l’aéroport nous avait coûté 14,000 COP. A Cali, de l’aéroport à la ville-même : 54,000 COP ! Il y a des villes « faciles » de ce point de vue : Cartagena en est une, Bogota en est une autre. Cali : moins. Quito (j’anticipe) : pas du tout.
L’hôtel, donc. Les chambres sont disposées autour d’une cour intérieure agréable, d’un décor style « colonial – méditerranéen » qu’on retrouve assez souvent par ici (photo). Je suis tenté de prendre en photo l’étagère sur laquelle quelques livres sont mis à la disposition des clients : pas moins d’une douzaine de volumes du même titre « Sauvés par la foi ». Ah, pays catholique, ne l’oublions pas !
Une chose à faire en Colombie : voir un match de football. En fin d’après-midi, ça tombe bien, le club América de Cali joue contre l’Atlético Nacional de Medellin. L’América est l’un des deux clubs de Cali, c’est le plus populaire et l’un des meilleurs clubs de toute l’Amérique Latine. En route vers le stade Pascual Guerrero, nous pouvons vérifier que la ville est souvent assez moche (c’est ce qu’on dit souvent de Cali).
Nous achetons des tee-shirts de l’América dans la rue. Cela fera de bons souvenirs plus tard. Et maintenant que nous portons fièrement la couleur rouge vif de l’América, avec le diable caractéristique de son blason, nous pouvons nous rapprocher du stade. Nous sommes assez visibles, malgré nos touches assez « latino », étant plus grands et plus blancs que la moyenne, mais nous faisons un peu partie de la tribu !
Nous achetons nos tickets à un kiosque, 49,000 COP pour deux, et nous dirigeons vers l’entrée, longeant des files de policiers équipés pour des émeutes potentielles. C’est bien l’image qu’on se fait de ce genre d’événement en Amérique Latine : ça peut chauffer ! Les policiers sont sympas, nous prenons un tas de photos avec eux. A (mon fils) se régale. Il est photographe professionnel et se spécialise en portraits à travers le monde. Ça tombe bien, il a essayé plusieurs fois de photographier des policiers ou des militaires mais presque 9 fois sur 10, c’est un « niet » sec, clair et définitif!
Nous rejoignons les queues qui se pressent aux portes d’entrée. L’atmosphère est assez confuse. Là, les policiers à pied sont renforcés par des policiers à cheval. Il y aurait des photos extras à faire mais je n’ose pas….. Dis donc, il faut espérer que tout ça ne finira pas en émeute !
Nous avons une vue excellente de nos gradins. Une chose nous frappe immédiatement : il n’y a que du rouge partout, tout autour du stade. C’est la couleur de l’América. Nulle part ne serait-ce qu’un soupçon de vert, la couleur du club de Medellin. Sans doute, ce serait suicidaire de se pointer ici arborant le tee-shirt de l’équipe adverse !
Nous ne sommes qu’à moitié intéressés par le jeu. Ce qui nous occupe, c’est le spectacle autour de nous. Il y a un type qui n’arrête pas de se lever, d’agiter frénétiquement les bras, de hurler avec véhémence des insultes aux joueurs de l’équipe de Medellin, aux joueurs de Cali, à l’arbitre et je ne sais trop qui encore. Nous captons quelques bribes de ses invectives : « …. hijo … puta …. perro …. madre …. ! ». C’est l’occasion rêvée pour prendre une leçon accélérée de jurons espagnols !
Nous quittons le stade un peu avant la fin, ne sachant pas trop comment tout cela va finir….
Le soir, nous nous rendons au Zaperoco, un club de salsa pas trop loin de notre hôtel. Entrée 5,000 COP et boisson obligatoire à 15,000 COP. Il ne faut pas être effrayé par les chiffres, ça ne fait vraiment pas cher en euros. Il règne une ambiance excellente là-dedans. Au bar, nous côtoyons un couple saisissant : l’homme est noir, sa compagne est blanche et a un corps superbe (comme je la vois de profil, j’ai des aperçus troublants de sa poitrine sous un top ultra-léger). De l’autre côté, 4 noires aux touches également assez frappantes. Adossés au comptoir, nous observons un petit manège amusant : un gros mec d’âge mûr, bedonnant, n’arrête pas d’inviter les deux filles qui se tiennent en face de nous à danser, l’une après l’autre. Elles acceptent – il semble que ça se fait assez gentiment par ici et sans trop de façons – mais visiblement, ça finit par les lasser un tantinet après quelques tours sur la piste. Juste un peu collant, le mec ! Et c’est là que A se lève et va vers elles. A est un jeune homme d’une grande correction, il a d’excellentes manières et de plus il a tendance à impressionner la gent féminine par son physique avenant. Quand il se met en maillot de bain sur une plage, il faut appeler les secouristes pour évacuer les demoiselles qui tombent en pâmoison. Bon, je décxnne, excusez-moi ! Mais c’est sûr, il a le ticket avec les filles et elles lui donnent, l’une après l’autre, ses premières leçons de salsa.
Que voilà une première bonne journée à Cali ! Rien de mieux que les expériences humaines dans le voyage !
Merci à toi de continuer (et certainement terminer) ce carnet que j'avais pris beaucoup de plaisir à lire à son commencement et sans lequel je n'aurais peut-être pas visité ce beau pays.
Nous sommes également passé par Cali, mais n'avons pas eu l'occasion ni de voir un match de foot ni d'aller nous exercer à la salsa (voyage avec enfant...).
Cependant nous avons quand même profité de cette ambiance assez incroyable et festive le long du rio le soir.
Merci à toi de continuer (et certainement terminer) ce carnet que j'avais pris beaucoup de plaisir à lire à son commencement et sans lequel je n'aurais peut-être pas visité ce beau pays.
Nous sommes également passé par Cali, mais n'avons pas eu l'occasion ni de voir un match de foot ni d'aller nous exercer à la salsa (voyage avec enfant...).
Cependant nous avons quand même profité de cette ambiance assez incroyable et festive le long du rio le soir.
Et bonjour à toi, Caro! Sympa de revenir sur mon carnet!
Petit déjeuner correct à l’hôtel. Les œufs sur le plat sont faits et servis dans une espèce de minuscule poêle à frire que je n’ai vue qu’en Colombie. En route pour une petite exploration vers le Parc San Antonio qui ne devrait pas être trop loin. Nous passons le Rio Cali, qui est sans doute plus imposant pendant la saison des pluies. Nous traversons la calle 5 par une passerelle à la hauteur de la carrera 6 et admirons, si on peut dire, les graffiti défraîchis encadrés par des rouleaux de barbelés.
Tous ces barbelés partout, c’est un peu comme dans les films classiques de vampires, les voyageurs arrivent dans la nuit dans un village perdu quelque part en Transylvanie. Tous les villageois sont réfugiés dans l’auberge, de lourdes grappes d’ail pendent de toutes parts, on commence à se douter qu’il se passe des choses étranges dans les alentours….. Par ici, ce ne sont bien sûr pas de vampires qu'il s'agit, mais comme tout le monde le sait, la criminalité donne à la Colombie une mauvaise réputation.
Nous arrivons dans le vieux quartier dit « historique ». Ce n’est pas énorme et, si ce n’est pas désagréable, ça ne nous émerveille pas non plus (il faut l’avouer, nous sommes un tantinet blasés). Quelque part dans l’une des 4 ou 5 rues qui mènent au parc, nous nous trouvons un café super sympa. Pour commencer, la serveuse est mignonne. De plus, on sert ici des cafés « de origen ». Nous optons pour du « castillo », c’est la variété que nous avions goûtée chez notre ami Señor Pedro à Salamina. C’est notre troisième ( !!!) bon café depuis notre arrivée à Bogota, il y a déjà quelques semaines. Ça nous change du « tinto ».
C’est un point de chute que j’essayerais de retrouver si jamais je retournais à Cali. On y passe de la bonne musique et il y a plein de livres intéressants sur les étagères. Pour n’en citer que quelques uns : « Always coming home » de Ursula Le Guin; « La Republica » de Platon; « El corazón de las tinieblas » de J. Conrad (« Au cœur des ténèbres » en français) ; un livre sur le tantra. Il y a de quoi s’installer pour quelques bonnes heures ! Nous mangeons pour 60,000 COP (à deux), les portions sont un peu plus petites que d’habitude mais la qualité y est. Le patron vient s’asseoir pour un brin de causette. Il est d’Armenia dans le département de Quindío, au nord de Cali. Pas étonnant qu’il s’y connaisse question café. Comme toujours, nous apprécions la qualité de l’espagnol comme on le parle (presque partout) en Colombie. Je note sa prononciation : « po(d)jo » et « va(d)je » pour « pollo » et « valle ».
Au bout de ces rues du quartier historique, on arrive au Parque San Antonio, qui monte doucement vers une petite basilique (rien d’extraordinaire). Nous nous trouvons ici à l’extrême nord-ouest de Cali et nous avons une bonne vue sur la ville. Ce n’est pas magnifique, je vais me répéter mais Cali semble mériter sa réputation d’être une ville moche.
Nous avons de la chance, nous sommes tombés à Cali pendant le Festival de Música del Pacífico Petronio Álvarez, et aucune hésitation, nous y allons !
Ça se passe assez loin dans le centre ville et nous avons une fois de plus à faire un bon trajet en taxi. Des foules de gens s’y rendent aussi, mais à pied. Il devient très vite évident qu’il s’agit surtout d’une manifestation organisée par / pour la population afro-colombienne. Le chauffeur de taxi, un blanc, ne nous cache pas sa prédilection pour les noires. Il lâche son volant pour nous décrire à grands gestes les courbes voluptueuses dont il se déclare être un grand adepte. Ah, ces chauffeurs de taxi, on a toujours droit à une petite discussion amicale ou amusante. Bon, là ça ne vole pas très haut….
