Je m’installe à bord du Mariposa dans l’après-midi. Mon amie Danièle m’emmène à la marina. Je lui dis au revoir avec le pincement au cœur, comme toujours... Sur Mariposa, je fais la connaissance d’Anne-Sophie et de Daniel, qui ont fait la traversée avec Pierre depuis la France. Ils sont absolument adorables. Le bateau est splendide. C’est un outremer de 51 pieds. Je n’en reviens pas ! À moi la mer, l’horizon, les coucher et lever de soleil sur le bleu de l’océan. L’occasion de me laisser bercer par le bruit des vagues et de parcourir des îles reculées de tout. Et entre deux vomissements (car j’ai le mal de mer, bien entendu) apprendre un peu la voile.
Raiatea – Mercredi 4 septembre
Départ pour Niue ! Mal de mer déjà au bout de 2 heures de navigation. Je m’allonge et observe les nuages dans le ciel. « Attendre que « ça passe. » Paraît-il... Dans l’attente, j’ingurgite deux « mer calme ». Ces putains de médocs m’assomment. Je passe la nuit dans la cabine bâbord arrière, ça tabasse bien moins qu’à l’avant. Merci capitaine !
Niue - lundi 9 septembre
Je me réveille avec un magnifique lever de soleil sur l’île de Niue. L’île se présente plutôt grande, et verte. On scrute les baleines à l’horizon. Mais où sont-elles, bon sang ? Il fait beau, il fait chaud. Mariposa avance à 1 nœud et en attendant que les autorités nous donnent leur ok, moi, je me jette à l’eau. J’ai 1’000 m. de vide bleu entre les jambes. Superbe ! Le bleu est beau, il est aussi immense qu'intense. L’eau est bonne. La visibilité doit être d’au moins 30 mètres. L’océan se fait sublime. Je demande à Pierre de me rejoindre parce que ça me rassure toujours d’avoir quelqu’un avec moi dans l’eau. Lui, il n’en a pas peur, de l’eau... Il fait quelques apnées. Je le regarde, hésitante. Je nage, je l’observe. Je stresse puis je déstresse... Ça me fait toujours bizarre, toute cette vastitude... Puis je finis par le suivre. Mon canard est nul, mais je descends un peu, puis un peu plus. Ça fait tellement longtemps que j’ai pas retenu ma respiration dans l’océan. Au moins 8 mois. Et tout à coup, le grandiose se produit... Je lève la tête, et je regarde à la surface. C’est tellement beau ! Putain j’avais oublié à quel point c’est merveilleux, là-dessous... Le fond m’attire. Merde, j’ai plus envie de remonter. Cette tranquillité, cette paix, ce calme... Et à nouveau cette question qui n’avait alors pas franchi la barrière de mon conscient depuis des mois me traverse soudainement en un éclair :" Suis-je vraiment obligée de remonter là-haut ?" "La vie est faite de choix", dit toujours mon père. Ce choix-là ne tient-il qu’à moi ? Intérieurement, je soupire. Ce n’est pas le moment de penser à quoi que ce soit. D’ailleurs, je ne pense à rien. Je suis juste là, posée en apesanteur au milieu de l’océan, émerveillée par les rayons de soleils qui le transpercent. Mon trop-plein de CO2 dans le sang me rappellent pourtant qu’il faudra que je respire à nouveau rapidement. Et me voilà à m’observer en train de palmer en direction du monde des humains... Tant pis, et tant mieux, aussi. En remontant sur le bateau, je fais un petit bilan hygiénique : J’ai pris qu’une douche en six jours et ça doit faire 48 heures que je ne me suis pas brossée les dents. Le mal de mer m’a tuée. Je file me brosser les dents. La douche ? Je dis à Pierre : "Le plouf dans l’océan, c’était ma baignade du mois !" Il me regarde, les deux mains posées sur les hanches, un sourcil haussé et secoue la tête en me répondant : "J’y crois pas, t’es encore pire que moi... !" Je ris. Je suis trop heureuse d’être là. Nous mettons le bateau au corps mort puis allons à terre avec nos papiers. Le mal de terre ne se fait pas trop sentir et je suis super heureuse de mettre mes pieds nus dans l’herbe. On mange, on choppe internet, on trouve une bagnole à louer pour le lendemain. Le soir, je décide de dormir dehors, sur le trampoline. La lune se fait belle et est presque pleine. La vie est belle.