Il y aurait des choses à dire à propos de ce festival et de la population afro-colombienne. La principale activité économique « traditionnelle » du département Valle del Río Cauca, dont Cali est la capitale, est la culture de la canne à sucre et du café. Ce qu’on voit bien sur le blason du département : une pousse de canne à sucre et une branche de caféier (à droite). Cali ayant été fondée en 1536, l’esclavagisme sévit pendant près de 3 siècles pour apporter la main-d’œuvre nécessaire aux plantations (l’esclavagisme ne fut aboli qu’en 1851). De plus, le département a également un front maritime important (sur le Pacifique), et de nouveau il y eut recours à la main-d’œuvre forcée des Africains. Le port principal, Buenaventura, a une majorité démographique noire. L’importance de l’activité portuaire est aussi démontrée sur le blason du département (les quais et un navire). A l’échelle nationale, les noirs forment près de 7% de la population Colombienne. Après le Brésil, les USA et Haiti, la Colombie est le pays des Amériques ayant la plus nombreuse population d’origine africaine. Il n’est donc pas étonnant qu’on y trouve une culture afro très importante.
Le « Petronio » est tout à fait ciblé sur la culture afro-colombienne de la côte Pacifique.
Aux abords du festival, les rues sont envahies par les stands de boissons et de grillades de toutes sortes. Nous faisons partie des quelques blancs noyés dans la foule. On se croirait dans un Nigéria alternatif où 1 million de blancs aurait émigré. C’est comme l’histoire des rouleaux de barbelés (voir plus haut), ça me donne des « retours » de mes quelques années passées au Nigéria - un pays plein de barbelés pour les mêmes raisons que la Colombie. Je me rappelle une amie Colombienne qui riait quand on lui demandait si elle avait peur de la criminalité au Nigéria. Elle était de Medellin, elle en avait vu d’autres à l’époque. Ça s’est tout de même amélioré en Colombie, depuis ….
Il y a bien sûr de tout dans ce festival. Entre autres je relève la qualité graphique de quelques tableaux honorant les visages afros. Il y a aussi pas mal de musique et de danse. Un groupe folklorique d’enfants, mignon. Nous y passons quelques heures bien agréables avant de prendre le chemin du retour en début de soirée. Les rues aux alentours du festival sont bondées de monde essayant d’attraper un bus ou un taxi. Nous nous éloignons. Mais si notre chance de héler un taxi augmente, nous nous retrouvons aussi isolés et il commence à faire bien sombre. Pas trop rassurant, ça….. Enfin, un taxi, et la course assez longue ne nous coûte que 10,000 COP. Imaginez ça : 2 Euros !
quel plaisir de vous lire a nouveau sur ce forum en fevrier et mars 2019 je suis allé en colombie et suivi vos trace a Salamina la patronne du café et de la plantation de café ce souvenait très bien de vous si j ai bien compris vous vivez en Thailande moi aussi mais seulement 5 mois par an a koh chang pour passer l hiver peut auront nous un jour la chance de nous rencontrer
quel plaisir de vous lire a nouveau sur ce forum en fevrier et mars 2019 je suis allé en colombie et suivi vos trace a Salamina la patronne du café et de la plantation de café ce souvenait très bien de vous si j ai bien compris vous vivez en Thailande moi aussi mais seulement 5 mois par an a koh chang pour passer l hiver peut auront nous un jour la chance de nous rencontrer
Bonjour!
Incroyable mais possible après tout. Il n'y a peut-être pas tant de gens qui répondent à mon profil (et à celui de mon fils) qui se rendent à Salamina! Et notre visite est encore assez récente. J'espère que vous avez bien aimé la Colombie!
A la station de bus, je prends une petite photo du guichet où nous achetons nos billets pour Popayán (36,000 COP pour 2). La compagnie Velotax a une devise est accrocheuse : « Un transporte del futuro que sirve en el presente ». Ils ont de l’humour dans ce pays !
Une fois passé les faubourgs de Cali, la route est assez bonne et ressemblerait presque à une autoroute, phénomène rare en Colombie. C’est du plat, la vallée de la Cauca, avec de la canne à sucre de tous côtés (comme affiché sur le blason du département). A mi-chemin, ça change pour de la montagne. C’était assez sec jusqu’ici, maintenant les paysages deviennent plus agréables, sans être aussi spectaculaires que dans le pays « paisa », vers Honda, Manizales, Medellin, Valdivia etc. Nous venons d'entrer dans le département « Cauca », d’après la rivière du même nom qui prend sa source un peu plus haut que Popayán et fait près de 1000 kms avant son confluent avec la Magdalena.
A l’approche de Popayán, on a l’impression que les cordillères qui bordent la vallée se resserrent. Il y a une présence militaire assez visible sur la route. Autre détail nouveau, pas nécessairement lié à la présence militaire, nous voyons plusieurs groupes de gens, des familles entières, portant des balluchons, marchant vers le sud. Ce sont des Vénézuéliens. Ils ont quitté leur pays à la suite de la politique exécrable de Maduro et se dirigent vers le Pérou où ils espèrent trouver du travail et de meilleures conditions de vie. Ça fait bien 2 ans que le mouvement a démarré et il y aurait déjà bien 2 millions de gens qui auraient quitté le Venezuela. La Colombie a accordé le droit de résidence et de travail à 800,000 d’entre eux, il faut tirer son chapeau à un geste aussi généreux. Il faut aussi admirer le cran de ces gens : il y a bien 3,000 kms à faire du Venezuela au Pérou, et à pied, couchant dehors, ce n’est pas du gâteau. Les vénézuéliens n’ont pas l’habitude des montagnes…
Nous voici à Popayán. De la station de bus au centre-ville, il y a juste un gros km que nous faisons à pied, passant par-dessus le Puente Humilladero, pont en briques qui enjambe un parc bien mignon – un avant-goût du soigné de cette petite ville. Nous arrivons à notre petit hôtel bien propret situé à quelques encablures du Parc Caldas.
Nous commençons par un repas dans un restaurant simple à un coin de rue, sur la carrera 2. On mange pas mal ici : soupe + viande + limonade fraîche et naturelle, 12,000 COP soit dans les 3 euros, ce qui pour deux est vraiment incroyable ! Bien repus, nous continuons notre exploration vers le centre-ville.
Les gens par ici ont nettement plus des traits indigènes. Des nez bien faits, légèrement aquilins. Plutôt bas de taille généralement. La femme de l’hôtel, par exemple, ne doit avoir que quelques traces de sang ibérique. Elle est bien jolie de visage, d’ailleurs. Ces cheveux noirs, lisses, brillants... La taille un peu épaisse peut-être, mais franchement, moi qui suis toujours attiré par les beautés exotiques, si j’avais l’occasion je ne dirais pas non ! ….. Ah mais, tiens-toi bien, Georges ! Qu’est-ce qu’ils vont penser de toi sur VF, hein ? Que tu es un obsédé sexuel ???? D’ici à ce qu’ils te virent du forum, il n’y a pas loin !
Le parc Caldas est très beau, très propre et bien plus tranquille que ce à quoi nous avions l’habitude jusqu’ici. Mais tout est relatif, c’est tout de même bien animé ! Nous voyons immédiatement pourquoi on parle parfois de « Popayán la blanche ». Sur un côté de la place, nous trouvons la cafétéria Juan Valdez où nous nous asseyons pour ….. notre 4-ème bon café en Colombie ! Je recommande cet endroit, il y a une cour intérieure vraiment très agréable où la clientèle peut s’installer pour passer le temps agréablement – l’expression anglaise « chilling out » serait parfaitement appropriée.
Il est bien évident que Popayán est une ville touristique très appréciée, et par les touristes Colombiens en premier lieu. Il faut s’éloigner un peu du centre pour voir se dessiner une Colombie un peu moins léchée. Quelques rues vers le sud du parc Caldas, ça devient déjà plus populaire, mais ça reste bien sympathique. Je prends en photo un groupe de gens autour d’une vendeuse de snacks – les traits indigènes prédominent.
Le soir tombant nous trouve assis sur les marches de la Ermita de Jesús Nazareno, l’église qui domine au bout de la calle 5, à jouir d’un coucher de soleil magnifique. C’est vraiment chouette, la Colombie, ça réchauffe le cœur !
Parmi les bonnes choses à dire sur Popayán, il y a que le climat est extra. Nous sommes de retour dans la montagne Colombienne où il fait si bon vivre – Popayán est à 1700-1800 mètres d’altitude. Notre chambre d’hôtel n’a ni climatisation, ni ventilateur : nul besoin ! Il y a des qui gens réservent systématiquement des chambres plus chères avec climatisation…. Bon, d’accord, comme on dit en anglais : « whatever floats your boat ! » traduction plus ou moins littérale « si ça fait flotter votre barque », c-à.d. « si ça peut vous faire plaisir ».
J’oubliais de dire, au restau à midi sur la carrera 2, nous étions installés à table dehors. Deux jeunes hommes sont passés régaler la clientèle de quelques chansons. Visiblement, c’étaient des Vénézuéliens faisant la manche. Les gens donnaient assez facilement un peu de monnaie. Nous n’avons vu nulle part de mauvaise réaction de la part des Colombiens à l’énorme vague migratoire des Vénézuéliens traversant leur pays. Je ne me rappelle plus où ni de qui nous l’avons entendu, mais en gros : « Nous Colombiens, quand nous étions dans la mxxde, les Vénézuéliens nous ont aidé. Maintenant, c’est à notre tour de les aider ». 🙂
Le soir, nous mangeons dans un restaurant de standing un poil plus élevé que d’habitude : la Cosecha Parrillada, dans la calle 4 à 2 pas du parc Caldas. Et là, mes amis, nous nous en mettons plein la lampe ! Je me commande un churrasco argentino. A, quant à lui, reste abonné à la bandeja paisa et s’en fait servir une superbe (photo). Si on enlève la moitié d’avocat et l’arepa (dont franchement je ne raffole pas, même grillée comme ici), il reste une dose massive de protéines et de graisses animales. J’aime ça aussi, mais pas tous les jours ! Avec nos bières, notre note s’élève à 71,000 COP. Grands seigneurs malgré nos fringues fatiguées (je ne suis pas sûr que A ait lavé une seule fois son unique pantalon depuis notre arrivée en Colombie), nous laissons un pourboire royal de 6000 COP 😉. En tout, nous en sommes à moins de 10 euros par personne !
A 7 heures le lendemain matin, nous prenons le bus pour Silvia (7,000 COP pp et 1 heure 30 de route). La route est bonne. Silvia est une bonne surprise. C’est jour de marché et il y a foule d’indiens Guambianos. Les gens sont décontractés et souriants, ils rient assez facilement. Ils sont tout petits et ils ont des traits fins. Le menton un peu en galoche donne à certaines femmes un petit air de gentilles et mignonnes sorcières, comme ces deux vieilles femmes vendant des bottes de je ne sais trop quelle verdure.
Mais pour les photos, là il y a problème. 😕 Dans une rue où on vend des animaux, je prends de loin la photo de deux d’hommes occupés à poser le bât sur une mule. Les deux hommes sur la gauche se sentent visés et viennent à nous pour se plaindre, pas méchamment mais avec insistance, nous regardant droit dans les yeux. Il est un peu difficile de comprendre leur Espagnol, mais en gros ils veulent une compensation monétaire. Impossible de les secouer, il va bien falloir leur donner une « cosita » (le seul mot clair que je comprends dans leur bredouillement) : allez, 2,000 pesos chaque, soi-disant pour aller boire un café, et bon débarras ! Sur quoi qqn d’autre vient nous expliquer, dans un Espagnol également un peu bancal, que ces deux hommes ne voulaient qu’aller se payer un peu de gnole – ou qqc dans le genre.
Donc, les photos, je ne peux les prendre que d’assez loin. N’ayant en plus qu’un portable pour les prendre, vous comprendrez qu’elles ne peuvent pas être d’une très grande qualité. Je prends quelques vues d’ensemble de cette rue où se trouve un groupe important de femmes vendant toutes les mêmes « verdures ». C’est plein de couleurs ! Les femmes et les hommes portent presque tous une sorte de chapeaux melons un peu plus hauts sur l’avant. J’ai l’impression que ceux qui portent des chapeaux style « cowboy » sont des métis ou des blancs, comme cet homme au coin de la rue qui porte un grand poncho rejeté par-dessus l’épaule. Les ponchos, ça se comprend, il faut dire que nous sommes ici à 2800 mètres d’altitude, il doit faire bien frais dès que le soleil disparaît.
Nous revenons sur la place centrale. Plein de photos à faire …. de loin, ou de derrière : comment résister à photographier ces femmes de derrière, avec leurs cheveux magnifiques. Les jeunes filles les portent très longs, lâches ou en une seule natte. Quant aux femmes plus âgées, elles ont plutôt tendance à les porter courts et parfois on voit ces cheveux jaillir tout dru de dessous leurs chapeaux, ce qui accentue le look « sorcière ». Sur cette photo, d’ailleurs, on remarque bien les bottines que presque toutes les femmes portent par ici. C’est mignon, ça rappelle la poupée de porcelaine du film « Le Magicien », celle à laquelle le héros recolle ses pieds brisés.
Sur un côté de la place, une belle église bien nette. Mes excuses pour la distorsion, mais vous comprendrez que je ne suis pas là pour prendre des photos professionnelles (je laisse ça à A). Par contre, je suis satisfait d’avoir pris l’église par-dessus ce chapeau blanc en premier plan, ça fait vraiment très « Colombie », vous ne trouvez pas ?
Nous allons au coin de la place attendre le prochain minibus pour retourner à Popayán. Trois indiennes attendent elles-aussi. Visez leurs petites bottines noires ou marron, bien proprettes. Et visez aussi la différence de taille par rapport aux deux blancs sur la droite de la photo. Bon, d’accord, je le reconnais, c’est une photo presque truquée (malgré moi) : les deux blancs se tiennent une marche plus haut que les femmes. Mais tout de même, c’est une différence de 3 têtes au moins !
Toujours à l’attente du minibus, un autre groupe attire mon attention. Un homme, une femme et une jeune fille. J’espère que vous aimerez cette autre photo qui montre bien comment ces gens semblent être gais et heureux. La jeune fille porte un chapeau très plat qui ressemble à des galettes superposées. On nous a expliqué que c’est le chapeau traditionnel des Guambianos et que ce n’est que depuis le milieu du 20-ème siècle que la mode du chapeau melon a pris le dessus. On voit souvent les filles ou les femmes (maintenant que j’y pense, plutôt les jeunes filles d’ailleurs) porter cette « galette » dans le dos, retenu au cou par un cordon. Je crois bien avoir aussi vu 2 ou 3 hommes porter ça.
Nous étions partis tôt ce matin, et nous voici de retour en milieu de journée à Popayán. Je me rends tout seul au centre-ville. A un coin du Parque Caldas, là où se croisent la calle 4 et la carrera 6, le café-restaurant Cuaresnor offre des repas corrects à prix modiques (7,200 COP le plat !). Mais soyez avertis, il faut payer 1,000 COP pour aller pisser !
A Silvia, A a accroché un Guambiano sur la place – ou c’est l’inverse, je ne sais – et a convenu d’une visite « guidée » dans l’une des vallées au-dessus de Silvia. Nous y retournons donc le lendemain …. Et nous retrouvons à poireauter un bon moment au milieu de la place. C’est calme aujourd’hui, ce n’est pas jour de marché. Si hier on pouvait voir quelques touristes, aujourd’hui pas un seul. A finit par appeler le « Señor Mario », qui probablement ne nous attendait pas. Enfin, il vient nous chercher. Nous faisons quelques kms en colectivo pour arriver chez lui. Ce qu’il voulait nous montrer s’avère être sa pisciculture. Sa ferme se trouve dans un vallon agréable traversé par une jolie petite rivière. L’endroit idéal pour construire une demi-douzaine de grands bassins pour élever des truites.
Ça fait un bout de temps que nous croisons les « truchas » sur les menus en Colombie. Et je dois dire que les quelques fois que nous en avons mangé, elles étaient effectivement délicieuses. De même chez « el Señor Mario », car nous voici à table dans la maison (propre mais assez sommaire). Les truites qu’on nous sert sont extras. Mais moi qui espérais apprendre des choses sur le peuple Guambiano, je reste un peu sur ma faim. La discussion avec Señor Mario s’arrête plutôt rapidement. Quelques bribes d’information, malgré tout. Pour commencer, leur vrai nom est Misak ou Mintzak. Ils sont quelques 20,000 en tout. Leur enseignement scolaire se fait dans leur propre langue et l’espagnol semble être une seconde langue pour eux (j’avais déjà l’impression qu’ils s’ils le parlent assez bien, cela reste pour eux une langue étrangère). Les slogans affichés au mur donnent une idée de la langue. Je ne retiens que « nachak » pour la cuisine.
Nous ne passons que 2 ou 3 heures chez Señor Mario. En toute franchise, nous finissons par nous ennuyer un tantinet. Et il faut bien payer 24,000 COP pour nos truites plus qqc à Señor Mario « por guía», comme il dit. Dis-donc, ces indiens, ils ont une façon subtile de se faire payer. Nous avions déjà l’expérience des 2 zoulous, pardon, Guambianos que j’avais eu la mauvaise idée de cadrer dans une photo hier….
De retour à Silvia, il faut attendre quelques heures avant de pouvoir attraper un minibus pour redescendre à Popayán. Nous nous réfugions dans un café au bord de la place. Je ne peux résister à prendre la photo du crucifix amusant fait de cuillères et de fourchettes. Avant de partir, je fais l’achat de 3 ponchos dans une petite boutique sur la carrera 2, à quelques pas de la place. Des ponchos, ce n’est pas une mauvaise idée comme souvenirs, non ? Et ici, ils semblent assez authentiques. A 170,000 COP, ça me revient à 12-13 euros pièce, sans doute un prix gonflé pour touriste mais ce n’est pas la ruine non plus.
Je termine ces pages sur Silvia par cette photo prise par la fenêtre du minibus qui montre bien la beauté de ces montagnes Colombiennes.
Sur la route principale, des centaines de gens se dirigent à pied vers Popayán. Cette fois, ce ne sont pas des Vénézuéliens, ce sont ..... des Guambianos! C'est une démonstration réclamant plus de droits et de respect pour les peuples indigènes de Colombie. Nous n'avons pas eu l'impression que ces gens soient malheureux, bien au contraire, mais par principe nous sympathisons bien sûr avec eux.
Comme je crois déjà l’avoir mentionné, nous sommes en train de descendre vers le sud de la Colombie pour passer en Equateur, d’où nous prendrons nos vols de retour en Europe. Mais depuis que nous sommes à Popayán, l’exode des Vénézuéliens ce n’est plus de l’ouï-dire, nous les voyons ! Notre idée initiale était d’aller plein sud et de faire Pasto - Ipiales – Ibarra – Quito, mais nous nous inquiétons des conditions de passage à la frontière. On entend de plus en plus parler de queues de plusieurs milliers de personnes. Même si paraît-il une file spéciale a été ouverte récemment pour les non-Vénézuéliens, c’est franchement inquiétant. Le risque de rester coincés quelques jours à la frontière est peut-être minime, mais existe.