Archipel de Vava’u, Tonga - dimanche 15 septembre
On arrive tôt le matin. Surprise ! C’est dimanche. Apparemment, on a passé une des lignes de changement de dates. Encore une invention humaine à laquelle je ne comprends pas grand chose. On passe vite fait en ville, tout est fermé. On remonte sur Mariposa et partons plus au sud. On passe dans une passe d’une vingtaine de mètres de large : c’est chaud chaud chaud !! Mais une fois passée... Qu’est-ce que c’est beau ! On y a trouvé un coin de paradis pour y passer la fin de journée et la nuit. Au programme de cet après-midi : sieste et snorkeling. Ce soir, nous avons droit à un incroyable lever de pleine lune. (Même deux levers de lune : un dans le ciel et un à bord de Mariposa. (Comprendra qui pourra... Merci Eric ! ). Après quelques rhums (pour les copains) et un coca (pour Lise), bain de minuit et rire à n’en plus finir. Je lis un moment et m’endors sur le trampoline. J’arrête pas de me dire que la vie est trop belle. Merci la vie, merci !
Port Vila, Vanuatu - jeudi 3 octobre
La paperasse est en ordre: je peux débarquer quand je veux. Demain, normalement... Pierrot et Éric vont monter sur Espiritu Santo, puis sur la PNG. Je fais un peu de shopping aujourd’hui et je profite d’Internet dans un bar. Tout le monde regarde le match de rugby, il y a une bonne ambiance. Je ne me soucie pas trop de trouver un embarquement sur Lifou ou Nouméa. Ici, il y a plein de bateaux et je ne suis qu’à quelques miles de la Nouvelle-Cal...
Pahia, Bay of Islands, Nouvelle-Zélande - lundi 18 octobre
Terre en vue ! Gros vent et grains à l’approche des côtes. Ah, enfin un peu d’action, mon moussaillon ! J’ai un big smile sur la face, à moi la NZ ! Nous arrivons à 16h tout juste. Timing parfait, puisqu'on a le temps de faire la paperasse et de converser avec les autorités. Je crains qu’ils me demandent une preuve de sortie du pays, mais ils tamponnent mon passeport sans piper mot. 3 mois de visa touristique donc, superbe ! Je le prolongerai en temps voulu. On décide d’aller au restau de la marina pour fêter notre arrivée. On y va et j’ai a peine fais deux pas dans le restaurant que j’entends un « Hey, Lise ! ». Je me retourne et qui c’est que je vois pas ? Mon pote James ! Putain, James est là ! "Mais c’est, celui-là ? » C’est un mec en or, un Australien Skipper qui est passionné par son job et qui m’avais contactée sur FB suite à l'annonce que j’avais posté lorsque je cherchais un bateau pour le pacifique sud. On s’était croisé dans un restau (par hasard) à Raiatea et sommes restés en contacte depuis. Je suis trop refaite de le retrouver ici !
Je lève le pouce, tout sourire. J’ai une sensation grisante de liberté et ne pourrais être plus heureuse qu’en cet instant. Le soleil brille dans un ciel dénué de nuages. La vie coule dans mes veines, je transpire de bonheur et respire la joie de vivre. J'ai des guilis dans le ventre, quand je pense à l’aventure qui m’attend. Il me reste de la route à faire, avant de marcher, mais déjà, l’idée du Te Araroa rempli tous mes sens d’allégresse et de béatitude. Y’a plus qu’à !
Vous voulez découvrir d’autres aventures autour du globe ? Rejoignez-moi sur ma page FB Lise Blanc @lesvoyagesdelise ou sur mon blog https://www.lesvoyagesdelise.com


















A little sneak peek?




























Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:


















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.