Il y a deux autres points de passage de Colombie en Equateur. Par la côte Pacifique : très déconseillé pour des raisons sécuritaires. Ou par San Miguel de l’autre côté des cordillères, dans le département Putumayo. Personne ne parle de foules de Vénézuéliens par là-bas, et personne n’en dit du mal. En fait, personne ne semble en dire beaucoup de choses !
En cherchant bien, on arrive à trouver des opinions plutôt que des informations. Voici un exemple de ce qu’on peut lire (j’ai mis en gras les mots qui accrochent):
“Tulcán/Ipiales isn't your only option, but with these others that I will cover below, you need to be much more alert to your personal surroundings and be the type who doesn't mind risking a bit more danger. You may be more scrutinized by border control officials, but in exchange, you will take the road less traveled and gain some really cool adventure.”
Traduction :
“Tulcán / Ipiales n'est pas votre seule option, mais avec ces autres que je vais couvrir ci-dessous, vous devez être beaucoup plus attentif à votre environnement personnel et être du genre à ne pas craindre de risquer un peu plus de danger. Vous serez peut-être plus scruté par les agents de contrôle aux frontières, mais en échange, vous emprunterez la route la moins fréquentée et gagnerez une aventure vraiment cool. »
Ces mots me rappellent la chanson Camarillo Brillo de Frank Zappa sur son album Over-Nite Sensation (1973) :
“Well, I was born To have adventure” = “Bon, les aventures, je suis né pour ça ».
Alors, la décision est prise, nous allons faire un détour vers l’est et passer par San Miguel. Et en route, nous en profiterons pour visiter San Agustín.
Ce n’est pas une décision prise à la légère. Ce n’est pas tellement une question de kilométrage : Popayán – Quito par la voie directe (Ipiales), c’est 600 kms par San Miguel, ça nous fera dans les 800 kms. Mais plutôt, c'est qu'il faudra traverser 3 cordillères andines.
Un peu de géographie sera peut-être bienvenu pour certains (et parfaitement rasoir pour d’autres, je sais, je sais….). Notons pour commencer que la Colombie est essentiellement traversée du nord au sud par 3 cordillères montagneuses principales (les lignes jaunes épaisses sur la carte ci-jointe). Allant d’ouest en est, ce sont les cordillères occidentale, centrale et orientale. Ces cordillères découpent la Colombie en ses domaines hydrographiques principaux : d’ouest en est, ce sont la côte Pacifique, la vallée de la Cauca, la vallée de la Magdalena, et enfin le bassin de l’Orénoque (au nord) et celui de l’Amazone (au sud). J’ai indiqué les deux rivières principales du pays, la Cauca et la Magdalena en tiretés bleus. Il y a des chaînes montagneuses secondaires qui s’embranchent sur ce schéma de départ (lignes jaunes plus minces).
La route principale pour Quito (Cali – Popayán – Pasto – Ipiales – Ibarra – Quito) passe entre les cordillères occidentale et centrale. La croix verte sur cette route représente le passage de frontière.
C’est entre Popayán et la frontière que la cordillère orientale se détache de la cordillère centrale, et le détour que nous allons faire consiste à passer ces deux cordillères. Puis une fois en Equateur, il faudra repasser la cordillère orientale, d’est en ouest cette fois, pour remonter vers Quito.
Puisque j’y suis, j’attire l’attention des lecteurs particulièrement chevronnés au fait que la délimitation entre les bassins de l’Orénoque et de l’Amazone n’est pas due à un accident topographique aussi "violent" que les cordillères Andines. Ça saute aux yeux sur la carte (pas de gros « bourrelet » brunâtre montagneux de ce côté-là). Sait-on qu’initialement, il y a très, très longtemps (vers la fin du Crétacé), l’Amazone n’existait pas et que toutes ces rivières à l’est des Andes faisaient partie d’un seul bassin, celui de l’Orénoque ? L’accentuation de la tectonique Andine au Tertiaire a causé des basculements topographiques qui ont fini par séparer les deux systèmes.
D’accord, d’accord, j’exagère ! Je vous le promets, moins de géographie et plus d’aventure dans les pages prochaines !
Départ du bus à 8 :30. Il nous laissera à un embranchement proche de San Agustín, où un taxi nous attendra pour le trajet final. 18,000 COP par personne, tout compris. C’est une formule originale et on pourrait avoir quelques hésitations mais il ne semble pas y avoir d’alternative.
La route est bonne pendant la première heure et demie. Le tronçon avant l’entrée du parc Puracé, à la « frontière » entre les départements Cauca et Huila, traverse un plateau couvert d’une végétation assez extraordinaire. Entre autres, il y a des milliers de pousses – je ne sais pas comment décrire ça exactement – d’un ou deux mètres de haut, surmontées par des éclosions ou des bouquets de fleurs blanches ( ? ). C’est un peu comme si c’étaient des « œufs » sortis tout droit des soutes du vaisseau spatial « alien » dans le film du même nom….. La route est trop encaissée pour pouvoir prendre des photos correctes. Les deux photos que je mets ici sont en fait des copies tirées de Google Maps. Pas fameux, je sais, mais ça donne une petite idée.
Toute cette région est vraiment fantasmagorique, c’est vaste, vert, humide, froid bien sûr, assombri par un ciel lourd….. Je crois que ce paysage est caractéristique de certaines zones andines et que ça s’appelle un « páramo».
Une personne pensant prendre cette route un jour pourra trouver un peu d’information sur le « net » et pourra lire que « la route est en bon état ». La vérité, c’est qu’il y a au moins une dizaine de kms, sinon plus (difficile à estimer) qui sont complètement défoncés. La route est peut-être meilleure par temps sec, mais aujourd’hui, il y a une épaisseur de boue comme je n’ai jamais vu nulle part. Ornières et nids de poules à profusion, et pas des moindres ! Nous tanguons de tous bords, il n’y a pas une seconde de répit. Il y a en plus beaucoup de circulation dans les deux sens, et surtout des gros camions, sur cette route étroite. Nous traversons une forêt. Si jamais un véhicule tombe en panne, nous serons dans la mxxde !
Quelques kms plus loin, enfin sortis de ce passage chaotique, nous nous arrêtons à un restaurant pour respirer un coup et pour manger. Un autre étranger y est déjà, un Anglais qui fait la route à vélo depuis le Canada jusqu’au Pérou. Comment il a pu traverser le parc dans les conditions que je viens de décrire, je n’ose pas imaginer. En plus, il ne doit pas avoir une dizaine de kgs de bagages sur son vélo. C’est vraiment une toute autre aventure, chapeau !
Le bus s’arrête à un pont. C’est la Magdalena ! Nous ne devons pas être très loin de sa source, quelque part au sud du massif du Puracé. Comme convenu, on nous y attendait. En fait, c’est une voiture privée qui nous emmène sur ces derniers kms jusqu’à San Agustin. C’est une toute petite ville. Du centre, nous avons ½ km à faire à pied, le long de la carrera 13, pour arriver à notre logement : la Casa François. Aucun doute, le propriétaire est ou Français, ou Belge, ou Suisse ou Québecois. C’est un peu en hauteur et nous y avons une belle vue sur San Agustin et sa vallée. Les cabanes sont d’aspect plutôt engageant, distribuées à travers une verdure bien entretenue. La deuxième photo montre le devant de notre cabane. Sympa, non ?
En fin d’après-midi, nous nous laissons tenter par l’étalage de fruits et légumes à l’entrée d’un restaurant, sur la calle 5. Ce n’est pas que nous ayons une grande faim, nous avions déjà mangé un bon morceau à la sortie du Puracé, mais que diable, il faut bien s’asseoir quelque part !
Le panneau sur la droite (photo) annonce les plats « phares » du lieu, à savoir l’ »asado huilense », une grillade donc, et - surprise, surprise – la « bandeja paisa » bien connue de tous. Voulant manger un peu plus sain que d’habitude, je commande une « cazuela de frijoles ». Les « frijoles », c’est des « Cazuela », c’est des haricots ou des fèves, et « cazuela », c’est presque le même mot que « cassoulet », c’est donc un choix assez logique pour changer de la « bandeja paisa » omniprésente.
La « cazuela » arrive. Bien, mais ….. c’est tout ? Pas de petite « sopita » en entrée ? Pas de petite salade pour accompagner ? Vu le prix indiqué sur le menu, je commence à me douter d’une erreur d’aiguillage quelque part, et effectivement, le garçon revient pour poser devant moi ….. une « bandeja paisa » énorme ! Quoi, ça vient ensemble ? Oui, me dit-il, la différence entre commander une « bandeja paisa » et une « cazuela de frijoles », c’est que les gens commanderont la « cazuela » s’ils veulent avoir plus de haricots mais ça viendra en plus de la « bandeja », qui elle est de toute façon servie par défaut. Au secours, je vais crever ! La clinique locale a-t-elle une section pour les overdoses de protéines animales ?
C’est l’estomac bien chargé et plus légers de 55,000 COP (15 euros, notre addition pour 2 personnes) que nous rentrons le soir à la Casa François. Ça grimpe mais l’effort physique aidera à la digestion.
Bonjour,
Vraiment intéressant votre carnet de voyage.
Il se trouve que j'ai déjà voyagé plusieurs fois en Colombie et en Équateur. Mais je voyage seule ou avec une amie (donc 2 femmes), ce qui change notre possibilité de rencontres avec les colombiens et équatoriens. La Colombie est le pays sud-américain où à mon avis, l'accueil est le plus chaleureux. En parlant espagnol, c'est facile d'y voyager.
Par contre, j'ai trouvé l'accent paisa difficile à suivre. Je suis habituée à l'espagnol doux et fluide des équatoriens des Andes.
Les magnifiques plantes des páramos (Ici le Parc Purace) que vous avez photographiées se nomment frailejones. J' en ai vu dans les páramos du Venezuela, de Colombie et d'Equateur.
Merci de votre explication sur les fessiers impressionnants des colombiennes. Nous en avons photographié plusieurs discrètement dans la rue en nous interrogeant sur cette mode à la Botero.
J'avais envie lors de mon prochain séjour en Colombie de passer par Lorica, qui appartient au réseau des villages patrimoniaux de Colombie. Vu vos commentaires, je m'en passerai.
J'oubliai: à propos de Salamina et Aguadas, la fontaine qui est arrivée en pièces détachées par mer puis par monts et vaux est celle de Salamina.
Était ce en août que vous étiez à Aguadas? Vers le 15, il y a le festival du "pasillo colombiano", un des nombreux genres musicaux du pays. Ça vaut le coup d'y rester une petite journée.
J'attends avec impatience de lire votre ressenti sur Quito. Mon filleul équatorien y habite et en 30 ans, j'y ai séjourné à multiples reprises. J'aime beaucoup cette ville.
Bien cordialement,
Danyflore.
Bonjour,
Vraiment intéressant votre carnet de voyage.
Il se trouve que j'ai déjà voyagé plusieurs fois en Colombie et en Équateur. Mais je voyage seule ou avec une amie (donc 2 femmes), ce qui change notre possibilité de rencontres avec les colombiens et équatoriens. La Colombie est le pays sud-américain où à mon avis, l'accueil est le plus chaleureux. En parlant espagnol, c'est facile d'y voyager.
Par contre, j'ai trouvé l'accent paisa difficile à suivre. Je suis habituée à l'espagnol doux et fluide des équatoriens des Andes.
Les magnifiques plantes des páramos (Ici le Parc Purace) que vous avez photographiées se nomment frailejones. J' en ai vu dans les páramos du Venezuela, de Colombie et d'Equateur.
Merci de votre explication sur les fessiers impressionnants des colombiennes. Nous en avons photographié plusieurs discrètement dans la rue en nous interrogeant sur cette mode à la Botero.
J'avais envie lors de mon prochain séjour en Colombie de passer par Lorica, qui appartient au réseau des villages patrimoniaux de Colombie. Vu vos commentaires, je m'en passerai.
J'oubliai: à propos de Salamina et Aguadas, la fontaine qui est arrivée en pièces détachées par mer puis par monts et vaux est celle de Salamina.
Était ce en août que vous étiez à Aguadas? Vers le 15, il y a le festival du "pasillo colombiano", un des nombreux genres musicaux du pays. Ça vaut le coup d'y rester une petite journée.
J'attends avec impatience de lire votre ressenti sur Quito. Mon filleul équatorien y habite et en 30 ans, j'y ai séjourné à multiples reprises. J'aime beaucoup cette ville.
Bien cordialement,
Danyflore.
Bonjour Danièle,
Comme c’est sympa de me répondre avec un avis positif, et de me donner le nom de ces plantes du páramo !
L’accent paisa difficile ? Je l’avais trouvé plutôt facile à capter, et en fait pas tellement différent du peu que j’ai entendu en Equateur (à venir dans mon récit). C’est plutôt l’accent (les accents, ) côtiers qui m’avaient donné du mal en Colombie. Mais le fait reste, tout simplement : parler ne serait-ce qu’un peu d’espagnol change la donne quand on voyage dans ces pays.
Je suis rassuré d’avoir un retour positif d’une dame (vous) sur mes élucubrations « fessières ». On me prendrait facilement pour un obsédé ! Mais je suis un homme porté sur les femmes, je dois l’avouer – et pourquoi le cacher ? - alors ces détails font partie de mes découvertes…
Je coirs bien effectivement que j’étais à Aguadas au mois d’août, mais une bonne semaine avant le festival du « pasillo ». On ne peut pas tout faire dans un voyage. Si un jour j’y retournais….
Je vais bientôt arriver à Quito, encore quelques jours de voyage (dans mon récit). J’ai bien aimé Quito aussi. Très belle ville. Beaucoup de cachet.
Au passage, j'ai vu aujourd'hui que la Colombie fait des gestes d'ouverture au touristes étrangers. Pas encore grande ouverte, mais au moins des signes dans ce sens. A bon entendeur, salut!
Au passage, j'ai vu aujourd'hui que la Colombie fait des gestes d'ouverture au touristes étrangers. Pas encore grande ouverte, mais au moins des signes dans ce sens. A bon entendeur, salut!
Pour ceux qui "z'yeutent" l'Amérique du Sud : de même, il semble, en ce qui concerne le Pérou. Reste à voir dans quelles conditions, et il faut aussi avoir courage + appétit vu la situation pandémique critique dans ce pays!
Me voici de retour! J'ai été occupé "ailleurs" pendant quelques jours....
San Agustín – A cheval !
Nous nous levons tôt pour nous rendre chez Silvio ce matin. Silvio, nous l’avons rencontré hier en remontant la carrera 13 vers Casa François, et nous avons convenu d’une ballade à cheval avec lui, 70,000 COP pour deux et pour la matinée. Ça fait 10 euros chacun, c’est assez correct : les chevaux ont l’air d’être bien soignés et il nous affirme qu’ils sont bien dociles. C’est ce qu’il faut car A n’est jamais monté en selle de sa vie.
Nous prenons vite un petit déjeuner ultra-léger à Casa François. Les œufs sur le plat viennent comme d’habitude dans cette espèce de minuscule poêle à frire en aluminium dont j’ai déjà parlé. Assez curieux comme truc, les œufs attachent bien au fond… En descendant de chez Casa François, nous avons une belle vue sur la ville aux premières lumières de la journée. Il n’est encore que 7 heures du matin, les rues sont vides. Il fait d’ailleurs bien bon, bien frais. Deux jeunes Françaises, S et M, font aussi partie de notre expédition.
Nous nous dirigeons vers le nord. Notre premier arrêt est à El Tablón : au milieu d’un pré assez pentu se trouve un groupe de 8 statues de pierre volcanique grise. Silvio nous donne des explications, que je dois plus ou moins traduire aux filles qui ne semblent pas dominer la langue du pays, c’est le moins qu’on puisse dire. Dites donc, les filles, vous venez de faire 2 ou 3 semaines en Colombie et vous dites continuer vers le sud pendant 2 ou 3 mois encore ? Il faudrait quand-même faire un petit effort en Espagnol, non ? 😠
Ces statues, comme la plupart des autres trouvées dans la région, ne sont datées que très approximativement. Si je comprends bien, pour établir une datation qui tient la route, il faut corréler tout un tas de données, des poteries et des restes organiques (aliments) qu’on puisse dater au carbone, par exemple (il n’y a ici aucune écriture). L’idéal serait de trouver ça dans des sols qui n’auraient pas été remaniés par la suite (érosion, alluvions plus récents etc). Tout ça semble beaucoup manquer ici et on en reste donc plutôt du côté des interprétations et interpolations.
Grosso modo, on parle d’une “culture de San Agustín” qui remonterait au 4-ème millénaire av. J.C., ce n’est pas rien ! Les statues seraient surtout du 1er millénaire av. J. C. et même plus récentes, et représentent on pense des divinités. Cette culture aurait disparu peu avant l’arrivée des Espagnols.
En contrebas de ces statues, une grande maison fièrement intitulée « museo », mais nous décidons de ne pas y aller. Silvio nous indique que l’arbuste qui lance joyeusement de belles branches d’un vert éclatant par-dessus le mur de la maison est de la coca. C’est tout à fait la première fois en déjà bien 4 semaines dans le pays que nous entendons parler de cette plante !
De El Tablón vers le canyon de la Magdalena, il n’y a pas loin. Nous laissons nos chevaux et descendons des escaliers à pied. A mi-chemin, La Chaquira nous salue : c’est une effigie intrigante sculptée dans une énorme pierre qui domine le chemin. Les deux bras levés vers le ciel, ce personnage salue-t-il des divinités célestes, ou peut-être est-ce un geste de vénération adressé à la rivière ? Entre autres détails, ces gros yeux tout ronds, globuleux, c’est frappant.
Un peu plus bas, nous arrivons à une plateforme d’où nous admirons un paysage superbe. 😎 Il faudrait être vraiment gonflé à bloc pour oser aller plus loin vers la Magdalena qui, à vue de nez, coule une centaine de mètres plus bas. Les verts déclinent une gamme assez complète, entrecoupée par le brun rougeâtre de quelques affleurements rocheux et, assez incroyable dans une telle topographie, le jaune-orange de quelques champs de maïs cultivés à flanc de côteau. Tout à fait à gauche de la photo, une petite ferme blanche. Inutile de dire qu’il n’y a qu’à pied, à dos de mule ou à cheval qu’on pourrait s’y rendre. Les gens qui y vivent ne doivent pas être ennuyé par les voisins ! On peut facilement imaginer aussi que s’ils s’adonnent à quelque culture illicite, il n’y aura pas grand monde pour aller vérifier de près ! 😉
Ces paysages, ces fermes minuscules et ces terres cultivées qui défient la verticale, c’est très caractéristique des montagnes Colombiennes.
Nous retrouvons nos braves canassons et continuons, vers le nord-ouest cette fois. C’est la cambrousse. Toujours ces couleurs brunes et vertes profondes, sous un ciel lourd de nuages prêts à crever. Magnifique, on se croirait dans un rêve. Quelques maisonnettes humbles mais propres, coquettes et fleuries. On voit que les gens ne sont pas riches par ici. Nous arrivons au site dit La Pelota. Ce qu’il y a de remarquable ici, ce sont les statues qui gardent l’entrée de 2 ou 3 tombeaux : elles sont plus petites mais portent encore des couleurs bien visibles. Autre chose remarquable : la bouche féline. Des crocs évidents. Sans le moindre doute, on retrouve ici le culte du jaguar qui est tellement caractéristique de tous ces peuples, du Mexique au Pérou (peut-être plus au sud ?). Ce que ces personnages tiennent dans leurs mains, est-ce le corps du / de la défunt / défunte ? Très intrigant, à vrai dire… 😮
De là, nous reprenons le chemin du retour. Nous sommes à quelques 2 kms des abords de San Augustin. La dernière photo montre l’une des deux filles et mon fils A de dos. Il aurait fallu un cheval bien plus grand pour lui. Silvio l’a d’ailleurs surnommé « El Gigante ». 😏 En Europe, A est grand, mais ici en Colombie, c’est vrai, il fait figure de géant !
Nous descendons de selle à midi passé. C’était un régal, cette balade à cheval. 😛
J'ai trouvé une belle photo de ces frailejones dont nous parlions il y a peu. Ça va faire plaisir à Danièle "Danyflore"! Magnifique, non? En fait, ce sont des feuilles et non des fleurs, ces "éclosions" au-dessus des pousses. Vraiment extraordinaire, ces paysages des páramos, c'est comme une autre planète....
La carte ci-jointe montre la distribution des cultures pré-colombiennes de Colombie. On voit bien qu'elles étaient centrées de préférence sur les massifs montagneux. Est-ce à cause des climats plus agréables, ou est-ce une interprétation faussée par le manque de vestiges laissés dans les basses terres?
C’était bien sympa, cette balade à cheval le matin. Pendant les quelques arrêts, nous avons eu l’occasion de bavarder avec Silvio. Il nous a dit qu’il faut 5 jours de cheval pour remonter jusqu’à la source de la Magdalena. Je veux bien le croire. A vol d’oiseau, il ne doit pas y avoir beaucoup plus d’une trentaine de kms jusqu’au petit lac où la rivière semble prendre sa source, mais le terrain ne doit pas être facile. L’endroit se situe dans une région qu’on appelle le Massif Colombien ou le Nœud d'Almaguer. C’est de là que les cordillères Centrale et Orientale de la Colombie se séparent l’une de l’autre. C’est un endroit remarquable, car en plus de la Magdalena et de la Cauca, qui coulent vers la mer des Caraïbes au nord, il en sort aussi la Putumayo et la Caquetá qui elles rejoignent le bassin Amazonien, vers le sud-est.
Ça laisse pensif, cependant : ce serait vraiment une superbe entreprise ! A mettre de côté avec tous les autres projets potentiels. Il faudrait des vies entières pour explorer cette planète !
Silvio nous parle aussi un peu de la politique locale. Pour commencer, il nous informe que la région est « très tranquille ». 🙂 C’est ce que nous entendrons aussi plus tard dans la soirée, quand nous rencontrerons d’autres habitants du cru.
Il nous dit que la famille de Santos, le président précédent, fait entièrement partie de la FARC. Que l’un de ses oncles, après quelques années de prêtrise, s’était défroqué pour devenir l’un des commandants de la FARC : « El Cura Pedres ». Que ceux qui rejoignent la FARC ou d’autres guerrillas, sont soumis à un lavage de cerveau psychologique et ne reconnaissent plus leur famille. Que les négociations de paix n’aboutissent jamais à rien. Que Uribe et Duque sont des gens bien mais, bien sûr, étant des politiciens ils ne peuvent pas ne pas être corrompus.
Il est bavard, l’ami Silvio. 🙂
L’après-midi, je vais tout seul au Parc Archéologique. A en a eu assez ce matin et veut s’occuper de ses photos. Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il a probablement l’arrière-train enflammé après ces 4 heures à cheval !
Le parc n’est pas loin. Je paie la voiture 5000 COP et en avant ! C’est grand, bien soigné mais avec ici et là pas mal de végétation laissée à l’état naturel. C’est intelligent comme arrangement. Il y a de quoi faire. En tout, j’y passe plus de 2 heures. Les touristes sont assez nombreux, Colombiens à 90%. Pour les 6 premières photos, ce sont des statues d’un style assez proches de ce que nous avons vu le matin. Et puis, je ne connais strictement rien de cette « culture de San Agustín » alors je ne vais pas vous rabattre les oreilles avec des commentaires superflus. Il y a aussi cette tombe recouverte d’énormes pierres. En extrapolant bien, on commencerait à penser aux dolmens de chez nous !
Je rentre à pied, il n’y a guère qu’un gros km pour revenir à San Agustín. Ne vous étonnez pas de mon énergie ! Je suis encore en train de carburer sur la portion rabelaisienne de « bandeja paisa » + « cazuela de frijoles » de la veille ! 😉😄
Au retour de notre balade à cheval, Silvio nous a proposé de nous emmener ce soir voir un combat de coqs. Bonne idée ! Une nouvelle découverte ? 🙂Nous nous retrouvons à 19 heures et prenons une voiture sur la calle 3, au coin du Parque Simón Bolívar. Nous payons 5000 COP pour nous rendre quelque part en dehors de la ville, pas très loin sur la route de Pitalito. Nous sommes serrés car les deux filles font aussi partie de l’expédition. Je dis « voiture » car il ne s’agit pas vraiment de taxis bien formalisés. San Agustín est trop petit pour cela.
Plusieurs familles sont installées aux tables sur la terrasse à l’entrée de la maison. C’est à l’intérieur que l’affaire des coqs se déroule. Nous sommes arrivés avant les premiers combats, ce qui nous donne la chance de voir les préparatifs. Il y a quelques douzaines de coqs dans des cages entassées le long d’un mur. Chaque coq est pris au fur et à mesure et pesé. Il doit y avoir plusieurs catégories : les poids-coqs et les poids-plumes ? 😉 C’est un peu avant le combat que le propriétaire « arme » son coq avec des aiguilles métalliques qu’il lui fixe aux talons.
Je ne connais absolument rien aux combats de coqs et cela ne m’a jamais intéressé. Par curiosité, j'ai fait un peu de recherche sur la toile et j’ai trouvé des explications intéressantes sur le lien ci-dessous :
https://ordesiles.com/2019/03/le-combat-de-coqs/
Il faut savoir que ce sont les Espagnols qui ont introduit les coqs (et les volailles associées) aux Amériques. Ce sont eux aussi qui y ont introduit les chevaux : c’est donc à cause des Espagnols que nous avons dû subir des centaines de « navets » cinématographiques où les « affreux Peaux-Rouges » attaquent à cheval les « gentils colons blancs ». J’ai une horreur particulière des films de John Wayne, l’épitome d'une certaine niaiserie Américaine à mes yeux. 🙁
Pardon, je digresse sérieux , hahaha ! 😉 😄 Les coqs, donc... Mon fils A est heureux, il peut prendre un tas de photos des coqs et de leurs propriétaires pendant les préparatifs, et nous pouvons aussi bavarder un peu avec les gens. On se dit parfois, vu de notre vieille Europe ancestrale, que les Latinos sont exubérants et même qu’il faut savoir surveiller son entourage car, on ne sait jamais, ces gens peuvent être dangereux. Vous savez quoi ? Ce n’est pas du tout le cas ici ! Ces gens sont presque timides ! C’est d’ailleurs l’impression générale que nous avons eue pendant ces semaines de voyage en Colombie : les gens sont plutôt calmes et même réservés, assez « soft » en fait.
Il y a une sorte de petite arène à l’intérieur de la maison où les combats se déroulent. Les meilleures places, sur les gradins centraux, coûtent 6,000 COP. Je suis le seul étranger. A vrai dire, il n’y a pas beaucoup de spectateurs, presque que des hommes d’ailleurs. C’est de toute évidence une petite affaire tout à fait locale. Tant mieux, c’est comme ça qu’on peut vraiment voir la « Colombie profonde », visages basanés, ponchos et tout !
Un type joue le rôle d’arbitre. Il signale les rounds en appuyant sur une sonnerie (les engins vert et rouge sur les photos). Pour sûr, les coqs s’y donnent à plein (je n’ose pas dire à cœur joie 😉). On ne voit plus rien quand ils se jettent l’un sur l’autre, il n’y a plus que des blizzards de plumes. Contrairement à ce que j’attendais, les gens ne sont pas surexcités. Leurs encouragements sont assez discrets. Rapidement, l’odeur fade et écœurante du sang se propage. 🙁 Certains coqs se retrouvent en très piteux état, on peut dire qu’ils « restent sur le tapis », on se demande même comment ils peuvent survivre ces combats. 🏴☠️ C’est plutôt triste, cette affaire, vraiment, et je m’en lasse très vite.
Les gens pariaient, bien évidemment. La 5-ème photo, les deux hommes debout en ponchos, sont sans doute entrain de compter l’argent de leurs paris.
C’est la première fois que je vois un combat de coqs. Je me doutais bien qu’il y avait un angle sordide, mais je romantisais en mémoire les photos superbes que Roland et Sabrina Michaud avaient prises en Afghanistan dans les années 1960 / 70 (ils ont publié un recueil d’une très grande beauté 😎😛). Je pense ici à leurs photos d’un combat de coqs à Tashkurgan : l’emphase est plutôt sur le cercle des hommes enturbannés, pas tellement sur les coqs (ils sont dans des cages recouvertes de toiles bleues).
Je rejoins A et les deux filles à une table et nous commandons à manger et à boire. Il n’y a pas beaucoup de choix. Je me contente d’un « invuelto », une sorte de tamal, et d’une soupe. Les soupes sont l’une des meilleures choses à manger en Colombie.
Je fais une pause avant de reprendre la plume (électronique) pour la suite de notre voyage. En attendant, je note ce matin un article de la BBC sur un incident survenu à Popayán :
https://www.bbc.com/news/world-latin-america-54186047
La communauté Misak (Mintzak), que nous avons visitée à Silvia dans la région de Popayán, a démoli la statue de Sebastián de Belalcázar, un conquistador Espagnol. Ces groupes « indígenas » (les Pijaos et les Nasas ont joint le mouvement) se révoltent contre 5 siècles d’agression, de génocide et d’exploitation. C’est dans l’air du temps, bien sûr, mais personnellement je ne peux avoir que de la sympathie pour eux. Les Européens n’avaient pas à aller détruire les cultures amérindiennes, et on ne pourra jamais oublier les crimes commis contre les indigènes. C’est vrai aux Amériques comme dans d’autres parties du monde, d’ailleurs.
Cela dit, il ne faudrait pas isoler « les Européens » comme ayant été les seuls à agresser les autres peuples et à détruire leurs cultures. Je ne citerai personne pour ne provoquer personne
J'avais laissé mon récit au combat de coqs à San Agustin. Voici la suite!
San Agustín – Karaoké et en route pour Mocoa
Je suis retourné à San Agustín seul avec les filles, laissant A à son mitraillage photographique. Il est aux anges, A, en train de documenter la « Colombie profonde » !
Comme il n’est pas encore si tard que ça, je propose aux filles (pour rappel, deux jeunes Françaises S et M) de prendre un verre quelque part. Nous avons été débarqués au Parque Simón Bolívar. Ça tombe bien, il y a 2 ou 3 « watering holes » attendant les voyageurs assoiffés dans les parages. Au coin de la calle 2, le Cantares Bar nous tend les bras (vous saurez apprécier ma personnification d’un objet inanimé, c’est à ce genre de tour de passe-passe littéraire qu’on reconnaît un grand écrivain, hahaha ! 😉😏).
Ce qui nous attire au Cantares Bar, c’est la musique qui en sort. Il doit y avoir une bonne douzaine de clients : parfait, c’est animé mais pas comble et nous trouvons une petite table à laquelle nous installer. Je me commande un verre d'aguardiente à l'anis (puis un deuxième). Les gens chantent à tue-tête et en chœur. On leur envie cette gaîté et cette convivialité. Quelques convives dansent dans un style assez particulier. Le clou de la soirée, c’est quand on passe un tube Mexicain. Il faut voir l’énergie, l’enthousiasme qu’un type met à pousser les sifflets caractéristiques d’un genre de musique Mexicaine. Impressionnant !
C’était une super journée, vraiment : balade à cheval, archéologie et culture pré-Colombienne, combat de coqs, karaoké et culture populaire locale pour finir ! 😎
Le lendemain, il pleut et nous n’avons pas grand-chose à faire mais ça fait du bien. Nous avons repéré un petit café dans la rue principale où nous prenons, justement, 2 très bons cafés (notre 5-ème bon café en Colombie). Nous pouvons flâner à notre guise. Repas de midi : 12,500 COP pour deux - 3.60 euros, la ruine ! Malheureusement, il se tient des élections ce week-end et donc pas d’alcool en vente et le bar-karaoké est fermé le soir, dur dur ! 😕
Le matin du 3-ème jour à San Agustín, A et moi prenons un colectivo pour Pitalito (une trentaine de kms; 14,000 COP). Nous n’avons rien de particulier à faire à Pitalito si ce n’est qu’il faut y passer pour trouver un transport pour Mocoa, notre prochain point de chute en route vers la frontière avec l’Equateur.
A la sortie de San Agustín, d’autres voyageurs s’embarquent également dans le colectivo, dont un couple. Curieusement, l’homme prend place à l’avant et laisse sa femme s’installer à côté de nous, tenant son bébé sur les genoux. On ne verrait pas ça dans un pays musulman ! Si je fais mention de ce détail apparemment insignifiant, c’est aussi que la femme, d’une petite trentaine d’années, est ravissante. Beaucoup de sang indigène, un peu de sang européen pour diluer. Un archétype de superbe Latina avec tout ce qu’il faut ….. 😎J’ai du mal à contrôler mes yeux. Aie aie aie, c’est beau à voir mais ça fait aussi souffrir ! 🏴☠️
Pitalito est la municipalité la plus importante au sud du département Huila, tout à fait au démarrage de la vallée de la Magdalena. Pas très loin au sud, nous devons franchir la cordillère andine orientale. J’emploie le terme ronflant « franchir » pour impressionner les lecteurs, mais il est bien évident qu’il ne s’agit pas d’une expédition de haute montagne ! De là, nous descendrons sur Mocoa dans le département Putumayo, là où commence le bassin Amazonien. J’ai expliqué la logique de notre trajectoire dans une des pages précédentes.
Pas grand-chose à dire sur Pitalito sauf que le nom d’un restaurant capté au passage nous fait rire : Pizzalito. Il était inévitable que qqn la trouve, celle-là ! Le terminal routier est nickel, comme d’habitude. Il ne nous faut que 10 minutes pour trouver un bus pour Mocoa (50,000 COP pour deux, compagnie Cootranshuila). Il n’y a pas beaucoup d’autres voyageurs dans le bus, ça ne doit pas être une route très fréquentée. Un homme d’âge mûr assis une rangée derrière nous nous nous adresse la parole. C’est un fermier de la région, mais il tient à souligner que c’est de bétail et de cultures légales qu’il s’affaire. Non, ce n’est pas pour lui, la culture de la coca. Il ne tient pas à vivre dans la crainte perpétuelle d’un « golpe en la puerta », d’un « toc, toc, toc » sur la porte de la police.
C’est exactement la 3-ème fois en plus d’un mois déjà que nous entendons parler de la coca. Et encore, la première fois, c’était moi qui avais mis le sujet sur le tapis, quand nous étions avec les filles de Medellin à Isla Fuerte, cette petite île dans les Caraïbes. La 2-ème fois, c’est Silvio, avec qui nous avions fait une balade à cheval à San Agustín, qui nous en avait parlé. Mais sans insister, presqu’avec hésitation. Notre fermier du bus, c’est la même chose, c’est légèrement qu’il fait allusion à la coca et au fait qu’il connaît des gens qui la cultivent.
C’est intrigant, quand j’y pense, cette petite discussion. Moi et A, nous sommes visiblement des étrangers et il n’y en a pas beaucoup qui passent par ici. De plus, A avec son pantalon blanc fatigué et ses cheveux longs se rapproche assez du style de Michael Douglas dans le film « À la poursuite du diamant vert », c.à-d. qu’il fait un brin aventurier (ce qui n’est pas pour dire que j’ai moi-même une allure tout à fait « catholique » non plus). Le « fermier » essaie peut-être de pêcher en douce un peu d’information sur ce que nous pouvons bien venir chercher par ici ? On peut se demander s’il serait a) prêt à nous rapporter à la police ou b) disposé à nous « mettre en contact » si jamais nous donnions quelque signal dans ce sens. Bien évidemment, A et moi n’exprimons qu’une légère curiosité au sujet de la coca !
Le gros de la route de Pitalito à Mocoa (135 kms) traverse l’extrémité sud-est du Cauca (le département de Popayán). C’est exactement par ici que la cordillère orientale se détache du Massif Colombien (ou Nœud d'Almaguer), dont j’ai déjà parlé. C’est très vert, pas si haut que ça, aparemment peu habité. Je crois qu’il y a quelques communautés indigènes dans ces montagnes mais il faudrait quitter la route principale pour aller voir. Il doit y avoir une région grande comme le Vaucluse d’ici à la retombée vers Popayán sans la moindre route digne de ce nom.
Pour les gens intéressés par la géographie, je renvoie aux cartes que j’ai fournies au message 179 « Passer de Colombie en Equateur : géographie » : quand on passe du Huila à cette partie du Cauca, on se trouve déjà dans le bassin de l’Amazonie. Nous sommes en fait dans le bassin du Río Caquetá, une rivière qui « ne fait que » 2800 kms ( ! ) avant de se jeter dans l’Amazone, à quelques 500 kms en amont de Manaus au Brésil. Le bassin de cette « petite » rivière couvrirait largement la moitié de la France. C’est impressionnant quand on y pense ! La Caquetá fait la frontière Huila - Putumayo.
Je joins une nouvelle carte illustrant le cours du Río Caquetá – qui s’appelle Japurá au Brésil. Le point rouge « Ici ! » montre cette extrémité sud-est du département Cauca dont je viens juste de parler. En jaune: le bassin de l'Amazone.
Nous nous arrêtons pour manger à un restaurant. Il n’y a pas beaucoup de choix. Ce n’est pas grave. Les grillades arrangées sur des grilles dressées à 60 degrés par-dessus le feu nous semblent bien sympathiques. Et nous ne sommes pas déçus, c’est un véritable régal, au point que A se lève pour aller dire « à la cuisine » que c’est la meilleure viande qu’il a jamais mangée de sa vie (c’est la 2-ème ou 3-ème fois qu’il a cette réaction en Colombie). 😛
Je disais « à la cuisine », en fait tout est ouvert sur tout. Dans le pré à l’arrière de « la cuisine », une véritable congrégation d’oiseaux de proie (des vautours ?) guette les restes. Visiblement, ils apprécient autant que A la cuisine locale ! 😄
Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Mocoa, les torrents qui jaillissent de la montagne augmentent. Ça pisse l’eau de partout !
La station de bus de Mocoa est différente de ce que nous avons vu jusqu’ici en Colombie. Les guichets des différentes compagnies sont disposés en U autour d’une grande cour à ciel ouvert. D’entrée, nous n’avons l’impression d’être arrivés dans un pays pauvre. Les quelques centaines de mètres que nous faisons à pied pour rejoindre le centre-ville ne font que renforcer cette première impression. Un pont enjambe une rivière boueuse, l’affluent d’un affluent d’un affluent etc du Río Caquetá (voir plus haut). J’ai lu par la suite qu’il y avait juste eu une crue phénoménale de la rivière et que plusieurs maisons construites sur son bord s’étaient écroulées. Ce genre d’incidents est malheureusement monnaie courante en Colombie (et d’autres pays de l’Amérique Latine).
Le centre-ville est minuscule, on en fait le tour en une demi-heure, et franchement pas très réjouissant. Pour une fois, la place centrale ne porte pas le nom de Simón Bolívar alias « El Libertador ». Ici, c’est le Parque General Santander, nommé en l’honneur d’un autre héros de l’indépendance de l’Espagne, Francisco José de Paula Santander y Omaña …. s’il vous plaît ! On se trompe souvent avec les noms ronflants et à rallonges dont les Ibériques raffolent, mais le personnage était effectivement un aristocrate d’origine Espagnole.
La place centrale est clôturée pour cause de réparations. Le rendez-vous populaire semble être une volée de marches sur le côté d’une église. De là, nous pouvons admirer le seul bâtiment agréable aux yeux du centre-ville : il s’agit de la Gobernación del Putumayo. Si Mocoa ne nous impressionne pas, elle n’en reste pas moins la capitale du Putumayo.
Quelques stands vendent des snacks assez pauvres. Les patates et saucisses que nous mangeons sont franchement dégueulasses 🙁 (8,000 COP en tout pour deux portions chacun). A se prend un chien errant en affection – il adore les animaux – et lui achète une saucisse …. que le chien refuse, c’est pour dire ! 😄 Mais comment trouver mieux dans le centre de cette « capitale « ? Les restaurants sont fermés car c’est dimanche, seules quelques pâtisseries sont ouvertes.
Nous avions envisagé de visiter Fin del Mundo Extremo, un parc juste en dehors de Mocoa où, si je me rappelle bien, la principale attraction est une des plus grandes cascades de Colombie. Cherchant un peu d’information sur ce parc, j’ai lu le retour d’un voyageur avertissant contre le risque de se retrouver bloqué au fond du parc (où il faut aller pour voir la cascade) en cas de crue. Le type avait dû passer la nuit sur la paille dans une ferme isolée. 🏴☠️ Et là, manque de pot (ou de bol ?), il se trouve qu’il a plu pas mal pendant la nuit et le ciel matinal est loin d’être clair et dégagé. Donc, méfiance et prudence s’imposent.
Aucune cascade ne vaut la peine de risquer passer une nuit sur la paille, de glisser quelque part et de se faire sérieusement mal, ou simplement de se retrouver complètement trempés. D’autant plus que nous avons vu beaucoup de belles cascades ailleurs et qu’une de plus ou de moins, ce ne serait pas vital – il ne s’agit pas des chutes du Zambèze ou d’Iguaçu, non ? Et aussi, nous commençons à devenir un poil impatients de passer la frontière (nous ne savons pas ce qui nous y attend) et de rejoindre Quito. Nous touchons gentiment à la fin du voyage, nos vols de retour sur l’Europe, c’est dans quelques jours déjà !
Voilà, notre décision est prise, nous faisons l’impasse sur la « Fin du Monde » et sa cascade. Dommage peut-être, mais on ne peut pas tout avoir ! Nous prenons un minibus pour La Dorada, un patelin 150 kms au sud de Mocoa, d’où nous prendrons un autre transport pour le Puente Internacional, alias « la frontera ». Pour les gens qui aiment la précision, La Dorada se trouve quelques kms au sud de La Hormiga qui semble être plus connu (tout étant relatif !).
Nous prenons le minibus pour La Dorada à 8h30 – 35,000 COP par tête de pipe. Commençons par deux photos prises de la fenêtre à la sortie de Mocoa. L’habitat local est sommaire, c’est un euphémisme. Les nuages s’amassent par rouleaux entiers sur les collines environnantes, il peut pleuvoir à tout moment. Et si les rivières semblent assez petites, il faut bien remarquer que leurs lits sont larges et tr��s caillouteux : signes de crues soudaines et violentes. C’est bien ce qu’on disait, n’est-ce pas ? Les incidents causés par les eaux ne sont pas rares par ici. 🏴☠️ Nous ne regrettons pas d’avoir zappé la cascade de Mocoa…
Nous passons des bases, et nous dépassons des transports militaires. La présence militaire est devenue évidente. C’est presque plat maintenant, juste un peu vallonné, pas désagréable à l’oeil. Un pipeline rouillé longe la route, il y a ici et là des torchères de gas. Visiblement, c’est une région pétrolifère.
Il y a plusieurs sections non asphaltées, courtes mais ça secoue un maximum. Quand la route est bonne, le conducteur se lance comme si nous étions aux 24 heures du Mans. Attention aux virages et aux accélérations ! Je n’ai pas grand-chose pour me cramponner. Le sol du minibus est glissant, mon siège est trop penché en arrière, le mécanisme est cassé et il n’y a pas moyen de changer de position. Et comme d’habitude, il ne nous restait que les sièges arrière à prendre. Bien assis sur les roues, nous pouvons jouir de toutes les irrégularités de la route. 🏴☠️ 😠
C’est le Río Putumayo que nous avons sur notre droite, peu après Mocoa. A mi-parcours, la route vire à angle droite pour continuer plein ouest. 20-30 kms plus loin, nouveau changement de direction : plein sud jusqu’à La Hormiga et La Dorada.
A La Hormiga, nous avons eu la chance d’un petit répit de quelques minutes, assez pour visiter les toilettes avant les derniers kms jusqu’à La Dorada, un petit patelin de rien du tout où nous changeons effectivement de transport (tout compris dans le prix payé à Mocoa). Quelques kms de plus et 15-20 minutes plus tard en « camionetta » (pas besoin de traduire en français !) avant d’être déposés à quelques centaines de mètres de la frontière. Il est juste midi passé.
Avant le dernier virage (voir la photo), nous nous arrêtons à un restaurant rudimentaire – une masure. Nous prenons notre dernier repas Colombien, un parent pauvre de la « bandeja paisa » (photo). Par pudeur (cela m’arrive), je ne vous colle pas la photo des chiottes (tout autre mot serait inapproprié), une cage minuscule faite de tôles vaguement clouées sur des pieux de bois, avec en guise de porte un lambeau de plastique déchiré, au milieu d’un tas de décombres. L’endroit rêvé pour se soulager, quoi, et en bonne compagnie d’ailleurs : les moustiques sont innombrables ! 🏴☠️ « Oui, chérie, c’est promis, la prochaine fois nous réserverons au Club Méd ! ».
Voilà, c’était notre dernière halte gastronomique en Colombie. 😉 En avant pour la frontière. On nous dit oui, c’est juste là, après le virage. Nous passons les dernières bicoques Colombiennes et arrivons au pont. Ah oui, il faut le dire : il n’y a vraiment pas foule ici. Quelques rares voyageurs, dont aucun étranger et en particulier aucun Vénézuélien. Depuis que nous avons quitté Popayán, nous n’en avons plus vu un seul, d’ailleurs. Notre stratégie pour passer tranquillement en Equateur aurait-elle payé ?
Un dernier regard en arrière avant de franchir le pont et de dire adieu à la Colombie. A pose pour cette photo-souvenir. Vous voyez au passage ses bagages au grand complet (je n’en ai moi-même pas plus). Le Río San Miguel est un affluent du Río Putumayo, lui-même un affluent de l’Amazone quelque part par là-bas, très loin au Brésil. C’est déjà une belle rivière, tudieu, tu tombes là-dedans et on te retrouve quelque part au Brésil – si les piranhas ne t’ont pas bouffé entretemps ! 🏴☠️
Pour traverser le pont : 5 minutes tranquillement. Au bout, eh oui, c’est l’Equateur ! Comme de l’autre côté en Colombie, on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de passage. A la sortie du pont, une jeep nous prend pour nous mener au poste frontière 1 ou 2 kms plus loin (3000 COP chacun). Personne, aucune file d’attente. Les Colombiens ne prennent pas 5 minutes à nous inspecter, et les Equatoriens ne mettent que quelques minutes supplémentaires à nous tamponner les passeports. En comptant les moments d’hésitation, les formalités nous ont pris moins d’une demi-heure. 🙂
Nous attrapons un bus direction Nueva Loja, alias Lago Agrio. Nous payons avec les quelques COP qui nous restent. Le bus est déjà assez plein, surchargé plutôt, mais nous arrivons à trouver de la place. Ce sont tous des locaux. Je me retrouve assis à côté d’une femme de 35-45 ans. C’est une « indígena». Je suis fasciné. Tout d’abord, elle est fine et jolie (on m’avait déjà fait le coup dans le colectivo de Popayán à Pitalito). De plus, je me dis qu’elle passerait inaperçue dans un bus en Thaïlande, si ce n’était pour le nez légèrement courbé (mais plaisant). Les mêmes magnifiques cheveux noirs et soyeux, la même peau couleur de miel, des yeux et des traits de visage très asiatiques. 😛 La vieille femme assise devant, même chose. Incroyable.
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With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations